Charlex's World

— Les Flinders Ranges: peintures, rando & frayeur! —

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L’océan c’est bien joli, mais voir des plages à longueur de journée sans pouvoir s’y baigner (bah oui c’est l’hiver…), ça commençait gentiment à nous pomper l’air. Nous avions envie de retrouver l’outback que nous aimons tant et surtout de nous dégourdir les jambes. Quand nous avons appris l’existence des  »Flinders ranges », nous n’avons pas hésité longtemps à faire ce détour de 400 kilomètres. Et c’est sans aucun regret. Suivez le guide !

Notre itinéraire

Les Flinders Ranges, avant d’être un parc national, c’est une région très étendue et très reculée en Australie.
D’ailleurs, on trouve par ici une des régions les plus arides du pays.
De nombreuses ruines se trouvent le long de la route et ce rude climat est le principal responsable de l’abandon de ces anciennes fermes.
L’ambiance western nous envahi dès notre arrivée à Quorn, la porte d’entrée dans les Flinders.

Bienvenue chez Lucky luke !

Wilpena Pound

Le premier arrêt dans ce parc national sera le Wilpena Pound (ou Ikara pour les aborigènes) . C’est un amphithéâtre naturel dont on ne fait plus la renommée. C’est d’ailleurs grâce à dernier que le parc des Flinders range s’est fait connaître. Malheureusement, d’en bas il est difficile de se rendre compte qu’il s’agit d’un amphithéâtre. Le mieux est de faire un tour en avion afin de survoler cette merveille.
Hors la météo instable ne nous inspire pas confiance…

Un froid de canard au camping

On vous a dit que c’était une des régions les plus arides du pays ? Alors ça, c’est sur le papier uniquement. Notre arrivée au camping se fera sous la pluie, le vent et le froid ! Mais pas le petit froid qu’on a connu jusqu’à maintenant… Non le vrai froid ! Tu sais celui qui te fait friser les poils du… Ouais enfin tu vois quoi.
Le fait que le camping se trouve dans une forêt n’aide pas vraiment à réchauffer l’atmosphère. L’humidité est au maximum. Ok, ok! On arrête de se plaindre, promis! C’est vrai qu’avec le recul, c’est peut-être un peu gonflé.

Les arbres improbables, non?

La pluie ne nous empêche pas de faire le tour du propriétaire et de découvrir avec joie que certains sont moins frileux que nous. Hormis les Australiens, dont certains se promènent en short t-shirt (normal par 10°C), les kangourous aussi! L’endroit en est envahi pour notre plus grand bonheur (des Australiens et des kangourous). Non, on s’en lassera jamais (des kangourous, cette fois). Nous faisons aussi la rencontre de beaux perroquets au couleur de la Gambie. Quoi? Vous connaissez pas les couleurs du drapeau de la Gambie, vous ? Bleu foncé, vert et rouge ! Sublimes mais malheureusement impossible de prendre ces merveilles en photo…
D’ailleurs, je crois qu’on l’a déjà dit mais on le répète: les oiseaux en Australie c’est la folie ! Et vas-y qu’il y a des perruches, des perroquets, des kookaburras (rien que le nom ça sonne classe)… Ouais bah nous d’abord on a… Euh on a…Les pigeons ! C’est classe aussi un pigeon…
Après une nuit légèrement glaciale, nous nous réveillons donc en pleine forme (les yeux cernés jusqu’au menton en fait) prêts à arpenter le parc…sous les nuages. Région la plus aride? ouais c’est ça !
C’est pas grave on keep the smile (« garde le sourire » pour les allergiques à la langue de Shakespeare) et nous décidons tout de même de faire quelque chose de notre journée. C’est parti donc pour Arkaroo !

Arkaroo

Ça sonne très Pokemon comme nom hein? Soyons sérieux une minute. Arkaroo est un site très important pour le peuple adnyamathana. En effet, on trouve sur ce site des peintures aborigènes dont on ne connaît malheureusement pas la date de création.
Ce que l’on sait en revanche, c’est qu’elles symboliseraient la création de l’Ikara. On rappelle pour ceux qui suivent pas: l’amphithéâtre naturel appelé aussi Wilpena Pound.
La marche pour y accéder, bien que dans les nuages, est superbe et relativement courte. A peine une heure pour réaliser la boucle. Les peintures valent le coup d’œil mais nous avouons avoir été un peu frustrés en arrivant devant et en n’ayant aucune explication concernant la signification des symboles.
Malgré ce petit bémol, on a adoré retrouver nos chaussures de marche (et l’odeur qui va avec)!

Ascension du mount Ohlssen Bagge

La faim commençant à se faire sentir, Van Damme ne tarde pas à nous ramener au camping pour calmer au plus vite nos estomacs. Règle n°1 des Charlex: ne jamais rater un repas. Hé oui, manger c’est la vie mes amis !
Et vous savez ce qui est encore mieux que manger ? Manger en apercevant le soleil ! Le voilà, celui-ci ! On l’avait presque oublié. Nous n’avons pas traîné avant de nous remettre en route. Enfin en marche !
Le sommet le plus connu et le plus impressionnant des Flinders est le St Mary’s peak. Or, grimper à sa cime est irrespectueux pour les aborigènes car ils considèrent cette montagne comme un lieu extrêmement sacré. Autant vous dire donc que nous ne nous sommes pas posés la question 2 fois et avons opté pour une autre montagne. Le mont Ohlssen Bagge.

Cette randonnée commence dans la forêt. Endroit parfait pour observer nos copains les kangourous et des sublimes oiseaux tels que le kookaburras. Pas de photo de ce dernier (trop rapides !) mais on y travaille !
Le chemin commence rapidement à grimper et le ciel se dégage à mesure que nous avançons. Cette roche orange a la particularité de nous donner le sourire. Cela représente à notre sens si bien l’Australie. La montée au sommet se fait bizarrement très facilement pour des gens qui n’ont plus l’habitude de marcher (ouais ça fait un peu 2 mois qu’on a les fesses vissées sur le siège de Van Damme et qu’on bouffe n’importe quoi…). A croire que nous avons toujours notre forme olympique.
Une fois là-haut, une seule réaction: WAOUH !

Bizarre non?

Que dire de plus ? Nous avons le privilège de dominer les Flinders. La meilleure dans tout ça ? Plus un nuage et une vue absolument dégagée. C’est sublime. Nous profiterons un long moment de ce panorama en sentant le soleil réchauffer notre peau avant de redescendre en direction du camping (remarquez, même avec le soleil, fait pas si chaud que ça!).
Notre journée se terminera en beauté au milieu d’un champ accompagné de troupeaux de kangourous et d’emeus.
A noter que ce parc est un véritable paradis pour l’observation des animaux. A notre avis, c’est le n°1 pour ça !

Sacred canyon

Le lendemain, notre découverte du parc continue et commence par la visite du Sacred canyon. Comme son nom l’indique, il s’agit d’un canyon sacré pour les aborigènes mais qu’il est tout de même possible de visiter sans les offenser.
Cependant, pour arriver là il aura fallu se taper une piste bien bien pourrie qui est envahie de kangourous bronzant au soleil ! Rien que pour ça, ça vaut le coup tellement leur nombre est effarant.
La visite dans le canyon est très rapide car ce dernier n’est pas très profond. On y trouve des gravures symbolisant le cycle de la vie, des kangourous, émeus…

Petite parenthèse: vous savez comment on appelle un troupeau d’émeus?

Scenic drive

S’il y a bien un truc à ne pas rater dans les Flinders ranges, c’est la route qui fait une boucle à travers la Bunyerro gorge et la Brachina gorge.
Le seul hic ? Ce n’est pas vraiment une route mais plutôt une piste de 40 km. Sachant que Van Damme n’est pas assuré sur les pistes, ça n’aurait pas été vraiment sage de s’y aventurer…Du coup, on y est allés. Par chance, la piste était très bonne et nous n’avons pas eu à traverser de rivières. Les points de vue le long de cette route sont à couper le souffle.

Mais au bout d’une vingtaine de kilomètres, panique à bord ! Nous nous apercevons que la jauge de température est à son maximum lorsque le moteur est allumé, mais à l’arrêt uniquement. Celle-ci, sensée se rester stable à la moitié, n’annonce rien de rassurant. Le manuel est bien formel: si ça arrive, s’arrêter tout de suite et appeler le dépanneur. Sauf que si on doit appeler la dépanneuse maintenant alors qu’on est sur une piste, ça risque de coûter très très cher.
Que faire ? Faire demi tour en étant sûr de l’état de la route ou continuer et croiser les doigts pour que ça passe ? Parce que si vous avez fait le calcul, la jauge a commencé à prendre ses aises à 20km de parcours, soit au point le plus éloigné de la route! Nous décidons finalement de continuer et de terminer la boucle coûte que coûte. Fallait nous voir tendus comme des strings à faire rouler Van Damme, tout en essayant de profiter du magnifique paysage qui nous entourait!

Par chance, cela se passera sans encombre.
Il s’avère que le réservoir du liquide de refroidissement était complètement vide…chose qui ne devrait pas du tout arriver. Après avoir remis un litre de liquide sans que le niveau minimal ne soit atteint, nous avons fait appel à l’assurance qui nous a envoyé un garagiste. Finalement, ce dernier ne trouva aucune fuite. Donc, problème résolu…pour le moment.

Cazneaux Tree

Warren gorge

Notre troisième nuit dans la région des Flinders se fera dans un camping au cœur des Warren gorges. Il s’agit de gorges très peu touristiques mais qui ont la particularité d’abriter une espèce rare de wallabie: le yellow footed rock wallabie. Soit le wallabie à pattes jaunes. Cette espèce ne se trouvant que dans cette région du monde, nous nous devions de partir à sa recherche.
C’est donc dès le lendemain matin que notre quête de l’animal commence ! Enfin, ça a commencé après un bon thé chaud et après avoir enfilé couche après couche. En effet, le froid est reparti de plus belle. Tellement que le sol est gelé. Ça caille sévère par ici !
Une seule randonnée est possible ici et elle fait le tour des gorges de Warren en environ 2h30 de marche.

 

Le chemin commence dans la forêt et ne tarde pas à monter offrant une jolie vue sur la vallée. Les seuls bruits que nous entendons sont les vaches en contrebas. En y regardant de plus près on aperçoit à leur côté plusieurs kangourous venus brouter dans le même pré. Ha c’est trop cute !
Nous arrivons rapidement à un joli point de vue, et là c’est l’observation. Malheureusement, pas un wallabie en vue. D’ailleurs, nous n’en aurons pas vu un seul. Même pas de loin. Déception. Bien que cette randonnée soit jolie, nous n’avons pas été réellement conquis. En marchant autour d’une gorge, nous espérions avoir des vues sur la magnifique roche de cette dernière. Or, il s’agissait en réalité plus d’une balade en forêt. Bref, pas de wallabie, pas de wallabie !

Wilmington, paradis des animaux

Si nous avons été déçu par l’absence de faune dans les gorges de Warren, ce ne fut pas le cas à Wilmington ! Ah que non ! Cette petite (minuscule) ville n’a pas vraiment d’intérêt hormis qu’elle possède le musée de la marionnette et du jouet. La tentation fut grande, avouons-le, nous avons su résister. Plus sérieusement, cette ville est la porte d’entrée d’Alligator gorge. Comme nous avons eu bien bien froid durant ces dernières nuits, l’appel du chauffage était plus fort que tout. C’est ainsi donc que nous avons décidé de nous arrêter dans l’unique caravan park de la ville: le Beautiful valley. Et quel bonheur ! Jack, le propriétaire, nous met de suite très a l’aise et nous fait nous sentir comme à la maison. La particularité de ce lieu est qu’il abrite de nombreux animaux se baladant librement sur cet immense terrain. Nous partagerons donc pendant quelques jours notre bout d’herbe avec le poney Caramel (nous l’avons surnommé ainsi – original pour un poney non ?) et les adorables moutons et agneaux.
Bien que ce soit très mignon, jusque-là rien de vraiment exotique.

Alex: Rien d’exotique? Parle pour toi! Un rêve devenu réalité!

Jack nous invite dès la nuit tombée à venir le rejoindre afin de nous montrer un tout autre animal inconnu par chez nous: le possum. A ne pas confondre avec l’opossum, qui n’a franchement pas une tête de gentil. Nous faisons tout d’abord la connaissance du petit chouchou de Jack: Zep. Ce petit possum est absolument adorable et pas farouche du tout ! Il n’hésite pas à nous monter dessus et à chercher partout un crackers à se mettre sous la dent. Et en plus, c’est tout doux ces petites bêtes !
A mesure que nous avançons, nous nous rendons vite compte que le lieu en est envahi. On craque totalement. Mention spéciale pour les bébés accrochés sur le dos de leur maman.

Alex: ça a l’air chou comme ça, hein? Ouais, c’est ça! Ça, c’était environ 5 secondes avant qu’il ne décide de lâcher sa pêche sur mon épaule.

Cette rencontre a sacrément marqué Alex. La preuve en est qu’au beau milieu de la nuit, Mr se redresse dans le lit et réveille Charline:

  • Y’a des possums partout !
  • Ah bon, où ça ?
  • Dehors, il y en a partout !

Cette dernière vérifie donc par la fenêtre avant de se rendre compte qu’Alex était en train de dormir…
Nous avons adoré les moments passés dans ce caravan park. Et non, le Wi-Fi qui cartonne n’y est pour rien. Quoi que télécharger tous les nouveaux films du moment, c’était quand même bien cool ! Geeks vous dites ? A peine 😉

Alligator gorge

Ce n’est pas tout de glandouiller au caravan park mais nous sommes quand même allés visiter ce pour quoi nous sommes venus ici: l’alligator gorge.
Nous décidons de faire la boucle qui passe à travers les gorges. Quelle merveille. Cela nous rappelle le parc de Karijini que nous avons tant aimé dans l’état du Western Australia. Cependant, ici la végétation verte contrastant avec la roche orange donne à ce lieu une atmosphère particulière.
Nous ne comptons plus le nombre de photos que nous avons pris de ce lieu.
Et sinon, pourquoi alligator gorge ? Franchement, aucune idée. Mais on peut assurer qu’il n’y a pas d’alligator là-dedans. En tout cas, nous ne les avons pas croisés ! Quel dommage…

Morialta conservation park

Après 5 jours dans cette région de l’Australie, il est temps pour nous de partir vers de nouvelles aventures en nous dirigeant vers Adélaïde. Vous devez savoir, si vous nous connaissez bien, que nous évitons au maximum les villes. Bien que la ville d’Adélaïde ait l’air très agréable, nous y attarder ne nous tente pas trop. En revanche, à environ 10 kilomètres de la ville se trouve un parc qui mérite le détour: le Morialta conservation park.

En plus d’être gratuit, ce parc possède de nombreux sentiers de randonnées qui valent le détour. Nous avons effectué une petite rando, une boucle reliant 2 cascades. Nous avons du mal à imaginer que nous sommes tout prêt d’une ville tellement la nature est luxuriante. De nombreux eucalyptus se trouvent ici et qui dit eucalyptus dit….? Koala bien sûr !
Nous avons presque attrapé un torticolis en cherchant ces petites bêtes à poil. Hé bien, ce n’était pas pour rien car nous en avons quand même vu trois. Haaaaa, nos premiers koalas sauvages…Contents les Charlex!
C’est quand même plus plaisant de les apercevoir ici que dans un enclos!

 

Encore une fois, on a oublié Teddy…Teddy, c’est le genre de trucs auxquels tu penses tout le temps…sauf quand t’en as besoin!

Les Flinders Range auront marqué notre voyage en Australie. Des montagnes qui changent de couleur en fonction du soleil, une vie sauvage abondante, des peintures aborigènes rappelant l’histoire mais surtout une ambiance western assurée !
C’est un gros coup de coeur que nous vous partageons là. Un conseil: foncez les yeux fermés (ouais enfin, pas trop quand même…y a quelques ravins)!

 

A suivre: Direction un nouvel état: le Victoria. Première visite: les Grampians avec au programme de la randonnée !

 

info28 INFOS UTILES

Campings:

  • Wilpena Pound: 25 dollars pour un emplacement sans électricité. Sdb avec eau chaude. Propreté des sanitaires qui laisse à désirer.
    En haute saison (soit l’hiver) réservez sur internet.
  • Beautiful valley caravan park: 28 dollars pour un emplacement avec électricité. Gros coup de cœur, à conseiller ++++

Loisirs:

  • Entrée du parc national des Flinders Range: 10 dollars par véhicule pour un pass valable 5 jours. A payer directement à l’office du Wilpena Pound ou en ligne.
  • Entrée de l’alligator gorge: 10 dollars par véhicule.
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