Charlex's World

— De Darwin à Litchfield national park —

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Le voici, le voilà. Le pays tant attendu: l’Australie. S’il y a bien un pays que nous attendions depuis le début de ce TDM, c’est celui-là. Surtout pour Charline qui rêve de voir cette terre rouge depuis des années. Ce n’est donc pas une surprise si notre première escale se fait dans le Territoire du Nord, à Darwin.

 

Welcome home!

Après un court vol de 2h40 depuis Bali, nous débarquons à Darwin à 5 heures du matin. Le passage à la douane est finalement bien plus simple que ce à quoi nous nous attendions. Des douaniers souriants et surtout pas de tampon sur le passeport, ce qui fait la grande joie de Charline car cette dernière ne cesse de jouer au tetris avec la place restante !
Une fois le contrôle de sécurité effectué, un douanier ira même jusqu’à dire à Alex: Welcome home ! Soit bienvenue à la maison !
Et pour le coup, il s’avérera qu’on se sent bien comme à la maison ici!

P’tite balade dans la ville

Nous passerons notre première nuit dans un motel qui n’a rien de fancy mais a l’avantage d’être très bien placé, soit sur la Mitchell Rd. Et en plus,  le papier toilette double épaisseur!!!  Détail très important après 14 mois de voyage. Notre première activité de la journée (après une méga sieste bien sûr !) aura été de nous rendre dans un supermarché. Un vrai supermarché avec du saucisson, du jambon, de la viande en barquette, du fromage, de la baguette...Le bonheur que nous ressentons à ce moment là est difficilement descriptible. Comme quoi le bonheur se trouve dans des choses simples (et beaucoup dans le saucisson aussi).
Beaucoup de personnes ayant voyagé en Australie, nous avaient averti des prix assez élevés pour la nourriture. Et bien bizarrement, ça ne nous choque pas du tout ! Sauf peut-être pour certains articles. L’avantage de vivre en Suisse, c’est que tu trouveras jamais plus cher que chez toi ! On retiendra tout de même le kilo de tomate à 8 dollars  (soit 5 euros)…
Après avoir arpenté et bavé devant tous les rayons en se disant que la vie était trop belle,  nous nous sommes décidés à faire une petite balade à pied. Et on commence par…

Le jardin botanique Georges Brown

Ce jardin, en plus d’être très joli, est extrêmement agréable pour s’y balader et pour en apprendre plus sur la flore de la région. On y trouve plusieurs secteurs comme la mangrove, des baobabs, des plantes exotiques, de la jungle… Un vrai poumon vert.
D’ailleurs, nous y rencontrerons un oiseau très particulier: l’ibis à cou noir. C’est une espèce endémique de l’Australie. Leur nombre est hallucinant. Faut avouer qu’ils ont quand même bien plus la classe que nos vieux pigeons.
 

Mindil beach

Notre balade se poursuivra en direction de la plage la plus connue de Darwin: Mindil. Bien que ce ne soit pas une plage paradisiaque, il est quand même très cool d’y venir pour assister au coucher de soleil. En revanche, pour la baignade on repassera ! De nombreuses méduses tueuses pullulent ici entre octobre et mai. OK, nous sommes au mois de juin mais nous n’avions pas vraiment envie de prendre de risques inutiles. Prudents, les Charlex !
 

Le triste sort des Aborigènes

En faisant cette petite marche, nous avons croisé de nombreux aborigènes sur notre chemin. Il faut savoir que le Territoire du Nord est l’état où ils sont le plus nombreux en Australie. Et quelle tristesse ! La majorité d’entre eux sont alcoolisés et n’inspirent malheureusement pas trop confiance. Pour comprendre un peu leur situation actuelle, il faut remonter dans le temps jusqu’en 1770.  Année à laquelle James Cook, britannique, a posé le pied en Australie. Ce brave monsieur a désigné l’Australie comme étant une  »terra nullius  ». En gros, une terre n’appartenant à personne. Bien sûr, cela était faux étant donné que les Aborigènes vivaient déjà ici depuis fort longtemps. Mais aucun problème bien sûr, car ces derniers n’étaient pas considérés comme des êtres humains, mais plutôt comme des êtres à abattre. La majorité d’entre eux ont d’ailleurs été décimés à cause des maladies ramenées d’Europe et les autres ont péri à cause de l’esclavagisme dont ils ont été victimes.
Bon c’était il y a longtemps….Oui, mais non !
Il faut savoir que les Aborigènes n’ont eu par exemple que le droit de vote en 1962 Et pire que ça, ils n’ont fait parti du recensement australien qu’à partir de 1967.
Ces derniers se sentent donc complètement rejetés de la société australienne et essaient de vivre dans un monde qui ne les comprend pas. 
Pour  »s’excuser » de toutes les erreurs passées, l’Etat verse aux Aborigènes chaque mois une somme d’argent. Malheureusement, cet argent n’est pas utilisé à bon escient. L’alcoolisme et la toxicomanie est vraiment un problème majeur chez les Aborigènes.
C’est vraiment désolant d’assister à ça. Nous espérons vraiment qu’un jour, leur situation changera…

Et on taille la route !

Itinéraire

Bon ce n’est pas tout mais nous ne sommes pas vraiment venus ici pour passer du temps dans les villes. C’est donc dès le lendemain matin que nous récupérons notre nouvelle maison sur roue: notre van que nous nommerons très affectueusement ‘ »Van diesel ». Si vous êtes au boulot, faites gaffe à ne pas rire trop fort, quand même.
 

Direction Litchfield

Après avoir fait les courses (le grand kiffe ! Tout en se maîtrisant, quand même.) et dévalisé les rayons, nous partons sourire aux lèvres en direction de notre premier arrêt: le parc national de Litchfield.

Les termites de l’extrême !

La première curiosité de ce parc sont les nombreuses termitières qui s’y trouvent ! Elles ont la particularité d’être très hautes en mesurant, pour certaines, près de 5 mètres de hauteur. Il est assez impressionnant de voir ça et également de les toucher. Nous n’aurions pas imaginé que ce serait dur comme de la pierre ! Ces petites termites sont de véritables artistes. On les surnommera d’ailleurs les « architectes de l’extrême ». Sachez toutefois que vous trouverez des termitières tout le long de la route dans cette région et certaines sont parfois encore plus impressionnantes que celles de Litchfield.

Première nuit avec Van diesel

On parle toujours du van, là. Pour notre première nuit à bord de notre bolide, nous avons décidé de dormir à l’intérieur du parc de Litchfield. Bien que les emplacements de camping ne soient pas gratuits, leur prix est vraiment faible et ils sont très bien équipés. Notre dévolu s’est jeté sur le camping 2WD de Florence falls. Et on a adoré. On ne vous raconte pas la surprise que ça a été quand nous avons découvert qu’il y avait des douches chaudes ! Et pour couronner le tout, chaque emplacement a son petit barbecue personnel. Autant vous dire que les saucisses achetées quelques heures auparavant y sont toutes passées. Joie bonheur ! Après tant d’émotions, nous tombons rapidement dans les bras de Morphée…euh de Van diesel!

Content Nono!

La désillusion de Florence Falls

Après une bonne nuit de sommeil, certainement la meilleure depuis un long moment, nous décidons d’aller nous balader dans le parc. Notre premier arrêt se fera aux cascades de Florence. Le chemin pour y accéder est agréable et le point de vue qu’il offre sur celles-ci est superbe !

En revanche, lorsque nous arrivons face au bassin, c’est la désillusion la plus totale ! Il doit y avoir plus de 40 personnes, qui plus est très bruyantes, en train de faire trempette. C’est pas qu’on est pas sociables mais ça nous tente moyennement à ce moment-là…

Les Buley Rockholes

Notre prochain stop se fera à Buley Rockhole. Là, en revanche, on a adoré ! Ce sont des petits bassins où la pierre est rouge et où l’eau qui coule fait penser à des jacuzzis naturels. Nous n’hésitons pas à plonger pour profiter d’un petit bain rafraîchissant ! Et à la différence de Florence Falls,  nous sommes quasiment seuls. Détail bien sûr très important pour nous. On aime la solitude vous dites ? Non jamais ! 🙂

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Les Tolmer falls

Le prochain arrêt nous mènera à une cascade superbe, où par contre il n’est pas possible d’accéder directement. Nous l’admirons depuis un point de vue car cette dernière abrite des variétés de chauve-souris rares et pour ne pas déranger l’animal, les autorités ont décidé d’en interdire l’accès. Enfin un pays qui respecte les animaux, ça fait du bien ! En tout cas, elle est sublime et les points de vue que nous verrons lors de notre petite marche le sont tout autant.

Les seules fleurs du coin

Les Wangi falls

Le dernier de nos arrêts dans le parc se fera à Wangi falls. Encore une fois, c’est sublime ! Ces deux cascades invitent à la baignade mais malheureusement pour nous, le « bassin » est fermé pour suspicion de crocodiles ! On a donc cherché des petits yeux jaunes sortir de l’eau mais nous n’avons rien vu… Dommage. 

C’est donc après ce joli point de vue que nous récupérons Van Diesel avant de filer vers un autre endroit sublime.

 

Campement à Robins falls

En regardant notre application Wikicamps (indispensable pour voyager en Australie !), nous nous sommes aperçus qu’à une cinquantaine de kilomètres se trouvait un camping gratuit au bord d’une rivière et où il était possible de faire une marche pour accéder à une cascade. Et en plus de ça, la baignade ici est autorisé ! Le vieil australien rencontré sur place nous a quand même averti que les serpents étaient nombreux dans le coin. Mmmm mais c’est génial ! Finalement, un micro bébé serpent nous aura quand même surpris en nous passant devant les jambes mais pas de papa serpent en vue.

 

Le spot nous ravi et la soirée s’est finie autour d’un feu de camp à écouter la rivière couler et à regarder les étoiles briller.
Magique hein ?

Précisons que dans un pays où l’on peut faire du feu quasiment tous les soirs, Alex ne se sent plus. Tous les soirs, il passe de heures à chercher du bois et à entretenir le feu, même en l’absence de grillades. Un vrai scout!

 

Dis, y’a un bruit ?

La seule chose que nous n’avons pas précisé avant, c’est qu’à notre arrivée à Robins falls notre van s’est mis à faire des bruits très étranges. Van Diesel a décidé qu’il en avait marre et s’est mis à couiner de toutes ses forces. Ça promet… Après tout, il ne nous reste que 8000 kilomètres à parcourir avec lui !
On ne sait pas vraiment quoi faire car le réseau dans cette région n’existe pas et qu’il nous faudrait partir de notre campement pour régler le problème. Oh et puis, ça peut attendre demain ! Suite au prochain épisode.

La photo de Teddy

Si vous êtes à Darwin et que vous cherchez à vous évader de la ville, Litchfield est bien l’endroit idéal ! Cascades, point de vue, termitières et terre rouge sont au programme. 

Pour une première en Australie, les paysages envoient déjà du lourd, les crocos…euh cocos !

 

A suivre: le van tiendra t il la route ? C’est en tout cas dans la région de Katherine qu’il devrait nous mener pour découvrir de fabuleux parcs nationaux…
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2 reflexions sur “— De Darwin à Litchfield national park —

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