Charlex's World

— D’Albany à Esperance —

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Bienvenue dans la zone la plus humide d’Australie. Contrairement au Nord où il fait sec et chaud à cette période de l’année, ici il pleut beaucoup et il fait relativement froid : Winter is coming! Oui enfin, ça fait un petit moment qu’il est là déjà, l’hiver. Décidément, on a plus l’habitude des 15 degrés et de cette humidité.

Itinéraire de l’étape

Torndirrup National Park

Avant d’arriver à Albany, nous avons fait halte dans ce parc. Ce parc côtier offre des splendides points de vue sur des falaises plongeant dans l’océan. Encore? Ben ouais, encore. Y a pas grand chose d’autre dans cette partie là du Sud. Heureusement que c’est magnifique! Cependant, on ne va pas citer tous les points de vue visités; ça risque d’être un peu rébarbatif autant pour vous que pour nous. Prenons donc un raccourci vers le plus intéressant.

The gap et Natural Bridge

Encore une attraction très sportive. On a marché au moins 100 m pour voir ça. Pas plus heureusement, car on avait placé la limite à 150 m ce jour-là.
Ce site est divisé en deux parties. La première est une vue sur une formation rocheuse formant un pont de pierre au-dessus de l’océan. Parfois, on peut même apercevoir des baleines dans le coin apparemment. Nous n’avons pas eu cette chance.

Natural Bridge.

La deuxième est une plate-forme surplombant une falaise à une trentaine de mètres au-dessus de l’eau. Voir l’eau s’écraser contre les falaises avec un gros fracas sous ses pieds est impressionnant. La puissâââââânce de la natureuh! (Dites-le avec l’accent marseillais, ça sonne mieux). Mais les plus marrants à ce moment restent les chinois. Haaaa les chinois! Même s’ils sont énervants parfois, ils nous feront toujours rire, c’t’équipe. Donc là, à côté de nous, se trouve une petite famille. Les deux mecs essaient de jouer les durs et de s’approcher le plus près possible de la rambarde. Ils y arrivent mais n’ont pas l’air serein. Avec eux, une gamine. Elle en revanche, rien à battre du vide! Elle s’approche sans hésiter et saute même sur place. Par contre, sa mère était de loin la plus distrayante. Elle se tenait à 5 mètres de là sans oser aller plus loin et engueulait la gamine de sa voix tremblante. L’ensemble du tableau résultait en un foutoir assez magique.
Puis 25 mètres plus loin, une chinoise, certainement top model, se faisait prendre en photo à un rythme d’une image toutes les 10 secondes. Pendant 10 min. Elle a probablement du s’arrêter une fois que la mémoire du téléphone était pleine. Haaaaaa ces chinois…

Albany

Le lendemain, nous y faisons étape.
Cette ville côtière a la réputation d’être une des plus froides et humides du pays. On a vérifié. C’est vrai! Rares sont les éclaircies et il est très difficile de faire sécher ses serviettes de bains. De plus, cette ville n’offre pas beaucoup d’activités. Mais le peu qu’elle offre vaut le détour. Et plutôt deux fois qu’une!

Anzac Museum

Quand on pense guerre 14-18, on pense souvent au rôle joué par les français et les anglais. Mais on oublie trop souvent qu’ils n’étaient pas seuls à combattre. Les Australiens et Néo-zélandais, aussi appelés les Anzacs, se sont également battus sur de nombreux fronts. Ce musée retrace leur histoire. Et pourquoi se trouve-t-il ici? Car toutes les troupes étaient acheminées à Albany d’où elles partaient en bateau.
Ce musée est bien fait et très intéressant. Le seul hic? Aucun audioguide ni aucune traduction. Tout est en anglais, ce qui n’a pas manqué de faire pester Charline. C’est vrai que pour le prix, on aurait pu s’attendre à un effort de ce côté-là…
Si la journée est pluvieuse comme ce fut notre cas, ce musée est une bonne option.

Les baleines : premier épisode

Mesdames et messieurs, voici le clou du spectacle. C’est un moment que nous attendions avec impatience depuis longtemps! L’observation des baleines. À cette époque de l’année, les baleines migrent du Sud en direction de Broome. Là-haut, elles mettent bas (lol) , puis redescendent ensuite vers le Sud. Il est donc possible d’observer leur passage au large des côtes.
Nous avons donc sauté sur l’occas’! Des baleines, pensez-vous!
A 9h du matin, nous arrivons au port où on nous fait entre dans la cabine d’un grand bimaran. Nous sommes surpris de voir le monde qui s’y trouve. On s’attendait à ne pas être seuls, mais là, la cabine est pleine! Nous sommes au bas mot 25 personnes. Ça va être compliqué de prendre des photos.

 Là-dessus, le capitaine nous fait asseoir et commence un superbe discours. On va vous résumer ça : ce qu’il voulait nous dire, c’est que si on vomit, c’est dans des sacs plastique ; si on va aux toilettes, faut rien mettre d’autre que du PQ dedans ; on descend les escaliers toujours en marché arrière ; pour contrer le mal de mer, mieux vaut rester debout. Combien de temps ça vous a pris de lire ça? 15? 20 secondes? Son discours a duré 45 minutes. On a eu droit à un cours d’anatomie très complet. Maintenant, on sait exactement quels muscles jouent un rôle en ce qui concerne le mal de mer.
Après ce long et pompeux discours, nous prenons la mer. Le temps est changeant, mais la mer est assez calme. Au début en tout cas. Après 30 minutes de navigation, quelqu’un crie soudain « là, y en a une! » Le monstre sort son dos de l’eau pour souffler un coup sous nos yeux ébahis. C’est majestueux. Puis elle plonge. Nous allons encore un peu plus loin pour en trouver d’autres.

Et là, ça commence à secouer. Les creux des vagues font pas loin d’1m50. L’estomac tient bon, mais il est malmené. Pas grave, les baleines sont de la partie! Une, puis deux, puis trois, quatre, on les compte plus! Au total, nous aurons eu la chance d’en voir 16! Même si aucune n’aura sauté, certaines nous auront montré leur nageoires. Ces animaux sont énormes!
Par contre, nos estomacs sont de plus en plus secoués, mais nous tiendrons bon jusqu’au bout. Ce qui n’est pas le cas de tout le monde. Lors d’un passage dans la cabine, au moins trois personnes étaient là, couchées, blanches comme les fesses d’un blond albinos. Parmi eux, deux indiens qui ne devaient pas vraiment être habitués à ça!
Il faut dire que ça secouait tellement qu’on a eu beaucoup de mal à prendre une photo potable!

 Bref, cette expédition aura tenu toutes ses promesses. Et vous savez quoi? L’agence propose une offre incroyable! Pour le prix d’une expédition, on a le droit de revenir une fois dans les 7 jours. Du coup, qu’est ce qu’on a fait? Hé non, on est pas revenu le lendemain. On aurait bien voulu, mais la météo était tellement horrible que le bateau n’est même pas sorti. Le sur-lendemain par contre, re-belote!

Les baleines : deuxième épisode

Ce coup-ci, on essaie de ne pas être trop à l’heure histoire de ne pas devoir se retaper le discours du capitaine. Manqué! On arrive en plein milieu…Heureusement, il n’a pas vraiment l’air en forme et ça ne dure que 10 minutes cette fois. Puis nous partons en mer. Nous sommes ravis de voir que nous ne sommes pas aussi nombreux cette fois. 12 ou 13 personnes tout au plus. À noter que la météo n’est pas vraiment au beau fixe ce jour-là. La mer est bien plus agitée, ce qui rend l’observation plus difficile. Cette fois, nous aurons moins de chance et nous n’en verrons que 4 de bien plus loin que deux jours plus tôt.

 Par contre, les creux des vagues sont bien plus importants. Entre 2 et 2,50m. Ça secoue! Heureusement, le fait que nous soyons peu nombreux nous permet de rester debout ce jour-là. Mais bien plus de gens sont malades. Dans la cabine, c’est un véritable gerborama. Cette fois, la Chine est à l’honneur du vomi. Le couple de chinois présent n’aura vu aucune baleine. Ils auront passé l’expédition couchés sur la banquette dans la cabine. Ils étaient d’une lividité cadavérique et ne bougeaient plus d’un pouce. Sérieusement, on aurait cru qu’ils étaient morts! Parmi les malades se trouve également Charline. Pour parler crûment (on va pas se priver, hein!), elle aura rempli le sac à vomi presque jusqu’au bord. Elle était d’ailleurs en train de rendre sont petit déjeuner lorsque deux baleines se sont montrées devant le bateau. Elle les a donc observées depuis l’intérieur, par la fenêtre, en n’oubliant pas de se concentrer pour viser le sac plastique. « Oh c’est trop beauuueuuuuurglglh! »
Bref, même si cette expédition était moins incroyable que la précédente, c’est toujours un plaisir de pouvoir observer ces animaux!

Le centre commercial

Ce petit paragraphe juste pour dire qu’on connaît le Coles et le K-mart d’Albany par coeur. On est restés 5 jours sur place et on y est allés autant de fois, chaque fois à cause d’un oubli la fois précédente. Il nous sort par les yeux, ce centre! Par contre, on y a acheté quelque chose qui nous a changé la vie et l’humeur durant les jours suivants : un mini chauffage électrique. Et qui c’est la plus contente à votre avis? Madame a donc la panoplie pour passer un hiver rigoureux : une couverture en laine, une couette d’hiver, une bouillotte et le chauffage (seulement utilisable dans les caravan parks par contre). Il ne manque plus que la peau d’ours et la cheminée, mais K-Mart ne vendait ni d’ours, ni de cheminée portable.

Petite note : travaillant dans le secteur énergétique, Alex n’est pas très fier du chauffage électrique. Il prie d’ailleurs pour que ses futurs employeurs ne tombent jamais sur cet article au risque de ne plus jamais trouver de travail.

 

Great ocean drive

Cette route se trouvant juste avant Esperance est une portion de route faisant un petit détour qui longe la côte sur plusieurs kilomètres. Encore une fois, nous n’allons pas citer tous les points de vue, mais nous vous laisserons plutôt juger de la beauté des lieux par vous-mêmes. Tout ce qu’on peut dire, c’est que ça en jette!

Cape Legrand National Park

Ce parc national se trouvant à quelques km de la ville d’Esperance attire beaucoup de monde car il abrite les plages réputées pour être les plus belles d’Australie. Quel intérêt de visiter une plage en plein hiver? Ben ça, c’est une bonne question…disons que ça peut être joli…

Lucky bay

Parmi ces plages se trouve Lucky Bay. De loin la plus connue. Pourquoi? Car das kangourous viennent se poser et chiller sur le sable durant la journée! Et coup de bol, un camping se trouve juste là. Donc, après avoir posé Van Damme, nous filons à la plage. Pour découvrir qu’aucun kangourou ne s’y trouve. Déception… Nous y retournerons plusieurs fois mais sans succès. Peut-être que c’est pas la saison… Par contre, quelques-uns se trouvent dans le camping et se laissent approcher et caresser sans problèmes. C’est trop chou ces petites bêtes! Encore plus chou que Charline! Il est d’ailleurs très surprenant de pouvoir les toucher malgré qu’ils soient sauvages. Mais tant qu’ils sont en liberté, aucun problème pour nous!
Soit dit en passant, la plage est bel et bien splendide!

 

Lucky Bay : La plage au sable le plus blanc de l’Australie.

 

Frenchmans peak

Aaaaaah enfin un peu de sport! Il nous aura fallu moins d’une heure pour grimper au sommet de cette montagne. Et quelle vue, mesdames et messieurs! Quelle vue! Un pur moment de bonheur. On a presque senti les mollets chauffer. D’autant plus que la grotte se trouvant au sommet de la montagne est impressionnante!
Par contre, quand on sait que certains grimpent là-haut avec des gosses de 4 ans, on se demande si tout le monde réfléchit. Ça glisse et ça grimpe à pic!

Oh c’est cucu mais c’est mignon!

La photo de Teddy

On doit avouer que le climat de cette zone en cette saison est assez difficile à supporter. Même si nous y avons vu et fait des choses spectaculaires, nous sommes bien contents de nous éloigner de cette humidité. Malgré tout, l’observation des baleines restera longtemps gravée dans notre mémoire!

 

Au prochain article, nous vous parcourrons la plus longue ligne droite d’Australie: la Nullarbor. Cette étape est tellement déserte que les Australiens l’appellent la « Nullarboring ». Et nous, qu’en aurons-nous pensé? A suivre…

 

info28 INFOS UTILES

Camping:

  • Lucky bay: 10 AUD/véhicule. Pensez à réserver en haute saison, c’est plein à craquer. En hiver parc contre, personne! Même pas de kangourous!

Excursions:

  • The gap & Natural Bridge: 12 AUD/véhicule. Sauf si vous avez le pass mensuel pour les parcs nationaux.
  • Anzac Museum: 25 AUD/personne l’entrée. La durée de la visite dépend de vous! Pas d’audio-guide.
  • Observation des baleines: Albany Whale Tours, 95 AUD/personne pour une expédition de 3h environ, avec possibilité de revenir une fois dans les 7 jours gratuitement. Le thé et la nourriture sont offerts à bord. Le départ se fait à 9h30. Les billets peuvent se prendre au Visitor Center ou directement au guichet de l’agence à la Marina.
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2 reflexions sur “— D’Albany à Esperance —

  1. Mick

    « …des kangourous viennent se poser et CHILLER sur le sable… »
    Vous êtes sûr qu’il n’y a pas de fautes d’orthographe?
    Sinon, serait-il possible d’avoir une photo de Teddy dans le genre Mad Max?

    1. Charlex

      Non non y a pas de faute. Bon c’est un mot qui relève plus du language commun que de la langue française on est d’accord. Mais effectivement su tu prononces pas les L…. 😀 sinon t’entends quoi par une photo Mad Max?

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