Charlex's World

— Karijini National Park —

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Aaaaah cette petite ville de Broome, soit-disant une des plus agréables d’Australie (faudra qu’on nous explique un jour…) ne nous aura pas laissé une superbe impression. En revanche, il en est différemment pour ce qui suit! En voiture, Van Damme a soif de kilomètres!

Précisons que nous ne citons pas forcément tous les endroits où nous avons campé, mais uniquement ceux qui en valent le coup. Car soyons sincères, les descriptions des aires d’autoroutes:

Itinéraire de l’étape

Eighty Mile beach

Le premier arrêt digne d’intérêt (oh que oui!) est Eighty Mile Beach. Cet endroit a deux caractéristiques très intéressantes pour nous:

  • C’est un endroit superbe selon les dires;
  • Il y a une douche! Douche de plage certes, donc froide et à l’air libre, mais gratuite (de tcheu ces rats!).

Pour y arriver, nous devons quitter la route principale longeant la côte et prendre une route secondaire nous amenant au bord de l’eau. Longueur de ce tronçon: 10 km environ. Le problème est qu’en arrivant devant, nous nous rendons compte que c’est une piste. On s’arrête là, on se regarde et on se dit « My god…qu’est-ce qu’on fait? C’est foutu….Ca y est c’est foutu…On va pas voir l’océan et en plus on va puer le rat crevé! » Ben oui! Van Damme n’est pas assuré sur les pistes et a presque 600’000 km au compteur (550’000 km pour être exact). Du coup on se chie un peu aux gaies (expression bordelaise dont vous comprendrez certainement la signification par vous-même). Et là, on prend une décision qui changera la suite de notre voyage: on arrête de faire nos Suisses et on sort des clous. On vous entend déjà: « Rooooh les malaaaaaades! Ils ont osé roulé sur de la teeeeeeerre! J’aimerais trop leur ressembler! » Hé ouais les gars, c’est comme ça que ça s’passe…

C’est ainsi que Van Damme mord la poussière qu’il soulève de ses pneus vaillants. 10 km plus loin, nous arrivons sains et saufs sur le parking. Nos petits sandwichs fait et notre bouteille d’eau à la main, nous partons pour la plage.

Un chemin de sable y mène et n’est accessible qu’aux 4X4. Et là, juste devant nous, un 4X4 s’y engage. Quel frimeur! Sur le coup de la jalousie, Alex lui crève les pneus. Attendez…ah non, ça c’était dans sa tête. En réalité, nous restons là, à le regarder passer en nous écartant du chemin comme des badauds.

Petite parenthèse: ça doit être la 63ème fois que nous nous disons « Qu’est-ce que tu dois prendre ton pied en 4X4 dans ce pays! ».

Une fois sur la plage, ce qui se dresse devant nous est une belle récompense: une plage de sable blanc devant un océan bleu turquoise. Le paysage est magnifique. Par contre, hors de question de s’y baigner. Le vent constant y rend l’eau glacée d’une part. D’autre part, l’eau est apparemment infestée de requins. Il semblerait qu’on pourrait même les voir à quelques mètres du bord parfois. Qui veut y aller en premier pour tester? Pas nous!

De retour auprès de Van Damme, nous nous préparons pour la douche qui se trouve sur le parking. Un petit maillot et hop! Sous l’eau. Vous vous souvenez du fort vent constant? Il est toujours là à ce moment-là, et on le sent! Autant dire que ce fut une douche revigorante, mais express!

Petite parenthèse n°2: Avec le temps, Charline est devenue une experte des douches. Dès le matin, son premier objectif est d’en trouver une grâce à l’application WikiCamps. Car comme le dit le dicton: « Charline pas douchée, Charline qui pue ». Douche si possible gratuite et encore si possible chaude. Et croyez-nous, c’est bien plus facile que ça en a l’air!

Topless ou pas? Vous ne le saurez jamais.

Split Rock Free Camp

Après cela, nous traçons la route jusqu’à notre campement pour la nuit. Nous arrivons avant la tombée de la nuit, chose qui nous ravira! Pourquoi? Le site est splendide! Nous sommes au milieu de rien et des collines surplombées de formations rocheuses nous entourent. On dirait un mini Monument Valley. De plus, ce site ne semble pas être très connu car nous sommes seuls. Le soleil encore présent nous permet de grimper au sommet d’une de ces collines pour admirer la vue sur les alentours. C’est de toute bôôôôôôôôtéééééé! Cependant, la montée se fait sous le signe de la prudence. Car qui dit fin d’après-midi, touffes d’herbe mi-hautes et rochers dit serpents et araignées. Mais nous nous en sortirons indemnes.

Tu le vois le van là?

Petite parenthèse n°3: On nous a rabattu les oreilles avec les « Ouais tu verras! Les bestioles qu’il y a là-bas c’est un truc de ouuuuuuuf! Piège mortel à chaque pas! Tu joues ta vie en allant pisser la nuit! ». Ben nous devons avouer, tout ce que nous avons vu en 2 semaines, c’est un serpent…on en est presque déçus!

Oui, bon ok. On a quand même vue une « petite » araignée.

German style!

Pas de serpents, mais toutes les mouches d’Australie réunies au même endroit pour une fiesta d’enfer! Elles essaient de nous pénétrer par tous les trous. Mais non, pas ceux-là! La bouche, les oreilles le nez, même les yeux! Elles semblent d’ailleurs bien plus attirées par Alex que par Charline. Non, il ne pue pas! Il a juste une surface corporelle plus importante, ce qui permet aux mouches d’atterrir plus facilement. Voilà tout!

Le camping Albert Tognolini

Le lendemain, après une journée complète de route, nous arrivons aux abords de l’objectif de ce détour (car nous retournerons ensuite sur a côte): le Karijini National Park. Cependant, cette nuit-là, nous dormons aux abords de celui-ci.

Encore une fois. ce spot de camping est absolument sublime! Nous sommes entourés de collines verdoyantes et le coucher de soleil est superbe.

La surprèèèèèze

Ce jour est un jour particulier. C’est non seulement notre anniversaire de mariage (2 ans), mais aussi le jour où Charline souffle ses 27 bougies. L’occasion pour Alex de lui faire une petite surprise. Quand on est ensemble H24, surprendre l’autre n’est pas facile, mais possible! Lors des dernières courses, Alex avait pris soin d’acheter le nécessaire.

C’est ainsi que la petite Charline a eu un repas d’anniversaire digne de ce nom. Précisons qu’il faisait quelque peu froid ce soir-là. Charline ne pouvait donc pas rester dehors. Alex a donc du faire le nécessaire avec Charline assise à côté, dos tourné, ayant la consigne de ne pas regarder. Heureusement (pour elle), elle a respecté le contrat. Car anniversaire ou pas, dans le cas contraire, PAF! Une baffe. Comme d’habitude.

La chanceuse a donc eu le menu suivant:

  • En entrée, saucisson et fromage accompagnés de roulade de jambon au fromage blanc;
  • En plat, escalopes de porc sauce moutarde avec leur purée de patates douces;
  • En dessert, fromage blanc à la mangue, sur lequel trônaient les bougies. 27, ça faisait un peu trop. On s’est arrêté à 4.
  • Et n’oublions pas la petite bouteille de rouge, bien entendu! (dernier verre en date: 4 mois plus tôt)

Je sais ce que vous vous dites. « Du fromage au dessert? » Oui, madame adoooore le fromage!

Ce menu ne paraît peut-être pas être grand chose, mais après 9 mois en Asie et vu le prix du fromage, du saucisson et de la patate douce ici, croyez-nous, c’est exceptionnel!

BON ANNIVERSAIRE, MEUF!

Karijini National Park

Il est venu, le tant attendu parc Karijini! De ce que l’on sait, un des plus beaux d’Australie. On s’impatiente!

Après nous être acquittés de la taxe d’entrée, nous nous rendons au centre des visiteurs pour recueillir quelques informations.

Petite parenthèse n°4: Les Australiens font confiance aux gens, et c’est juste incroyable! Pour payer la taxe d’entrée, personne. Juste un petit poste de contrôle avec un registre une boîte aux lettres dans laquelle glisser l’argent. Espérons que personne n’en abuse histoire que ça dure!

Petite parenthèse n°5: Les cartes distribuées au Visitor center sont absolument pourrissimes! Ca ressemblait un peu à ça.

Ok ok…C’est peut-être un peu exagéré. Mais à peine!

Puis nous commençons par le premier site sur notre route:

Dales Gorge and Fortescue Falls

A proximité du canyon de Dales, nous commençons à marcher. Arrivés au bord, la vue est déjà impressionnante. Le canyon d’un rouge vif plonge sur une centaine de mètres et en contrebas, un bassin, la « Circular pool » (recherché comme nom. Un indice: c’est en rapport avec sa forme), et une rivière. Nous descendons ensuite dans le canyon par un chemin de classe 4/6.

Petite parenthèse n°6: pour avoir une échelle de difficulté pareille, les Australiens ne doivent pas être très habitués à marcher.

Arrivés au bassin, il y a du monde, mais le site est encore plus impressionnant que d’en haut. Voyez plutôt!

Mais la température de l’eau nous dissuadera de la baignade. Aventuriers, mais rien à prouver!

Vient ensuite le moment de la marche dans le canyon pour rejoindre les Fortescue Falls à 2 km de là. Si vous passez par-là, faites cette marche! Vous ne serez pas déçus!

Et la récompense à la fin, juste avant de retourner vers Van Damme: les Fortescue Falls. Magnifique! Encore une fois, on parle souvent de l’Ouest américain, mais l’Australie n’a rien à lui envier.

Weano Gorge et Hancock Gorge

Là, on se sent pousser des ailes. Vu que nous avons parcouru une piste de 9 km, nous avons tendance à croire que Van Damme est capable de tout. Un jour, ça va nous jouer un tour! Mais pour l’heure, ça se vérifie! 26 km de piste aller-retour, le tout à 60 à l’heure! Crac! Van Damme est dans la place! Avouons que nous n’étions pas à 100% sereins de sentir le van trembler au point que les tiroirs s’ouvrent tous seuls. Mais c’est passé.

Et l’épreuve en valait la peine! Ce jour-là, vu l’heure tardive, nous n’aurons pas le temps de tout faire.

Points de vue sur les canyons

Un point de vue, accessible depuis le parking à pied en 5 min, surplombe chaque canyon. Ce qui fait combien de points de vue au total? Oui, toi là au fond? DEUX points de vue. Bien joué! T’auras un pins.

La vue de là-haut est indescriptible.

Puis nous nous aventurons dans la Hancock Gorge pour un petit trek. Après être descendus dans le canyon, nous longeons le fond (juste waouw!) jusqu’à un point où nous devons enlever nos chaussures que nous lasserons là jusqu’à notre retour. Quand on vous dit qu’on peut faire confiance ici! Nous continuons ensuite notre trek les pieds parfois dans l’eau. Après quelques centaines de mètres, nous arrivons au clou du spectacle: la « Spider walk » (Marche de l’araignée). Cette portion porte ce nom à cause de l’étroitesse du canyon à cet endroit et du fait que l’on doit s’appuyer de part et d’autre du canyon pour avancer.

Puis, au fond, un petit bassin d’un bleu plus bleu que le bleu du bleu d’un fromage bleu. Sacrebleu! Et tout ça au milieu de parois rouges vif à pic. Nous restons en admiration constante face à la nature. Rien de plus à dire. Les images nous appuieront.

L’heure se faisant tardive, nous devons partir à l’extérieur du parc pour dormir. Les campings à l’intérieur sont assez chers.

Mais tout cela nous motive à revenir le lendemain pour terminer les activités de ce site.

Weano Gorge

Le lendemain, nous revenons au même endroit. 26 km de piste de plus! Van Damme nous en met plein la vue, et on ne le ménage pas! Nous nous aventurons de bonne heure dans le canyon Weano, de l’autre côté.

Les termitières toujours aussi impressionnantes.

Après une petite marche de 45 min, nous arrivons à la partie plus technique (classe 5, attention les vélos!) où nous devons enlever nos chaussures pour marcher dans l’eau. Celle-ci arrive au genoux d’Alex, et à la taille de Charline. Vous voyez le tableau? Comique. Et elle est froide. Notez que nous devrons par la suite rebrousser chemin sur cette dernière partie pour revenir au parking.

En fin de parcours, nous nous enfilons une fois de plus dans un étroit canyon dans lequel s’écoule une rivière. tout comme la veille. Et au fond de celui-ci, une surprise des plus belles. Un énorme bassin protégé par des parois rocheuses rouges vertigineuses. Encore une fois, on se sent plus tellement c’est beau!

Joffre Falls

Après nous être remis de nos émotions, nous partons en direction de notre dernier arrêt dans ce parc: les Joffre Falls. Mais là, aussi magnifique que soit le site, nous n’irons pas plus loin que le point de vue.

La raison? Le prochain site de camping est encore loin, nous avons encore beaucoup à faire aujourd’hui et surtout, Charline a la dalle, la flegme, et on doit faire les courses avant de manger. Bon, j’avoue, j’ai faim aussi…

Tom Price et la douche divine

Ça fait 2 jours que nous ne nous sommes pas douchés. Un drame! Avant de rejoindre le camping depuis le parc, nous passons par la petite ville de Tom Price. Une aubaine! On a déjà parlé de Charline et son obsession des douches, non? Hé bien, elle portera ses fruits et Alex ne s’en plaindra pas. Après avoir fait les courses chez Coles (supermarché), nous nous rendons au Visitor Center où nous pouvons apparemment nous doucher pour 2 AUD. Et quelle douche mes amis! Quelle douche! S’il existait un championnat de monde des douches, celle-ci serait bien classée! Plus propre que ça tu meurs! De plus, c’est la douche parfaite pour Charline. Robinet d’eau brûlante à forte pression placé excessivement bas. C’est dingue comme une simple douche chaude peut agrémenter une journée!

Tom Price sera aussi l’occasion de nettoyer Van Damme, qui n’est plus blanc mais rouge de poussière, de faire le plein de tout et même de faire une lessive! Les habits qui sentent bon, ça aussi c’est divin!

Tiger Camp

Suite à Tom Price, nous y avons passé la nuit. Encore une fois, le site est très beau! Mais nous avions un peu peur d’y aller, En effet, les peu nombreux commentaires sur WikiCamps parlaient d’un accès possible mais peut-être difficile en 2 roues motrices, même par temps sec. Soit, Van Damme s’est prouvé plein de ressources, tentons notre chance! En effet, le chemin poussiéreux est assez pentu, mais par temps sec, ça passe sans problème. Cependant, durant la nuit, le coup de flip! Alex se réveille et entend qu’il pleut! Pas beaucoup, mais il pleut quand même! Et là, les deux bières qu’il a bues le soir n’aidant pas (sisi, résistance à l’alcool quelque peu abaissée au fil du temps, apparemment…), il se voit déjà enlisé le lendemain. Lui viennent alors en tête tous les scénarios possibles: « comment faire si on s’enlise? On peut se servir des branches d’arbres qu’on dispose sur la piste. Attention à bien enlever la terre des rainures des pneus, cependant! Mais que faire si un véhicule arrive en sens inverse? Et si on y arrive pas, va falloir qu’on appelle l’assistance! Galère! » 

Après cela, il aura d’ailleurs bien du mal à se rendormir. Tout cela pour constater le lendemain qu’il aura juste plus quelques petites gouttes qui n’ont absolument rien fait…Ça valait bien la peine!

Un des beaux paysages sur la route.

Le bungalow de la mort!

Le soir, au Tiger camp, Charline se baisse et clac! Elle sent une énorme douleur dans le bas du dos. D’un coup, elle s’écrie: « J’crois que j’me suis fait un bungalow! » Lumbago, bungalow, ceux qui n’ont pas compris peuvent nous envoyer un mail. Rassurez-vous, le jeu de mots était volontaire. Et qu’est-ce qu’on a ri! Heuuuuuuu mais des barres, j’te dis! Cela dit, rire était un peu plus douloureux pour l’un que pour l’autre. Pour qui? Lancez les paris!

La belle s’était en fait étalée comme une crêpe à l’endroit le plus plat d’une des randonnées de la journée, à l’arrêt, en tentant de prendre une photo. En plus, la photo était loupée. Ça valait bien la peine! Mais l’état de choc a apparemment surpassé la douleur jusqu’au soir. C’est beau le corps humain.

Durant la nuit, chaque mouvement sera accompagné d’un « aïe » ou d’un « houla ». On vous rassure: même elle en rira déjà le lendemain, jour durant lequel les anti-inflammatoires amélioreront un peu la situation. Les « aïes » seront alors toujours là, mais moins fréquent. Coup de chance, ce jour-là, nous ferons de la route toute la journée.

Note d’Alex: D’après ce que j’ai pu remarquer, je crois que le pire pour les aides-soignantes, c’est de se sentir assisté comme leurs patients!

La photo de Teddy

Verdict de cette étape?

Franchement, ça nous a scié! On s’attendait à voir des jolies choses dans le Karijini et ses environs, mais pas à ce point. Juste impressionnant! Nous comprenons pourquoi ce parc est parmi les plus connus du pays. Une splendeur de la nature!

 

Au prochain article, c’est après une journée de 500 km et une nuit sur une aire de repos jonchée de papier toilette que nous arriverons à Exmouth…

 

 

info28 INFOS UTILES

Camping:

  • Toutes les aires mentionnées sont gratuites et sans infrastructures.

Excursions:

  • Entrée du Karijini: 12 AUD par jour et par véhicule.
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