Charlex's World

— Bocas del Toro – un paradis méconnu —

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Mais quel est cet endroit ?

L’archipel de Bocas del Toro se trouve au Nord-Ouest du Panama en bordure du Costa Rica, dans la mer des Caraïbes. Que dire de cet endroit à part que c’est le paradis ? Hé bien simplement que c’est même peut-être mieux que le paradis. Mais commençons par le début.

Notre trajet pour l’atteindre

Rien de bien compliqué en ce qui concerne ce point. Nous avons pris un bus de nuit partant à 18h30 depuis la gare routière d’Albrook (Panama City) jusqu’au port d’Almirante, puis un bateau à 6h jusqu’à Bocas del Toro, plus précisément l’Isla Colon. Le trajet coûte 27,5 dollars par personne pour le bus, puis le bateau Almirante-Isla Colón coûte 10 dollars par personne pour l’aller-retour.

Bon, comme ça, ça a l’air plutôt fun. Cependant, on a quand même eu droit à quelques spécialités. Allons dans l’ordre si vous le voulez bien.

  1. La climatisation dans le bus : pour ceux qui ont lui notre article précédent, nous faisions l’éloge des transports publics de Panama City sur ce point. Hé bien là, c’était autre chose. Même avant d’entrer dans le bus, un mec qui semble être aide-chauffeur (dont on a pas trop compris la fonction à part essayer de vendre des trucs bizarres à la banane à tous les passagers) nous prévient : prenez de quoi vous couvrir car il va faire très froid…mais pourquoi tu fais ça mec ? POURQUOI ??? On a toujours cru que c’était pour le confort du chauffeur que la clim était fond dans ces bus, mais apparemment même pas…Et quand on dit à fond, c’est à 18°C alors que la température extérieure est de 35°C. De quoi finir en surgelé Picard. Heureusement, nous avions prévu le coup.
  2. Madame selfie : à quelques sièges de nous, une mama panaméenne bien enrobée devait se préparer pour un concours international de selfies. Pas moins d’une vingtaine en l’espace de 10 min dès la montée dans le bus. Et tout y était, y compris la duckface ! Du grand art…
  3. Madame « je comprends pas, on m’avait pourtant dit qu’il y aurait des lits dans ce bus » : il fallait forcément qu’Alex et ses grandes jambes se la chope devant lui, celle-ci. Le commun des mortels se rend compte que si l’inclinaison d’un siège bloque, ça ne sert pas à grand chose d’insister. Mais elle non. « Ca ne descend pas plus ? Peut-être que si je mets tout mon poids dessus et que je donne des coups d’épaule pendant 20 min, le mécanisme va se modifier de lui-même et les jambes du mec derrière vont rétrécir. On sait jamais, il faut essayer. » Quelle sensation agréable de se faire écraser les jambes en pensant qu’il ne reste que 11 heures de bus.
  4. Le policier amical : au beau milieu de la nuit, à plus ou moins 2 ou 3h du matin, contrôle de police pour tous les passagers. Un policier entre dans le bus pour contrôler les passeports. Charline dormant poings fermés, se fait réveiller à la demande de celui-ci qui reste là en la fixant, sans rien dire. On a cru qu’il allait la défoncer. Après de longues secondes, « passaportes ». Charline, émergeant encore, se met donc à les chercher dans le sac. Et le temps qu’elle les trouve, paf ! Plus de flic. C’est ce qu’on appelle mettre une belle quenelle. Merci Monsieur l’agent, très utile de tirer les gens des bras de morphée pour ça.

Et voilà qu’après 11h de trajet, nous arrivons à la gare routière. Ensuite. nous prenons un taxi pour aller au port. Et là, surprise ! Alex se retrouve écrasé entre le chauffeur de taxi (ou plutôt son levier de vitesse) et…Madame selfie (qui, rappelons-le, est de corpulence assez forte). Celle-ci peine d’ailleurs à fermer la porte et doit donner quelques coups de fessier bien placés pour entrer. Heureusement que cela ne dure que quelques minutes…

S’en suit un trajet en bateau de 30 min pour rejoindre notre île pendant que le jour se lève. Un spectacle magnifique.

Arrivés au port, nous décidons de rejoindre notre camping à pied. Plusieurs locaux nous conseillent de prendre un taxi, pas question ! Nous commençons donc notre marche d’1 heure avec nos paquetages sur le dos pour tester notre endurance. Les épaules tirent un peu, mais nous y arrivons sans trop de problèmes.

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Le camping-auberge La Y Griega

Cet établissement qu’on pourrait qualifier d’éco-lodge est un gros coup de coeur. Le patron, Léo, est adorable. Il nous explique le principe : Cet établissement mise sur un esprit participatif. Une cuisine est à disposition pour tout le monde à condition que chacun fasse sa vaisselle. On y dort soit dans un dortoir, soit sous des tentes (très spacieuses) installées sous un couvert. Les matelas s’y trouvant sont loin d’être des matelas de camping inconfortables. Chacun peut apporter sa tente ou choisir de dormir sous celles mises à disposition.

Une terrasse très conviviale permet aux voyageurs de se retrouver pour échanger sur leur journée et leur voyage autour d’une bière vendue à un prix tout fait correct: 1 dollar (autant dire qu’on s’est pas privés, ivrognes que nous sommes). La lessive peut être faite par la voisine de l’hôtel pour 6 dollars le panier.

Une nuit dans cet endroit magnifique coûte 15 dollars pour 2 sous une tente mise à disposition.

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Une fois installés, nous partons nous prélasser le reste de la journée sur une plage paradisiaque à 10 min à pied.. Nous en profitons pour tendre un hamac entre 2 bananiers histoire de rendre l’après-midi encore plus caraïbéenne. A la clé, une grosse insolation pour chacun qui nous force à précipiter le début de notre nuit.

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Note à nous-mêmes : les coqs sont complètement décalés sur cette île. A partir d’1h du matin, ceux-ci font le concours de qui va réveiller toute l’île en premier. On ne sait pas qui est l’heureux gagnant, mais le combat fut féroce…

Note de Charline à elle-même : les moustiques, c’est des salauds.

info28 Infos utiles:
l’auberge met à disposition gratuitement des vélos à disposition pour une durée de 30 min pour permettre aux clients d’aller faire leurs courses. Pour davantage de temps, ils sont loués 3 dollars la demi-journée ou 5 dollars la journée complète.

 

Bocas del Drago et La Playa Estrellas

Le lendemain nous partons pour l’autre côté de l’île. Le trajet en minibus nous coûte 5 dollars chacun aller-retour. Celui-ci se prend sur la place principale de Bocas Town.

Arrivés là-bas, qu’un seul mot à dire : WAHOUUU !!! Qui n’a jamais vu ces plages paradisiaques en photo ? Hé bien ces photos ont certainement été prises ici. Une eau turquoise à 28°C, du sable fin, des cocotiers, et quasiment personne à l’horizon. Que demander de plus ?

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Mais nous ne nous arrêtons pas là. Après une marche de 20 minutes, nous rejoignons la Playa Estrallas : une plage de rêve au bord de laquelle de nombreuses étoiles de mer se prélassent au fond de l’eau. Nos masques et tubas en place, nous plongeons pour admirer ce spectacle. Et là, le temps s’arrête. Il n’existe plus rien au monde à part nous et cet endroit indescriptible.

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Seul petit bémol : certains bars sur cette plage passent une musique dont on rafolle…du Reggaeton. Et à fond la caisse ! On pense que c’est pour cette raison que les étoiles de mer fuient le bord de la plage pour s’établir quelques dizaines de mètre plus loin.

info28 Info utile:

Il est aussi possible de prendre une Lancha (bateau à moteur) pour rejoindre cette plage pour la modique somme de 2 dollars.

 

Suite à ce moment de bonheur à l’état brut, nous retournons à la plage de Bocas del Drago pour nous prélasser dans les hamacs d’un bar de plage une noix de coco à la main en attendant le taxi pour retourner à l’auberge.

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Des pâtes, du thon et des noodles

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Durant notre séjour, nous avons opté pour la solution « fais-toi ta bouffe toi-même, et n’achète que le strict nécessaire ». Pourquoi ? Simplement parce que l’alimentation est hors de prix sur cette île. Léo nous a expliqué que tous les commerces sont tenus par la même famille de chinois qui en profitent pour faire gonfler les prix de façon hallucinante. C’est dire ! Les prix de la plupart des aliments sont aussi, voire même plus élevés qu’en Suisse ! Un exemple : le pot de noix de cajou à 20 dollars. Un autre : le pot de sauce tomate Barilla à 6 dollars. Quant à la viande, en marge du prix, son aspect ne mettrait pas un chien errant de bidonville en confiance. Donc certes, le nombre de supermarchés sur l’île est ahurissant, mais leur pratique ne donne clairement pas envie d’y dépenser ses sous. Pour nous, le régime se résumait donc à des pâtes, du thon, des noodles, du pain de mie et de la confiture.

info28 Infos utiles :

  • L’eau du robinet n’est pas potable. On peut acheter des bouteilles, mais la solution la plus économique et écologique se résume à remplir ses bouteilles à l’hôtel pour 1 dollar la bouteille, ou dans certains restaurants comme le Mamás Home Cooking (à Bocas Town) pour 25 cents la bouteille.
  • Tout déplacement peut se faire en taxi. La plupart des trajets coûtent 1 dollar par personne, ce qui est vraiment donné. Autrement, il est possible de louer un vélo pour des prix allant de 5 à 10 dollars la journée.

La photo de Teddy

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Nous aurions bien voulu rester dans ce lieu magique un peu plus longtemps, mais les prix forts auront eu raison de nous. Nous décidons donc de partir en quête spirituelle profonde dans les montagnes panaméennes à Boquete. La suite au prochain article !

Amateurs de plage de sable fin, vous avons-nous aidé à choisir votre prochaine destination ?

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5 reflexions sur “— Bocas del Toro – un paradis méconnu —

  1. Julie

    Super article !!! Une pointe d’humour 😉 vraiment magnifique vous savez ´vendre votre endroit !!! Ici il flotte et 8 degres mais en vous lisant j’ai pris 20 degres dans la gl !!! Hate de lire le prochain bonne continuation les loulous!!!

  2. Dominique

    Merci à Christiane Bessard de m’avoir transmis votre site. Et surtout un grand merci à vous deux de partager votre voyage. 7 jours et déjà 7 jours de rêves pour nous aussi. Je serai une fan assidue. Bon voyage.

  3. Mick (the giant)

    Quelle grande asperge cet Alex!
    Ce sera pire dans les campagnes sud-américaines. Mouhahaha!

    Excellent article: Comme toujours.

  4. ROQUE SANDRINE

    Bon je voulais vous suivre pour me réconcilier avec l’Amérique du sud qui me fait flipper depuis des années et bien c’est fait!!!! Vous me faites rêver et je m’impatiente de vous lire entre chaque article :-)) Nous voyageons régulièrement avec notre fille de 9 ans et la sécurité est donc un élément important pour nous. Et seul le continent sud Américain nous est inconnus. Il me tarde votre prochain article parce qu’en plus je suis fan de votre humour. Alors à très vite

    1. Charlex Auteur de l'article

      Contrairement à ce qu’on pense, l’Amérique du Sud n’est pas plus dangereuse que l’Asie. Enfin, tant qu’on ne s’aventure pas dans les quartiers qui craignent, mais ça c’est comme partout. En tout cas, pour le Panama, vous pouvez y aller les yeux fermés. C’est un pays incroyable et on ne s’attendait pas à y rencontrer des gens aussi charmants. A voir si le reste de l’Amérique du Sud tiendra la distance.

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