Charlex's World

— Colombie – La côte caribéenne —

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Quelques mots sur Santa Marta

Ne vous y arrêtez pas ! C’est de loin l’endroit le plus affreux que nous ayons vu depuis le début de notre voyage, et certainement une des villes les plus moches que nous ayons vu de notre vie. Vous avez le choix. Ordures dans les rues, odeurs nauséabondes, bâtiments délabrés, petites échoppes côte à côte vendant de la nourriture littéralement pourrie…Bref , tout ce qu’on recherche. Cet endroit ne vaut vraiment pas la peine qu’on s’y attarde.

Notre arrivée à Taganga

Pour arriver de Taganga depuis Cartagena, nous avons pris un minibus depuis un hostel de Cartagena.

info28 Info utile :

Le trajet en minibus Cartagena – Taganga coûte 45’000 pesos/personne et passe pratiquement toutes les heures. Vous pouvez le réserver dans de nombreuses auberges de jeunesse, et ils passent directement vous chercher à l’auberge en question. Le trajet est sensé durer 4 heures, mais il a duré environ 7 heures pour nous. Nous apprenons donc gentiment à composer avec le timing à la colombienne. Le minibus vous dépose normalement directement à votre hôtel de destination.

 

Durant le trajet, nous avons traversé des régions apparemment extrêmement pauvres. Ce sont de vraies décharges à ciel ouvert qui s’étendent sur des kilomètres. Il est d’ailleurs attristant de voir les enfants jouer au milieu de ces environnements ou travailler dans les quelques échoppes se trouvant le long de la route. De quoi se sentir vraiment coupables de pouvoir voyager comme nous le faisons tout en sachant que ces personnes n’auront peut-être jamais les moyens de se rendre dans la ville d’à côté…

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Ce trajet en minibus se passa bien, seule l’arrivée fut quelque peu…chaotique. Nous devons préciser que nous voulions aller à Taganga après avoir vu quelques photos magnifiques de ce lieu à Cartagena. L’idée de lire le guide de voyage ne nous vint que durant le trajet. Hé bien ce fut une surprise…En effet, cela peut se résumer en quelques mots : « Coupe-gorge nocturne », « Lieu sale et sans intérêt ». Mouais…youpi…et cela à 10 minutes de l’arrivée. Durant le trajet, Alex se rendit compte qu’ils n’avaient pas retiré d’argent avant de partir. Et forcément, pas assez pour payer l’hôtel. Il demande donc au chauffeur s’il est possible de s’arrêter  en route devant un distributeur. « Si si, voy a te decir cuando, no hay problema. » Ok très bien.  Hé ben non. On nous dépose devant notre hôtel, réservé à l’avance heureusement. Le chauffeur nous dit que l’argent n’est pas un problème et qu’on peut payer le lendemain. Mouais. C’est ton hôtel peut-être ? C’est bien ce que je pensais. Bref, La nuit est tombée, et on se retrouve au bord de la route, face à une rue…comment dira-t-on…peu rassurante. Vous voyez ces petites ruelles de New York dans les films, sombres et morbides, dans lesquelles vous n’iriez jamais ? Hé bien là, c’était la même chose, sauf qu’il s’agissait d’une forte pente recouverte de terre et des cailloux. On avait l’impression de s’enfoncer dans la bat-cave les yeux fermés. Seul un petit panneau nous indique que l’hôtel est à 35 mètres. Hé bien, quand il faut y aller, il faut y aller. Nous avons atteint l’hôtel sans problèmes finalement. Une fois la sonnette appuyée, un grand black tatoué de partout, ressemblant à un dealeur de coke nous ouvre.  Il nous fait visiter les lieux, et là on tombe sous le charme. Les lieux sont très propres, colorés, nous avons à disposition une terrasse que nous partageons avec la chambre d’à côté sur laquelle sont disposés des hamacs et des tables avec des chaises. Pour la chambre, rien de bien spécial si ce n’est un lit très confortable et un ventilateur. Et il ne faut pas oublier la magnifique vue panoramique sur la baie de Taganga.

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info28 Info utile :

Si vous allez à Taganga, allez à la Casa Buho de Paraiso. Nous recommandons chaudement cet endroit. Le responsable des lieux, Briam, impressionne au début, mais est adorable et est prêt à se plier en 4 pour vous aider. Par ailleurs, étant Dive Master lui-même, il pourra vous proposer des bons plans si vous voulez faire un brevet de plongée. A noter que Taganga est un spot reconnu pour cette discipline.

Une chambre double dans cette auberge coûte 50’000 pesos la nuit.

Dernier point, elle se trouve l’extérieur de Taganga mais en est très proche (5 min à pied). C’est donc un excellent compris calme – proximité du centre.

 

Taganga

Une fois installés, nous demandons à Briam des infos sur Taganga. Et on se rend compte que les auteurs des guides de voyage fument de temps en temps la moquette. Briam nous dit qu’il est tout à fait sûr de se balader dans les rues si l’on ne va pas trop dans les hauteurs, que les gens sont aussi gentils ici qu’ailleurs, et que nous pouvons sans problème aller à pied jusqu’au centre pour manger un morceau. Soit, allons-y.

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info28 Info utile :

Un seul distributeur se trouve à Taganga. Il se trouve à l’entrée de la ville sur a route principale, dans le même bâtiment que le poste de police.

 

Une fois sur place, on rend compte que Taganga n’a pas grand-chose d’attrayant. Quelques restos sur une plage qui ne donne pas plus envie que ça de s’y baigner (sale), et de nombreux spots de plongée. Voilà, c’est tout.

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Nous pourrions donc résumer notre séjour de 2 nuits à Taganga en une phrase : nous avons chillé toute la journée sur le hamac du balcon. Et quel bien ça fait !

 

Notre arrivée au parc Tayrona

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Deux nuits plus tard, nous décidons donc de partir pour le parc Tayrona. Vu tout le bien que nous avons lu et entendu à son sujet, il nous tarde d’y être ! Nous partons donc direction Santa Marta pour y prendre un bus qui nous y amènera.  Briam est d’accord de garder la plupart de nos affaires alors que nous ne prenons que le strict minimum. Ha ben ça ça tombe bien alors !

info28 Info utile :

Les bus Taganga-Santa Marta passent sur l’avenue principale et s’arrêtent sur demande. Le trajet coûte 1’500 pesos/personne et prend 15 minutes.

 

Mais avant cela, nous partons en quête d’une grande mission : trouver un transformateur. Car en effet, Charline, commençant à se transformer en Chewbacca (pour ceux qui ne connaissent pas, allez voir sur google – honte à vous…), voulait s’enlever sa toison. Mais en branchant son épilateur, pouf…ça ne fonctionne pas. Et ce n’était pas faute de nous avoir prévenu : la tension n’est pas la même que chez nous. Alex pensait que cela était géré par leur adaptateur, mais non.

info28 Info utile :

Dans les pays où la tension est différente, certains appareils ne fonctionnent pas (épilateur, tondeuse, sèche-cheveux). En revanche, pour charger tout le reste (ordi, téléphone, caméra, etc.), ça fonctionne très bien. En cas de besoin, vous devez prendre un transformateur 110-220 volts avec vous. C’est un objet relativement petit, mais lourd.

 

Autant vous dire que trouver ça à Santa Marta n’est pas aisé. Sur une 15aine de magasins situés entre des stands de viande pourrie et autres (Charline a presque vomi  12 fois), les deux seuls transformateurs qu’on nous ait proposé devaient dater de la guerre du Vietnam, pesaient dans les 2 kg et mesuraient environ 20cmX20cmX15cm. Nous n’avons donc même pas demandé le prix…on verra ça plus tard. Voilà c’est donc officiel. Charline : Transformation amorcée…

Nous reprenons donc notre marche, bredouilles, (transpirants jusque derrière les oreilles, la raie des fesses faisant office de gouttière…)  jusqu’à la station où se trouve le bus local pour l’entrée du parc Tayrona.

info28 Info utile :

Pour trouver la station de bus, visez l’angle de la calle 11 et de la carrera 11. Marchez ensuite 4 rues plus loin à l’Est, puis allez sur la droite (ces rues ne sont pas numérotées). Les gens n’hésiteront pas à vous indiquer le chemin. Le trajet coûte seulement 7000 pesos/personne pour l’aller simple et prend environ une heure depuis Santa Marta.

 

Une fois arrivés devant le parc Tayrona , il est obligatoire de regarder un film explicatif. Il est expliqué qu’on y trouve quelques-unes des plus belles plages du monde (on demande à voir…) et une jungle luxuriante. Après cela, nous nous acquittons du prix d’entrée. Nous prenons ensuite un bus navette qui nous emmène quelques kilomètres plus loin. Nous aurions bien marché, mais la chaleur accablante eut raison de nous.

Une fois à destination, on nous indique la direction de notre camping, le Don Pedro, à proximité d’Arrecifes. Nous entamons donc notre marche. Nous avions lu que certains blogueurs avaient fait cette marche en 20 min. Dans notre cas, cela a duré 1 heure. Mais bon, on avait oublié nos jetpacks…et nos chaussures de marche. Oui, car faire de la rando en tongs n’est pas très aisé.

Après une longue marche (et pas vraiment plate), nos efforts sont récompensés. Nous arrivons dans un camping paisible au milieu de la jungle. En revanche, le personnel est aussi souriant que Vladimir Poutine forcé de serrer la main de Barack Obama et n’est vraiment, vraiment pas réactif. Une heure plus tard, notre tente est installée, et nous partons explorer les plages aux alentours. Nous nous arrêtons sur la première et y resterons jusqu’à la tombée de la nuit.

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Suite à cela, nous rentrons au camping pour y déguster un délicieux plat de pâtes.

info28 Infos utiles :

  • L’entrée du parc coûte 42’000 pesos/personne. Cela dit, les prix semblent augmenter très rapidement, sachant que cela coûtait 39’500 pesos 5 mois avant
  • Le bus navette coûte 3’000 pesos/personne. Nous vous conseillons fortement de le prendre sachant ce qui vous attend après. De plus, marcher au bord d’une route n’est pas très intéressant.
  • Plusieurs campings existent dans le parc, le moins cher est celui de Don Pedro (12’000 pesos/personne/nuit si vous avez votre propre tente). Les autres coûtent 15’500 pesos pour les mêmes prestations.
  • Prenez des chaussures ! Comme dit, il faut beaucoup marcher, et en tongs, cela n’est pas très agréable.
  • Le parc propose un service de transport à cheval (pour bagages et personnes). Le trajet jusqu’à Arrecifes coûte 20’000 pesos/personne. Mais bon, ça, c’est pour les tapettes.
  • Dans les campings, la nourriture est bon marché et délicieuse (à Don Pedro en tout cas). Les prix du restaurant de notre camping varient entre 14’000 et 25’000 pesos (certainement sujet à quelques fluctuations également). Nous avons d’ailleurs remarqué que si c’est le camping le meilleur marché pour planter la tente, il se rattrape sur la nourriture. En effet, les prix vus dans les autres campings (El Cabo par exemple) varient plutôt entre 10’000 et 20’000 pesos.
  • Si c’était à refaire, nous prendrions un hamac. Même si les moustiques sont présents, il fait beaucoup trop chaud pour dormir sous tente. Les hamacs sont un peu plus chers, mais vous ne le regretterez certainement pas. A noter que si vous changez d’avis, vous pouvez utiliser une tente mise à disposition.

Le parc Tayrona

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La journée suivante, nous partons explorer les plages.

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cabo

Plage de cabo

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Plage  »la piscina »

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Plage d’Arenilla

Nous en tirons 3 constats :

  • Dans ce parc, il faut beaucoup, beaucoup marcher pour aller d’un point A à un point B, et la chaleur n’aide pas (environ 40°C).
  • Les chemins sont bien dégagés, mais pas du tout balisés. En gros, c’est un peu le jeu du « je prends un chemin au bol et je verrai bien où ça me mène ».
  • Pour les plages parmi les plus belles du monde, on repassera…certes, elles sont très jolies. Mais la plupart sont interdites à la baignade à cause des grandes vagues et des forts courants. Quant aux autres, elles font penser aux plages bretonnes sous un climat plus chaud : beaucoup de vagues et de gros rochers sur les berges sous un climat plus chaud. Pour notre défense, le soleil n’était pas de la partie et nous arrivions des San Blas. Et il est clair que trouver mieux, c’est mission impossible… Cependant, une plage se démarque : celle d’ El Cabo. Serait-ce son mirador disposé au milieu qui lui donnerait un certain charme supplémentaire ? Ses rochers bien plus imposants que ceux de ses petites sœurs ? Certainement un mélange de tout cela.

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Suite à cette journée bien remplie, nous repartons au camping afin de déguster notre repas et nous coucher à….20h30 ? Houuu les papys ! Ben c’est qu’on a plus 20 ans di diou !

Un beau agouti.

Un beau agouti.

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Le lendemain, nous nous en allons après un loooong petit déjeuner. Il faut savoir que nous nous trouvons toujours dans la région des Caraïbes. Il est donc normal qu’on mette une heure pour vous servir un café avec une assiette de toasts et d’œufs brouillés, alors que vous êtes quasiment le seul client. Puis nous nous décidons à aller à Minca, un village se trouvant dans un lieu un peu plus haut en altitude. Oui, car nous avons grand besoin de fraîcheur. C’est dire ! Même Charline a envie d’avoir froid !

Notre arrivée à Minca

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Nous redescendons donc à Taganga via Santa Marta pour chercher nos sacs chez Briam. Après quoi nous repartons direction Santa Marta pour prendre le bus vers Minca. Et soudain, le miracle apparut ! La pluie ! Les rues furent remplies d’eau en un clin d’œil. Une marée urbaine ! Les hommes courèrent et dansèrent dans les rues afin de remercier les Dieux ; les femmes, sous l’effet de la joie, déboutonnèrent leurs chemisiers et enlevèrent leurs habits afin de plonger dans les torrents urbains, et….houlà…on s’emporte un peu…bref, nous étions très contents de cette douche qui était plus que bienvenue étant donné la crasse qui nous collait aux bonbons. C’est bien simple, on collait tellement qu’on aurait pu servir d’attrape-mouche.

Nous sommes donc allés jusqu’à la station de bus d’où partent les minibus pour Minca.

Une fois dans le bus, on monte, on monte et on monte encore. 600 mètres plus haut, nous arrivons à Minca, un tout petit village perché dans la montagne au milieu d’une jungle dense. Nous avions lu les critiques d’une auberge apparemment excellente  qui permet de planter la tente : la Casa Loma. Nous décidâmes donc d’aller voir cela par nous-mêmes.

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info28 Info utile :

  • La station de bus pour aller à Minca se trouve juste à côté de celle pour Tayrona. Au lieu de marcher 4 rues vers l’Est sur la Calle 11 depuis la Carrera 11, marchez-en seulement 3. La station se trouve à l’angle, vous ne pouvez pas la louper.
  • Le trajet Santa Marta – Minca coûte 8’000 pesos/personne (susceptible d’augmenter également apparemment…) et dure environ 1 heure.
  • Si vous décidez d’aller à la Casa Loma, ne mangez pas trop lourd avant. L’ascension dure environ 15 minutes, mais est ardue, surtout avec un backpack sur le dos. Vous devrez grimper de nombreuses marches d’escalier.

 

Une fois au sommet, une seule pensée nous vient : l’effort en valait la peine. L’auberge, construite entièrement en bois, voit ses bâtiments dispersés le long de la pente montagneuse au gré de la topographie au beau milieu de la jungle. Au-dessus du bâtiment principal, un espace plat accueillant plusieurs bungalows et un terrain destiné aux tentes, au centre duquel un coin « feu » est entouré de bancs. Un espace idéal pour chanter en cœur des chansons de Francis Cabrel, après quelques bières bien sûr afin d’avoir l’impression de posséder un timbre de voix hors du commun. En marge de cela, plusieurs plateformes équipées de bancs, chaises et tables permettent de se détendre en admirant la magnifique vue sur la vallée en direction de Santa Marta, qu’on aperçoit au loin. Et si l’on lève la tête, d’innombrables oiseaux (dont des magnifiques colibris…) peuplent les arbres et se donnent à un balai aérien continu. Et n’oublions pas le plus important : il fait doux ! Environ 20 à 25 degrés, le taux d’humidité est plus faible, juste ce dont on avait besoin ! En fait la Casa Loma peut justifier à elle seule une visite à Minca tellement cet endroit est un petit paradis….

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info28 Info utile :

  • Pour arriver à la Casa Loma, allez jusqu’à l’église de Minca. Tournez à gauche pour passer derrière, puis vous verrez les panneaux vous indiquant le chemin quelques dizaines de mètres plus loin.
  • Très important : Nous déconseillons ce lieu aux personnes mal à l’aise avec les bestioles du type cafards, fourmis (volantes et rampantes), araignées, moustiques, scarabées, etc. C’est au milieu de la jungle ; elles font donc partie intégrante du décor !
  • Pour planter la tente, la Casa Loma demande 15’000 pesos/personne/nuit. Le prix des chambres varie quant à lui de 60’000 pesos à davantage. Sinon, la solution hamac est toujours disponible, mais le sac de couchage est conseillé dans ce cas.
  • La Casa Loma n’a pas de cuisine à disposition mais ils vous prêtent volontiers des assiettes etc… si vous le demandez. Cependant leur cuisine est EXCEPTIONNELLE ! Vous devez absolument y goûter vous ne serez pas déçus ! A noter que la cuisine est 100% végétarienne. Et pour que cela convienne à des carnivores comme nous , il faut y aller…
  • Il n’y a pas de connexion internet là-haut, et les coupures de courant sont habituelles, sans pour autant être trop dérangeantes.
  • Vous pouvez payer l’hébergement et vos consommations par carte de crédit. Notez toutefois qu’une commission de 10% est ajoutée.
  • Il n’y a pas de distributeur à Minca ! Pensez donc à retirer assez d’argent à Santa Marta si vous ne voulez pas redescendre exprès (bien entendu, on a foiré ce point-là…).

 

Et qu’est-ce qu’on fait  à Minca ? On se touche la nouille ! Mais pour les moins paresseux, il y A également d’autres activités, soyez rassurés.

Les activités à Minca ne manquent pas. Randonnée, cascades, visite d’une finca de café, observation des oiseaux…..De notre côté, après s’être bien détendus à la Casa Loma, nous avon repris du service ! Rappelons que rester sans rien faire très longtemps n’est pas trop notre truc.

Premier arrêt : La cascade Pozo Azul 

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C’est un incontournable à Minca. Et on adore les spots bien touristiques. Par conséquent, nous y sommes forcément allés. Il s’agit de chutes d’eau ayant créé des piscines naturelles. En route, plusieurs guides nous ont imposés leurs services sans nous laisser le choix : 3 chiens nous escortent donc.

Petite parenthèse : il faut savoir que la Colombie est le pays des chiens. Vous en croiserez absolument partout. Les quelques chats croisés se font vraiment tout petits.

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info28 Info utile :

Pour aller la Pozo Azul, allez au carrefour central, là où le bus vous a déposés, puis grimpez sur la droite. Ce carrefour joint trois routes : celle pour descendre à Santa Marta, celle menant à l’église, et une autre. C’est cette dernière qu’il faut emprunter. Montez jusqu’à ce que vous voyiez un panneau « Pozo Azul » indiquant un chemin sur la gauche. Marchez 15-20 min, et vous y êtes. La marche complète prend environ 2 heures aller-retour.

 

Arrivés en haut, nous apprécions le spectacle. Deux piscines naturelles superposées permettant aux quelques baigneurs de faire trempette au beau milieu de la jungle. Quant à nous, nous ne nous sommes pas baignées car l’eau paraissait quelque peu…douteuse, soit brunâtre et sale. Mais peut-être sommes-nous trop prudes ?

A noter que Pongo, notre nouveau guide ainsi baptisé, nous a suivi jusqu’au bout durant toute la marche. Bon, nous avons tout de même remarqué un plus tard que c’était une femelle…Son nouveau nom fut donc Ponkasse.

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A noter également que les deux autres guides nous ont lâchés en cours de route. Ils ont craqué sous la pression sur la dernière côte ; ils ont dû jeter l’éponge afin d’éviter toute blessure. Bande de faibles !

Suite à cela, retour à la Casa Loma pour passer la soirée, durant laquelle nous faisons la connaissance d’Isabelle, Thomas et Eva, une québécoise (trop délire cet accent, on adore !) et deux allemands. Après avoir admiré un coucher de soleil absolument majestueux, nous décidâmes d’aller faire un feu. Croyez-nous, faire un feu avec du bois mouillé et sans allume-feu, c’est comme l’acné : une fois que tu crois que c’est parti, ben ça l’est pas. Nous avons également inauguré notre réchaud ! Yay ! Ca fonctionne. D’ailleurs, il faut qu’on le baptise. Vous n’avez pas des idées de nom ?

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Las Cascadas Marinkas

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Le lendemain, départ pour d’autres cascades : Las Cascadas Marinkas.

info28 Info utile :

Pour s’y rendre, depuis le centre, allez jusqu’à l’église et continuez tout droit sur la même route. Vous devrez marcher environ 1 heure jusqu’au panneau « Cascadas Marinkas », et suivre ensuite le chemin sur la gauche. L’entrée coûte 3000 pesos par personne.

 

En compagnie de nos nouveaux amis, nous nous rendons donc à ces cascades. Mais forcément, aucun de nous n’a vu le panneau…Qu’est-ce qu’on est balèzes… On continue donc notre ascension sur un chemin qui monte, et qui monte et….qui monte. Au bout de 2 heures de montée et n’entendant pas le moindre bruit annonciateur d’une cascade dans les parages, on se décide quand même à demander si nous sommes bien sur le bon chemin. Et bien sûr, ce qui était prévisible arriva. Nous étions en train de monter à la Casa Elemento. C’est une auberge située au sommet de la montagne, connue pour son hamac géant (soit disant le plus grand du monde…). Bref vous l’aurez compris, on fait donc demi-tour en pressant le pas afin d’arriver au plus vite à ces fameuses cascades pour rafraîchir nos pauvres corps littéralement en sueur.
Arrivés enfin devant et s’étant acquitté du droit d’entrée, on déchante quelque peu quand on voit les cascades…En fait le débit est très faible et contrairement au Pozo Azul il n’y a pas de piscines naturelles donc….aucune possibilité de baignade. Après avoir fourni  tant d’effort pour arriver là, nous sommes très déçus. Finalement notre robinet ouvert nous aurait fait le même effet. Quelques photos plus tard (soit 5 minutes montre en main..) , retour à notre petit havre de paix pour empaqueter notre maison portative et nos backpacks.

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Et pour la suite…

Après avoir passé une dizaine de jours sur la côte Caraïbes, et presque 4 semaines de voyage avec des températures avoisinant sans cesse les 35-40 degrés, nous sommes lassés de cette chaleur et nos corps nous réclament plus que jamais de la fraîcheur. Pour information, en un peu moins de 4 ans de relation, Charline n’a jamais souhaité avoir froid. Vous pouvez donc imaginer la température… Nous décidons donc de s’enfoncer un peu plus dans les terres. Mais avant ça, nous devons quitter Minca et aller au terminal de bus à Santa Marta. Nous demandons donc au chauffeur s’il est possible de nous poser non loin du terminal pour qu’on puisse prendre un taxi à moindre frais. ‘’Hay no problema amigo’’. Il nous propose même de nous y déposer lui-même pour 15’000 pesos chacun. Sur le coup, nous hésitons quelque peu. Normalement, le trajet standard du collectivo ajouté au trajet en taxi vaut 22’000 pesos pour les deux, soit 8’000 de moins que ce qu’il proposait. Mais s’éviter de devoir décharger nos sacs, chercher un taxi, puis les recharger nous fait vite choisir la solution la plus chère.

Cependant, il arriva un petit « couac ». En sortant du collectivo à destination, Charline remarque que les 2 colombiennes sortant en même temps que nous paient 10’000 chacune, alors qu’on nous en demande 15’000. Et en plus de ça, elles avaient un enfant avec elles, donc 10’000 pour 3, finalement. Ok, donc là, faut qu’on nous explique. Il y a un prix pour les colombiens et un prix pour les gringos, c’est comme ça que ça marche ici ? Nous demandons donc une explication à ce cher chauffeur qui se trouve tout de suite très embarrassé et répond complètement à côté de la plaque à nos questions. Un exemple de réponse :

« C’est parce que ça fait 50’000 pour les 5, donc 10’000 pour chacune (sous-entendu le gosse ne paie pas), et vous payez le reste. »

Ok, donc si on suit ce raisonnement, si on va boire une bière dans un bar avec des potes colombiens, on doit payer une partie de leur bière, c’est ça ?

En guise de réponse à cela, Alex lui donne un rapide cours de maths en lui démontrant qu’on peut diviser 50’000 par 5, où même par 4 si l’enfant ne paie pas. A ces paroles, notre « amigo » semblait bugger (on ne sait pas trop s’il était vraiment stupide où s’il le faisait exprès).

Bref, nous coupons la poire en deux et payons 25’000 pesos pour les deux. Toujours plus cher que pour les locaux , mais au moins , nous avons réussi à le mettre mal à l’aise. Bien sûr, ce n’est pas grand-chose en soi, mais c’est surtout une question de principe.

Note d’Alex : argumenter et engueuler quelqu’un en espagnol, c’est pas facile. Mai quand tu y arrives , qu’est-ce que ça fait du bien !

La photo de Teddy

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Et nous voilà en route pour la petite ville de San Gil à l’intérieur des terres colombiennes.

Nous avons encore certains éléments croustillants à vous raconter, mais ça sera pour le prochain article, alors soyez patients !

Ces trois destinations offrent des spectacles vraiment très différents les uns des autres. Cela nous montre qu’il peut exister des milieux très disparates au sein d’une petite région. Ca sera donc à vous de faire votre choix. Alors, que choisiriez-vous ?

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6 reflexions sur “— Colombie – La côte caribéenne —

  1. Mick

    Pour le réchaud, je propose « Marcel » (parce que « Chauffe, Marcel! »)…. Voila voila..
    Sinon, ici on se gèle le cul (le vent permanent n’aidant pas… impossible de pédaler à vélo…), il a neigé plein pot le week-end dernier. Tout est blanc à 1500m.
    Bref, la misère.

    Pour votre histoire de transfo, étrangement, je m’étais posé la question, je ne l’avais pas vu dans votre listing de bagage…

    Puisque vous semblez apprécier les aléas des voyages plus que la destination à atteindre (à notre plus grand bonheur de lecteur, merci encore pour tous vos efforts), je vous propose ce défi: jeter des liasses pesos dans les quartiers défavorisés de Bogota en hurlant « sales pauvres, à mort les cartels »!
    Vous nous raconterez la brillante anecdote qui s’en suivra! ^^

    1. Charlex Auteur de l'article

      Ok va pour Marcel, on approuve.

      Par contre, pour le défi , on va devoir refuser , car malheureusement nous n’allons probablement pas à Bogota. Ah c’est dommage….moi qui rêvait de faire ça ….^^

  2. mimi

    Message de MImi . siguo sus aventuras y veo qu van ha conocer bien la Colombia de Norte a Sur.La familia en Cali los esta esperando y quiero saber cuando piensan llegar a Cali para llamar a Fanny. Saludos Mimi

    1. Charlex Auteur de l'article

      Hola Mimi,

      Estamos contentos de leer tu mensaje. Si , vamos a conocer una parte de la Colombia al menos. He dicho a Mama que vamos a dormir a Cali los 13 et 14 de Mayo. No te lo ha dicho? No podemos quedar mas alla por qué tenemos que estar en Ecuador el 17 de Mayo y vamos a Popayan entre Cali y Ecaduor. Esperamos que esta bueno para Fanny.

      Besos de nosotros dos

  3. Vanacker Mélanie

    Bonjour, Merci pour tous ces details, c’est super pour préparer mon viyagr 🙂
    Je pense aller qq semaines en Colombie seule apd 10 aout (apres 6 semaines en Equateur). J pensais aller dans le Nord, sur la cté caraibe. A part Minca qui a l’air d’etre geniale, avez vous eu des echos d’endroits dans la sierra nevada? Est-il possible de séjourner chez les Kogis?
    Avez vous entendu parler de lieux ou il était possible de faire du wwofing / work away? Et de lieux ou il y avait moyen de faire une « retraite »?
    Merci d’avance et bonne suite de voyage 🙂

    1. Charlex

      Hello!
      Malheureusement nous n’avons pas d’infos dans la Sierra Nevada. Nous n’y sommes pas allés pour que question de budget… Donc on peut pas trop te renseigner sur toutes ces questions. Tout ce qu’on peut te dire c’est qu’à Minca c’est tout à fait possible de faire du volontariat dans des fermes ou des auberges.

      Bon voyage et profite bien!

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