Charlex's World

— Basse Terre : vol de l’enfer, jungle et cascades —

Cette année, nous avons décidé de partir en Guadeloupe en famille : Charline, notre petit Soam, Nini (maman de Charline), Yaya (beau-père de Charline) et moi. Il faut savoir que Soam a tout juste 9 mois. Il avait déjà fait des petits voyages en avion (pas plus d’1h) mais jamais de vol de presque 9h. Pour ceux qui ont des enfants, vous comprenez le coup de poker que c’est. Pour les autres, dites-vous que c’est un peu comparable à descendre une piste de ski en monocycle : il y a 9 chances sur 10 pour que ça foire quelque part … Pour ceux qui ont des enfants en bas âge, vous vous êtes certainement déjà demandé « Tu crois que ça irait un long vol avec le nôtre ? Comment ça se passerait à ton avis ? ». Alors pour le vôtre, j’en sais rien, mais on va vous raconter comment ça s’est passé pour nous. 

Ça commençait pourtant si bien…

Spoil: contrairement à ce qu’on pourrait croire à travers cet article, nous aimons notre fils de toute notre âme, et il nous fait vivre des moments inoubliables chaque jour (ouais, enfin, inoubliable n’est pas forcément positif, mais souvent c’est le cas! 😉 ). Mais c’est tellement plus drôle de se défouler par écrit sur les mauvais moments que de raconter les bons…Si tu lis ça un jour, Raptor, faudra pas nous en vouloir!

Jour 0: les ailes de l’enfer 

Pour le passage suivant, nous allons nous servir de l’espoiromètre, soit une jauge inventée pour exprimer notre état d’esprit.


Petite intro : avant de prendre l’avion, il faut savoir qu’on a dormi à l’hôtel à Genève. Ça n’a apparemment pas plu au petit démon qui nous a fait une crise de panique en pleine nuit. Donc Mossieur dort dans un 4 étoiles, et ça ne lui plaît pas. Mossieur a des goûts de luxe. Étant donné qu’on a mis plus d’une heure à le calmer, autant dire qu’on a pas passé la meilleure des nuits. A ce moment-là, l’espoiromètre est un peu mitigé. On est encore en positif, mais avec quelques nuages à l’horizon.


Nous nous rendons donc le cœur vaillant à l’aéroport de Genève pour prendre notre vol. Au programme, Genève-Paris où nous rejoignons Nini et Yaya, puis Paris-Pointe-à-Pitre. 
Le vol Genève-Paris se passe sans accrocs. Malgré quelques cris d’excitation (Mossieur découvre sa voix…) et quelques jets de purée pendant le repas de fortune (équivalent à donner à manger à un vélociraptor sous amphétamines) , tout se passe bien. Il en va de même pour l’escale à Paris où nous parvenons même à l’endormir le temps d’une courte sieste. 
Après avoir rejoint les parents de Charline, nous vous dirigeons vers le contrôle de sécurité. Dans la (longue, très longue) file, nous discutons avec 3 femmes de la soixantaine qui nous font beaucoup rire.

  • La première voulait absolument nous faire passer devant tout le monde à travers le cordon de sécurité. C’est limite si elle ne nous poussait pas. En timides que nous sommes, nous avons bien sûr fait la queue comme tout le monde. Apparemment à Orly, les bébés ne sont pas prioritaires…
  • La 2e: « Ooooh elle est magnifique votre petite fille ! » Euuuuuuh… C’est vrai qu’un bébé aussi trapu que le nôtre avec un jeans et un t-shirt « I love rock ‘n’ roll » a absolument tout d’une fille !
  • C’est la troisième qui remporte tout de même la palme de la physionomiste : (en s’adressant au beau-père de Charline) « Vous êtes le grand-père ? Ça se voit ! Il vous ressemble énormément ! »

Ben voyons ! C’est clair, on les prendrait pour des clones tellement la ressemblance est frappante… Parfois certains feraient mieux de se taire… 

Bref, même si on a pas pu se poser une minute, cette première escale a fait remonter l’espoiromètre largement en positif. A ce moment-là, on était confiants pour la suite ! Vraiment ! 


Petite parenthèse : on est allés dans pas mal d’aéroports dans notre vie, mais celui d’Orly est horrible. Non seulement les équipements (sanitaires, ascenseurs, etc.) datent de Mathusalem, il y fait 35 °C contre 3 a l’extérieur et surtout, les douaniers et gardes de sécurité sont extrêmement c***!


Vient le moment d’entrer dans l’avion, le vrai. Déjà dans la queue du sas d’entrée, le ptit entre en piste et nous fait sa crise. On doit lui donner sa purée en marchant. À ce moment-là, on bénit l’inventeur des compotes en berlingo !

Embarquement

On s’installe dans l’avion. Pas de bol, on est installés au fin fond de la bétaillère, au beau milieu de l’endroit le plus peuplé de l’avion. On se sent aussi bienvenus qu’un évangéliste sur l’île de North Sentinel (pour ceux qui ne tiltent pas, voir ici). Au moins, les passagers n’essaient pas de nous embrocher à coup de lance, mais leur regard fait le même effet. Là, on se dit tous « ça va bien se passer ». Personnellement, j’ai une petite voix dans ma tête qui me dit: « j’la sens pas cette histoire. Mais pas du tout… « .

Heure 0 et 1

Ça va pas trop mal. Soam découvre sa voix en ce moment, ce qui veut dire que même content, il est (très) bruyant. Mais au moins, il ne pleure pas. 

Heure 2

Ça se gâte. Le démon commence à se racler la gorge. On essaie de le calmer en le distrayant. On finit par lui donner son biberon plus tôt que prévu. L’effet dure un temps limité. On se le passe de bras en bras. 

Heure 2,5 – 3

Enfer et damnation ! Le kraken est réveillé ! La légende dit qu’il est impossible de le calmer sans sacrifice. Malheureusement, ces pratiques sont un peu passées de mode…En tout cas, l’espoiromètre est à -8’000! Il est fatigué et il hurle. Beaucoup. À ce moment-là, même si on est 4, on se sent un peu seuls… Nini finit par réussir à l’endormir sur elle. Mon idole ! On le couche sur mon siège et je m’en vais en trouver un autre un peu plus loin. 

Heure 4-5

le monstre dort. Quel bonheur. Pas de risque de crash durant un temps, on respire ! 

Heure 6

Il se réveille en mode raptor. Miséricorde, impossible de le contenir plus longtemps. La cause de son réveil ? Le drap qu’on avait mis au-dessus de lui pour cacher la lumière lui est tombé dessus. On a la haine ! 

Heure 6-7

Le raptor se transforme peu à peu en Indominus Rex. Une bête incontrôlable et dangereuse. Quiconque (sauf les parents) s’en approchant trop près pourrait avoir les tympans percés. Espoiromètre à -16’000. Charline et Nini tentent de le bercer. J’ai des courbatures à force de faire des aller-retours dans les couloirs de l’appareil. Voyons le bon côté : Ça nous a permis de faire connaissance avec le personnel (adorable) ainsi qu’avec d’autres parents au bord du suicide. Et Yaya ? Il commence à avoir mal à la tête. Il en est déjà au 6e film. 

Heure 8

A bout de nerfs, on décide de lui donner un biberon supplémentaire. Et il s’endort après 15 min de pleurs ! À ce moment même si on est pas croyants, on remercie le petit Jésus et l’espoiromètre remonte très lentement, par tranche de 100 (ah ben tiens…on reste quand même méfiants…). Une heure plus tard, c’est l’atterrissage. À peine le sol touché, le démon se réveille. Et il n’est pas content ! Tu vois ce moment où tout le monde attend debout dans l’allée pour sortir, après plus de 8h de vol sans dormir, et que rien ne bouge pendant de longues minutes ? C’est ce moment qu’il choisit pour rugir de toutes ses forces. Notre état ? Voilà:

Autrement dit à ce moment-là, espoiromètre à -233’000. Une abysse de désarroi!

Bref, ce fut un carnage. Big Up spécial à tous les passagers du vol de Level du samedi 4 mai, 16h de Paris, qui ne se sont pas plaint une seule fois de la gêne occasionnée durant le vol. Et un grand merci également au personnel adorable de cet avion. Sans parler des parents de Charline, sans qui ce vol, mais également ces vacances, auraient été bien plus compliqués!

Arrivés à l’aéroport, direction l’agence de location de voiture. Tout se passe bien à un détail près: on avait pas calculé le nombre de valises. Habitués à voyager léger pendant presque 2 ans, on a réservé une golf. Comment vous dire… 4 adultes, un bébé, et 4 valises dans une golf (on dirait presque le début d’une blague…), c’est un peu serré ! Sans compter la poussette. C’est passé, mais sacrée partie de Tetris !

La seule pas trop mal dans cette histoire

Une heure de route plus tard (et un vomi des montagnes pour Charline), on arrive enfin à notre destination : Vieux habitants, sur Basse Terre. Un peu de repos, enfin…


Notre superbe terrasse

Apparté sur notre logement: nous avons logé dans un AirBnB vraiment chouette. Deux chambres à coucher, un salon, une cuisine et une grande terrasse au beau milieu de la jungle. Des arbres fruitiers partout autour de nous. Nous marchions littéralement sur les mangues. Chaque matin, nous allions ramasser les mangues et autres fruits tombés durant la nuit pour nos repas de la journée. D’ailleurs la première fois qu’ils tombent sur ton toit de tôle durant la nuit, ça te surprend un peu! Le cadre était vraiment génial, même si les insectes sont évidemment bien présents. De plus, note hôte était d’une gentillesse incroyable.
Petit bémol en revanche: notre lit, semblant très confortable à première vue, était tellement usé qu’on s’enfonçait dans des cratères au fur et à mesure que la nuit passait. Les cratères étaient  tellement creusés qu’on y sentait les lattes en-dessous. Dès la troisième nuit, nous avons préféré dormir sur le clic-clac du salon, même s’il n’y avait de pas clim’ à cet endroit…T’imagines l’état du dos après deux nuits? D’la compote, j’te dis! D’LA COM-POTE!!!


Pour la petite histoire, on s’est rendus compte quelques jours plus tard que 2 dents sont sur le point de percer la gencive du raptor. Alors là, y clairement deux constats qu’on peut se faire:

  1. Oooooh le pauuuvre…Mais c’était pour çaaaaaaa…Je comprends mieux, c’est clair que ça fait trop mal!
  2. Oh put*****…ça annonce des vacances de rêve, ça…

Il attrapera d’ailleurs quelques jours plus tard une inflammation de l’oreille pour couronner le tout. Ce petit détail expliquerait doc certaines choses…Il ne reste plus qu’à espérer que ces dents sortent AVANT notre vol de retour…

Jour 1: le parc aquacole

En dehors de notre voyage chaotique, nous souhaitons tout de même vous faire découvrir ces îles magnifiques qui forment la Guadeloupe. En très gros, au programme, une semaine sur Basse Terre à Vieux Habitants et environs, et une autre à Grande Terre, dans la région de St-François.

Pas mal la vue à proximité de notre logement!

Réveil à 4h du matin. On chope le rythme assez vite. Soam, pas tant que ça apparemment. Pas grave, on profitera d’autant plus de notre journée. C’est ce qu’on se dit pour éviter de lui en vouloir (malgré tout, on ne pourra jamais cesser de l’aimer, ce ptit gars qui est toute notre vie !) . D’autant plus qu’on dort dans la même chambre, qu’on a un lit horrible usé jusqu’à la corde (avec des cratères à travers lesquels on sent les lattes) et que le petit entend le moindre bruit à chaque fois qu’on se tourne. J’ai jamais autant prié avant d’aller pisser la nuit :« pitié, reste endormi ! »
Ce jour-là, nous allons visiter le parc aquacole. Un endroit superbe sur Basse Terre offrant une formule géniale: dégustation de bons accras de poisson, suivis d’un filet de poisson délicieux., puis possibilité de pêcher dans les bassins du parc ensuite, moyennant la location d’une canne à pêche. Après le repas donc, nous louons le matériel et allons attraper le poisson dans les bassins à quelques mètres de là. Nous y passons l’après-midi et attrapons une dizaine de poissons, que nous pouvons garder pour notre repas du soir. Un après-midi des plus agréables, et surtout très reposant, si ce n’est pour Charline et Yaya qui se livrent une bataille féroce pour savoir qui en pêchera le plus grand nombre.  Le poisson nous est vendu au kilo, et le personnel du restaurant a même la gentillesse de nous offrir quelques mangues en prime. Pas si mal, comme première journée!

Jour 2: le jardin botanique et la plage de la Perle

Réveil à 5h30 du mat cette fois! Le ptit gars fait des progrès, c’est presque la grasse mat’! On espère pour le lendemain. Ce jour-là, nous décidons d’aller voir le jardin botanique de Deshaies. Ce jardin a appartenu à Coluche pour la petite info. Charline, Nini et Yaya sont ravis, le jardin est immense et absolument splendide!

Sans vous mentir, pour ma part, je suis un peu comme Soam: j’en ai pas grand chose à carrer des petites fleurs. Autrement dit, je suis le mouvement d’un pas quelque peu errant en répondant « Ouais, c’est clair! »  chaque fois que Charline me demande « T’as vu Doudou? C’est magnifique! ». La seule pensée que j’ai eu pendant ces deux longues heures: « J’ai faim! ». Mais il est clair que ce jardin est certainement le rêve de tout botaniste!

L’après-midi s’avère quelque peu plus intéressante! Nous nous rendons à la Plage de la Perle: une plage splendide sur la côte Ouest de Basse-Terre. Nous avons vu de nombreuses plages lors de nos voyages, et celle-ci fait clairement partie des plus belles.

Ce moment est spécial pour nous car c’est la première baignade du petit monstre, et dans la Mer des Caraïbes en plus! Que demander de plus?! Et apparemment, il adore ça!

D’autant plus qu’encore une fois, même son costume de bain est plus stylé que le nôtre. Va falloir qu’on commence à l’habiller un peu n’importe comment bientôt. Genre qu’on le laisse errer en pampers ou en pyjama toute la journée de temps en temps. Ben c’est vrai quoi, il nous fait passer pour quoi comme ça?! Les parents habillés avec les mêmes sacs poubelle depuis 4 ans, qui ont un gosse avec les dernières fringues à la mode…. C’est tellement dépareillé qu’on pourrait croire à un kidnapping.

Jour 3: Une escapade en bateau

Encore un coup de poker, ce jour-là! Faut croire qu’on aime se faire des frayeurs! Nous décidons de partir faire une escapade en bateau toute la journée. Au programme, navigation jusqu’à une plage déserte pour pique-niquer sur la plage, avec baignade et snorkeling pour le dessert; visite d’un deuxième petit îlot paradisiaque dans la foulée, puis snorkeling sur une barrière de corail. Fin de la journée avec un petit tour dans la mangrove non loin de là. Ça sonne bien tout ça, non? Sauf qu’il ne faut pas oublier un détail: on a un bébé. Heureusement, nous nous trouvons sur le bateau avec deux couples ayant 1 et 2 enfants, âgés de 4 à 8-9 ans environ. C’est donc la journée familiale!

Le début se passe plutôt bien. Tu m’étonnes, on nous file à bouffer! Melon et ananas. Faut savoir qu’il y a une chose que Soam aime plus que tout, c’est manger. Le pédiatre nous a toujours dit: « Donnez-lui à manger autant qu’il faut, il s’arrêtera tout seul de toute façon. » Nous avons remarqué que cette théorie ne s’applique pas à notre fils. Tant qu’il y en a sur la table. Mossieur se goinfre. Comme son papa quoi. Et rien ni personne ne se met en travers de son chemin, sinon c’est la petite crise (Comme maman!). Par conséquent, une fois qu’on termine les fruits et qu’on met les gaz, c’est moins la fête. Surtout qu’il commence à pleuvoir. Ça, combiné au vent, ça ne lui plaît pas du tout. Résultat? Devinez?

Heureusement, le vent cache un peu le bruit!  Une fois arrivés sur la plage, nous nous baignons et prenons l’apéro. Haaa un peu de détente. De plus, le cadre est splendide!

Puis vient l’heure du repas. Un autre trait caractéristique de Soam: il ne supporte pas l’absence de mouvement. Très difficile donc de le laisser jouer seul sur sa serviette. On se relaie donc pour manger/le promener. Quand on vous dit qu’avoir un enfant, c’est vivre en fonction de lui? Dans notre cas, c’est plus que vérifié!

Après le repas, encore une petite baignade, puis on décolle pour le prochain îlot, l’ilot Caret, tout aussi paradisiaque.

Puis vient le snorkeling sur la barrière de corail du célèbre ‘‘grand cul de sac marin ». Étonnamment, je suis le seul à m’éloigner suffisamment du bateau pour vraiment voir les coraux. Dommage pour les autres…plus de 3 mètres de fond avec des formations rocheuses imposantes et des poissons magnifiques dont certains dépassent les 40 cm de longueur. Splendide, j’en prends plein la vue. Et cette eau cristalline permet de voir à plusieurs dizaines de mètres. Des conditions de rêve pour le snorkeling.

Comme dit, nous finissons la journée par une petite expédition dans la mangrove. Sur le trajet, il s’est passé quelque chose qui nous a sciés. Au début de la journée, le capitaine m’avait dit: « Vous verrez, il va s’endormir. Le bateau, ça marche à tous les coups avec les enfants! » Je lui avais répondu que si ça marchait, je m’achèterais un bateau. Hé ben je crois que je vais devoir investir! Il s’est endormi comme un mollusque. 

Notre réaction quand on voit ça.

La visite dans la mangrove est paisible et reposante. De plus, la lumière du jour diminue, le soleil se couchera bientôt, ce qui donne une atmosphère mystique à ce moment. On en perd pas une miette.

Et c’est ainsi que s’achève cette splendide escapade en mer. Bilan global: plutôt pas mal, compte tenu qu’on l’a faite avec le petit. D’ailleurs, une des femmes se trouvant avec nous nous a dit: « Franchement, il a été mignon. Personnellement, j’aurais pas tenté le coup avec un bébé! ». Bravo mon gars!

Petite note: Ce jour-là, je me suis pris un coup de soleil anthologique sur les épaules. Vous n’en avez certainement rien à carrer, mais jamais j’ai eu un truc pareil. Tellement cramé que la 3ème couche de peau était atteinte sous la pelure. Les jours suivants, les morceaux de peau tombaient comme ceux d’un serpent en pleine mue. Alors vous imaginez bien l’expression de dégoût de Charline quand je lui disais « Pèle-moi! Oh oui, pèle-moi fort! Pèle-moi bien! ». Tout comme vous pouvez imaginer la douleur sous la douche…


 

Jour 4: plage de la Grande Anse

Le jour suivant, nous partons de bonne heure (ouep, les grasses mat’ – on entend par-là réveil à 7h du mat – c’est vraiment fini). Nous commençons par aller nous prélasser sur une plage très courue de Basse Terre: la Grande Anse. Encore une plage splendide sur cette côte Ouest de l’île. Même si elle est plus courue que la plage de la Perle, elle n’en reste pas moins magnifique. Une belle étendue de sable clair avec une eau turquoise en fond sous un soleil de plomb. Nous y passons toute la journée et profitons d’y goûter les bokits, les sandwichs typiques de la Guadeloupe. En soit pas grand chose d’incroyable, c’est un sandwich dans du pain frit. Mais c’est pas mauvais, surtout rempli de poisson frais!

Ce jour-là, nous avons pu nous prélasser sur le sable toute la journée durant, et notre petit démon s’est transformé en ange. Une journée de répit, quel bien ça fait!

Jour 5: Chute du Saut d’Acomat

Ce matin-là, nous changeons d’activité. C’est bien beau de glander au soleil, mais il est temps de se dégourdir les jambes. Au programme, la chute du Saut d’Acomat. Après quelques 20 minutes de marche (raide) dans la forêt depuis le parking, nous arrivons à destination. Le cadre est idyllique. Une magnifique cascade au milieu de la jungle se jetant dans un grand bassin d’eau turquoise. Et contrairement à nos cascades dans les montagnes, l’eau y est délicieuse! Et nous qui pensions y trouver une ribambelle de visiteurs, nous sommes surpris, nous sommes une dizaine tout au plus. Une baignade agréable à souhait. Attention toutefois à la descente à pied jusque-là: c’est très raide et ça glisse! Nini et Yaya en ont fait les frais, avec des beaux bleus à la clé.

Le sentier un peu accidenté

Suite à cela après une (très brève) halte au restaurant de la plage de la Perle (on l’aime bien, cette plage), nous retournons nous étaler sur le sable. La halte restauration fut très courte, et pour quelle raison? Le gagnant repart avec un bébé de 9 mois. Personne? Bon, je ne pense pas avoir besoin de vous faire un dessin.

La session bronzette ne fut pas de tout repos non plus. Elle fut même relativement courte. Rappelons que c’est la fête des dents! Joie!

Jour 6: Une journée chargée

Marché de Basse-Terre

Nous profitons de cette matinée pour aller visiter le marché de Basse-Terre. Basse-Terre est également le nom du chef-lieu de l’île. Ce marché, de taille relativement modeste, offre entre autres divers fruits et légumes, des alcools locaux (dont le prix est plus justifié par le décoration de la bouteille que par le contenu, trouvable en supermarché pour la moitié du prix), des habits et des épices. Un bon moment à passer en traînant et en achetant quelques souvenirs.

Distillerie Longueteau

Que serait un séjour dans les Caraïbes sans une visite de distillerie de rhum. Nous avons choisi la distillerie Longueteau, sur Basse-Terre. A tous les amateurs de rhum, on vous la conseille! Rien à voir avec ces grandes distilleries industrielles.

La visite est très bien faite. Nous commençons par une brève introduction dans le magasin de la fabrique, suivie d’une visite des plantation et de l’installation de traitement de la canne à sucre. Même Soam a été (plus ou moins) gérable durant cette visite. Heureusement que c’était à l’extérieur. Après une petite heure de visite, nous avons même droit à une petite dégustation. Moi qui ne connaissait que les rhum basiques type Negrita ou Captain Morgan, j’ai été étonné de voir à quel point le rhum peut être diversifié!

Petit point qui change lors d’une visite avec un enfant: la dégustation est légèrement écourtée #alexdegoute

Chute du Carbet

Suite à cette visite de distillerie, nous partons en direction des chutes du Carbet, au beau milieu de la jungle. Cette partie de l’île est la plus humide. C’est étonnant de voir à quel point le climat peut changer sur des endroits si proches les uns des autres. Sur la côte, grand soleil, et en arrivant là-bas (soit à 30 min de route), forte pluie intermittente. Mais vu la chaleur et l’humidité, même pas besoin d’imperméable! 

Les oiseaux viennent nous manger dans la main.

Malheureusement, on nous avertit que les chutes sont dans la brume ce jour-là. Tant pis, mais nous allons tout de même faire la petite marche. Après 30 min sur un sentier extrêmement bien balisé et aménagé au milieu de la jungle, nous arrivons devant la première chute. Effectivement, le sommet est dans la brume; mais déjà comme ça, elle est impressionnante. De plus, cette petite randonnée est très agréable. 

Plage de la Grande Anse (Trois-rivières)

Nous finissons cette journée par la visite de cette plage de sable noir, aux abords du village de Trois-rivières. Pour les géologues et eux qui n’ont jamais vu de plage de sable noir, ça vaut le coup d’œil. On va pas vous faire une leçon de géologie ici, on vous dira simplement que c’est du sable issu de roches volcaniques. La plage est très grande et vous ne risquerez pas de vous marcher dessus. Par contre, attention à la baignade, surtout pour les enfants. Les vagues et les courants y sont relativement forts. Ceci implique forcément l’impossibilité totale d’y faire du snorkeling. On a testé, on y voit que dalle! Et juste une chose, c’est bien beau ce sable noir mais ce qu’on dit pas c’est que ça colle  »de ouf » à la peau et que ça s’incruste dans les fibres des maillots…

Jour 7: le dernier jour sur Basse-Terre

Il est temps de rendre les clés de notre nid douillet.Bon avouons qu’on est quand même un peu contents de retrouver un nouveau matelas! Nous partons donc en début de matinée avec tous nos bagages en direction de Grande Terre. La voiture est chargée à bloc! On dirait un groupe de gitans rentrant au bled! Nous décidons d’emprunter la route de la Traversée et de nous arrêter sur certain points d’intérêt durant le trajet.

Le parc des mamelles

La yoyo sur le pont suspendu!

Ce parc est un zoo au beau milieu de la jungle. Un zoo magnifique. L’entrée est un peu chère, mais ça en vaut la peine. D’habitude, nous n’aimons pas voir les animaux en captivité. Nous avons même horreur de ça et évitons ce genre d’endroit à tout prix. Mais quand on voit la taille et la disposition de certains enclos, on se dit que certains d’entre eux ne sont pas si mal. De plus, à l’extérieur, certains de ces animaux sont voués à l’extinction. On relativise donc, mais pas pour tous. Par exemple, la panthère noire se trouvant là n’a rien à y faire. Malheureusement, elle est née en captivité et serait vouée à la mort dans la nature….Notre impression est donc partagée. Spécialement devant les enclos des singes ou des aras, qui n’ont clairement pas assez de place…

Ce qui nous a réjouit, c’est le parcours dans les arbres. Un ensemble de passerelles aériennes surplombe une bonne partie du zoo à une hauteur pouvant aller jusqu’à une dizaine de mètres. C’est très bien réalisé. Précisons juste qu’il n’est pas possible de faire le parcours avec un bébé (même en porte bébé malheureusement…)

Coucou toi!

Cascade aux écrevisses

Prochain arrêt, la cascade la plus connue de Basse-Terre, ceci dû à son accessibilité: à 5 min à pied du parking à plat. Alors on ne sait pas s’il y a eu un jour des écrevisses à cet endroit, mais ce qui est sûr, c’est que vu le monde, ça nous étonnerait qu’il y en ait encore…

Le cadre est très agréable: une cascade dans la jungle en bordure d’une belle rivière. Juste dommage que le bassin soit petit et qu’il n’ait pas tant de fond. Ça rend la baignade un peu plus compliquée quand il y a du monde. Sinon, c’est très joli à visiter.

Maison de la forêt

Dernier arrêt, la maison de la forêt. Il est écrit que c’est une belle expérience de découverte de la jungle. Il s’agit d’une petite marche de 10-20 min dans la forêt permettant d’apprécier une jungle luxuriante. Et ils ne se foutent pas de vous! Dès qu’on est arrivés au panneau « Forêt de la pluie », il s’est mis à pleuvoir à verse! La classe ! On ne sait pas comment ils ont fait, mais ce sont des magiciens. Non loin de là, un espace de pique-nique permet d’apprécier la fraîcheur de la rivière qui passe par-là.

Bref, une belle petite halte pour se dégourdir les jambes. On y a même observé des mangoustes typiques de la Guadeloupe se baladant par-là. Par contre juste un conseil, mettez quand même de bonnes baskets ou des chaussures de marche et pas des tongs… Hein Nini?

Basse-Terre: une île magnifique, un coup de coeur!

Nous conclurons cet article sur cette note plus que positive: Cette semaine sur Basse-Terre a tenu toutes ses promesses. Plages magnifiques, escapades dans la jungle, petites randonnée, fruits exquis, du poisson frais à volonté, bref, nous avons adoré. Nous avons visité de nombreuses îles, mais rarement aussi diversifiées. Cette première partie du voyage nous donne envie de découvrir la suite. La Guadeloupe? Simplement magique…

Quant à la population locale, contrairement à ce qu’on avait pu lire et entendre, nous les avons trouvés adorables et très serviables. Forcément, il faut se faire au rythme des Antilles, et ça, ça fait grincer des dents parfois. Mais une fois qu’on y arrive, Pani Pwoblem!

Au prochain article, cap sur Grande-Terre pour la suite et fin de nos vacances! Au programme: des plages de dingue, de la langouste et des airs de Bretagne!

info28 INFOS UTILES


Parc aquacole:

  • Repas: 20-25 euros/pers.
  • Location canne à pêche: 5 euros/canne
  • Poisson pêché vendu à 10 euros/kg, non préparé
  • Possibilité de faire un tour de l’exploitation en visite guidée

Escapade en bateau:

  • Fait avec l’agence Dreamland excursions
  • Prix: 65 euros/pers. si on booke directement avec eux, 80 euros/pers. en passant par une agence. 55 euros pour les enfants (gratuit pour moins de 2 ans).
  • L’expédition dure toute la journée et comprend le repas de midi, le matériel de snorkeling et même les k-ways en cas de pluie.

Distillerie Longueteau:

  • Prix de la visite: 8 euros/pers., gratuit pour enfants de moins de 2 ans
  • Visite d’env. 1h comprenant une dégustation gratuite
  • Visite démarrant toutes les 30 min

Parc des mamelles:

  • Entrée: 15 euros/pers.
  • Durée de a visite: environ 1h30-2h.

 

6 reflexions sur “— Basse Terre : vol de l’enfer, jungle et cascades —

  1. Valentin Raepsaet

    Ahah il y avait Lgtps que je n’avais plus lu un article sur votre blog. Ca me rappelle bcp de bons souvenirs :-).
    Et pour avoir fait quelques vols avec les enfants de ma sœur je compatis:-D.

    Des bisous.

    1. Charlex

      Salut l’homme des neiges ! Haha c’est clair, de très bon souvenirs. Et y en a qui se sont jamais arrêtés apparemment ! Prends soin de toi l’ami !

  2. Mick

    Merci pour cette bonne poilade. Vivement le prochain épisode « Charlex et les services sociaux! » ^^
    Et bordel, moi qui y suis allé, il y a des endroits qui m’ont échappé. Merci de m’avoir fait (re)découvrir cette île.

    1. Charlex

      De rien ! Nous ça nous a fait poiler, mais plutôt après coup ! J’espère que tu vas bien. Et du coup, c’est l’occasion pour toi d’y retourner !

      1. Mick

        Je ne sais pas où vous êtes basé en ce moment, mais si tu as l’envie et le temps, ce serait avec plaisir que l’on se tatanne de nouveau entre géants au Krav à Lausanne à la rentrée! ^^

  3. Sandrine

    Ahhhh vous m’aviez manqué !! J’ai Encore mal au ventre à force de rire . Et ça me fait tellement plaisir de voir ma Nini ❤️ Encore une destination à rajouter à ma liste déjà bien longue. Hâte de lire la suite

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

13 + douze =

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Menu