Charlex's World

— El Nido : paradis surfait —

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Qui dit Philippines pense forcément à El Nido. Et pour cause, ce site est réputé être l’un des plus beaux, si ce n’est le plus beau du pays. C’est principalement pour visiter cet endroit que nous avons fait escale sur l’île de Palawan. Nous ne pouvions pas passer à côté vu ce que nous en avions vu et entendu. Encore une fois, nous nous sommes fiés à ce que les visiteurs postent sur Instagram. Encore une fois, nous nous sommes faits avoir comme des bleus…

Avant toute chose, soyons bien clairs. L’endroit est absolument somptueux! Mais visiter un endroit, aussi somptueux soit-il, dans de telles conditions relève bien plus du calvaire que du plaisir…

La première chose à savoir est que venir à El Nido sans réserver de chambre à l’avance est une très mauvaise idée. Soit vous ne trouverez rien, soit vous risquez de devoir payer très cher. Heureusement, nous avions pris les devants à Port Barton déjà.

Une fois installés, nous allons dans le « centre », soit vers la plage pour aller manger un morceau. Là, nous nous rendons compte à quel point cet endroit est touristique. Ça fait un choc, mais nous ne sommes pas au bout de nos surprises.

Hou ben dis donc! Mais y en a des bateaux!

La première chose dont nous nous rendons compte est que certaines choses sont disproportionnées dans cette ville. Elle est en soi plutôt mignonne, cette petite bourgade. Quelques petites rues bordées d’échoppes, de restaurants et d’agences de voyage, le tout dominé par un ensemble de falaises immenses faisant penser aux paysages de Krabi en Thaïlande, ou encore de certaines régions du Nord du Laos. Ce cadre pourrait être idyllique!

Malheureusement, les locaux n’ont pas su mettre une limite à l’exploitation de cet endroit. On peut en juger rien qu’à voir la circulation. Il doit y avoir tout au plus une dizaine de rues, toutes engorgées par les centaines de véhicules y circulant à longueur de journée. Parmi eux, 90% sont des taxis. Et si seulement il y avait des trottoirs, au moins…A qui la faute réellement? Aux locaux ou à nous, les touristes? Un peu des deux, très certainement…

Un autre fait nous saute à la figure lorsque nous cherchons un lieu ou nous restaurer. En comparaison aux jours précédents, tout est hors de prix! Les prix des plats doublent par rapport à ceux de Port Barton. 200 pesos pour un petit déjeuner?! Mais qu’est-ce que c’est que ce gag?! Autant dire que ce séjour risque de nous coûter un bras…

Nous passerons sous silence le fait que les rues sont bien entendues gorgées de touristes du monde entier. Qui sommes-nous pour nous plaindre de cela? Nous en faisons partie, non?

Island Hopping : jour 1

S’il y a une chose pour laquelle nous sommes venus, c’est bien pour cela. Ces excursions d’îles en îles dans l’archipel des Bacuit sont l’attraction-phare de ce lieu, ce qui en fait un « incontournable » pour un voyageur. Ouais, bon, nous verrons si ça reste vraiment un « incontournable » à la fin de l’article. Vous sentez sûrement déjà de la réponse.

Nous réservons donc le jour de notre arrivée un tour pour le lendemain. Il comprend une excursion de 2 jours et une nuit, avec au programme la visite des meilleurs sites de l’archipel et une nuit de camping sur la plage d’une île déserte. Bien entendu, tout est compris: eau, nourriture, matériel de snorkeling, matériel de camping, etc. Alléchant, non?

A ce moment-là, nous sommes rejoints par de vieux amis, Mélanie et Claudio, deux Suisses en tour du monde que nous avions connus lors de notre séjour en Equateur. Coup de chance, nous sommes arrivés là au même moment! Ils sont accompagnés de deux amis venus leur rendre visite durant leurs vacances, ainsi que d’un couple d’Italiens connu dans le bus. Nous sommes donc 8. Le type de l’agence de voyage nous dit que nous serons 15 sur le bateau, de même que sur l’île le soir. Ça sonne très bien!

Le lendemain, rdv à 8h50 à l’agence. On nous emmène directement sur la plage. Là, c’est le choc…Nous avons rarement vu autant de monde sur le même site touristique. La plage dégueule de touristes de tous les côtés attendant leur bateau, tout comme nous. Nous nous disons déjà qu’elle pue, cette excursion.

Trop de monde? Non non, ça va…

Et ça s’étale loin, loin, loin!

Et là, nous attendons, encore, encore et encore. Devant nous, les bateaux partent les uns après les autres; la plage se vide au fur et à mesure. Et nous restons là avec ce sale pré-sentiment: toutes ces personnes seront déjà sur site quand nous arriverons! La moutarde commence à nous monter au nez. A 10h30, on nous annonce enfin qu’on peut embarquer. Pour couronner le tout, le bateau s’arrête à 30 mètres du bord et nous devons marcher jusqu’à lui, immergés jusqu’à la taille pour les plus grands, voire plus haut pour les autres.

***************Petite paranthèse sur cette technique***************

En attendant sur cette plage, nous avons eu le temps d’observer ce petit manège qui se trouve être une belle et grosse arnaque. Même s’il y a suffisamment de fond pour qu’ils avancent davantage, les bateaux s’arrêtent à 30 m du bord. Et pourquoi, vous demandez-vous? Pour le comprendre, il faut mettre cela en relation avec les vendeurs de plage. Que vendent-ils? En marge de leurs collier de perles moisis, des sacs étanches ainsi que toute sorte de pochettes plastiques pour garder ses objets électroniques au sec. Vous voyez le tableau? En voyant les gens galérer avec leur sac au-dessus de la tête pour monter sur leur bateau, les autres se disent « Mince, je vais tout tremper! Comment puis-je éviter ça? Ah, tiens! Des sacs étanches. Comme par hasard. Ça tombe bien! ».

***************Fin de l’expression de notre coup de gueule distingué***************

Nous embarquons donc enfin tant bien que mal. Et devinez combien nous sommes sur le bateau…30, soit le double du nombre annoncé. Il n’y a même pas de place assise pour tout le monde et 4 personnes sont assises au milieu, à même le plancher. Mais que voulez-vous? Il était trop tard pour faire marche arrière.

Small Lagoon

Nous partons donc joyeusement (ou presque) en direction de notre première arrêt : Small Lagoon. Ce lieu est idyllique en théorie. C’est un lagon totalement entouré de falaises à pic. L’eau y est d’un bleu turquoise; c’est simplement magnifique. Mais en arrivant sur les lieux, nous croyons halluciner. Le bateau doit s’arrêter juste avant l’entrée du lagon, celle-ci faisant deux mètres de largeur. Là, devinez combien de bateaux nous précèdent. Nous n’avons pas vraiment compté, mais cela devait avoisiner le nombre de 30. Ils sont tellement nombreux et amarrés tellement proches les uns des autres qu’il faut nager en slalom entre eux pour pourvoir passer. Notre bateau doit donc s’arrêter à environ 200 mètres de l’entrée. Et c’est à ce moment qu’on nous dit « Bon, ben, le bateau ne peut pas aller plus loin. Et il est déconseillé d’aller dans le lagon à la nage car il y a des méduses. Par contre, si vous le souhaitez, vous pouvez louer un canoë pour 300 pesos. Nous restons là 45 min. » Ah bah tiens! C’est bizarre, on nous avait pas prévenu qu’il fallait payer des extras!

Au vu du spectacle, Charline, dégoûtée, ne souhaite même pas se baigner. Alex et Mélanie, suivis par les autres décident de se jeter à l’eau et d’y aller à la nage après avoir réquisitionné un masque et un tuba. On ne va pas payer un canoë, non plus! Après des passages sous bateau, des slaloms, des évitements de canoë, Alex y arrive. L’endroit est magnifique, ça c’est sûr! Cette eau turquoise dans laquelle plongent ces falaises à pic vous projettent dans un autre monde. Enfin, ce serait vraiment le cas si ce spectacle n’était pas accompagné de dizaines de canoës jaunes sur lesquels se trouvent deux fois plus de gilets oranges (oui, oui, beaucoup de chinois aussi). Et oui, il y a des méduses, mais nous n’en avons vu que deux, ce qui en soi n’est pas vraiment dérangeant. De retour sur la bateau, nous démarrons pour nous rendre au prochain spot. A ce moment, le guide demande haut et fort à Alex « Pourquoi ta femme n’est pas allée à l’eau? ». A ces mots, Alex lui répond « Car elle n’avait pas envie de prendre un bain dans du gasoil! ». Vu l’absence de réponse, nous pensons qu’il a compris de quoi nous voulions parler.

Big Lagoon

Cap sur le 2ème arrêt: Big Lagoon. Et contre toute attente, il s’agit d’un grand lagon. Je vous vois déjà dire tout bas « Nooooooon, c’est pas vraiiiiii! ». Pourtant si. Pas loin du premier arrêt, cette étape sera le meilleur moment de la journée, voire peut-être même des deux jours. Là, peu de bateaux s’y trouvent. Ouf! Nous respirons un peu. Après être descendu dans l’eau n’ayant pas une grande profondeur, nous marchons quelques dizaines de mètres jusqu’à un énorme lagon encaissé au milieu de falaises vertigineuses. Trop profond pour faire du snorkeling, mais qu’est-ce que c’est beau tout de même. En revenant sur le bateau, nous mangeons tous ensemble. Au vu des quantités qu’il y a à manger, nous avons un peu peur. Un poisson (gros, soit. mais quand même) pour 30 accompagné de calamars, riz, légumes, fruits, poulet, le tout tenant sur une petite table. D’où notre crainte. Mais nous aurons finalement juste assez et tout le monde sera rassasié.

Snorkeling

Nous avons oublié le nom du spot, mais il fait partie du tour A comme les autres. En bref, un joli spot de snorkeling avec peu de poissons mais des coraux magnifiques.  Et bien entendu, une centaine de touristes dont la moitié en gilet orange. C’est joli, l’eau est bleue turquoise, les fonds sont beaux, mais rien d’extraordinaire non plus.

La nuit sur l’île

Nous nous dirigeons ensuite vers ce qui va être notre point de chute pour la nuit. Encore une fois, nous ne nous souvenons plus du nom, mais il s’agit d’une plage sur une île déserte quelque part. Quand nous arrivons, les tentes sont déjà montées pour la plupart. Lorsque nous investissons l’une d’elles, nous nous rendons compte que les matelas sont en fait des couvertures thermiques (vous savez, celles que l’on met sur le pare-brise de la voiture pour protéger du soleil), et qu’il n’y a pas de sac de couchage. Nous avions pourtant éclairci ce point avec l’organisateur avant de partir…Nous allons donc demander ce qu’il en est au monteur de tentes. Celui-ci tombe des nues. Ah bah non, faut croire que nous devrons nous en passer. Et ces couvertures thermiques ne sont pas des plus confortables. Nous sentons les morceaux de coraux au travers. La nuit va être sympa!

On a quand même eu du saucisson grâce à nos amis suisses! et servi dans une noix de coco svp!

Bref, nous relativisons. La situation est cocasse, mais notre vie pourrait être pire que ça, non?

Nous passons donc un bon début de soirée avec nos amis, à discuter au bord de l’eau. Au coucher du soleil, nous pouvons observer la sortie des chauve-souris partant chasser par milliers. Et elles sont énormes! Elles doivent bien faire 30 cm de d’envergure. Impressionnant!

Un peu plus tard, nous voyons un bateau arriver. Sans lumières. Puis une trentaine de personnes débarquer. Mais qu’est-ce que c’est que ce bin’s? Ces personnes se trouvaient apparemment sur une autre île  et ont du être rapatriées ici car leur endroit était menacé par le temps se dégradant. En gros, ils risquaient de finir leur nuit sous l’eau. Nous sommes donc à peu près 60 sur la même plage! C’est vraiment une organisation à la mord-moi-le-nœud! Et les pauvres ont du faire le chemin de nuit, tous feux éteints (car il n’y a pas de feux sur ces bateaux) dans le froid et le vent. Et sans aucun gilet de sauvetage! Non mais quelle blague!

Mis à part ça, la nourriture était bonne, suffisante, et le rhum-coca à volonté était offert. Et comme prévu, la nuit fut pourrie. D’autant plus que la tempête s’est levée au beau milieu de la nuit, et la tente a bougé dans tous les sens jusqu’à 6h du matin. Nous n’avons donc pas beaucoup dormi.

Island Hopping : jour 2

Le lendemain, nous nous réveillons de bonne heure et prenons notre petit déjeuner: du pain de mie avec des œufs brouillés à la tomate. Pas mal! Puis nous attendons. Nous attendons que l’on vienne nous chercher, car la veille, les bateaux sont rentrés à El Nido. Et quand nous disons que nous attendons, ce n’est pas peu de le dire! Le responsable des tentes nous annonce qu’ils devraient arriver à 9h30. Déjà là, une dizaine de personnes souhaitent rentrer à El Nido. Ceci est du à un petit changement de programme: l’organisateur nous dit qu’à cause du vent, le tour C (ce qui était prévu donc) ne pourra pas être fait et sera remplacé par le tour B, beaucoup moins spectaculaire. Nous décidons de rester, car nous n’avons que peu d’espoirs de nous faire rembourser la deuxième journée…

Le bateau arrive enfin à 11h30!!! De 11h30 à 17h, ça fait une journée complète pour vous? Pas pour nous. Et notre capitaine est une sous-brêle! Déjà la veille, nous doutions de ses talents. Mais là…il a mis 30 min à tenter de s’approcher de la plage pour jeter l’ancre, pour finalement s’arrêter à 20m du bord. En allant au bateau, 4 personnes se coupent les pieds sur les coraux. Il paraît donc normal de demander le kit de premier secours car certaines coupures sont assez profondes. « Sorry guys, I don’t have any medical kit ». Non mais là, c’est surréaliste! Les types t’embarquent 30 personnes durant 2 jours au milieu de rien et les laissent dormir sur une île déserte tapissée de jungle, et ils n’emportent même pas de kit de premier secours! Mais c’est une blaaaaaaaaague!

C’est à croire qu’ils n’ont même pas réfléchi une seconde avant de s’engager là-dedans…J’imagine bien le dialogue lors du montage du projet:

  • Hey Ricardo! T’as un bateau, toi, non?
  • Ma, si, porqué? (Oui, oui, je les imagine toujours parler espagnol, allez savoir pourquoi)
  • Et si on emmenait 30 gringos batifoler dans l’eau et dormir sur une île déserte dans une tente pourrie, et qu’on leur faisait payer le million?
  • Ma! Quelle bonne idée, amigo! Ma ça craint pas trop pour la sécurité?
  • La sécuriquoi?
  • Non, laisse tomber. On va se faire des millions de pesos, cabron!

Et c’est comme ça que le Island Hopping est né.

Cathedral Cave et Snake Island

La deuxième journée commence par la visite d’un grande grotte à moitié immergée dans laquelle on ne peut pas entrer en bateau. Nous l’observons donc de l’extérieur depuis le bateau, et partons 5 minutes plus tard. Rien de bien trépidant.

S’en suit la visite de Snake Island. Cette île porte ce nom car, à marée basse, une langue de sable la relie au continent qui se trouve une centaine de mètres plus loin. Ça, c’est magnifique! De plus, nous pouvons monter au sommet de l’îlot, depuis lequel nous avons un panorama partiel sur les environs. Et ça aussi, c’est beau! Malheureusement, encore une fois, nous sommes une bonne centaine de touristes au bas mot. Une population quelque peu trop nombreuse pour cette petite île…

Par ailleurs, à côté de notre bateau se trouve un party-boat. Une dizaine de bourrés se trémoussent sur leur embarcation avec la musique à coin. Un photographe immortalise même ce moment dont ils ne se souviendrons probablement pas le lendemain. Et sans vouloir être vulgaire, les filles se trouvant dans ce groupe se trémoussent comme des danseuses de cabaret et sont habillées comme des prostituées (pour rester polie). De plus, deux d’entre elles ne trouvent rien de mieux que d’aller à l’avant du bateau et de se rouler des galoches en public en se donnant en spectacle devant tout le monde. Ben ça! On en a de la chance de voir ça! T’imagines, si on était arrivés une heure plus tard, on aurait loupé ça, dis-donc! Un spectacle quelque peu désolant…Nous sommes bien contents de ne pas être sur ce genre de bateau! (Oui, oui, c’est Alex qui écrit cela. Et non sous la contrainte! 🙂 )

Suite à cela, nous partons jeter l’ancre aux abords d’une autre île, sur laquelle une grotte et une plage sont à visiter. Vu la queue de touristes qui semble être dégueulée par la grotte, nous ne nous donnons même pas la peine de descendre du bateau. Une fois les gens revenus à bord, nous mangeons. Là par contre, il n’y a as assez pour tout le monde et nous ne manquons pas de le faire savoir au capitaine. Celui-ci aura d’ailleurs de nouveau mis 30 min pour garer son bateau.

Pour finir, nous visitons un autre spot de snorkeling qui ne vaut même pas la peine d’être décrit.

Ouh que ça donne envie!

Le retour au bercail

Ça, c’était marrant avec le recul. Il faut savoir que le vent s’est peu à peu levé durant la journée. Et en fin de journée, il soufflait relativement fort, agitant passablement la mer. Ce qui fait que le retour fut quelque peu mouvementé. Et éclaboussures d’eau de mer + vent = froid. Le trajet de retour a duré près d’1h30. De quoi se les geler. Les gens tentaient tant bien que mal de se tenir à chaud en mettant les gilets de sauvetage ou en les tenant devant eux pour se protéger du vent et de l’eau, en se couvrant de leur serviette, etc. Alex a longuement observé les éléments de cette scène. Vu les positions de certains et les faciès de quasiment tout le monde, on aurait dit un bateau de réfugiés (en plus confortable quand même…).

Très efficaces les gilets de sauvetage soit dit en passant…

En arrivant à El Nido, nous ne sommes pas contents. Non seulement nous n’avons pas fait ce qui était prévu, mais en plus de ça le service était archi-nul! Sans compter tous les problèmes décrits ci-dessus. Nous partons donc avec nos deux amis suisses passer une petite brossée à l’organisateur dans son bureau. Alex commence par lui expliquer les points qui n’allaient pas, très tranquillement. Une fois qu’il eut fini, Mélanie prend le relais, et là, devant l’absence de réaction de l’organisateur, ça explose! Elle l’engueule comme s’il était un gosse de 8 ans. Là, il réagit et abdique, mais ne veut pas nous rembourser. Mais nous exigeons tout de même un compensation quelconque. Il accepte donc de nous payer une bière à tous les 8. Maigre compensation, mais qui passe tout de même très bien après ce périple.

Conclusion sur le Hopping Island

Ces tours ne valent franchement pas la peine dans ces conditions. Si vous voulez le faire, n’hésitez pas à vous payer un tour privé, quitte à débourser bien plus! Et surtout, mettez-vous d’accord avec le guide pour partir bien plus tôt que tout le monde, soit vers 7h30. De cette façon, vous éviterez la foule. Quant à dormir sur les îles ou non, vous pouvez avoir de la chance comme de la malchance. Nous avons également lu des retours d’expériences positifs Mais ne prenez pas un tour standard à 3’500 pesos pour deux jours, comme nous. Vous le regretterez.

Quant à la météo, ce n’est du ressort de personne, malheureusement.

Après l’Equateur, retrouvailles aux Philippines! (désolés pour la qualité pourrie…)

Nous pensons qu’il devient très difficile de visiter l’archipel des Bacuit dans les conditions idéales sans payer le prix fort. Ainsi, nous nous posons la question: cela vaut-il encore la peine de venir à El Nido pour faire cela si on a un petit budget?

Nacpan Beach

Le dernier jour, nous louons un scooter pour aller voir Nacpan Beach et surtout le point de vue qui domine cet endroit. Nacpan Beach est une plage magnifique! Et pas si touristique que ça finalement. Elle se trouve à quelques 30 min de route d’El Nido.

Lorsque nous nous dirigeons vers le point de vue, soit une petite colline dominant le reste, un gardien nous interpelle et nous dit que c’est fermé. Le propriétaire du terrain a décidé d’interdire temporairement l’accès. Super…C’est principalement pour ça que nous sommes venus jusque-là.

A défaut de pouvoir y monter, nous tentons donc de faire un peu bronzette sur la plage. Mais c’était sans compte les rafales de vents balayant la région depuis la veille. 10 minutes plus tard, les vagues de sable auront raison de nous. Nous repartons à El Nido et passerons le reste de l’après-midi à regarder un film dans notre chambre. Il est plus que temps que nous quittions cet endroit. Vivement le lendemain.

Le départ d’El Nido

Nous étions sensés prendre le ferry jusqu’à Coron. Encore une fois, c’était sans compter le vent. La veille déjà, les ferrys étaient annulés. On nous répète la même chose ce matin-là: trop de vent, trop dangereux. Mais nous nous étions préparés à cette éventualité. Nous n’irons pas à Coron. Au lieu de ça, nous reprendrons un bus pour Puerto Princesa, puis un vol jusqu’à Manille avant de nous rendre dans le Nord de Luzon en bus, à Banaue. Heureusement, une bonne partie des frais de bateau nous seront remboursés.

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Et alors, quid de El Nido?

Franchement, est-ce que cela vaut la peine que nous nous étalions encore sur le sujet? Touristes par milliers, expéditions chères et blindées, prix exorbitants pour tout, agitation constante…on continue? Bien que l’endroit soit magnifique, nous ne remettrons plus jamais les pieds à El Nido.

La photo de Teddy

info28 INFOS UTILES
Transports:

  • Bus Port Barton – El Nido: Depuis Port Barton, prenez un jeepney jusqu’à Roxas. Celui-ci part du centre entre 8h et 8h30 et met 1h30 environ (150 pesos). A Roxas, prenez le premier bus pour El Nido au terminal. Celui-ci met entre 3 et 4h et coûte 170 pesos.
  • Minibus El Nido – Puerto Princesa: 500 pesos pour 7 à 9h de trajet. Si votre chauffeur roule aussi vite que le nôtre, soit 140 km/h, vous mettrez 6h.
  • Location d’un scooter à la journée: 500 pesos
  • Bateau El Nido – Coron: 1’300 pesos pour 7 à 8h de traversée.

Hébergement:

  • Nous avons logé au Smile Lodge. Chambre très correcte, SDB privée avec eau froide, air climatisé, 850 pesos/nuit (ce qui est bon marché à El Nido!). Vous trouverez cet hôtel sur Airbnb.

Excursions:

  • Island Hopping 2 jours et 1 nuit standard: 3’500 pesos/pers., négocié à 3’000. Franchement, nous vous déconseillons.
  • Entrée à Nacpan Beach: 50 pesos/pers.
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