Charlex's World

—Le coup de coeur de Salento—

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Salento est un petit village tout coloré situé dans la région du café . Il est entre jungle et montagnes et la ville peut se visiter en quelques heures et pourtant…..

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Une semaine à Salento

Hé oui ! Nous sommes restés une semaine ici. Pourquoi tant de temps nous direz-vous?
Hé bien cet endroit est magique, somptueux, magnifique…Nous ne savons plus quel adjectif nous devons utiliser pour le décrire tant il nous a plu.
Il faut dire qu’après le choc, le dégoût, l’horreur que nous avons eu à Medellin, arriver ici fut un véritable don du ciel.

info28 Infos utiles:

Pour venir à Salento depuis Medellin il existe 2 options:

  • Soit il est possible de prendre un minibus direct mais le prix est sensiblement plus cher et beaucoup moins confortable qu’un grand bus.
  • Soit il est possible de prendre un bus jusqu’à la ville d’Armenia, puis un bus local Armenia-Salento. Le trajet dure environ 7 heures et coûte 43’000 pesos / personne. On vous conseille la compagnie Flota occidental, les bus sont très confortables, Wifi, il vous propose même des couvertures .

La Serrana

Il est clair que si nous avons eu tant envie de rester ici c’est en grande partie grâce à l’endroit où nous logions. La Serrana est une ferme écologique qui possède plusieurs sortes de chambres, dortoirs mais surtout…un grand terrain où il est possible d’y planter la tente. Pensez-vous, on ne s’est pas fait prier! Ca faisait un moment que nous n’avions pas planté notre maison portative et ça nous manquait… Oui, nous adorons dormir au milieu de la nature, se faire réveiller par le chant des oiseaux et le rayon de soleil qui vient nous caresser le visage…et aussi le chien enragé du voisin qui hurle à la mort sans jamais s’arrêter toute la nuit durant….
Puis il faut aussi dire que le cadre y est absolument sublime. La vue depuis cette ferme en jette vraiment.

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Cet endroit a vraiment beaucoup d’avantages dont :

  • Le prix : Les tarifs sont très raisonnables pour les prestations proposées. Il faut savoir que même le petit déjeuner est inclus dans le prix. Le pain tout chaud ( bon ok c’est pas la baguette française mais tout de même!), les oeufs cuits comme vous le désirez, un fruit et un café ou thé. Il est également possible de rajouter des extras pour des sommes symboliques. Ca peut paraître banal mais ça ne l’est pas quand on sait que la seule et unique fois où nous avons eu droit à ce privilège, c’était à Carthagène dans l’hôtel de luxe où nous avions utilisé notre joker!
  • La cuisine commune: Nos estomacs et notre palais supportant de moins en moins la nourriture sud-américaine (non le gras ce n’est plus la vie quand tu en manges 7/7!) , nous pouvons vous dire que trouver une cuisine aussi équipée que celle-ci nous a plus que ravis ! Nous avons pu nous concocter nous-même de délicieux petit plats comme à la maison. Ceux-ci accompagnés d’une bonne bouteille de rouge que nous avait gentiment laissé une voyageuse rencontrée deux jours plus tôt furent un délice. Si tu passes par-là Rim, encore un merci et saches qu’on lui a bien mis une claque 😉
    PETIT BEMOL: Une chose en revanche qui nous a franchement étonné, c’est le manque de respect de certains voyageurs. Effectivement pour certaines personnes, il semble tout à fait normal de laisser sa vaisselle sale traîner partout sans avoir nullement l’intention de la faire, d’utiliser les casseroles comme tupperwares, ou encore de laisser de la nourriture traîner dans l’évier ce qui le bouche complètement évidemment. Nous avons trouvé cela franchement limite et l’envie d’en gifler certains étaient assez forte….
  • Le  »camp fire » tous les soirs: les tenanciers de la Serrana lisent dans nos pensées et pensent vraiment à tout . En effet tous les soirs, ils allument un gros feu de camp où tout le monde peut venir avec sa musique et ses marshmallows pour profiter du spectacle, sous l’éclairage stellaire et lunaire. MAGIQUE!
  • La gentillesse du personnel : alors s’il y a bien un point qu’il faudrait évoquer pour parler de cet endroit, c’est celui-là. Ils nous ont été d’une aide précieuse. Malins comme nous sommes, il faut savoir que nous sommes finalement partis sans sac de couchage ( les nôtres étant beaucoup trop lourds, nous nous étions dit que nous en trouverions en chemin…mais sans succès pour le moment…) et qui plus est avec un des deux matelas qui se dégonfle (ça, on ne le savait pas par contre). Rien de gênant jusque là, sauf qu’à Salento, les nuits sont vraiment fraîches , et encore plus si vous avez droit comme nous à des pluies torrentielles dignes de la scène de la mousson dans le film Jumanji…
    Petite parenthèse : notre tente Quechua est une tente de compétition. Pas une goutte n’est passée !
    Donc, après avoir passé deux nuits absolument frigorifiés et le dos en compote pour celui qui dormait sur le matelas dégonflé (donc à même le sol) , nous leur avons demandé s’il était possible qu’on leur emprunte un tapis de sol de yoga et une couverture. Aucun problème! Et encore mieux que ce que nous espérions ! Ils ont eu la gentillesse de nous prêter un VRAI MATELAS DEUX PLACES (par chance il rentrait tout pile dans la tente) et des couvertures toutes douces, toutes chaudes et fraîchement lavées. Autant vous dire qu’on a aussi bien dormi qu’à la maison (sauf qu’on a plus de maison…).
  • La propreté: cet endroit est d’une propreté incroyable . Les sanitaires (en cuivre SVP!) sont toujours nickels. On n’y trouve pas de traces de frein fossilisée et les douches sont chaudes. Une vraie bénédiction !
  • Le cadre : Incontestablement le GROS POINT POSITIF de cet endroit. Cette ferme est légèrement éloignée du centre, une vingtaine de minutes à pied seulement et est perchée sur une colline qui domine les montagnes environnantes. On peut assister tous les soirs à un sublime coucher de soleil (quand Dieu ne décide pas de nous pisser sur le côté de la figure à ce moment-là) et tous les matins à un incroyable lever de soleil (quand l’envie pipi nous pousse à sortir de la tente à 5h30 du mat’). Bref la vue est tellement incroyable qu’on pourrait rester des heures face à ce spectacle.

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info28 Infos utiles :

  • La Serrana est à 20 minutes à pied du centre mais il est possible de prendre une jeep depuis la place centrale de Salento pour 6000 pesos (pour la jeep entière). Pour le trajet inverse, il suffit de demander à la réception d’appeler une jeep. Le temps d’attente est d’environ 15 minutes et le prix est le même.
  • La nuit en tente coûte 18 000 pesos/ personne (si vous avez votre propre tente) et le petit déjeuner est inclus dans ce tarif.
  • Possibilité de donner sa lessive sur place. pour 7000 pesos/kg.
  • Un dîner est concocté chaque soir par le staff. Il suffit de s’inscrire sur le tableau à l’entrée et ça coûte 17’000 pesos , et c’est bon ! Si au moins 10 personnes sont inscrites, le dîner a lieu. Sinon, il faut aller manger en ville.

Vous l’aurez compris, cet endroit est un gros COUP DE COEUR . Certainement un des plus gros depuis que nous sommes partis en voyage. On s’y est sentis tellement biens qu’on s’est accordé pas mal de journées OFF. Nous avions d’ailleurs du mal à décoller d’ici. Cependant, pour éviter de moisir ici, on a tout de même décidé de sortir un peu de ce havre de paix et d’aller visiter les alentours.

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Le village de Salento

Nous avons adoré venir nous balader dans ces ruelles très colorées. Les façades des bâtiments sont magnifiques et l’ambiance qui règne dans ce petit village nous a énormément plu.

28La place centrale possède un petit parc avec des bancs où il fait bon s’asseoir pour regarder les gens passer et s’imprégner encore davantage de cette atmosphère détendue.
La rue principale possède énormément de petits magasins qui offrent un large choix de vêtements, bijoux artisanaux, sacs, lampes…..Bref un peu de tout. Le seul problème , c’est que tout est très joli . Cela est plus que frustrant quand on est voyageur au long cours. En effet , on ne peut évidemment pas ramener de souvenirs car nous savons qu’il faudrait les caser dans le sac et les porter durant les prochains mois sur notre dos. Nous n’avons pas craqué pour cette fois même si la tentation fut grande (surtout pour Charline avec tous ces bijoux colorés).

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La ville possède un mirador , qui se situe tout au bout de la rue principale partant de la place centrale. Il est impossible de le louper. Il suffit de grimper les escaliers et de profiter de la vue, qui n’est cependant pas incroyable. Cela dit, c’est toujours assez chouette d’avoir une vue  »Vue d’en haut ». Il est possible de tirer à la carabine là-haut. Waouh ! Alex a toujours rêvé de ça . Tirer à la carabine sur un petit bout de papier en haut d’une colline. Merci Monsieur , vous concrétisez un rêve d’enfant. Plus sérieusement, nous y avons trouvé une balançoire (ha oui c’est plus sérieux ça ). Et bien évidemment , les gamins que nous sommes ne tardent pas à faire la compétition de celui qui ira le plus haut. Conclusion : Charline a perdu lamentablement.

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Après de tels efforts, les estomacs nous crient : FAMIIIINE ! Très bien car nous nous sommes trouvés un petit restaurant qui, finalement s’avérera être notre QG tous les midis. Nous nous devons absolument de vous parler de cet endroit . Le restaurant s’appelle  »El Rincon de Lucy »et il se trouve à l’angle de la Calle 4 et de la Carrera 6. Il propose de délicieux almuerzos tous les midis. Cet endroit est toujours plein et très connu des colombiens du coin. Le prix est franchement symbolique : 7000 pesos chacun pour la soupe, le plat et la boisson SVP (de la limonade maison), soit un tout petit peu plus que 2 euros pour tout ça!  Autant vous dire que nous y sommes allés tous les jours et que nous sommes presque devenus des habitués de l’endroit. Nous avons également eu la chance de nous trouver durant le week-end à Salento. Il faut savoir que la ville change du tout au tout. Durant ces jours , c’est un endroit très fréquenté par les colombiens de la région. Les restaurants montent leur terrasse et la place principale devient un lieu de marché où se trouvent une multitude de stands vendant des bijoux artisanaux. La petite ville très calme devient soudain très animée. L’ambiance qui règne est différente mais tout aussi agréable. D’autre part, la vie nocturne y est également très animée durant le week-end. N’hésitez pas à aller faire un tour du côté de la place centrale pour y boire un verre.

La vallée de Cocora 

Si Salento nous a tant attirés, c’est certes pour ses façades colorées et son ambiance un peu  »roots », mais c’est surtout pour ses alentours. Imaginez des montagnes et des plaines verdoyantes. Jusque là tout est normal. Imaginez maintenant des vaches brouter dans cet environnement. Bon, on a pareil en Suisse , non? Alors ensuite , imaginez les mêmes montagnes, les mêmes plaines verdoyantes, les mêmes vaches mais avec un truc en plus : des immenses palmiers tout autour, et cela à 2400 m d’altitude. Ce n’est pas possible vous dites?

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Hé bien si, et ça se trouve ici, à la vallée de Cocora. Nous avons eu la chance de venir ici pendant une journée. Et le moins que l’on puisse dire , c’est que nous n’avons pas été déçus du voyage.
C’est par une matinée très ensoleillée (la seule de la semaine en fait ! ) que nous décidons de venir arpenter cette vallée. Après un trajet d’environ 20 minutes en jeep depuis la place centrale , nous arrivons enfin et pouvons apercevoir nos premiers palmiers. WAOUH ! Nous savons tout de suite que ce lieu va devenir notre plus gros coup de coeur de la Colombie
Les chaussures de marches, le sac à dos, les batteries chargées à bloc et la bouteille de vin en main (euh d’eau plutôt), nous pouvons démarrer notre marche.
Le sentier fait une boucle et dure environ 4-5 heures selon le niveau physique de chacun et les pauses. Cependant , si vous vous rendez à la ferme des colibris (voir plus bas) , il vous faudra ensuite rebrousser une partie du chemin.
Nous entamons notre marche avec un sentier qui longe des prairies verdoyantes. Ces paysages nous rappellent vaguement notre belle Suisse et ça nous met du baume au coeur. Nous devons avouer que même si ça ne fait qu’un mois que nous sommes partis , les montagnes de ce beau pays nous manquent déjà.

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Le sentier ne tarde pas à changer et à nous amener dans un paysage complètement différent . Nous entrons rapidement dans une forêt (qui ressemble plus à la jungle qu’au bois de Vincennes tout de même) et nous devons traverser une multitude de ponts suspendus, qui soit dit en passant ne sont pas très stables. Les deux gosses que nous sommes, s’éclatent comme des fous à faire basculer ces ponts suspendus de gauche à droite , manquant de se renverser à chaque seconde. ON ADORE!

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Nous arrivons devant un panneau indiquant  »La casa de Colibris’‘, soit la maison des colibris (hé t’as vu on est trop bilingues maintenant ! ). Ce panneau titillant notre curiosité, nous nous décidons à voir ce qu’il s’y trame. Le moins que l’on puisse dire , c’est que nous n’avons pas été déçus. Nous nous retrouvons dans un endroit sublime, une petite maison plantée là au milieu de rien , possédant des mangeoires dans lesquelles des dizaines de colibris viennent s’abreuver. Ils volent autour de nous , en nous frôlant avec la rapidité et l’agilité d’insectes. Le spectacle est magique. C’est complètement fou de pouvoir les observer de si près. En revanche, les prendre en photo est un véritable challenge tellement ils sont rapides et vifs. Nous avons tout de même réussi à immortaliser ce moment.

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Nous apercevons également un autre animal surprenant. Honnêtement , nous n’avons pas su de quoi il s’agissait…un croisement entre un fourmilier et un blaireau ? Nous n’avions jamais vu pareil animal auparavant. Ils sont 5 ou 6 à venir manger dans des gamelles que remplit la propriétaire du lieu.

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D’ailleurs cette dernière nous propose de boire un bon chocolat chaud accompagné d’un bout de fromage. Vous avez dit bizarre ? Hé bien bizarrement , ça s’accorde très bien et c’est même très bon !

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info28 Infos utiles :

L’entrée à la maison des colibris coûte 5000 pesos et comprend une boisson et un bout de fromage.

 

Après ce petit en-cas plus que bienvenu nous repartons direction :  »La Montaña ». Comme dit auparavant , vous devrez rebrousser chemin depuis la maison des colibris. Traversez le dernier pont et vous arriverez ensuite à un embranchement par lequel vous auriez normalement déjà dû passer. Au bout du 2ème chemin montant, vos pourrez apercevoir un portail. Allez-y , ce portail est fait pour les chevaux.

Comme son nom l’indique, la Montaña (la montagne en français. Trop bilingues on vous dit !), bah c’est une montagne et donc ça grimpe. Mais quand on vous dit ça grimpe, c’est que vraiment c’est pas une promenade de tapette ! Et ce qui est d’autant plus dur est que la montée se fait dans une partie très boisée, ce qui nous empêche donc d’avoir une quelconque vue. On croise tout de même quelque chose qui aurait peut-être pu nous faire avancer plus vite. Vous connaissez le champignon de Mario Bros ? Bah voilà c’est lui ! Mais nous n’avons pas eu le cran de tester son effet. A celui qui essaiera le premier , nous aimerions bien avoir un retour , s’il vous plaît.

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Arrivés au sommet, la déception commence légèrement à nous envahir. Nous qui rêvions de voir cette vallée , nous nous trouvons maintenant dans un épais brouillard où nous ne voyons absolument rien….
Comme il en faut plus pour décourager une équipe qui gagne , nous continuons sur un sentier qui ENFIN devient plat et commence même à descendre. Au bout de quelques minutes…YOUHOUUU! Hallelujah mes frères! Le brouillard se dissipe et nous laisse profiter de la magie de cet endroit…avec une dizaine d’autres touristes, certes , mais magique tout de même.

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Soyons clairs , nous aimons les gens. Mais quand nous nous trouvons dans de beaux endroits, nous devenons très égoïstes car nous voulons être les seuls à jouir du spectacle…allez , avouez , vous êtes pareils !
Qu’à cela ne tienne! Escaladons donc cette barrière avec du fil barbelé partout pour aller se perdre dans les champs de palmiers ! Brillante idée! Quitte à se faire chasser à coup de fourche , au moins nous aurons un truc à raconter !
Cette fois-ci , nous étions bien seuls à profiter de cette sublime vue. Bien plus sublime que nos sandwichs au thon radioactifs, d’ailleurs.

Note à nous-mêmes : ici, ce n’est pas la Suisse. Les premiers prix dans ce pays , ça pue le rat crevé…

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Après une belle pause bien reposante, nous nous mettons en route pour terminer notre randonnée. Quelques centaines de mètres plus loin , nous atteignons notre point de départ , le lieu de dépose des jeeps. A notre premier questionnement sur l’horaire de départ des jeeps (déjà stationnées) , la réponse fut « on attend d’avoir 8 personnes afin de remplir la jeep ». Bon ben…vu qu’on est les premiers , on attend….30 min plus tard , les 6 autres personnes arrivées , deuxième questionnement. La réponse fut : « on part à 16h ». Chouette , encore 30 min d’attente. Ceci pour vous dire de vous préparer à être patient avant de rentrer.

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info28 Infos utiles:

Les jeeps pour aller à la vallée de Cocora partent de la place principale de Salento toutes les heures à partir de 7h30 du matin. La toute première jeep part même à 6h10 pour les motivés. Le prix du trajet est de 3’600 pesos/personne pour l’aller simple. Quant à la vallée de Cocora , l’accès est gratuit.

 

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Alex tout fier devant son panneau….

Le retour de cette magnifique escapade jusqu’au centre de Salento se fit également en jeep, mais debout à l’extérieur cette fois pour cause de manque de place….et car c’est trop fun et qu’on est des warriors sans prétention aucune.

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La Finca Don Elias

La région de Salento est très connue pour sa production de café. En effet, la majorité du café colombien provient de cette partie du pays. On trouve donc dans les alentours de nombreuses Fincas (« propriété » en espanol ; hé ouais, bilingues sur 5 générations pour en arriver là) productrices de café. Nous sommes donc allés en visiter une se trouvant  près (enfin, c’est relatif) de notre hôtel.

info28 Infos utiles:

Il existe plusieurs fermes productrices de café que l’on peut visiter à proximité de la Serrana, dont Don Elias et Ocaso. Nous avons préféré aller à Don Elias car c’est une exploitation familiale beaucoup plus modeste. D’autre part, les visites se font selon votre bon vouloir (en anglais ou espagnol), tandis qu’Ocaso propose une visite le matin et une l’après-midi.

La visite de la Finca Don Elias coûte 6000 pesos/personne. Si vous souhaitez acheter un peu de café , les 250 g (moulus ou entiers) coûtent 11’000 pesos.

 

Pour ceux qui souhaiteraient visiter cet endroit , nous vous déconseillons de lire davantage de ce sous-chapitre , car la suite décrit le processus de fabrication du café artisanal. 

Etape 1 : la pousse et la cueille

Le café cultivé dans cette région du monde est l’Arabica provenant à l’origine d’Afrique. Quand exactement l’a-t-on apporté ici ? On ne le sait pas vraiment. Il pousse sous forme de graines sur de petits arbustes d’environ 1,5 m de hauteur. Le café colombien est cultivé en pente car les régions productrices sont très humides. Le terrain doit donc permettre au surplus d’eau de s’évacuer naturellement afin de ne pas noyer les plants de café. Il faut savoir que cette plante nécessite beaucoup d’eau, mais qu’elle en rejette également une quantité importante. Une bonne régulation topographique est donc indispensable.

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Vous remarquerez le magnifique rentrage de ventre donnant à Alex une stature très imposante

Au Brésil , les régions productrices sont plus sèches. C’est pour cette raison que le café est davantage planté sur des terrains plats.

Les exploitants peuvent déjà à ce stade jouer sur le goût du café en influençant l’acidité. En effet , au sein des plants de café se trouvent citronniers , bananiers et avocatiers. En résumé , la plantation de ces arbres augmente l’acidité des plants se trouvant à proximité.

Pour qu’une plante de café arrive à maturité , il faut compter 2 ans. Elle peut ensuite produire des graines pendant 8 ans. Passé cette période , la production est moins bonne. C’est pour cette raison que la plante est coupée à la base après 8 ans. Elle repousse ensuite en quelques mois et recommence un cycle de 8 ans. Après deux cycles, la plante est remplacé. Une plante de café peut donc être exploitée pendant 16 ans.

Les plants sont séparés en secteurs. Chaque secteur est cultivé à une époque différente de l’année, ce qui permet une production continue. La ferme Don Elias possède 4 hectares de culture. Tout le café est cueilli à la main. Les avantages de ce type de cueille est que la qualité et a maturité des grains est plus contrôlée et que la plante est préservée. Le désavantage est bien entendu la vitesse de cueille.

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Etape 2 : l’extraction des graines

A l’origine , les grains de café sont entouré d’une membrane protectrice, comme les petits pois. Il faut donc passer les fruits entier dans une sorte de moulin pour extraire les grains.

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Un fois ces grains extraits , il faut les laver. Il faut savoir que sans traitement , ces grains ont un goût sucré. Et ce goût n’est pas bénéfique pour le produit final. Les grains sont donc plongés dans une grosse bassine d’eau brassés. Lors de cette étape , la plupart des « mauvais » grains remontent à la surface. Il s’agit des grains attaqués par certains parasites qui les rongent de l’intérieur.

Petite parenthèse : selon les dires des exploitants , le café Nescafé n’est composé que de ces mauvais grains. En effet , si la production est assez importante , les mauvais grains peuvent être vendus à prix réduits.

L’eau de lavage est ensuite utilisé pour arroser les plants de café.

 

Etape 3 : le séchage

Les grains de café sont ensuite posés sur une couverture à même le sol (ou sur une surface plane bien ensoleillée) pour séchage au soleil. Le séchage prend 2 à 3 semaines en hiver et moins d’une semaine en été. Durant cette phase , les mauvais grains restants son triés à la main.

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Etape 4 : la cuisson

Comme son nom l’indique , cette phase consiste à cuire le café. Les grains sont donc disposés dans une casserole et cuits au feu de bois. Le temps de cuisson détermine la force du café. Un café cuit 20 min sera léger , 40 min donnera un corsage moyen (café produit par Don Elias) et 1 heure donnera un café fort. Le cuire davantage le rendrait imbuvable. C’est pour cette raison que cette phase est aussi importante. Toute une récolte peut être perdue à cause de la cuisson.

Contrairement à ce qu’on pense , plus le café est cuit (et donc fort) , moins il contient de caféine !

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Etape 5 : le moulage et l’emballage

Ceci est la dernière phase de la chaîne de production. Le moulage n’est pas obligatoire car le café peut aussi être vendu en grains. Pour mouler les grains, un simple mouleur à main est utilisé. Ce type de mouleur peut d’ailleurs être utilisé pour d’autres produits moyennant réglage de la finesse du processus. Le café est ensuite emballé dans du plastique grâce à une thermo-colleuse et est prêt à être vendu.

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Le café de Don Elias est uniquement vendu à des particuliers ou magasins de la région. Aucune exportation n’est faite à l’étranger par l’intermédiaire de sociétés revendeuses. Et c’est ce caractère artisanal qui nous a séduits.

Par ailleurs , Charline , portant beaucoup d’affection aux personnes âgées , a bien failli tomber amoureuse de l’adorable Père Don Elias.

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Et voilà ,  vous connaissez désormais toutes les étape de production du café. Sachant cela , regarderez-vous votre tasse de café de la même façon ? Nous certainement (enfin surtout Charline , vu qu’Alex n’en boit pas).

La photo de Teddy

Notre ami est de retour après son overdose. Il nous fait dire que l’air de la montagne lui fait du bien.

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Pour les amoureux de la nature et les férus de café , cette région est un passage obligé si vous venez en Colombie. Malgré le temps pluvieux en fin de journée durant cette période , nous avons grandement apprécié ce milieu et ses habitants. Et nous sommes certains que vous l’apprécierez autant que nous. Alors ? Envie d’une bonne tasse d’Arabica ?

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3 reflexions sur “—Le coup de coeur de Salento—

  1. Laure

    Salut les voyageurs !
    Je vois que nous nous suivons pas mal depuis quelques semaines ! Nous sommes passés à Salento il y a deux semaines et y sommes restés une semaine, vous avez dû arriver quand nous en sommes partis ! Nous étions aussi à la serrana haha (sauf que nous on a du retard dans le blog et que pour l’instant on a pas encore parlé de la Colombie ! )
    Après avoir lu votre article sur Medellin (que nous n’avons pas vraiment aimé non plus), je vois que notre perception de Salento est plutôt identique même si nous l’avons trouvé un peu trop touristique.
    Nous sommes actuellement de l’autre côté du parc de lis Nevados et pour nous, c’est encore mieux que Salento 😉
    Au plaisir de vous croiser sur les routes

    Laure – onpartquand.fr

  2. Antoine

    Salut!
    Je suis un pote à Rémy Magnenat qui m’a indiqué ce site, vos articles sont super!
    Je serai en route pour la colombie le 25 mai pour 2 semaines (je n’ai malheureusement pas votre chance…) pour retrouver ma copine qui y habite. Nous pensions justement aller dans la région El Cafetero et votre article m’a complètement convaincu. On va essayer d’avoir une chambre à l’auberge. La Serrana.
    Petite question : Avez-vous tenté un trek au Nevado del Ruiz ou au Nevado de Santa Isabel?
    Je me réjouis de lire vos prochains articles!
    PS : Vous pourriez donner envie aux lecteurs de revenir en faisant un truc genre « What’s coming next… » Enfin, j’imagine bien que vous êtes là bas pour vivre l’expérience plus que pour écrire un blog 😉 Mais pensez à nous!

    1. Charlex

      Hey Salut!
      Merci pour le conseil. On y avait déjà pensé mais on l’oublie à chaque fois… On tentera le coup dans le prochain.
      Haha contents de t’avoir convaincu. En espérant que tu te chopes quand même pas trop de pluie. C’est un peu lourd en cette période. On a malheureusement pas eu le temps de tenter les treks dont tu parles. Mais on en a entendu du bien.

      Un petit conseil. Réserve à l’avance pour La serrana car c’est sans arrêt plein. Nous on a eu de la chance d’avoir notre propre tente.

      Profite bien et bon voyage!

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