Charlex's World

— Apo Island : des tortues et…voilà —

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Avant d’arriver à Apo island, nous avons, rappelons-le brièvement, passé plus d’une semaine sur la mystérieuse île de Siquijor. Nous y étions si bien…mais il nous fallait reprendre la route (plutôt la mer ici)  pour nous rendre sur la minuscule (mais très connue) île d’Apo Island. 
Qu’a t-elle de si particulier pour attirer tant de gens ?
 

L’arrivée à Apo island

Depuis Siquijor, nous apercevons Apo Island. Cela devrait donc être un trajet direct. Que nenni, nous sommes aux Philippines et ça ne se passe pas vraiment comme ça, ici. Après avoir obtenu quelques renseignements, nous apprenons qu’il y a en effet un bateau direct, mais à prix d’or. Solution donc exclue rapidement.

C’est ainsi que nous avons choisi l’option la plus économique. Un premier bateau où la clim te fait friser tous les poils de ton corps, je dis bien TOUS, un tricycle puis une jeepney où nous nous sentons aussi à l’aise qu’un vegan chez KFC, pour finir par le deuxième (et dernier) bateau qui nous mènera sur l’île d’Apo.  Précisons que cette dernière traversée n’avait rien d’une partie de plaisir. Les vagues s’explosaient sur notre barque (appelons un chien, un chien) pour notre plus grand bonheur. Nous arrivons donc après 45 minutes complètement trempés. Joie, bonheur. Notre état d’esprit à ce moment précis n’était pas des plus positifs.

Magnifique vue sur l’île de Negros.

Dis bonjour à Franklin !

La raison principale, et l’unique raison, de notre venue sur Apo island est qu’il est possible d’observer des énormes tortues de mer à quelques mètres seulement du bord avec un masque et un tuba. Nous avons donc loué le matériel et avons commencé notre snorkeling… Au milieu des bateaux. Nous sommes bien loin de l’image de petite île tranquille et sauvage. Bien sûr les tortues sont au rendez-vous et sont spectaculaires. Et énormes ! C’est vraiment magique de pouvoir nager à leur côté. Nous en avons pris plein les yeux ! En revanche, hormis les tortues, il ne faut pas s’attendre à quelque chose de dingue en matière de snorkeling. Très peu de poissons et quelques coraux. Pour tout dire, depuis Pamilacan (le paradis sous-marin), nous sommes devenus quelque peu exigeants…

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La vie insulaire

Malgré cette rencontre extraordinaire, nous ne nous sentons pas bien ici. Il faut dire qu’hormis le snorkeling avec les tortues, le choix d’activités est quelque peu restreinte. Bien sûr, il y a…. La plongée ! Étonnant non ? Alex aurait pu y aller mais la motivation lui manquait grandement, surtout voyant qu’elle se fait à environ 20 mètres du bord, endroit qu’il est tout à fait possible d’atteindre en snorkeling. Et la tenue du budget y est aussi pour quelque chose. La plongée est un sport de riche!

Pas de plage…pas de plage !

Après notre escapade avec Franklin, nous avons tenté de trouver une jolie plage où chiller le reste de la journée. Ça ne devrait pas être difficile à trouver ! Hé bien détrompez-vous. Nous avons cherché encore et encore. En vain. Oubliez la plage de sable fin et blanc. Bienvenue la plage de cailloux, de coraux et de trucs qui te brisent la plante du pied à chaque pas. Nous nous poserons finalement sur  »la plage principale » en face du liberty Lodge afin de bouquiner un peu.

Ca a l’air sympa comme ça, mais c’est sans compter tous les coquillages plus ou moins tranchants qui jonchent le sol…

Un coucher de soleil très local

En fin d’après-midi, nous avons décidé de…ne rien faire de plus! Gros programme. Sérieusement, nous sommes restés gentiment à notre place pour observer le coucher de soleil. Magnifique, soit dit en passant. Ce qui est assez drôle, c’est que c’est aussi le rendez-vous des locaux. Les bateaux avec les touristes à la journée étant partis, il ne reste que peu de voyageurs qui dorment sur place. Les enfants et les plus grands sont aussi sur cette plage à observer le coucher de soleil. Les enfants jouent, rigolent, se court après, font des sauts périlleux…. Ce n’est absolument pas un moment calme mais la joie de vivre qui se dégage d’eux rend tout de même le moment apaisant.

Nous sommes ensuite rentrés dans notre petit cocon pour y retrouver l’électricité avant de rejoindre les bras de Morphée.

Précisons juste que l’électricité n’est active que quelques heures par jour à Apo Island et qu’il ne faut donc pas la rater au risque de n’avoir plus de batterie pour regarder votre série préférée…Ben ouais…on est accrocs ou on ne l’est pas!

2 ème journée & c’est l’ennui !

Envie de meurtre pour un curry

Après une bonne grosse nuit de sommeil…. Stop ! C’est ce que nous aurions aimé écrire mais ce ne fut pas le cas. Reprenons donc tous ensemble le chemin de la vérité.

Après s’être fait réveiller toutes les deux minutes depuis 4h30 du matin par divers chants de coqs (environ 423 différents…on a compté) jusqu’à 8 heures, nous décidons de sortir de notre lit. De très bonne humeur bien entendu. Une grosse journée nous attend. Un défi. Tuer tous les coqs de cette île. Ce n’est pas une mince affaire vu leur nombre complètement délirant. Nous abandonnons finalement l’idée initiale rapidement (trop fatiguant) et décidons de nous venger d’eux en mangeant un des leurs dans une sauce curry.

Avant.

Après.

Un trek de malade mental

Nos jambes nous réclamaient de l’exercice après tant d’inactivité. C’est ainsi que nous nous sommes lancés dans un trek digne de nos pires cauchemars. Escalade de ronces, une falaise à pic, des litres de sueur déversés, des blessures profondes…moignon à la clé !
Il est vrai que nous exagérons quelque peu mais c’est quand même plus accrocheur que de dire : « Alors voilà, nous avons fait une micro rando chiante et sans intérêt.. «  N’est-ce pas ?

Le point de vue

Appelé aussi view deck pour nos potes les bilingues. Il se trouve au sud de l’île et se trouve sans difficulté. Le chemin est très bien balisé et bien que ça grimpe, c’est très facile ! Les baskets sont tout de même préférables pour l’ascension (ascension, ça en jette plus que montée très légère…)
Après au moins 15 minutes, nous y voilà. Le sommet tant attendu. Le sommet tant mérité. Il faut avouer que la vue est particulièrement jolie. Il est possible de se poser avec un bon livre (ou avec une bonne bière) sous la plate-forme en bois où se trouvent chaises et tables. Nous poserons un peu plus loin pour admirer la vue quelques minutes et…. avoir du réseau 3g! Ça a du bon de prendre de la hauteur ! Accrocs, vous dites ?

Le phare poly pocket

Après ce réel effort surhumain, nos jambes (bien qu’épuisées) en demandaient encore. Nous sommes des GUE-DINS! C’est ainsi donc que nous avons décides de nous lancer sur le chemin du phare. Bien que parsemé d’embûches et d’escaliers interminables, nous y arrivons sans encombres… 650 mètres plus tard. Et là, c’est le drame. Nous qui espérions trouver un phare digne de ce nom, nous déchantons rapidement à la vue de…comment dire ? Cette lampe de poche ! Minuscule et qui plus est sur un terrain en travaux. Et pour couronner le tout: la vue est minable. Bref, un grand moment de notre tour du monde.  C’est ainsi que s’achève notre longue randonnée….

Apo…. Ou pô !

Vous l’aurez compris, nous n’avons guère était emballés par cette petite île. Bien sûr, la rencontre avec les tortues nous a bien plu mais pour le reste, pas vraiment.

Peut-être est-ce notre faute? Peut-être notre esprit négatif a-t-il pris le dessus ? C’est possible. En tout cas, nous ne lui avons pas trouvée de charme particulier et avons écourté notre séjour ici à 2 nuits au lieu de 4. Et c’est quelque peu inexplicable, mais nous ne nous y sentions simplement pas à l’aise…Disons que les Philippines comprennent des îles valant bien plus le détour que celle-ci, et que nous ne comprenons pas vraiment le battage touristique dont cette île bénéficie, alors que le nom de certaines autres, tout aussi charmantes voire même davantage, n’est jamais cité. Pour ceux qui souhaitent y aller, nous conseillons tout de même d’y passer une nuit pour voir à quoi ressemble cette île sans toutes les expéditions de visiteurs à la journée.

 

La photo de Teddy

A suivre: Dernière étape des Philippines. Après deux mois ici, la fin arrive…Pour nos derniers moments dans ce pays, nous vous emmènerons sur une île superbe complètement oubliée du tourisme de masse (voire du tourisme tout court!). Bienvenue à Bantayan!

 

info28 INFOS UTILES

Transport:

  • Bateau Siquijor – Dumaguete: Environ 1 heure de traversée, 150 PHP.
  • Jeepney Dumaguete – Malatapay: 45 minutes de trajet. L’arrêt à Dumaguete pour Malatapay se trouve en face du centre commercial Robinson’s. N’hésitez pas à vous servir de Maps Me. Le trajet coûte 25 PHP.
  • Bateau Malatapay – Apo Island: 300 PHP/personne pour 45 min de traversée en bangka.

Hébergement:

  • Mario’s Homestay: 600 PHP la chambre double avec SDB privée. Eau froide. Pas de wifi sur l’île.

Nourriture:

  • Ronnor’s : plat très copieux (1 pour 2 suffit) mais toujours froid. Plats à 150 PHP.
  • Mario’s homestay: Plats autour de 180 PHP. Bon, mais la quantité est limite…

Activités:

  • Location masque et tubas: 100 PHP/ personne pour une journée.
  • Plongée: 1’300 PHP la plongée.
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