Charlex's World

— La péninsule d’Eyre —

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Après la traversée du désert de la Nullarbor, nous avons décidé de nous diriger plus au Sud vers la péninsule d’Eyre. Tu vois la côte du Sud australien qui ressemble à un petit triangle? Bah c’est là ! Si tu vois pas, suis le guide ! 

Itinéraire de l’étape

Streaky Bay

Cape bauer loop et Westall loop

Notre premier arrêt sur cette péninsule se fera à Streaky Bay. Le must ? C’est qu’il fait beau ! Il ne nous a pas fallu longtemps pour nous motiver à bouger.
Dans cette petite ville, les activités sont assez réduites mais il y a cependant un incontournable: les tours en voiture ! Une boucle sur une jolie piste (ça faisait longtemps)  pour aller voir des points de vue sur l’océan (ça aussi, ça faisait longtemps, tiens!).
Accompagnés de Van Damme (sérieusement ?), nous nous lançons donc à l’assaut des deux loops les plus connues: la Westall loop et la Cape Bauer loop.

Les deux sont superbes et méritent vraiment un arrêt mais la plage  »the granites » remporte la palme ! Ces gros rochers oranges face à une mer transparente, c’était pas dégueu !

Sinon, le grand truc incontournable à Streaky Bay, c’est d’aller voir les otaries au Point Labatt. Il s’agit apparemment de la plus grande colonie de lions de mer de l’Australie. Rien que ça ! Le seul truc problématique, c’est que c’est une piste archi pourrie pour s’y rendre et ces loulous sont apparemment tellement loin de la plate-forme d’observation qu’il est nécessaire d’avoir des jumelles. Mmmmh…ayant nagé avec ces jolis animaux quelques semaines plus tôt et voulant surtout économiser Van Damme, nous passerons notre tour. Next time…or not !

Venus Bay

Visiter tous ces  »lookouts » (prononcez à la française, c’est plus classe !) nous a pris une bonne partie de la journée et le soleil se couche gentiment (très suisse comme expression ça, gentiment…). Manquer un coucher de soleil nous ? Hors de question !

Bienvenue donc à Venus Bay ! La particularité de cet endroit n’est pas commune. En effet, selon les dires, de nombreux dauphins se trouveraient dans la baie. Ni une, ni deux, nous nous lançons dans l’unique randonnée de la zone. A peine 3 minutes plus tard, les premiers ailerons sortent de l’eau. Un, deux, trois, quatre….quinze, seize…. Le nombre de dauphins se trouvant ici est ahurissant ! On en revient pas d’assister à ce spectacle magique.

Les mouettes à rouge à lèvres!

 

Le seul petit truc, c’est qu’ils sont quand même un peu loin. Oui, nous adorons nous plaindre. Enfin surtout Charline car après tout, c’est très français de râler (Alex: c’est Charline qui écrit, promis!).
C’est alors qu’Alex tente le tout pour le tout et s’improvise  »siffleur de dauphins ». Monsieur siffle donc cette équipe de flippers sur les rires de Charline qui, avouons-le, n’y croit pas une seconde. Et pourtant…Croire à l’impossible c’est déjà le rendre possible. OK, c’est une citation digne d’un philosophe de Facebook mais pourtant…

Les dauphins nagent et se rapprochent de plus en plus de nous au son de la mélodie (ouais heu…qualifier ça de mélodie, c’est peut-être un peu trop). Et les voilà en 10 minutes tout prêts de nous (Alex: Je vous garantis que siffler au max du volume pendant 10 min, c’est pas une mince affaire!) , à peine à 2 mètres du bord en train de nous faire le show. Charline n’a bien évidemment pas pu retenir ses larmes face à une beauté pareille. En même temps, coucher de soleil + un énorme banc de dauphins = Oh my fucking God ! Manquait juste une licorne volant sur un fond arc-en-ciel pour parfaire le tableau.

Inutile de vous préciser que ce moment restera un moment fort que nous n’oublierons pas de sitôt. Un vrai rêve éveillé.

Alex, l’homme qui sifflait à l’oreille des dauphins. Ça claque quand même…

 

Coffin Bay national park

Après une nuit passée dans un camping gratuit en de bord de route, nos yeux s’ouvrent et découvrent l’horreur. Il pleut. Mais pour de vrai. Comme vache qui pisse, quoi !
Nous qui avions prévu de nous arrêter à tous les points de vue sur la route, hé bien c’est raté ! Zut, quelle poisse! On va rater les points de vue n°645 à 648! Nous faisons donc l’impasse sur ces derniers et nous dirigeons directement vers notre prochaine destination: Coffin Bay.

Pourquoi Coffin Bay ? C’est le paradis des huîtres et des fruits de mer en général ! Et devinez qui est la plus grande fan de fruits de mer du monde ?

C’est moi!

Détour donc obligé au Sud de la péninsule d’Eyre avec comme objectif: manger un énorme plateau de fruits de mer. Objectif que nous n’avons pas manqué de mener à bien dès le déjeuner. Des moules, crevettes, huîtres, langoustines, thon, calamar, du poulpe… En gros, une tuerie ! Mais précisons quand même que les fruits de mer sur le bassin d’Arcachon sont quand même meilleurs. Précision très importante. (Alex: ma femme, cet estomac sur pattes…)

 

Sinon à part nous empiffrer qu’est ce qu’on a fait à Coffin Bay?
Nous sommes allés visiter un parc national au nom très original: le Coffin Bay national park. C’est donc le sourire aux lèvres et le ventre repus (d’où le sourire) que nous partons en direction de celui-ci. Sous la pluie. La pluie battante. Par conséquent, la visite de ce parc national ne sera pas pour aujourd’hui mais nous décidons tout de même de dormir à l’intérieur. L’après-midi se fera donc sous le signe du geekage devant plusieurs épisodes de la série Braquo. Que voulez-vous, le voyage soigne beaucoup de maux mais l’addiction aux séries est incurable dans notre cas.

Finalement, au bout de quelques heures, en jetant brièvement un coup d’œil dehors, nous nous apercevons que le soleil est de retour mais également que de nombreux kangourous se baladent à quelques mètres. Ni une, ni deux, nous partons à leur rencontre. Ces petits bouts ne sont pas farouches et se laissent facilement approcher et même toucher du bout des doigts. Bien sûr, le nombre de fois où nous avons dit:  » Oh ils sont trop chous » ou « Oh ils sont trop mignons ‘‘ dépassent largement l’entendement.

Voyant le soleil apparaître et descendre , Charline arrive à motiver Alex à ranger tout ce qu’il y a dans le van et à prendre la route vers une falaise pour y voir le coucher de soleil. En gros, Charline qui motive Alex, ça donne ça: « Allez stp, viens on va voir. Pour une fois qu’y a le soleil, faut pas le louper. T’imagines s’il fait deg pendant une semaine après? En plus je suis sûre que le coucher de soleil va être splendide! » Ça va être magnifique, disait-elle.  Magnifique n’est finalement pas le mot approprié. Nuageux, gris, frisquet, venteux, dégueu ? Voilà des mots qui conviendraient mieux. Zéro coucher de soleil pour nous ce soir là. Et non, Alex n’était pas en colère contre sa femme qui l’a forcé à bouger car il l’aime très très fort ! (Alex: très très fort, oui. Heureusement, d’ailleurs.)

Le lendemain, la météo est un peu plus clémente et nous allons donc arpenter ce parc. La visite est rapide car la plupart des endroits ne sont accessibles qu’en 4×4. Ça faisait longtemps ça. Mais le peu que nous ayons vu, nous a bien plu et nous ne parlons pas de la vie sauvage. Des emeus, des aigles, des kangourous…Tous les jours le safari en Australie !

Port Lincoln

Le prochain arrêt sur cette péninsule est la ville de Port Lincoln. Alors autant dire que nous ne voyions pas ça comme ça. C’est une grande ville, plus grande que la plupart de celles traversées. Elle attire cependant un bon nombre de visiteurs. Non pas pour ses célèbres fruits de mer mais surtout pour les requins blancs. Houuuuuu ça fait froid dans le dos, hein! En fait, Port Lincoln est un des rares endroits au monde où il est possible de nager avec le Grand Blanc. Enfin nager…l’admirer de l’intérieur d’une cage. Faut pas être suicidaire non plus! Alex était vraiment intéressé par cette activité mais son prix prohibitif l’a tout de suite démotivé. Ah bon? 550 dollars ça motive des gens ? Apparemment. Et en tant qu’accompagnant ça coûte combien ? Seulement 380 dollars ! C’est donné ! Et pour faire cette activité, il faut être motivé à rester sur un bateau toute une journée (plus de 12 heures)  car les participants passent un par un dans la cage et ont droit à une heure de grands frissons en compagnie des dents de la mer.
Très peu pour nous donc.
Cependant, nous sommes quand même allés faire un tour dans une des agences proposant ces prestations. Pour nous renseigner un peu plus ? Que nenni, seulement pour y prendre une douche. Bah quoi, c’est le seul endroit de la ville qui propose des douches chaudes !
#doucheentoutecirconstance

Gros Fail du koala

Ce qui nous a poussé à nous rendre dans cette ville, c’est que dans les environs, il serait possible de rencontrer de nombreux koalas sauvages. Bien motivant tout ça. Le problème c’est qu’atteindre l’endroit où ces petites boules de poil se trouvent nécessite d’emprunter une piste. Il en faut plus pour nous démotiver. Finalement au bout de quelques kilomètres,  nous abdiquons. La route est dans un état minable. La décision de rebrousser chemin est prise au moment où la piste en vient à passer sur une voie de chemin de fer dans des conditions particulièrement pourries. Même si les koalas c’est trop mignon, garder Van Damme en état de marche reste notre priorité. Pas de koala sauvage donc pour nous pour le moment. Gros Fail #1 bonjour !

 

Whyalla

Un peu déçus par l’épisode précédent et par la météo absolument catastrophique, nous décidons de ne pas nous attarder plus que ça et de monter directement à Whyalla.
Une nuit sur une aire d’autoroute (nous on aime bien l’autoroute…) et une douche dans la marina de la ville plus tard, nous voilà au port de la ville. Pour y observer les bateaux ? Non, seulement les dauphins. Le port de Whyalla est célèbre pour abriter plusieurs dauphins pas trop timides. Le meilleur moment pour les observer, c’est lorsqu’un bateau rentre au port, soit en fin de journée. Les dauphins suivent les pêcheurs dans l’espoir de récupérer un petit poisson. Pas de bol pour nous, c’est le matin. A notre arrivée, aucun dauphin dans le port mais nous en apercevons deux au loin en nous baladant sur de la jetée. Nous attendons donc qu’un bateau rentre au port pour mieux les observer. Et malheureusement nous attendons encore. Ne faites pas la même erreur que nous en venant si tôt. Privilégiez les fins d’après-midi, les amis !

Bon, on a peut-être pas vu de dauphins de près (Fail #2) mais au moins il faisait beau et l’eau était plus transparente que du cristal. Oui messieurs, dames, nous avons vu beaucoup de cristal dans notre vie.

Royal flying doctor service base

Curieux comme nom, n’est-ce-pas? Comme on le sait, l’Australie est un pays énorme en terme de surface et ses habitants vivent parfois dans des régions très, très,très, mais alors très reculées et coupées du monde. Mais alors que leur arrive-t-il en cas de problème sérieux? Pas d’hôpital, pas de médecin à proximité, pas de dispensaire, c’est la mort assurée…C’est là qu’intervient le RFDS. Ce service de docteur aérien désert tout le territoire australien à l’aide de ses bases réparties sur l’ensemble du territoire. Et croyez-nous quand on vous dit qu’ils sauvent un certain nombre de vies.

Nous avons eu l’occasion de visiter la base de Port Augusta qui est ouverte au public. Après nous avoir passé un petit film de présentation de 10 min (assez vieux et franchement pas très compréhensible vu la qualité sonore et l’accent des narrateurs), on nous fait faire un tour de la base afin de visiter le plus important: un des avions. Nous avons de la chance qu’un des trois avions de cette base se trouve là! Le plus fun? Ces avions viennent directement de Suisse. Ce sont des Pilatus achetés à la Confédération Helvétique et adaptés à l’utilisation médicale. Pourquoi ces avions à hélices? Car ils sont solides, maniables et qu’ils peuvent atterrir sur de très courtes distances sur le bitume, ou même sur des pistes de gravier. Comme quoi, la Suisse n’a pas que ses couteaux ou sa fondue qui font sa fierté!

A propos de ces atterrissages, il n’est pas rare de voir certaines sections de routes (sur la Nullarbor par exemple) s’élargir et se transformer en piste d’atterrissage d’urgence. On se demandait pour quel type d’avion cela était fait; maintenant on le sait.

Dans l’avion se trouve tout le matériel médical digne d’un service des urgences. Brancards, écrans et appareils médicaux en tout genre, tout y est. Il y a de la place pour deux civières et une autre personne assise en plus du pilote et du médecin. Sans compter l’élévateur sortant du côté de l’avion pour faire entrer ou sortir le brancard. Du matos de pointe! Coût de l’avion? 3’000’000 de dollars australien. Coût du matériel? 3’000’000 en plus! On peut comprendre que les dons à ce service sont les bienvenus. A bon entendeur! En tout cas, nous, ça nous a scotchés!

Ps: Pas de photo de Teddy cette fois-ci. Ce dernier a attrapé une gripe à cause de toute cette pluie!

La péninsule d’Eyre en quelques mots

La péninsule d’Eyre fut une jolie étape, mais un peu trop arrosée à notre goût (on parle de pluie, pas d’alcool!). En effet, la pluie, le vent et le froid ne nous aura pas facilité la vie. De plus, nous devons avouer que par rapport aux points de vue sur l’océan en plein hiver, nous saturons quelque peu. Cependant, jamais nous ne regretterons d’avoir fait ce gros détour pour venir ici après avoir vécu cet instant magique avec les dauphins. Mais surtout après avoir mangé de succulents fruits de mer !

 

A suivre: Un de nos coups de coeur en Australie. Changement d’ambiance et place au western dans les Flinders Range !

 

info28 INFOS UTILES

Campings:
  • Yangie Bay campground: 10 AUD/personne pour la nuit. Pas de douches. Bbq à dispo et possibilité de faire du feu. Vue sur la mer. On conseille!
Loisirs:
  • Entrée du parc national de Coffin Bay: 10 dollars / véhicule. A payer en ligne avant d’arriver dans le parc.
  • Visite du RFDS de Port Augusta: gratuit, sur donation. Fermé entre 12h et 14h.
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