Charlex's World

— Le Nord de Luzon: Banaue, Batad & Sagada —

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Après notre petit (gros) raté de  »El Nido » et l’impossibilité de prendre un bateau pour l’île de Coron à cause du fort vent, nous avons décidé de changer d’île et de paysage en nous dirigeant au Nord de Luzon (île où se trouve Manille). Le Nord de l’île est célèbre pour ses nombreuses rizières en escaliers et également pour sa météo capricieuse…

Notre arrivée à Banaue

Rappelons juste que nous étions à El Nido lors de notre précédent article. Pour venir jusqu’ici, nous avons du prendre un mini-van, un avion et un bus de nuit (où la clim rappelait le climat de l’Islande !). Rien que ça ! Ce ne fut donc pas de tout repos mais nous y sommes parvenus sans encombres ! 🙂
7h du matin, donc frais comme des gardons, nous arrivons dans la ville de Banaue. Le chauffeur de notre Guesthouse nous attend avec le nom de Charline dessus (et bien orthographié svp!) et ne tarde pas à nous conduire dans notre humble demeure…Première impression ? Il fait froid! Oui, 12 degrés c’est froid après avoir passé tant de temps au soleil avec des températures avoisinant les 35! Deuxième impression ? Nous allons nous sentir bien ici !
Le propriétaire, Randy, nous accueille à bras ouverts et n’hésite pas à nous donner tous les bons conseils pour visiter au mieux la région sans devoir prendre un guide.

Le view point

Malgré une nuit dans le bus, la fatigue ne pointait toujours pas le bout de son nez au matin. De ce fait, nous décidons de nous engager dans une « petite » randonnée. Nous commençons notre marche en direction du viewpoint qui domine la ville. Pour cela, nous sommes dans l’obligation de longer la route, ce qui sincèrement n’a rien de bien folichon quand les tricycles et les jeepneys crachent leurs gazs d’échappement en continu. Mais, ceci est un détail, un minuscule détail que nous oublierons très vite grâce à la magnifique vue qui s’offre à nous. En effet, il n’y a pas un, mais toute une flopée de points de vue le long de la route. Plus nous avançons, plus le paysage est à couper le souffle. Bien que nous ne soyons pas dans la meilleure période pour observer les rizières et profiter de leur vert éclatant, elles n’en sont pas moins spectaculaires!
Aux différents points de vue, des personnes âgées habillées de tenues traditionnelles attendent les touristes pour faire des photos un brin  »folkloriques ». Nous passerons notre tour, bien que cela fasse un peu de peine de savoir que c’est certainement leur seule source de revenu.

Et si nous vous expliquions un peu plus ce que sont ces rizières ?
[La minute culturelle Wikipédia]

Les rizières de Banaue sont des rizières vieilles de 2 000 ans construites sur les montagnes Ifugao par les ancêtres de l’ethnie Batad, aux Philippines. Elles sont souvent appelées « la huitième merveille du monde ».

On pense que les terrasses furent construites avec peu d’outils, essentiellement à main grâce à un savoir-faire transmis de génération en génération. Elles sont situées à environ 1 500 m au-dessus du niveau de la mer et recouvrent 10 360 km2. Elles sont alimentées en eau par la forêt tropicale poussant plus haut sur les monts.

Les rizières de Banaue font partie des rizières en terrasses des cordillères des Philippines, structures anciennes de 2 000 à 6 000 ans. Elles sont à ce titre inscrites au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Les habitants de la région cultivent encore du riz et d’autres plantes sur les terrasses, mais les jeunes générations délaissent de plus en plus l’agriculture, préférant si possible travailler dans le tourisme, puisque les terrasses attirent beaucoup de visiteurs, y compris de l’étranger. Du fait de cet abandon, les « marches » des terrasses subissent une érosion progressive, nécessitant des travaux de reconstruction et entretien constants. [Wikipédia]

 
Après avoir admiré longuement la vue au point le plus haut, nous décidons de retourner à Banaue, non pas en reprenant la route mais en coupant cette fois au milieu des rizières. Sur le chemin, nous tombons rapidement sur une maison où Charline regarde brièvement par la fenêtre en passant (la comère). Hé là, mais c’est Mélanie et Claudio ! S’ils nous avaient expliqué comment les rejoindre dans cette maison perdue au milieu de…rien, nous n’aurions certainement jamais trouvé ! C’est ainsi qu’après la lagune de Quilotoa en Equateur et l’archipel des Bacuit, nous les retrouvons au milieu des rizières de Banaue ! La fatigue commence à se faire sentir et nous décidons de reprendre notre chemin en leur donnant rdv le soir.
Le chemin devient très raide et étroit à certains passages (sur des murets le long des canaux d’irrigation). Cela vaudra d’ailleurs quelques fou rires à Charline en observant Alex tentant de jouer au funambule… juste avant de s’étaler comme une lamentable m***. A d’autres endroits, c’est la boue qui nous attend. Mais pas la petite boue, non. La vraie gadoue. Ouh la gadoue, la gadoue, la gadoue…Sûr que maintenant, vous allez l’avoir plusieurs heures dans la tête, cette chanson (ne nous remerciez pas!). Et ça monte, et ça descend. Et ça descend, et ça descend. Nos genoux nous détestent.
Finalement après nous être  »légèrement » perdus, nous tombons sur un village des plus sommaires où les gens nous indiquerons gentiment le chemin à prendre pour retourner à Banaue.
Une chose étonnante à propos de ces gens, c’est qu’ils ont tous les lèvres très rouges. Rouge à lèvres ? Non. Ma késako ? Il s’agit de la  »Moma  ». C’est une plante qu’ils utilisent comme du tabac à chiquer (du bétel) et elle a la particularité de rendre la salive extrêmement rouge et de faire cracher. Il n’est donc pas rare de voir des tâches similaires à du sang sur le sol ou les murs. Or, ce n’est que de la Moma ! Ce qui est étonnant, c’est que même les petits enfants en consomment…Et bien sûr, cela provoque de nombreux cancers de la bouche.
Complètement exténués, nous arrivons finalement à Banaue où nous passerons le reste de la journée à faire la sieste tels des ours en hibernation.

De Tam-an à Poitan

Après une bonne grosse nuit de sommeil, nous décidons de faire une boucle en passant par deux villages près de Banaue.

Cette journée commence avec un magnifique soleil, ce qui doit être souligné car ce dernier est assez rare dans la région! Nous longerons un bon moment un cours d’eau avant de tomber sur des rizières encore une fois superbes (sérieux?!). Les villages traversés sont typiques. Les enfants nous saluent. C’est assez magique de se retrouver ici, loin de tout, si loin de nos repères d’occidentaux. Nous nous sentons privilégiés. D’autant plus qu’il faut préciser que nous ne croiserons que 2 autres touristes accompagnés d’un guide. Cette demi-journée de balade nous aura une fois de plus conquis.

La boucherie locale! Miam!

La mega-giga déception de Batad

Si nous avons décidé de venir dans le Nord de Luzon, c’était principalement pour venir voir les rizières de Batad. Ces dernières sont réputées dans le monde entier et un passage dans la région sans passer par Batad, ce serait pécher !
C’est donc par une journée bien pluvieuse que nous décidons de nous y rendre en prenant l’unique jeepney du village à 15h. Finalement un tricycle (sorte de tuk tuk local) nous intercepte et nous propose de nous conduire là-bas pour le même prix. Sans hésitation aucune, nous acceptons et filons à toute allure en bravant la pluie, le vent…le froid (ouais enfin bon…20 degrés, c’est pas la mort non plus, ma petite Charline…). Après moins d’une heure de route, Mr le tricycle s’arrête en haut d’une route et nous dit qu’il ne va pas plus loin et qu’il faut parcourir le reste à pied. Bien sûr, sous une pluie diluvienne…Et nous marchons encore et encore, et encore.

T’as le look qui te colle à la peau!

Finalement au bout de 30 minutes, nous finissons par arriver au bout du goudron pour laisser place à des escaliers et à un petit chemin menant directement à Batad. Trempés de la tête aux pieds, nous trouvons refuge dans une guesthouse sommaire mais propre à la vue particulièrement spectaculaire. En effet, les rizières sont tout simplement incroyables ici! Si Banaue nous avait déjà surpris, Batad nous aura coupé le souffle. Malheureusement la pluie continue de s’abattre sur le village, ce qui ne nous laisse pas grand choix d’activités…à part lire et boire du thé pour se réchauffer!

Nous relativisons et nous disons que le lendemain sera certainement meilleur. C’est donc après un plat tout simplement ignoble et cher (les philippins ne sont pas des cordons bleus) et une bonne nuit de sommeil que nous nous réveillons pleins d’énergie, prêts à aller arpenter ces rizières. Notre enthousiasme se retrouve vite entaché quand nous mettons le nez dehors. C’est pire que la veille…En plus de la pluie et du froid, le brouillard a décidé de se joindre à la partie. Que faisons-nous? Rester en espérant une éclaircie qui ne viendra peut-être jamais ou retourner à Banaue et manger un bon plat de spaghettis dans notre restaurant préféré? A votre avis? Hé oui, l’estomac gagne toujours le combat! Ni une, ni deux, nous rassemblons nos affaires et partons.

Belle vue non?

Le seul problème est qu’il est 9 h passées et que le jeepney s’est déjà fait la malle. Mais nous avons tout de même l’espoir de trouver un tricycle qui nous ramènera  »à la civilisation ». Beh non. Pas un tricycle en vue. Un chauffeur de minivan accepte cependant de nous ramener, mais pour un prix plus élevé que la moyenne étant donné que nous ne sommes que deux. Ayant peu d’espoirs qu’un groupe se joigne à nous dans les minutes qui suivent, nous acceptons. Nous voilà donc partis. Mais quelques minutes plus tard, notre chauffeur s’arrête sur le bord de la route pour récupérer deux touristes et leur guide. Hep hep hep copain! Dans ce cas-là, nous n’allons pas payer le même prix! Arrivés à destination, nous faisons donc comprendre au chauffeur que nous ne paierons pas le prix initial étant donné que le van était finalement rempli. Il accepte sans trop de soucis, mais ces petites tentatives d’arnaque ont le don de nous énerver. Malgré que nous soyons en Asie depuis 6 mois, nous avons toujours autant de mal à l’accepter…

Sagada, de la spéléo et des cercueils suspendus

Le lendemain matin, nous décidons de nous rendre à Sagada, petit village aux allures montagnardes, pour y passer quelques jours. Nous avions entendu parler d’une jeepney se rendant à Bontoc en premier avant de faire un changement pour Sagada. Or, le chauffeur de notre guesthouse, nous dépose devant un minibus, soit disant direct. Le prix est bien sûr, plus important et ne nous enchante pas plus que ça. Il n’y a apparemment pas de jeepney ce matin-là mais uniquement des minivans. Alex décide tout de même de vérifier cela directement sur la place centrale auprès de plusieurs personnes du village. Cela est effectivement vrai. Pas le choix donc pour nous de payer le prix fort si nous voulons partir d’ici. En route! Les paysages le long de ce trajet sont magnifiques. Des montagnes, des rizières surplombées d’un beau soleil et d’un ciel bleu; il y a de quoi nous donner le sourire.

Une chose va nous le faire perdre rapidement, en revanche. Le chauffeur s’arrête à Bontoc (ville étape des jeeneys!) et nous explique que le minivan s’arrête finalement ici à cause d’un problème de moteur. « Euh dis donc copain, tu ne me prendrais pas un peu pour une bille? » Mais bien sûr, aucune inquiétude à avoir, le gentil chauffeur paye bien entendu le reste du trajet en jeepney! Encore une fois, les seuls à flairer l’arnaque et à manifester notre mécontentement, c’est bien nous! Nous expliquons donc à ce cher monsieur que nous savons pertinemment que le prix en jeepney n’est bien évidemment pas le même et que nous ne bougerons pas tant qu’il ne nous aura pas remboursé une partie de notre trajet. Nous voyons l’honnête homme hésiter. Finalement, il attend que tous les passagers soient hors de notre champ auditif pour nous dire qu’il est d’accord de nous rembourser une partie, mais qu’il ne faut surtout pas qu’on le dise aux autres….Très honnête tout ça. Ah les arnaques asiatiques! On s’ennuierait presque sans elles…(ou pas).
Sur place, nous ne chercherons pas bien longtemps une chambre. Les prix sont relativement fixes dans le coin. 300 ou 350 par tête. Encore une fois plus que ce que nous avons payé auparavant (à part El Nido, bien entendu) mais le rapport qualité-prix est très correct. Il faut aussi avouer que nous n’avons pas hésité longtemps quand nous avons vu l’immense chambre avec salle de bain privée et EAU CHAUDE! Il faut savoir que ça fait plus de deux semaines que nous n’avons pas eu d’eau chaude. Alors là, c’est le grand luxe!

Mission commando: les cercueils suspendus

Qu’est-ce que c’est que ce titre étrange? On s’explique. A Sagada, toutes les randonnées autour de la ville, je dis bien TOUTES, nécessitent un guide.Or, en ce qui nous concerne, nous ne supportons pas l’idée de devoir payer pour marcher lorsque nous pouvons très bien trouver le chemin tout seuls. Ce qui a rendu cette petite ville assez connue, ce sont les cercueils suspendus à flanc de montagne. Ces derniers se trouvent tout près du petit centre-ville et sont accessibles très rapidement à pieds. En faisant des recherches, nous nous sommes aperçus grâce aux blogueurs de Voyages a 2 sacs (rencontrés au Pérou – merci Mathilde et Philippe!) qu’il est possible d’éviter le guide en passant par… la sortie! Effectivement il n’ y a aucun souci de ce coté là. Même les guides nous ont salué sans jamais nous faire de réflexion. Après environ 40 minutes de marche dans un environnement n’ayant rien d’incroyable, nous arrivons devant les fameux cercueils. Honnêtement, nous nous attendions à autre chose. Bien sûr, c’est très surprenant, mais pas impressionnant au point de nous faire tomber la mâchoire.

Un petit point sur ces cercueils:

Que font-ils là-haut? Les gens de cette région sont païens et ont un rapport très fort avec la nature. Ils ont certaines croyances, comme celle que la nature est toute-puissante. Il est donc important pour eux d’être enterrés au cœur de celle-ci. De plus, ils croient que la hauteur à laquelle ils seront disposés est des plus importantes. Plus haut ils reposent, plus ils sont proche du paradis.

A côté de certains cercueils sont également suspendues des chaises. Ce sont les chaises utilisées lors du rite funéraire. Lors de celui-ci, le corps est assis sur cette chaise. Il y restera durant plusieurs jours. Ensuite, selon les anciens rites, le corps est disposé en position fœtale dans un petit cercueil. L’arrivée des religions a créé quelques changements dans ces pratiques. Plus récemment, les corps sont disposés couchés dans les cercueils. Néanmoins, les habitants peuvent continuer à placer leurs morts de cette façon, à flanc de paroi, moyennant le choix d’endroits bien spécifiques tout de même, fermés au public.

Là, nous avons deux options. Soit continuer sur ce chemin et risquer de déclencher les soupçons des gens à l’entrée en nous voyant sans guide, soit faire demi-tour (mais le chemin est bien plus long, dans ce cas). Quel fut notre choix? Nous sommes des fainéants…nous avons décidé de sortir…par l’entrée. La pluie arrivant sur nous nous a quelque peu motivés, aussi… Le chemin passe par un joli point de vue sur la Echo Valley où il est possible d’entendre… l’écho! D’où le nom…(Ah ouais, pas con!).

Nous continuons à travers un cimetière (ouep, le chemin passe au milieu) avant d’arriver à la fameuse entrée. Bien que les »contrôleurs » de l’entrée aient tiré une drôle de tête en nous voyant passer sans guide, ils ne nous ont rien dit et ont répondu à nos salutations (en tirant quelque peu la gueule, cependant).

L’aventure « Connection Cave »

Depuis le début de notre tour du monde, nous voulions faire de la spéléologie en Asie. Nous pensions faire cela au Laos mais le nombre de touristes à Vang Vieng nous avaient découragés. Nous avions donc uniquement fait quelques centaines de mètres au sein même d’une grotte avec notre petite lampe frontale. Or, l’idée de nous retrouver  »avalés » dans les entrailles de la terre n’a pas quitté notre tête et a refait surface à notre arrivée à Sagada. Ce village est connu pour abriter deux grottes spectaculaires qu’il est possible, accompagné d’un guide, de visiter en même temps. Elles sont interconnectées.

Petite précision: Nous avons retrouvé ici Claudio et Mélanie (de Paperbirds – encore un fois! Hé ouais, inséparables!) pour quelques jours. C’est donc accompagné de Claudio et de notre guide (en short blanc et tongs bien entendu! – malheureusement Mélanie était malade comme jamais..) que nous avons décidé de tenter la grande aventure (légo? Tu sors!). Après une vingtaine de minutes, nous arrivons devant la grotte et nous rendons vite compte que cela va être acrobatique.

Tu vois la faille minuscule ici? Hé bien c’est par là que nous allons passer! Suis-je bête, c’était une évidence monsieur le guide!

Il faut avouer que Charline a été légèrement avantagé pour ce genre de passage. Un peu moins en revanche lorsqu’il s’agit de grimper en attrapant des prises difficilement atteignables pour les gens de petite taille. Chacun son tour! Des passages extrêmement étroits, des toboggans naturels, de l’escalade à l’aide de cordes fixes, des centaines de chauve-souris, de la marche dans de l’eau glaciale et des formations rocheuses spectaculaires, que demander de plus?

Les formations rocheuses sont particulièrement belles dans la deuxième grotte, soit la Sumaging cave (appelée également « porn-cave » par notre guide pour ses formes à caractère un tantinet sexuel si on a son esprit pervers). Notons que le niveau mental de nos discussions pendant l’expédition n’était pas bien plus haut. Un exemple de dialogue?

  • [Le guide:] « Vous voyez cette grotte? C’est là qu’on va. Elle a la forme d’un vagin. »
  • [Alex:] « Donc, on « pénètre » dans la grotte. »
  • [Claudio:] « La tête la première. »
  • [Charline:] « Il fait très humide ici, d’ailleurs. »

L’aventure a duré près de 3 heures et nous avons réellement adoré cette expérience! Le prix est ridiculement bas pour une telle activité et cela vaut vraiment le coup (et le coût héhé!). C’est de loin une des plus meilleures activités que nous avons fait depuis le début de notre voyage et nous conseillons +++!!!

Le Nord de Luzon, à faire d’urgence!

Après cette escapade, nous partons le lendemain en direction de Baguio avec l’idée d’y dormir. C’est donc après 7 heures de bus depuis Sagada que nous mettons les pieds dans cette  »adorable » petite bourgade. C’est ironique pour ceux qui n’avaient pas senti le ton humoristique. C’est le choc. Bienvenue au coeur même de la pollution messieurs dames! Du bruit, du monde, de la pollution, des hôtels hors de prix (pour le peu que nous avons trouvé…), de la saleté et un sentiment d’insécurité (les panneaux tous les 3 mètres disant de faire attention aux pickpockets n’aident pas à rassurer!). Bref, tout ça pour dire que nous avons décidé de partir le jour même loin de ce charmant patelin en prenant le bus pour nous rendre à Dau (Angeles) où nous prendrons notre avion le lendemain en direction de Cebu. Nous trouverons un hôtel (encore une fois hors de prix) où, inutile de le préciser, nous tomberons comme des masses après avoir enchaîné ces 11 heures de bus (avec un climat polaire, bien sûr).

Précisons juste qu’après El Nido à Palawan, nous avons eu le sentiment de nous trouver dans un autre pays. Changement de climat, changement d’ambiance, changement de paysage, changement de prix aussi, changement d’atmosphère. Nous avons adoré notre séjour dans le nord de Luzon. Les paysages que nous avons vu là-bas étaient au-delà de nos espérances malgré la petite déception de Batad. Si vous avez le temps et que vous souhaitez voir un aspect des Philippines autre que les plages et la plongée, venez faire un tour par ici! Et prévoyez le K-way!

Les jolis rizières de Sagada

La photo de Teddy

info28 INFOS UTILES

Transport:

  • Bus Manille-Banaue: 450 PHP avec la compagnie Ohayami. Possible de réserver directement sur internet pour 100 PHP de plus. Conseillé ++.
  • Banaue- Batad: Une jeepney part tous les jours à 15h depuis la place centrale de Banaue. 150 PHP/personne. Durée: environ 1 heure. Pour le retour, la jeepney part tôt depuis Batad (vers 8h), sinon prendre un tricycle pour environ 500 PHP.
  • Banaue- Sagada : 300 PHP en minivan direct. Sinon (et bien meilleure option), jeepney Banaue-Bontoc pour 170 PHP et jeepney Bontoc-Sagada 60 PHP. Environ 3 heures de trajet.
  • Bus Sagada-Baguio : 220 PHP. Comptez 6-7 heures de trajet.
  • Bus Baguio- Dau (Angeles): 300 PHP pour environ 5 heures de trajet.

Hébergement:

  • Banaue: Randy’s brookside guesthouse: 500 PHP/ chambre double avec SDB partagée. Eau tiède, wifi, bon petit déjeuner pour 80 PHP. Très bon rapport qualité prix.
  • Batad: Rita’s place: 500 PHP/ chambre double. SDB commune (douche chaude en supplément). Grande terrasse avec vue plongeante sur les rizières. Restaurant sur place (qualité moyenne)
  • Sagada: Yellow house. 700 PHP/chambre double avec Sdb privative (eau très chaude). Wifi inexistant.

Restaurant:

  • Banaue: Sanafe lodge sert des superbes plats de spaghettis carbonara. Pour le reste préférez le Las Vegas bien moins cher et plus copieux.
  • Sagada: Yoghurt house. Notre QG de Sagada. Délicieux plats, bien copieux, plus cher qu’ailleurs mais la qualité est là. Testez le chocolat chaud!

Loisirs:

  • Banaue: Eco-taxe obligatoire de 50 PHP à l’arrivée dans la ville.
  • Sagada:
    • Eco-taxe obligatoire de 35 PHP .
    • Pour aller voir les cercueils de la Echo Valley, commencez par la sortie. C’est à dire empruntez le chemin sur la droite de la station essence au nord de la ville, après l’hôpital. Le chemin se trouve juste en face du Rocky Valley Inn . Le chemin est indiqué sur Maps.Me si vous avez des difficultés à trouver. Impossible de se perdre, le chemin est très bien indiqué et ne nécessite pas de guide du tout.
    • La connection cave: 400 PHP/personne si vous êtes deux ou plus avec le guide. 800 PHP si vous êtes seul. L’activité dure entre 3 à 4 heures. Si vous êtes claustrophobe, arachnophobe, ou pierrophobe (peur des pierres) restez à l’hôtel! Pour les autres, foncez, c’est génial!
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2 reflexions sur “— Le Nord de Luzon: Banaue, Batad & Sagada —

  1. Léa & Mathieu

    Hello à vous deux,
    Nous arrivons seulement aux Philippines et avons prévu de faire le nord de Luzon aussi.
    Combien de temps avez-vous passé sur cette boucle ?
    Merci d’avance !
    Lea & Mathieu

    1. Charlex Auteur de l'article

      Hello hello,
      Nous avons passé une semaine à peu de choses près là-bas. Mais par beau temps, on peut facilement y rester plus longtemps. Y a pas mal de randos à faire dans le coin. Mais sous la pluie, c’est pas très drôle…

      Espérons que vous ayez le soleil! Bon séjour là-bas!

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