Charlex's World

— La Baja California: Chaleur, chaleur ! —

Après notre passage express à Mexico City, nous avons décidé de nous rendre dans un coin plus sauvage pour plus de 2 semaines. Un coin préservé (ou presque) dans une région hostile, au milieu du désert: la basse Californie.

C’est à bord d’un avion que nous nous rendons là-bas. Oui, on sait, on prend beaucoup trop d’avions et ce n’est pas bon pour la planète…Mais entre faire 48 heures de bus et 16 heures de bateau contre 2 h 30 en avion, le choix est vite fait ! Direction donc La Paz, capitale de la Basse Californie du Sud.
La première chose qui nous frappe en sortant de l’avion est la chaleur terrible qui règne ici. C’en est étouffant. Dans le taxi qui nous mènera au centre ville, nous aurons l’occasion de nous apercevoir de l’absence de végétation et de l’aridité qui nous entoure. C’est bien simple, nous nous croyons « au bled » en plein été au pic de la canicule.
Bon puis c’est où cette basse Californie ?

Au Nord-ouest du Mexique, à la frontière avec les Etats-Unis se trouve une péninsule qui est par ailleurs l’une des plus longues du monde. C’est ici que nous avons décidé de commencer concrètement notre voyage au Mexique.

Pourquoi ce choix ? Pourquoi pas ?
Étant dans le pic de l’été, la Basse Californie accueille très peu de touristes à ce moment-là de l’année à cause des températures extrêmes. Hé bien, pour nous, ça veut dire plages de rêve juste pour bibi ! En nous renseignant un minimum (enfin surtout Charline),  nous découvrons que les fonds marins sont apparemment superbes, que les plages font partie des plus belles du pays, que les déserts s’étendent sur des centaines de kilomètres mais surtout, les spécialités culinaires sont à base de poisson, de crevettes, de poulpe….Enfin vous voyez. Que des choses dégoûtantes quoi ! Il n’en fallait donc pas plus pour nous motiver à venir ici.

La nourriture est-elle une composante importante du voyage à nos yeux?

10 heures de cuisson lente à 180 degrés

Comme on l’a dit, à La Paz il fait très très très chaud. Mais vraiment chaud. Genre 40 degrés à l’ombre. Voilà voilà. Jusque-là, rien de bien méchant (quoique…)  mais lorsqu’on nous présente notre chambre à l’hôtel, les choses se compliquent. En soit, la chambre est plutôt bien, assez grande, une sdb privée habitée tout de même par deux énormes cafards avec qui on sympathisera.

Le seul hic et pas des moindres, c’est que notre antre ne dispose pas de fenêtre et d’un ventilateur absolument riquiqui au plafond qui, disons-le sincèrement, n’est d’aucune utilité. Pour tout vous dire, la chaleur est suffocante dans cette pièce et il fait presque meilleur dehors en plein soleil ! Pas besoin de préciser que ce ne fut pas la meilleure des nuits. Particulièrement pour Charline qui a même décidé à un moment de la nuit de s’allonger à même le carrelage en quête de fraîcheur. Malheureusement pour elle, l’expérience ne fut pas réellement concluante. Même le carrelage était bouillant !

Heureusement, dès la nuit suivante, la gérante de l’hôtel, adorable soit dit en passant, nous propose de nous filer un de ces ventilateurs de compet’ à pied. Vous imaginez le bonheur ?
Bref, on a failli lui faire un bisou sur la bouche en guise de gratitude mais on s’est tout de même ravisés. Bah quoi, c’est la base de l’éducation de ne pas embrasser des inconnus, non ?

La Paz, une ville bien agréable

À notre grande surprise, nous sommes tombés sous le charme de la ville de La Paz. Nous qui nous attendions à une ville de bord de mer bétonnée en brut, nous avons été agréablement surpris.
Le gros atout de cet endroit est incontestablement son malecon.  Prononcé « malékonne » et non « Mah! le con! » (certitude de l’affirmation: 80%). Voilà, maintenant que vous êtes presque bilingue grâce à nous, place à la description.

Le malecon n’est autre qu’une voie piétonne au bord de la Mer de Cortez mesurant pas loin de 4 kilomètres. Il y a de quoi se faire un bon petit footing. Personnellement on a préféré manger des glaces et des tacos le long de la jetée car de toute façon, c’est pas beau d’être trop musclé… Tout le long de cette jetée se trouvent des statues en forme d’animaux, de la vierge et même une à l’effigie du commandant Cousteau. Ce dernier étant tombé amoureux de la diversité de la Mer de Cortez, il en avait fait un de  »ses aquariums » favoris dans le monde.

Un coucher de soleil fabuleux

Le meilleur moment pour se balader le long du malecon est bien sûr le matin à la fraîche (genre par seulement 34 degrés) ou le soir pour le coucher de soleil (32-33 degrés)  Nous concernant le choix n’a pas été difficile.On est pas sortis de notre chambre. Ouais, non, quand même, on rigole. Disons plutôt qu’il est bien connu que se lever le matin est difficile….
 ***Milles excuses et compassion aux gens qui se lèvent chaque jour pour bosser vaillamment ***

Bref, le coucher de soleil auquel nous assistons est assez spectaculaire et on signe tout de suite pour en avoir d’autres comme ça ! Place aux photos.

Du street art & de la bonne bouffe !

La Paz, en plus d’être une ville très agréable, possède quantité de bons restaurants pour notre plus grand plaisir. Et quelle est la spécialité de la péninsule ? Du poisson, des crevettes, du poulpe… Que des bonnes choses en fait ! Vous imaginez bien que nous avons trouvé quelques bonnes adresses qui sont devenues… Nos QGs ! Regardez les infos utiles si vous êtes en manque de baguette française, de chocolatines ou encore si vous êtes à la recherche du meilleur tacos de poisson de la ville !

L’Isla Espiritu Santo

Le truc a faire par excellence à La Paz, c’est de se rendre sur les superbes îles en face moyennant une journée d’excursion en bateau. Lors de notre premier passage à La Paz, nous trouvions ça trop cher après nous être renseignés dans une agence. Surtout que les trois attractions phares de cette excursion sont de voir des baleines, nager avec les otaries, ainsi qu’avec des requins baleines. Or, ce n’était la saison ni des otaries, ni des baleines. Et croyez-vous que l’agence fasse une réduction? Que dalle! Plus 50 euros par personne quand même. Notons également que les photos de « promotion » de l’agence n’étaient autre que des photos prises avec un téléphone pourri laissant transparaître le Parkinson du propriétaire. Y a plus vendeur quand même…

Mais lors de notre retour à La Paz après notre petite boucle dans le Sud (décrite plus bas), nous ne pouvions pas partir de Basse Californie sans faire ça. Nous sommes donc allés voir ce que proposaient les propriétaires des petits bateaux amarrés face au Malecon. Et nous avons bien fait! Le prix fut bien plus bas pour un service tout fait à la hauteur.

10h du matin, nous embarquons. Nous sommes seulement 5 personnes dans le bateau. Quand on sait que certains bateaux peuvent contenir jusqu’à 50 personnes en haute saison, on se dit qu’on est pas mal!

Premier arrêt: une zone protégée abritant de nombreux oiseaux comme des frégates par exemple, ainsi que les vestiges d’une ancienne installation de culture de perle, la plus importante du monde à l’époque selon les dire du capitaine. Le nombre d’oiseaux est impressionnant, tout comme la taille de ceux-ci! Alex aura aussi pu apercevoir quelques raies aigle passant sous le bateau. On les appellera ici des raigles pour une raison pratique (LOL). Elles sont très nombreuses dans ce coin et ont la particularité de sauter hors de l’eau tels des poissons volants. Soit dit en passant, l’eau est d’un bleu turquoise plus que translucide!

Deuxième arrêt: le bateau s’immobilise dans une baie un peu plus loin. Les parois rocheuses délimitant l’île sont d’un orange contrastant de manière sublime avec la couleur de l’eau. D’autre part, les formations rocheuses nous rappellent beaucoup l’Ouest australien. Une fois le bateau arrêté, le capitaine nous dit d’aller à l’eau. C’est l’heure du snorkeling! Quelques coraux, quelques poissons, rien de vraiment exceptionnel mais quel plaisir de refaire du snorkeling, dans une eau délicieuse qui plus est! Notez qu’il fait 40 degrés. La baignade est donc plus que bienvenue!

Après cela, nous nous dirigeons sur la plage à quelques dizaines de mètres de là pour profiter du repas. Au menu, ceviche de poisson, chips de maïs et sandwiches au jambon. Miam!

Après cette petite pause, nous partons rendre visite aux otaries se trouvant dans le coin. Oui, apparemment, c’est quand même la saison…Cette partie-là est un peu plus décevante.les otaries sont là sans équivoque, et en masse, posées sur leurs rochers. Sitôt arrivés, on nous fait sauter à l’eau. Premier point un peu chiant: nous sommes obligés de porter un gilet de sauvetage à cet endroit car le courant est assez fort. Rien de plus désagréable que de nager avec un gilet de sauvetage! Niveau liberté de mouvement, c’est zéro! En revanche, l’effort à fournir est considérable!

Notre guide, étant en fait le guide d’un autre bateau, nous fait passer sous une arche. Jusque-là, c’est très beau, mais pas encore d’otaries, du moins pas dans l’eau. Une fois de l’autre coté de l’îlot, on nage une cinquantaine de mètres et le type nous fait remonter directement dans le bateau. On a pas vu une seule otarie dans l’eau! Et là, on voit d’autres groupes nager avec elles au plus près de l’îlot, alors que nous n’avons pas pu y aller. Autant dire que nous étions mécontents! En fait, il s’avère que le guide était tellement pressé de rejoindre son groupe qu’il voulait en finir au plus vite avec nous!

Une fois dans le bateau, on voit une otarie se rapprocher de nous. Guide ou pas de guide, nous n’hésitons pas à sauter à l’eau à ce moment-là pour nager avec elle! Au moins une! Faut pas se payer notre tête non plus!

Suite à cela, nous regagnons La Paz en nous arrêtant sous une autre arche rocheuse au passage et en longeant la côte et ses plages magnifiques! Une surprise nous attend sur le chemin du retour: quelques dauphins viennent nous dire bonjour!

Malgré le passage décevant chez les otaries, cette journée fut exceptionnelle.

Playa Balandra

S’il y a bien un endroit à ne pas rater dans les environs de La Paz, c’est bien celui-là! Un jour, on s’est dit qu’on avait envie de glander (pour changer). Nous sommes donc allés voir cette plage à 25 km de La Paz. Et on ne s’attendait pas à ça. Un bijou de la nature! Cette plage au milieu de nulle part est un joyau! Le sable est clair, l’eau est bleue turquoise et calme, et il y a même des parasols fixes à disposition si on y arrive assez tôt! Que du bonheur!

Encore une fois, on ose même pas imaginer la cohue en haute saison. A noter qu’il faut parfois savoir tolérer les Mexicains venant à la plage en (très grande) famille avec leur énorme ampli crachant de la musique mexicaine tout l’après-midi…Joie…Après tout, c’est bien local!

Pour les plus motivés, faites comme nous et montez au sommet de la colline à côté de la plage, vous aurez une vue panoramique sur toute la baie. Et ça vaut le coup d’œil! Le départ du chemin se trouve en bord de route une centaine de mètres avant le parking.

Une dernière chose à faire est de contourner la colline (en nageant ou en marchant) pour rejoindre le fameux rocher en forme de champignon sur la plage de l’autre côté.

Par contre, prenez de quoi manger et boire, car on ne trouve absolument rien là-bas!

Les ripoux

Les flics mexicains sont réputés à travers le monde pour être les rois des véreux. Nous avons pu le vérifier. Oui, oui. Lors de notre retour à La Paz, Alex a malencontreusement grillé un stop à un carrefour (pour sa défense, lorsqu’un carrefour est signé ici, il y a un stop à chaque entrée…vous pigez la logique vous?). Et pas de bol, un flic se trouvait là. Et re-pas de bol, vu que nous allions juste manger un morceau à 2 min de notre hôtel, Alex avait oublié son permis…

Monsieur l’agent corrompu nous dit donc que ça fera 1’000 pesos (50 euros) pour le stop, mais qu’il est bien sympa et qu’il ne nous compte pas le permis oublié. Sympa merci, monsieur! Et il nous dit qu’il faut aller payer au poste le lendemain. Sauf que le lendemain matin, on prenait l’avion…En voyant notre tête, ce cher monsieur nous dit qu’il peut nous arranger le coup

et qu’on peut le payer 500 pesos tout de suite, et on en parle plus. Hum…Pas très réglementaire tout ça. Sauf qu’Alex n’avait que 270 pesos à ce moment-là (on allait passer au distributeur avant le resto). En voyant ça, le flic dit « Ok, ok, c’est bon. Mais ça reste entre nous hein! Faut pas qu’on sache que j’ai fait ça. » en mettant son fric dans la poche.

On peut critiquer autant qu’on veut son intégrité, n’empêche que s’il avait été honnête, on aurait été bien embêtés avec notre avion et on aurait peut-être payé bien plus cher!

Un demi-merci, donc, Monsieur l’agent ripou!

La tempête Lidia

Celle-là, on l’avait pas vue venir! « En Basse Californie, il ne pleut jamais! » Hum…ouais…sauf en cas de tempête! Nous étions sur le point de partir en road trip dans le Sud, dans les starting blocs au guichet de l’agence de location de la voiture, quand l’employée nous dit « Ha ouais mais non, m’sieur-dame…Une tempête tropicale nous arrive droit dessus. Elle devrait être là dans 24 heures. Et certaines portions de route sont déjà coupées dans la région à cause des inondations! Pas le bon moment de partir! Ah non non non! » Heureusement, nous avons pu repousser la location de 4 jours histoire de la laisser passer! Parce qu’elle était violente quand même! La Paz a été épargnée au niveau des dégâts, mais comme nous le verrons un peu plus bas, il en fut autrement dans la région de Los Cabos.

Du coup, à cause de Lidia, on a été obligés de rester quelques jours de plus à La Paz pour glander dans notre chambre climatisée avec pour seules sorties quotidiennes les trajets jusqu’à la boulangerie (50 m) et jusqu’à la glacerie (300 m). Très dur moment de notre voyage! D’ailleurs, vous saurez que jour de tempête au Mexique, c’est jour férié! Tout est fermé, sans exception!

 

Devant notre chambre, sympa non?

Road trip again !

Ou presque, En fait, ce « road trip » ne fait que quelques 300 km à travers la Basse Californie du Sud. Peut-on vraiment appeler cela comme ça après avoir parcouru 15’000 km en Australie? On sait pas trop…

La location foireuse

Il faut savoir que nous avions loué une voiture à l’avance à la base. Nous étions passés par le site de location Economy Booking. Mesdames et messieurs, si vous voyez ce nom, fuyez! Nous étions tombés sur un deal incroyablement avantageux. Trop beau pour être vrai! Pourtant, nous avions tout vérifié et ça semblait correct. Une location à hauteur d’un peu plus de 12 euros/jour avec l’assurance complète! Un deal de l’enfer! Scpetiques, nous avions lu et relu toutes les conditions, lu des critiques sur le site, tout semblait en ordre…Hé ben non!

Heureusement, nous sommes allés à l’agence 3 jours avant le début de la location pour vérifier que tout roule. Première surprise: nous avions loué avec ACE rent a car (agence américaine), mais ils sous-traitent apparemment à MEX rent a car à La Paz.

Les bâtards 1 – 0 Les Charlex

 

 

Deuxième surprise: l’employée nous dit que l’assurance que nous avions prise via Economy Booking ne couvre rien chez eux, et qu’il nous faut prendre une autre assurance qui ne coûte pas moins de 800 USD (!!!) pour la version basique (!!!). Sauf qu’à ce moment-là, nous avions déjà tout payé!

Par conséquent, on s’énerve, on commence à gueuler, pour finir par lui demander d’annuler la réservation (nous avions déjà loué une voiture sans assurance à Hawaii, nous n’avions pas vraiment envie de remettre ça…). Et là, elle nous dit qu’elle ne peut pas le faire, que nous devons téléphoner à ACE. Ha…Où comment se faire avoir deux fois en une, et le tout sans rien voir venir!

Les bâtards 2 – 0 Les Charlex

 

Pas besoin de dire qu’un coup de téléphone international, même au Mexique, ce n’est pas gratuit…

Nous sortons donc de l’agence, furieux, et appelons sans plus attendre ACE aux USA. Et là on nous dit quoi? Que l’annulation pour la partie assurance ne peut se faire qu’auprès d’Economy Booking car c’est leurs prestations, et non celles de ACE. Eux ne peuvent annuler que la partie location, qui vaut moins d’1 euro par jour (oui, le prix était criminellement bas)…

Les bâtards 3 – 0 Les Charlex
Le coup du chapeau!

 

Nous allons donc sur le site d’Economy Booking et annulons la location en ligne. Pas besoin de téléphoner cette fois au moins. Par contre, on nous retient quand même une taxe de 25 euros pour frais de traitement!

Les bâtards 3,5 – 0 Les Charlex

 

3,5 car on se dit qu’on a quand même récupéré 125 euros sur 150, ce qui n’est pas rien non plus!

Pour finir, nous voulions louer une voiture avec une autre agence, mais les prix étaient bien supérieurs à notre budget. Nous avons donc choisi de ravaler notre fierté et de louer une voiture directement sur le site de MEX rent a car. Pas d’intermédiaire = pas (ou peu) de problèmes! Cela nous a coûté 20 euros/jour avec l’assurance totale. Et nous n’avons eu aucun problème en cours de route.

Premier constat: rouler en Basse Californie, c’est chaud. Ça vient de tous les côtés, y a pas de panneaux, aucune règle. Quand on arrive à un carrefour, ça se joue à la politesse.

  • Allez-y!
  • Non, je n’en ferai rien!
  • Si, si, j’insiste!
  • Voyons, ça me gêne…
  • Disons que vous m’en devrez une.
  • Bon j’accepte, mais seulement si vous venez manger à la maison un de ces soirs!

Heureusement, les automobilistes ici sont les plus polis du monde! Même plus qu’en Suisse! Si n’importe quel conducteur voit un piéton approcher à moins de 50 m de la route, il va s’arrêter et attendre qu’il traverse! Sérieusement, on en revenait pas. De plus, ils conduisent très lentement, ce qui limite beaucoup le nombre d’accidents.

Todos santos

De La Paz, nous sommes allés jusqu’à Todos Santos, à 80 km (Ouah le trajet de ouf! Même qu’après, les yeux d’Alex ils étaient trop fatigués et tout!).

Todos Santos, c’est une petite ville formée de bâtiments coloniaux sur un, voire deux étages. C’est aussi un refuge d’artistes où l’on trouve beaucoup de galeries d’art (que nous ne sommes pas allés voir, bien entendu, vu comme ça nous intéresse…). Le seul problème, c’est que c’est une destination devenant très à la mode, principalement pour les américains, et que les prix sont par conséquent assez élevés. Et franchement, on a pas trop compris pourquoi…La rue principale est jolie, certes, mais le reste n’a rien d’extraordinaire…

 

Le fameux  »hotel california » de la musique des Eagles selon les dire…

Tous les hôtels sont chers. Mais nous avons trouvé un Airbnb à prix plus que correct. Nous en parlerons plus bas.

Les alentours de Todos Santos comprennent certaines plages que nous sommes allés voir.

Punta lobos

C’est une plage de pêcheurs sur la côte pacifique, à quelques 15 min du centre ville. Il n’y a rien d’autre que la plage à cet endroit à part un énorme hôtel de luxe et quelques installations de pêcheurs. Quand nous y sommes allés, le mercure atteignait les 40 degrés. L’envie de nous baigner se faisait donc bien ressentir. Ce jour-là, nous avons eu droit à notre dose de frustration. Une fois au bord de l’eau, nous nous rendons compte que les vagues et les courants sont tellement puissants qu’il est impossible de se baigner, même au bord

La plage est belle, mais nous repartons frustrés. Frustrés également de ne pas avoir trouvé le chemin menant au point de vue décrit dans le Lonely Planet. Peut-être que la tempête présente ici quelques jours plus tôt a fait un peu le ménage…

Tortugeros Las Playitas

Le lendemain, nous partons voir une autre plage, connue pour l’hospitalité qu’elle offre aux tortues de mer lors de la ponte des œufs. A partir d’une certaine période de l’année, une association s’occupe de recueillir les œufs afin qu’ils éclosent en sécurité, avant de relâcher les bébés tortues. Sauf que nous n’avions réussi à trouver aucune information supplémentaire, dans notre guide ou sur internet. Nous arrivons donc devant une plage vide, ou absolument rien ne se passe. Toujours sous 40 degrés.

Sans compter qu’il est encore une fois impossible de s’y baigner. Ah ben c’est logique! Car c’est en fait le prolongement de la première plage, le long de la côte pacifique! Pourquoi n’y a-t-on pas pensé!?

Playa cerritos

Cette plage, un peu plus loin, est connue pour être prisée des surfeurs débutants. Nous nous y rendons suite au fail de la plage des tortues. Une fois sur la plage, on en revient pas. Lidia a encore fait des siennes! Le bord de la plage est littéralement recouvert de branchages ramenés par l’océan. Une barrière de branche recouvrant tout le bord de plage, d’une largeur de 10 m sur une hauteur de 50 cm à 1 m… Le seul accès à l’eau est taillé dans les branches. On dirait un chemin à travers la jungle! Et tout ça, c’est sans parler des amas de branches se trouvant dans l’eau. Dégoûtés, on ne mettra même pas un pied dans l’eau. Après s’être payé une bouteille d’eau beaucoup trop chère au bar de la plage, nous repartons à Todos Santos.

Mmmm, mmm comment dire?

Nous qui nous voyions à l’eau dès notre arrivée, la région de Todos Santos nous aura donc un peu déçus…

Airbnb de l’enfer

Comme dit plus haut, nous sommes tombés sur un Airbnb plus que correct. Mais il y a toujours un « mais » bien entendu. Il était déjà bien difficile à trouver. Les indications de la propriétaire étant quelques peu mal données (on est au Mexique, les adresses ne sont pas monnaie courante ici), nous avons tourné un moment. Mais à notre arrivée, nous n’en revenons pas. Elle nous accueille dans une magnifique maison de type méditerranéenne comprenant un grand salon, une cuisine ouverte, 2 chambres à coucher, 2 salles de bain et une grand terrasse. Et tout ça pour 17 euros la nuit!!! On se dit que c’est l’offre du siècle.

« Cependant, » nous dit-elle, « Je dois vous avertir que la tempête a fait quelques dégâts inattendus sur le réseau électrique. Seules les lumières de dehors et quelques prises fonctionnent, mais pas les ventilateurs ni la clim. Mais ça devrait revenir aujourd’hui à 17h selon la compagnie d’électricité. » Vu la baraque, on se dit que c’est pas grave, pensez-vous!

Le soir venu, toujours aucun changement. Et il fait chaud! Très chaud! On passera donc une nuit horrible. La chaleur est tellement intenable dans la chambre à coucher que nous décidons de mettre le matelas dans le salon, devant la porte d’entrée, et de dormir avec celle-ci grande ouverte, de même que toutes les autres portes pour faire courant d’air. Il fait 1 ou 2 degrés de moins, mais c’est toujours intenable. Et nous n’avions pas prévu une chose: les moustiques! Ils semblent avoir envahi la maison, ces petits bâtards! On essaie tout, y compris d’aller dormir dans l’autre chambre; rien n’y fait. On aura dormi en tout et pour tout 2h au grand maximum.
Le lendemain, toujours aucun changement. Alex téléphone alors à la proprio et lui dit que nous e pouvons pas rester une nuit de plus. C’est intenable. Celle-ci, très en colère contre la compagnie électrique, lui dit donc qu’elle nous rembourse la 2ème nuit sans aucun problème. Mais elle est choquée de voir le prix que nous avons payé, qui est en fait beaucoup plus bas que normalement. Elle avait apparemment appuyé involontairement sur un bouton de réduction sur Airbnb. Une chance pour nous!

Pour nous consoler de cette nuit pourrie, nous nous sommes offerts une nuit dans un petit 5 étoiles (prix fortement réduit bien sûr! 50 euros!). Et on en a profité jusqu’au bout! La présence de la piscine était une bénédiction!

 

La vie est si dure parfois…

Los Cabos

Cette région comprend les villes de Cabo San Lucas et San Jose del Cabo, d’où son nom.

Nous décidons de passer quelques nuits à Cabo San Lucas. Cette fois, nous trouvons un Airbnb à l’extérieur du centre plus que correct, tenu par des gens adorables, à l’extérieur du centre-ville.

Une fois nos affaires posées, nous partons voir le centre-ville de plus près. Cette ville est un véritable capharnaüm! On ne sait pas ce qu’on doit considérer comme dégâts dus à la tempête…Il y a des travaux absolument partout. Les routes varient entre surfaces goudronnées et pistes de poussière. Il y a des déviations, des bouches d’égouts ouvertes, des carrefours où on ne sait pas où aller absolument partout! On dirait qu’on a commencé des travaux dans tous les coins sans rien terminer.

Le front de mer au niveau du centre est une abomination sans nom. Il est entièrement occupé par des énormes resorts à l’américaine qui ne se sont pas gênés pour s’approprier la plage devant eux alors que celle-ci est officiellement publique. Résultat: impossible d’accéder au front de mer, à moins de séjourner dans un de ces hôtels. On ne peut même pas voir l’océan, à moins de se rendre à la Marina. Vive les bienfaits du tourisme!

Excursion en bateau

Mais nous ne nous laissons pas démonter. Nous sommes venus pour profiter de l’océan, et nous y arriverons! Nous avions lu qu’il était possible de faire une excursion en bateau pour voir la Finisterra, qui n’est autre que la pointe sud de la Basse Californie. Dans la zones des hôtels, un type nous propose un  tour à 35 USD par personne. La blague!. Vu le prix et la tchatche du mec, on ne tente même pas de négocier. On ‘sen va. Au lieu de ça, nous nous rendons directement de l’autre côté de la marina. Dès notre arrivée, un type nous accoste pour nous vendre un tour. Après 5 min de discussion, on embarque dans le bateau de son pote. Prix: 20 USD pour les deux pour un tour de 45 min. C’est quand même autre chose que la première proposition, et c’est les prix que nous avions vus sur les forums. Départ!

Le rocher en forme de la  »Baja California. »

Playa del Amor.

Nous ne sommes que 4 personnes sur le bateau. Presque un tour privé! Mais on n’ose pas imaginer le monde qu’il doit y avoir ici en haute saison. Ça doit être un enfer!

Nous voyons des formations rocheuses magnifiques, des plages tout aussi belles, quelques grottes et l’autre côté de la péninsule où d’après les dires de notre capitaine, beaucoup de stars ont leur maison de vacances. Pourquoi de ce côté? Car en haute saison, on peut y voir les baleines depuis la plage. Nous avons même la chance de pouvoir observer quelques otaries prenant le soleil sur leur rocher.

Le fameux El Arco.

Playa Santa Maria et Playa Chileno

S’il y a une chose à voir dans la région de Cabo San Lucas, ce sont ces plages. Commençons par notre préférée: Santa Maria.

Cette plage sublime est situé à environ 15 km de Cabo San Lucas. En haute saison, on ne doit même plus y voir le sable, mais en basse saison, il n’y a personne; il y fait trop chaud. Mais nous, ça ne nous dérange pas. La plage est magnifique, entourée de rochers oranges, et l’on peut s’y baigner tout en restant sur ses gardes, car le courant reste assez puissant. Notons qu’il est extrêmement dommage qu’un énorme complexe hôtelier soit en construction au bord de la plage car mis à part cela, cet endroit reste très sauvage.Un homme loue des parasols pour 150 pesos la journée, et un autre offre des rafraîchissements pas trop chers et plus que bienvenus vu la chaleur étouffante. Il y a tout ce qu’il faut pour se faire une bonne petite journée de bronzette!

La Playa Chileno est jolie également, mais beaucoup moins à notre goût. Se situant un peu plus loin, elle est entourée de complexes hôteliers achevés ou en construction. Et elle est beaucoup moins bien entretenue. A ce qu’il paraît, le snorkeling y est très beau en temps normal. Mais avec tous les déchets ramenés par la tempête et les vagues et courants y régnant, ce ne fut pas le cas ce jour-là.

Nous sommes passés par San Jose del Cabo sans nous y arrêter, car les hôtels y sont assez chers. Mais nous n’avons pas regretté. Cette ville ressemble assez à Cabo San Lucas de par sa mocheté à première vue.

Pour retourner à La Paz, nous sommes passés par la côte est, ce que nous vous conseillons de faire. La route est plus longue, mais elle est magnifique, variant entre océan bleu turquoise et désert brûlant. Et cela vous permettra de vous arrêter à Los Barriles pour déguster de délicieux tacos de noix de saint jacques lors de votre pause de midi au restaurant El viejo. Miam!

Pas de Cabo Pulmo

Avant d’arriver en Basse Californie, notre discours était le suivant: « Vu que c’est assez cher, on va faire un max de camping vu qu’on a la tente. Et camper sur la plage, c’est trop bien! Tu te réveilles, t’as les pieds dans l’eau! » Ça, c’était avant de subir la chaleur. Déjà en chambre ventilée, il fait plus que chaud. Alors en tente, sur le sable….On a vite abandonné l’idée. C’est une des raisons pour lesquelles nous ne sommes pas allés à Cabo Pulmo. Les hôtels y sont excessivement chers. Et si on veut finir notre tour du monde, on ne doit pas péter un câble maintenant! L’autre raison était que pour y aller, la route est une piste dont on ne connaissait pas l’état. Mais vu celui de certaines portions de routes sableuses en région urbaine à cause de la tempête, nous avons décidé de ne pas tenter le coup (on se rappelle: piste = pas d’assurance pour la voiture!). Bien dommage, car cet endroit est réputé pour abriter des plages paradisiaque et les meilleurs spots de snorkeling/plongée du Mexique…

La photo de Teddy

La Basse Californie, nous avons adoré, spécialement La Paz et alentours. Cette région est chère comparé au reste du Mexique, mais on arrive à limiter les frais en basse saison. En haute saison par contre, ça doit être l’enfer, autant au niveau des prix que du nombre de personnes. Bref, mis à part Todos Santos peut-être, nous avons adoré notre séjour dans cette partie du pays.

 

A suivre: après être retournés brièvement à Mexico City, nous sommes allés visiter Puebla pour y revoir une vieille connaissance…

 

info28 INFOS UTILES

Transports:
  • Location de voiture à La Paz: chez MEX rent a car, 20 euros (420 MXN) la journée environ avec l’assurance complète. Louez directement sur leur site, ça évite des problèmes!
  • Taxi depuis l’aéroport: 350 pesos jusqu’au centre de La Paz. Aucun bus public. A y réfléchir, on aurait mieux fait de louer une voiture depuis l’aéroport directement.

Logement:

  • La Paz:
    • Pension Baja California: superbe hôtel avec chambres climatisées, cuisine et espace commun. 460 MXN la chambre double climatisée avec sdb privée et eau chaude. La chambre contient même un frigo.
    • Hotel Quinta Lolita: 430 MXN la chambre double climatisée. Le rapport qualité-prix est très bon. Les lits sont énormes et confortables, sdb privée avec eau chaude. Pas de cuisine.
  • Todos Santos:
    • Hôtel Casa Tota: 65 dollars US/nuit. Chambre double avec SDB privative. Eau chaude à volonté. Climatisation +++. Piscine superbe. A recommander ++.
Restaurants:
  • La Paz:
    • Taco fish: Les meilleurs tacos de poisson et de crevettes de la ville. Pour quelques euros, vous vous régalerez!
    • Rancho Viejo : Encore des tacos mais de viande cette fois-ci. Un vrai plaisir gustatif à moindre frais.
    • Dulce Romero: En manque de chocolatines? C’est ci qu’il faut venir ! Sandwichs, viennoiserie, vraie baguette, salade de l’enfer…Un super endroit pour tout ceux qui comme nous sont en manque des saveurs de la maison. Un peu cher mais ça vaut son prix. Seul bémol: les serveurs sont d’une lenteur inégalable.
Excursions:
  • Isla Espiritu Santo: 800 pesos chacun, négocié à 700, pour une journée en bateau (de 10h à 17h) incluant le repas de midi et les boissons sans alcool. N’oubliez pas la crème solaire!
  • Tour en bateau à la Finisterra (Cabo San Lucas): 20 USD pour deux pour 45 min.

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