Charlex's World

— De Cali à l’Equateur : nos derniers jours en Colombie —

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« Si tu entends les paroles Bus directo , pas de doute , ce sont des mythos. »

Cette fois-ci , étant donné les diverses haltes que nous avons faites en route , nous n’allons pas détailler notre arrivée à Cali. Mais sachez simplement que le trajet Neiva-Cali dure environ 10h et coûte dans les 60’000 pesos/personne.

Cali, une ville surprenante

Pour tout vous dire , nous redoutions quelque peu d’arriver là-bas. Les seuls rumeurs que nous avions entendu au sujet de cette ville était que c’était moche et surtout très dangereux. Mais ces points négatifs ne faisaient pas le poids face à la raison qui nous poussait à aller là-bas : la famille d’Alex. Quelques-uns des frères et sœurs de sa grand-mère y habitent mais ne sont jamais venus en Suisse. Alex ne les avait par conséquent jamais rencontrés. Aller en Colombie sans leur rendre visite aurait donc été un crime ! Et finalement , cette rencontre nous restera à jamais gravé en mémoire.

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Arrivés au terminal de bus , nous prenons un taxi pour nous rendre à l’adresse communiquée. Nous arrivons à destination 30 minutes plus tard sans être pour autant sûrs d’être au bon endroit…à ce moment-là , nous sommes quelque peu sous pression. Une fois la sonnette appuyée , la porte s’ouvre et la grande tante d’Alex , Fanny , s’avance dans notre direction. Et quelle ressemblance frappante avec sa grand-mère , c’est fou ! Une fois les présentations faites et les bagages déposés , nous nous mettons à table pour déguster un almuerzo d’un délice digne de nos rêves en compagnie de Fanny et Maria-Helena , une de ses amies. Etant donné que ces dernières ne parlent qu’espagnol , la communication est quelque peu restreinte , mais heureusement que nous avons vite appris durant ce dernier mois. Fanny semble d’ailleurs soulagée que nous connaissions les bases de sa langue.

Quel plaisir pour Alex de faire enfin la connaissance d’un pan de sa famille qu’il n’avait encore jamais vu après 29 ans d’existence !

Après la dégustation de l’Almuerzo , une autre surprise nous attend. Oscar , un des frères de Fanny , et donc un des grand-oncles d’Alex , arrive avec sa femme. Dès la première minute , nous remarquons qu’il est , tout comme Fanny , une personne souriante , affectueuse et qu’il a le cœur sur la main ainsi qu’un joie de vivre sans pareil.

Il nous emmène ensuite faire un tour de la ville en compagnie de Maria-Helena. Hé bien laissez-nous vous dire que ces deux personnes ont gommé nos préjugés sur cette ville. Certes , leur compagnie biaise notre perception des choses et nous offre une façon de voir que les autres touristes ne pourront certainement pas adopter. Cependant , le centre de Cali nous semble aussi paisiblement animé que toute autre ville colombienne et possède également de belles œuvres architecturales.

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Nous voyons par ailleurs que nous ne sommes pas les seuls à nous arrêter sur les préjugés. Autour de nous , pas un seul touriste. Autant dire que nous ne passons pas inaperçus.

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Suite à ce tour dans le centre , nos deux guides nous emmènent voir le quartier de San Antonio , plus ancien quartier de Cali. Ce quartier de style colonial semble être le quartier touristique de Cali. Enfin , le tourisme existe à plusieurs échelle. Il s’agissait en l’occurrence d’une dizaine de touristes à tout casser. On comprend ce qui les attire dans cet endroit. Cette partie de la ville surplombant tout le reste offre une vue plongeante sur l’ensemble de la métropole et respire la tranquillité.

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Nous allons ensuite dans un restaurant déguster un délicieux Pan de Queso avant de rentrer chez Fanny , éreintés. Cette première journée en leur compagnie fut splendide.

Le lendemain matin , après un petit déjeuner copieux en compagnie de Fanny , Oscar vient nous chercher pour une nouvelle excursion. Quelle énergie il a , celui-là ! Il pète littéralement le feu ! Nous marchons pas moins de 40 minutes jusqu’à une attraction un peu spéciale qui existe aussi dans d’autres villes : le Metrocable.

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C’est un télécabine partant du bas de la ville et montant quasiment au sommet en surplombant les favelas. Oscar nous informe qu’il est préférable d’y aller le matin , car ils peuvent être dangereux en fin d’après-midi. Depuis ces cabines , nous bénéficions d’une vue imprenable sur un triste spectacle. Nous pouvons voir de là-haut l’impressionnante étendue de la pauvreté. Une fois de plus , nous réalisons à quel point nous sommes privilégiés. La plupart des personnes résidant dans cette fourmilière humaine n’ont certainement même pas les moyens de se payer un trajet en Metrocable

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Nous retournons ensuite chez Fanny qui nous a préparé un bon almuerzo autour duquel nous ferons la connaissance de Diego Fernando , un autre grand-oncle d’Alex , et de ses deux fils , Alexander et Lucas. Nous profitons de cette occasion pour immortaliser ce moment magique.

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En fin d’après-midi , Fanny et Maria-Helena ainsi qu’un de leurs amis , Gustavo , nous emmènent voir l’attraction principale de cette ville : le Cristo Rey. Semblant petit de loin , il est très impressionnant vu de près. Du haut de ses 26 mètres , il garde un œil bienveillant sur la cité. Cette colline offre par ailleurs une vue imprenable sur l’immense étendue urbaine. La vue est d’ailleurs encore plus époustouflante de nuit. Pour ceux qui veulent s’y rendre , allez-y à la tombée du jour , ça en vaut le détour !

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Nous allons ensuite déguster un délicieux plat dans un resto italien (marre des patacones ! ) en compagnie de nos amis. La soirée s’achèvera sur ce repas , car nous devons malheureusement déjà repartir le lendemain vers le Sud.

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Quand il y a plus de place à l’intérieur, quoi de plus naturel que de s’installer à l’extérieur!!

Même si cela nous déchire le cœur de laisser ces personnes hors du commun , nous sommes soulagés de ne plus devoir parler espagnol 24h/24. Car même si ce séjour nous a ravis au-delà de nos espérances , se concentrer pour comprendre et entretenir une conversation durant 2 jours entiers a été exténuant. Il faut d’ailleurs savoir que les colombiens de cette région parlent extrêmement vite et ne savent pas ralentir le rythme , même si on leur demande. Pour des néophytes comme nous , ce ne fut donc pas chose facile.

Le lendemain , nous nous dirigeons donc au terminal afin de prendre un bus en direction d’Ipiales.

Alex : A ma famille de Cali , notre rencontre fut brève , mais j’ose espérer qu’elle ne sera pas la dernière. Et si cela doit être le cas , sachez que vous resterez à jamais dans mon cœur.

 

Ipiales

La plupart des gens parlent d’Ipiales comme d’une ville étape dans laquelle il ne vaut pas vraiment la peine de s’arrêter. Hé bien ce ne fut point notre avis. Il est assez amusant de voir à quel point l’appréciation d’un endroit peut changer conséquemment à un série de petites choses qui pourraient être insignifiantes en d’autres circonstances.

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En ce qui nous concerne , la nuit précédant notre arrivée n’y est pas pour rien. Nous avions dormi à Pasto , ville étape absolument immonde en nous disant qu’Ipiales allait être pire. Difficile de faire pire en réalité…première impression en sortant du terminal , les gens sont fatigués de vivre ici. Pas un seul sourire et la plupart d’entre eux vous regardent vraiment comme s’ils avaient envie de vous tuer. Nous avions réservé un appartement loué par la propriétaire aux voyageurs comme une chambre d’hôtel pas loin du terminal. Nous nous y sommes donc rendus à pied. Hé bien on ne s’attendait pas à cela…en premier lieu , la pollution nous prend à la gorge à tel point que nous avons peine à respirer. En marge de cela , nous croisons des hommes tellement ivres qu’ils peinent à marcher alors qu’on est en plein après-midi. De plus , nous nous faisons aborder deux fois par des individus peu recommandables qui veulent nous vendre de la drogue alors que nous parcourons des rues désertes dans un quartier semblant totalement délabré. D’ailleurs , leur agressivité ne nous rassure pas. Et voilà le premier moment , et certainement le dernier , où nous nous sommes réellement sentis en insécurité en Colombie.

 

Ah bon?

Ah bon?

Suite à cela , nous arrivons à l’appartement. Bien que la propriétaire soit adorable , nous sentons quelque chose de spécial dans ce lieu. C’était un très vieil appartement , pas franchement très propre , avec aucune fenêtre sur l’extérieur. Mais si ça s’était arrêté là , cela ne nous aurait pas dérangé. Vous êtes-vous déjà senti mal à l’aise dans un lieu , sans vraiment savoir pourquoi ? Comme si quelque chose de malsain et lugubre planait dans l’atmosphère ? Hé bien c’est exactement ce que nous avons ressenti , et tous les deux. Bien que nos croyances en ce qui concerne le surnaturel sont quelque peu limitées , nous avons eu du mal à fermer l’œil cette nuit-là. Nous en sommes sûrs , quelque chose de mauvais s’est passé jadis dans cet endroit. Pour ceux que ça intéresse et qui rechercheraient le grand frisson , nous avions réservé cet endroit via Booking , site sur lequel il est très bien noté (nous n’avons pas vraiment compris pourquoi…). Il s’appelle Posada Divino Niño. Pour les autres , nous vous conseillons de passer votre chemin

Vous comprendrez donc que nous étions très contents le lendemain à l’idée de nous diriger vers Ipiales!

 

info28 Infos utiles:

  • Le bus pour aller de Cali à Pasto coûte 45’000 pesos/personne et le trajet dure environ 9h.
  • Le bus entre Pasto et Ipiales coûte 7’000 pesos/personne et le trajet dure environ 2h.

 

Arrivés à Ipiales , nous nous dirigeons vers le premier hôtel que nous repérons en sortant du terminal. Et quelle bonne intuition ! En le voyant de l’extérieur , nous n’y croyons pas trop car ça a l’air vraiment classe. Mais non ! Seulement 50’000 pesos la chambre double. Avec connexion internet , eau chaude , et tout ce qu’il faut. Nous vous conseillons grandement cet établissement. Il s’agit de l’hôtel San Jose

En soi , la ville d’Ipiales n’a absolument rien d’exceptionnel. Mais c’est le point de chute pour quelques activités dans les alentours. Une fois installés , nous partons explorer ceux-ci.

El Sanctuario de Las Lajas

Ce site se trouvant à seulement 30 min de taxi du terminal de bus est un endroit à couper le souffle. Il s’agit d’une église dont l’architecture ne laissera personne de marbre suspendue dans une gorge au milieu d’une végétation verdoyante et de belles chutes d’eau.

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Le lieu est féerique. Nous ne nous attendions pas à une telle beauté. Nous , qui ne sommes pas réellement sensibles à la beauté des édifices en temps normal , n’hésitons pas à le dire : c’est une oeuvre architecturale d’exception.

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info28 Infos utiles:

Pour vous y rendre , allez au terminal de bus d’Ipiales et vous trouverez sans trop de peine les taxis pour vous y emmener. La solution économique est de vous annoncer auprès du chauffeur et d’attendre que le taxi se remplisse. Cela vous coûtera 2’200 pesos/personne aller-simple.

Si vous êtes pressés , vous pouvez toujours privatiser le taxi. Cela vous en coûtera 8’000 pesos au total.

 

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La Laguna Verde

Vous êtes amateurs de trek ? Alors bougez-vous ! Vous ne le regretterez pas. Cette lagune se situe à environ 1h30 de trajet d’Ipiales. Elle se niche dans le cratère d’un volcan à quelques 4’000 mètres d’altitude. La marche est quelque peu escarpée et dure environ 4h , mais ce qui se trouve au bout vaut bien l’énergie dépensée pour y monter , ainsi que celle pour descendre dans le cratère.

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A peine arrivés, vous sentirez l’odeur du souffre. Si le brouillard s’est levé comme ce fut notre cas , vous n’apercevrez la lagune que par moment. Et quelle beauté ! Les barres de souffre blanches et jaunes semblent littéralement flotter sur cette eau verte turquoise. Lorsque le brouillard se dissipe momentanément , le spectacle nous satisfait encore plus que ce que nous espérions.

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Notons d’ailleurs que nous sommes rassurés de voir que nous supportons l’altitude sans aucun problème , si ce n’est un souffle un peu plus court. Cela est de bonne augure pour la suite de notre voyage.

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info28 Infos utiles:

  • Depuis le terminal de bus d’Ipiales , vous devrez prendre un bus ou un taxi jusqu’à Tuquerres. Prenez votre billet au comptoir et ils vous diront où aller. le trajet coûte 8’000/personne pesos l’aller-simple et dure environ 1h30
  • Une fois à Tuquerres , vous devrez prendre un taxi jusqu’au pied du volcan. Le trajet aller-retour coûte 40’000 pesos au total (que vous soyez seul ou plusieurs). Mettez-vous d’accord avec le chauffeur pour qu’il vous attende ou qu’il vienne vous rechercher et ne lui donnez que la moitié de la somme une fois arrivés. Avant d’entamer le trek , vous devrez vous inscrire dans le registre. L’entrée est gratuite.
  • Prenez des habits chauds avec vous en plusieurs couches si possible , car la température change vite en fonction de l’ensoleillement. Et croyez-nous , déjà à cette altitude , la météo change très vite.
  • Prenez également des bonnes chaussures et des habits de pluie , car vous pourrez être très vite mouillés. Et le vent froid qui suivra ne vous sera pas agréable.
  • Une fois arrivés au sommet juste avant de descendre dans le cratère , si vous êtes dans le brouillard , n’hésitez pas à continuer. C’était notre cas , et nous ne l’avons pas regretté. 400 m plus bas , la situation n’était pas la même.

 

La photo de Teddy

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Si vous comptez passer de la Colombie à l’Equateur (ou vice-versa) , prenez le temps de vous arrêter dans ces endroits. Ils vous surprendront certainement par la beauté de ce qu’ils ont à offrir.

C’est sur cette excursion que nous terminons notre séjour en Colombie. Quant à nos impressions sur ce pays , vous les aurez dans notre prochain article.

 

A suivre : la Colombie , bilan et budget , suivi du premier article après notre passage en Equateur.

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2 reflexions sur “— De Cali à l’Equateur : nos derniers jours en Colombie —

  1. Dominique

    Merci pour ces articles si bien commentés. Avec vous, nous voyageons. Que de merveilles.
    Et super la ressemblance avec le grand oncle Oscar. Surtout le regard et les sourcils.
    Bonne continuation.

  2. Dominique Junior

    Superbes photos et un récit fort bien écrit. J’adore le panneau ( il faudrait l’installer en suisse aussi…).
    Prenez-soin de vous et au plaisir de lire l’article suivant.

    Gros bisous à vous deux et bonne continuation.

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