Charlex's World

— De Shark Bay à Kalbarri —

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Well, après avoir taillé la route, ça continue. Une merveille après l’autre, nous dévorons toujours ce pays avec autant de plaisir et d’entrain. Remarque, c’est quelque chose d’assez instinctif vu la beauté des lieux. Shark Bay et Kalbarri, nous voilà!

Itinéraire de l’étape

Et qu’avons-nous découvert durant cette étape? Beaucoup de chose, à commencer par une de la plus haute importance!

Le tropique du Capricorne

On a passé le tropique du Capricorne! C’est un truc de fou, mec! Si on m’avait dit que je ferai ça un jour dans ma vie… Genre quand tu le passes, tu sens l’énergie de Gaia te traverser et t’es en osmose totale avec le monde qui t’entoure. Tes sens sont exacerbés et tu peux presque voir les ailes des mouches battre au ralenti ou sentir la terre qui bouge sous tes pieds. Encore mieux qu’un trip à l’acide!

Hum… Ouais bon… En réalité, c’est un panneau. Très joli, certes, mais c’est un panneau. Expérience indescriptible. Vraiment.

Cette nuit-là, nous avons dormi sur un bushcamp site magnifique. Malheureusement, nous ne nous souvenons plus du nom. Un petit feu, des grillades, un ciel étoilé d’une beauté rare… Rien à dire de plus. Ah si! Un point négatif, les mouches! Mouches dans tes yeux, mouches dans tes oreilles, mouches dans ton nez, mouches dans ta bouche…Alex, encore une fois bien plus victime de ce fléau que Charline, devait en avoir pas loin d’une trentaine sur lui. Heureusement, monsieur est inventif et a su déjouer leurs plans machiavéliques.
 

Les Blowholes

Un peu plus loin sur la route, nous nous sommes rendus dans la région de Qobba. Ce qu’il y a à voir dans ce coin, ce sont les Blowholes. Avant d’y arriver, quand Charline en parlait, elle appelait ça les Blueholes. Du coup, Alex s’attendait à des espèces de trous dans la roche avec de l’eau bleue turquoise au fond. Mais alors pas du tout! Complètement à côté de la plaque!
Pour les non-anglophones, « blow » veut dire « souffler ». Quoique ça peut aussi vouloir dire autre chose dans un langage un peu plus commun… On s’arrêtera là et on vous laissera chercher ça tous seuls. Mais quelque chose nous dit qu’à ce stade, les esprits mal tournés auront déjà compris.
Bref, blowhole = trou qui souffle. Ce sont donc des cavités dans la roche giclant de l’eau tels des geysers sous l’effet des vagues qui s’infiltrent. C’est beau et c’est grand!
 
En partant de là, une fois sur la route, Charline s’écrie « Bébé! Là! Je crois que j’ai vu une baleine! Elle a sauté, jte jure! ». Du coup, Alex, sans réfléchir, arrête Van Damme, saute dehors et coure les 100 mètres qui le séparent du bord afin de mieux voir…pour se rendre compte qu’il s’agit d’un petit bateau de pêcheur balancé par les vagues… Effectivement, c’est dingue ce qu’il a du sauter haut! On aurait pu croire à une blague de la part de madame, mais non. Même pas.

La presqu’île de Shark bay

Prochaine étape, la presqu’île de Shark Bay. Ça sonne bien, hein! Ben mon pote, si tu savais.

Les stromatolites

Cékoisa? En dehors d’être le premier arrêt de cette zone, les stromatolites sont des formations rocheuses créées par des bactéries anaérobies (vivant dans oxygène) au fil des années. Ces formations peuvent être entièrement immergées ou partiellement. Du fait de l’activité bactérienne, il est déconseillé de se baigner là. Bref, les stromatolites strointéressant, stromagique, stromagnifique, stromassif, stromae, alors on danse.

Shell Beach

Le clou du spectacle. Rien que pour ça, on aurait fait les 200 km de détour. Je pense même que ne pourrais revenir en Australie rien que pour revoir ça! Encore une fois pour les non-anglophones, « shell » = »coquillage « . Nous nous attendions donc à une plage recouverte d’énoooooooormes coquillages! Quelque chose d’impressionnant, quoi…. Penses-tu? Australie, là tu nous déçois. Profondément! On y trouve des coquillages, certes. Mais les seuls entiers sont au bord de l’eau. Sur le reste de la plage, on dirait simplement du sable (coquillages en morceaux). Et les rescapés au bord de l’eau sont tout petits! Des bêtes coquillages, quoi. On ne sait pas si c’est plus beau par temps ensoleillé, mais pour être francs, on a trouvé ça dénué d’intérêt!

C’est marrant mais la photo donne presque mieux qu’en vrai…

Eagle Bluff

Dernière étape de la presqu’île : la baie des requins. En dehors du fait qu’elle est absolument splendide, cette baie accueille par beau temps moult requins, raies, tortues et autre animaux marins visibles depuis le haut de la falaise. Seul problème: le temps est littéralement dégueulasse. De la pluie, du vent, des vagues…Beau coup de bluff, effectivement. On appellera donc cet endroit simplement « la baie » aujourd’hui. Cela dit, rien que l’endroit en lui-même vaut le détour!

 

Que d’émeutions!

Non parce qu’il fallait quand même qu’il se passe un truc intéressant sur cette presqu’île! Sur la route de sortie du parc nous est arrivé un événement que nous ne sommes pas prêts d’oublier. Rappelons que l’Australie est un pays où les routes peuvent être dangereuses à cause des animaux qui traversent. Ainsi donc, les kangourous furent au rendez-vous au bord de la route. Mais pas que! Alex, conduisant tranquillement à 80km/h sur une belle et longue ligne droite, aperçoit quelque chose dans sa vision périphérique sortant d’un buisson sur la gauche (du côté de Charline vu que le volant est à droite ici). Un quart de seconde plus tard, il réalise que c’est un émeu qui fonce littéralement sur Van Damme! Du coup, son réflexe de Jedi a été de braquer le volant vers la droite (pas trop quand même!). Ce décalage de 30 cm a évité à Van Damme de se manger une autruche en pleine tronche!  Le bestiau s’est arrêté à 10 cm de la vitre de Charline. Celle-ci n’a même pas eu le temps de voir ce que c’était. Et coup de bol, le van arrivant en sens inverse était à bonne distance. D’ailleurs, son chauffeur était mort de rire!

Alex aurait juré que l’émeu l’a fait exprès. Il a des milliers d’hectares de terrain désert et choisit cet endroit précis pour se jeter contre un van lancé à 80 km/h. Deux hypothèses s’offrent à nous. La première : un émeu suicidaire. La deuxième : un émeu kamikaze. Mais Alex n’a pas eu le temps de voir s’il portait une ceinture d’explosifs. Par ailleurs, Daesh n’a encore rien revendiqué.
Bref, cet émeu nous a ému. ***HahaClapclapElleestbienbonne***

Kalbarri National Park

Voilà le deuxième grand chapitre de cette étape. Le problème est que pour cause de travaux sur la route, la plus belle partie du parc, l’intérieur des terres, était fermée au public. Mais nous avons trouvé une astuce.

River gorges

C’est le nom donné à l’intérieur des terres. À l’office du tourisme du parc, une fois que Charline a dévalisé les présentoirs à prospectus, nous demandons à l’accueil s’il y a possibilité de visiter cette partie. Coup de bol: les véhicules privés sont interdits mais un tour opérateur y va deux fois chaque jour. Une fois n’est pas coutume, nous sautons sur l’occaz! C’est pas dans nos habitudes, mais là, ça nous aurait fait vraiment mal de passer à côté de ça.
Au programme : une expédition de 3h dans l’après-midi pour visiter les sites Nature’s Window et Z-Bend lookout. Et cette expédition était plutôt agréable. Même si nous avions l’impression de faire partie du Club Med, l’avantage est que nous étions le seul groupe de 20 personnes sur les sites, chose qui ne doit pas être pareille si le parc est ouvert.

Un petit détail tout de même: sur chaque site, on s’est dépêchés de sortir du bus en premier et de presque courir sur site pour prendre quelques photos avant l’arrivée du groupe. Tout ça en nous disant « Magne-toi, magne-toiiiiiiiii viiiiiiiite ils arriiiiiiivent! ».

Pelican style

Après une bonne nuit bien agréable dans un caravan park (ce qui est synonyme de douche brûlante le soir Et le matin!), nous allons au bord de l’eau de l’autre côté de la route pour assister à un événement quotidien : le pelican feeding. Tous les matins, une équipe de volontaires vient à cet endroit nourrir les pélicans devant les yeux ébahis et amusés des touristes. En règle générale, nous n’aimons pas trop ce genre d’événements mais nous étions curieux.
Ce qui est sûr, c’est que les pélicans sont hyper ponctuels et qu’ils savent exactement qui porte le poisson. Leur joie se voit d’ailleurs dans leur façon de marcher dès qu’ils voient le type arriver. Comique!

Bref, c’est sympa et distrayant comme activité le matin. Mais sans plus.

Kalbarri coastal cliffs

Suite au spectacle matinal, nous partons arpenter la deuxième partie du parc: les falaises sur la côte.
Cette partie du parc est une succession de points de vue plus beaux les un que les autres sur les falaises. On retrouve d’ailleurs avec plaisir cette couleur cuivre de la roche qui nous rappelle le Nord-Ouest du pays.

Red bluff beach

Premier point de vue dominant la côte. Un vent phénoménal mais une vue incroyable.

De Mushroom Rock à Rainbow valley

Pot Alley

De loin le plus beau point de vue de la côte à nos yeux.

Eagle gorge

A 500 m du parking, Alex, en voyant l’océan, s’exclame « Purée y a une baleine qui vient de sauter là! » Et là, c’était pas un bateau de pêche! Par conséquent, on saute hors de Van Damme et on va se poser au bord de la falaise. Et là, on les admire au loin. Elles sont là et elles sont des dizaines! Malheureusement,  celles qui daignent sauter sont très loin. Mais pas grave, voir le dos des autres nous suffit. Magique!

En dehors de cela, le point de vue est également sublime!

Island Rock et Natural Bridge

Ces deux points de vue sont juste à côté l’un de l’autre. Et là, une surprise nous attend. Les baleines y sont également, mais encore plus près! Et en plus certaines nous feront l’honneur et la joie de sauter hors de l’eau. On en revient pas!

Mais bien sûr, comme Alex l’a expliqué à Charline, ce n’est rien en comparaison des baleines du Léman (ou lac de Genève pour ceux qui n’y connaissent rien).
*** Pour ceux qui savent le faire, lisez le passage suivant en tentant d’imiter l’accent vaudois. ***

Tous ceux qui les ont vu peuvent en témoigner : rien de plus beau qu’une baleine lacustre! D’ailleurs tout le monde le sait, le jet d’eau de Genève en est inspiré. Souvenons-nous de ce fameux printemps ou le monde a pu observer un phénomène unique au monde : la migration des baleines lacustres. Les habitants de Port-Valais, les plus chanceux, ont pu les voir sauter tels des saumons à l’embouchure du Rhône pour le remonter jusqu’à Sion (d’où l’appellation « migration ») afin de mettre bas, puis redescendre en se laissant porter par le courant. Quel spectacle magique!

Alex: ouais j’ai peut-être un peu craqué là… N’empêche, ce serait hyper cool quand même!

Parking de l’enfer

Puis cette étape se terminera en beauté sur un camping qui nous restera en mémoire de par sa beauté : une magnifique aire d’autoroute au charme des plus séduisants. Heuuuulàlà mais le bon temps qu’on a passé sur ce parking de l’enfer! Un peu de terre, du PQ partout, un vent à te retourner Van Damme et des road trains passant à moins de 5 mètres toute la nuit. Un souvenir impérissable. On était d’ailleurs tellement occupés à en profiter que forcément, on a même pas pris de photos.

La photo de Teddy

Après une visite sans trop de convictions à Shark Bay, le parc Kalbarri a relevé le niveau. On s’attendait à voir de belles choses, mais pas à ce point. Et les baleines furent la cerise sur le gâteau. Quand on vous dit que l’Australie envoie du lourd…

 

Au prochain article, nous vous emmènerons avec nous sur la turquoise coast. Au programme: des otaries, des pinnacles et des kangourous à foison !

 

info28 INFOS UTILES

Logement :
  • Murchison caravan park : 35 AUD la nuit pour un emplacement sans électricité.
Excursions :
  • Tour opérateur à River Gorges: 45 AUD pour 4h et 3 sites le matin ou 36 l’après-midi pour 3h et 2 sites. Cette solution temporaire est en place en tout cas jusqu’à fin juillet. Durant le mois de juillet, le parc ouvre parfois. Le calendrier est dispo à l’office du tourisme.
  • Pelican feeding : à 8h45 tous les jours en face Murchison caravan park.
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4 reflexions sur “— De Shark Bay à Kalbarri —

  1. Mick

    C’est étrange… cette photo avec le panneau du tropique du capricorne, vous ne l’aviez pas posté il y a 2 ou 3 semaines? Au début de votre aventure australienne? Y aurait-elle une rupture dans le continuum espace-temps?

    Bref! Comme j’aime beaucoup les making-of, les « behind closed door »…. pourquoi ne feriez vous pas un article FAQ? (« Foire aux questions ») et ainsi répondre aux interrogations les plus folles: Quel est votre état d’esprit après tout ce temps? N’avez-vous pas peur du coup de blues en rentrant? Vous engueulez-vous souvent? Qui prend tout la couette la nuit? Etc..

    1. Charlex Auteur de l'article

      Ciao Mick!

      On avait posté cette photo sur facebook sous forme de news, mais pas dans un article. Il nous a juste fallu un peu de temps pour le pondre du coup. Donc non, pas de rupture, rassure-toi.

      C’est une bonne idée que t’as là. on va y réfléchir. En plus, ça pourrait nous changer. 🙂

      Vraiment cool de savoir que tu nous suis toujours aussi fidèlement!

      A bientôt!

  2. Dominil

    Vous êtes trop cool. Si le blues envahit notre cœurs, un peu de vos aventures à travers vos écrits et pas besoin d’anxiolytiques. Bravo.

    1. Charlex Auteur de l'article

      Hé ben!

      C’est le genre de commentaires qui nous réchauffe le cœur dans les nuits froides de cette côte sud australienne 🙂

      Merci beaucoup.

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