Charlex's World

Khao Yai : la Thaïlande sauvage 

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Khao Yai est le plus grand parc national de Thaïlande. Se trouvant aux portes de l’Isaan, sa jungle énormément étendue abrite une faune sauvage très riche. Ce parc se trouvant sur notre route entre Phimai et Bangkok, il nous était impossible de passer à côté!

 
Pour venir à Khao Yai, nous avons choisi de réserver une offre proposée par un tour opérateur. Les raisons de ce choix et les détails sont expliquées en fin d’article. Une des raisons principales et que la visite guidée offre beaucoup plus de chances de voir les animaux sauvages. Donc même si, comme vous le savez, nous détestons être en groupe, nous avons serré les dents pour cette fois.

Hou le bassin qu’il est beau!

Nous avons pris un tour d’un jour et demi. Donc, sitôt arrivés à notre hôtel, après un petit repas ingurgité, nous partons pour notre première demi-journée. Ce jour-là, nous resterons en-dehors du parc. Nous sommes un peu sceptiques lorsque nous voyons que nous sommes deux groupes de 10 personnes… Nous ne nous attendions pas à être autant! Espérons que ce ne soit pas comme ça pendant tout le tour…
La première étape est un lieu où il est possible de se baigner. C’est tout ce que nous savons. Arrivés sur le parking, le guide aperçoit un petit serpent suspendu dans un arbuste à un mètre de nous. Il a l’air bien là, le petit. Il est posé, tranquille. Mais pourquoi l’humain se sent-il obligé de toucher tout ce qu’il voit? Pourquoi? Donc, le guide l’attrape et l’extirpe tant bien que mal de son buisson pour nous le montrer, alors que nous le voyions déjà très bien avant! Bien sûr, nous sommes les seuls à ne pas jubiler…Et il nous explique tout un blabla sur le reptile. La seule chose que nous avons retenue est qu’elle change un peu de couleur quand elle est énervée. Et tiens! C’est le cas en ce moment-même. Étonnant, non? Ça vous plairait vous,  que quelqu’un vienne vous tirer de votre sieste sur votre chaise longue pour vous montrer à d’autres personnes en disant « Voilà un Homo Sapiens. Quand il est énervé, il change de couleur et devient tout rouge. D’ailleurs, là, il semble un peu en colère. »
Ah ça nous avait manqué les tour-opérateurs! 🙂
Suite à cela, on nous emmène au coin baignade. Vu que nous étions dans la jungle, nous nous attendions à une belle chute d’eau, ou quelque chose du genre. Mais alors pas du tout! On nous amène au bord d’un bassin, dont l’eau est bleue certes, mais artificiel. Il est constitué de digues en béton munies de grilles et se trouve juste à côté de la route. Y a plus naturel comme cadre. Autant dire qu’à ce moment-là, nous tirons un peu la tronche. Nous espérons que la suite sers mieux.
D’autant plus que nous avons failli assisté à un événement tragique. Rappelons que Charline s’est offert un nouvel appareil photo peu de temps avant, le sien rendant l’âme. Au bord du bassin, elle tenta de changer d’objectif. Celui-ci, mal fixé, tomba et commença à rouler à pleine vitesse en direction du bassin. Catastrophe! Charline plongea tel un tigre sur sa proie et le sauva in-extremis à quelques 10 cm du bord! Elle revint ensuite vers Alex, rouge de colère, étant sûre de l’avoir cassé en le laissant tomber. Ouf! Il est plus solide qu’il n’y parait et n’a absolument rien eu. Nous l’avons échappé belle!

La Bat-cave

Suite à ce bassin – qu’il était beau, nous nous dirigeons en direction d’une grotte. Vous pensez bien qu’à ce moment-là, nous sommes on ne peut plus sceptiques pour la suite.
Mais nous sommes finalement ravis d’être surpris dans le bon sens du terme. Avant d’entrer dans la grotte, nous pouvons déjà observer des insectes un peu particuliers appelés « Pinocchio ».
Une fois entrés dans la grotte, nous découvrons les temples érigés par les moines venant prier ici dès la tombée de la nuit. Au fur et à mesure de notre progression, nous pouvons voir quelques habitants de la caverne. Mygales (les plus venimeuses de Thaïlande), araignées-scorpions (Alex a d’ailleurs bien pu faire connaissance avec l’une d’entre elles) et chauve-souris. On nous apprend d’ailleurs que la terre sur laquelle nous marchons est en fait du guano de chauve-souris. En marge de cela, la grotte est suffisamment grande pour nous impressionner. Nous sortons donc ravis de cette expédition.

L’appel du Bat-signal

Nous nous rendons ensuite dans un champ d’ananas, un peu plus loin. De là, nous espérons pouvoir observer l’envol des chauve-souris, qui sortent à la tombée de la nuit pour aller chasser. Et nous ne sommes pas venus pour rien! Dès que le soleil se couche, elles sortent par milliers! Des nuages entiers de rongeurs volants! C’est d’ailleurs impressionnant de les voir voler ainsi en formation.
Nous rentrons ensuite à notre hôtel, finalement contents de nos premières escapades. Même si nous étions trop nombreux à notre goût, cela ne nous a pas trop gênés pour ce que nous avons fait.

À la chasse aux animaux sauvages

Le jour suivant, nous embarquons dans les jeeps à 8h. Nous constatons avec un peu d’amertume que nous sommes toujours 20. Fort heureusement, ce que nous ne savons pas à ce moment-là, c’est que nous serons séparés en deux groupes pour le reste de la journée. Après être entrés dans le parc, le premier arrêt est un point de vue pas trop moche. Là, on nous donne des guêtres à mettre par-dessus nos pantalons pour éviter sangsues et tiques aux chevilles.
La première chose qui nous choque est la présence de routes goudronnée dans le parc. Nous qui pensions voir un parc naturel nous rendons vite compte qu’il n’est pas si naturel que ça. Et y a du trafic! Non seulement tous les tours-opérateurs, mais aussi tous les particuliers s’y aventurant seuls.

Là, un éléphant!

Arrêt suivant, le centre des visiteurs. Nous nous engageons sur un sentier à l’arrière de celui-ci. Enfin, un sentier…Un chemin bétonné dans la jungle, plutôt… Le guide nous apprend plus tard qu’un éléphant ne se trouve pas loin!!! Effectivement, nous ne tardons pas à voir les traces de son passage. Arrivés sur le site d’observation, nous constatons de pas être les seuls. Deux autres groupes sont déjà là… Nous n’avons pas besoin de vous faire un dessin. Comment voulez-vous voir quelque chose au milieu de la jungle (espace restreint et visibilité réduite donc) avec plus de 20 personnes devant vous? D’ailleurs, même ceux au premier rang n’ont pas vu grand chose. C’est à se demander si le guide n’avait pas engagé un pote pour faire bouger les feuilles une vingtaine de mètres plus loin, histoire de nous faire croire à la présence du pachyderme. Pour cette fois, nous resterons donc bredouilles (ou comme on dit dans le Bouchonnois, « brecouilles »).

Là, des gibbons!

Et c’est parti ensuite pour une petite marche dans la jungle à la recherche des gibbons, ces singes qui ne sont en réalité pas des singes. Sur la route menant au départ du chemin, nous apercevons un groupe de touristes arrêté au bord de la route en train d’observer quelque chose. Peu nous importe, nous ne nous arrêtons pas. Mais naaaaan j’décoooooonne! Bien sûr que nous nous arrêtons. Et pour observer quoi? Là-haut dans les arbres se trouve un calao, un oiseau ressemblant étrangement à un toucan, mais en plus grand. Ce volatile est absolument magnifique, surtout lors de son envol.

Mais c’est pas tout ça, nous avons du pain sur la planche. Et hop! C’est parti pour la petite marche. 20 minutes plus tard, nous voilà en place, sur la frontière entre les territoires de deux familles de gibbons. Et ceux-ci ne se font pas attendre. Quelques secondes plus tard, nous les entendons et les apercevons. C’est simplement incroyable. Ils se balancent de branche en branche avec une aisance et une facilité étonnantes. Et c’est massif, ces bestioles! Nous apercevons d’abord des males, puis entendons ensuite le cri de la femelle. Celui-ci nous fait exploser de rire. On dirait une alarme de voiture! Et ça porte loin!

Une oeuvre d’art made in  »Mère nature »

Nous avons pu observer leur manège pendant un peu moins d’une heure. Et nous sommes ravis! A noter que ces animaux, évoluant toute leur vie dans les arbres et jamais au sol, ne semblent pas bien effrayés par les humains, Rappelons que nous sommes 10, et que nous ne sommes pas le seul groupe…

Oh, Léo!

Si nous vous montrons cela, ça vous rappelle quelque chose?

 

Et si nous vous citons le film « La Plage », ça vous rappelle quelque chose (surtout à ces demoiselles)? Vous souvenez-vous le moment ou Léo et ses deux potes sautent du haut d’une cascade, juste avant de trouver l’endroit tant convoité? Hé bien c’est là. La cascade de Haew Suwat

Soyons honnête, même si cette cascade a une telle histoire, elle nous ne paraît pas vraiment plus impressionnante que ça. C’est une cascade, quoi…On en a soupé des cascades, au Laos. Par conséquent, nous ne sommes peut-être plus vraiment le meilleur des publics pour cela…

 

Crocodile Fury

Ah là, ça vous intrigue, n’est-ce pas? En descendant de la jeep, le guide nous dit que nous avons des chances de voir un crocodile, mais que rien n’est sûr. Nous croisons les doigts, donc.

Après une petite marche de 20 min dans la jungle (heu ouais, on ne fait que des marches de 20 min dans cette jungle), nous sommes plus que chanceux et tombons sur Croc, entre 2 et 2,5 m de long. Celui-ci se tape la sieste au bord de la rivière, tranquille pépère. Avec nos appareils-photos et nos gopros au bout des perches, nous en profitons pour l’immortaliser « discrètement » tout en gardant nos distances. Il faut dire que ça ne rigole pas, ces bêtes-là. Ça n’a l’air de rien comme ça, mais c’est super rapide pour vous gnaquer!

Le guide nous raconte que 3 semaines plus tôt, une touriste a tenté le coup d’adrénaline et de stupidité ultime : faire un crocodile-selfie à un mètre de la bête. Celle-ci n’a pas hésité à lui choper la jambe et y plonger ses crocs jusqu’à l’os. Cette fille a eu énormément de chances d’avoir pu garder sa jambe et de n’être que blessée.

Rencontre avec Dumbo

Nous partons ensuite avec l’objectif ultime de la journée: observer des éléphants. Le parc de Khao Yai compte entre 150 et 200 éléphants. Mais ce n’est pas pour autant qu’il est facile de les trouver. Heureusement, les guides connaissent les meilleurs endroits. A peine sommes-nous partis que le guide reçoit un appel d’un de ses collègues lui signalant la présence d’un éléphant. Nous nous y rendons à toute vitesse. Là, sur le côté de la route se balade un pachyderme, seul. Il est possible de tomber soit sur un éléphant mâle qui se promène seul, ou sur des femelles et éléphanteaux se promenant en troupeaux. Dans notre cas, c’est un imposant mâle. Nous pouvons l’admirer pendant 10 bonnes minutes tout en gardant nos distances, avant que celui-ci ne reparte dans la jungle. Nous sommes conquis. C’était l’animal que nous espérions voir et nous l’avons vu!

Quelques points du vue

Nous finissons la journée en grimpant au sommet du parc pour visiter deux beaux points de vue sur la jungle en contrebas. Rien à dire de spécial de ce côté-là si ce n’est que c’est une belle façon de finir cette magnifique journée.

Par ailleurs, cette excursion nous a permis de faire la connaissance de trois personnes, Marie (française), Philippe et Sibylle (Suisses-allemands) avec qui nous passerons une excellente soirée et que nous reverrons les jours suivants lors de notre retour à Bangkok. A Sibylle et Philippe, bon retour en Suisse! Quant à toi Marie, bonne suite à Phnom Penh!

 

Comme un air de lady boy…

Et alors, Khao Yai, c’est comment?

Très franchement, nous étions sceptiques au début. Vous savez à quel point nous aimons les tours organisés…Mais nous avons été agréablement surpris. Khao Yai est un parc regorgeant de richesses très bien protégées et préservées. Ce fut un bonheur de faire une excursion dans ce parc. Et le rapport qualité-prix de l’offre que nous avons prise fut sans conteste à la hauteur de nos espérances. Nous ne pouvons que vous conseiller de tenter l’expérience.

 

La Photo de Teddy

Au prochain article, nous vous notre compte-rendu sur ce pays que nous avons tant apprécié, soit la Thaïlande. Puis sera ensuite venu le temps de nous envoler vers d’autres horizons: les Philippines!!!

info28 INFOS UTILES

  • Transports: Pour aller de Phimai à Khao Yai, vous devrez prendre 2 bus.
    • Bus Phimai – Nakon Ratchasima : 50 THB/personne, 1h de trajet.
    • Bus Nakon Ratchasima – Pakchong : 60 THB/personne, 2h de trajet.
    • Depuis Pakchong, tout dépend de ce que vous avez convenu de faire. De notre côté, une navette de l’hôtel est venue nous chercher.
  • Hébergement/excursions:
    • A Khao Yai, sans passer par un tour opérateur, tout est très cher. De plus, tous les sentiers ne sont pas accessibles. Si vous passez par un tour, vous aurez un prix réduit pour votre hébergement et la nourriture de midi offerte. De nombreux hôtels refusent de vous réserver une chambre si vous ne réservez pas de tour avec eux.
    • Nous avons réservé avec la Green Leaf guesthouse. Le prix du tour pour un jour et demi est de 1500 THB /personne. Dans ces conditions, nous avons eu la chambre double pour 300 THB, SDB privée sans eau chaude, tout à fait correcte. A noter que le prix du tour comprend notre entrée au parc qui coûte 400 THB /personne. De plus, ils viennent vous chercher à Pakchong et vous ramènent à la gare de bus ou de train gratuitement.
    • Les expéditions à la journée partent de la Green Leaf Guesthouse au plus tard à 15h. Celles de la journée entière partent à 8h. Le retour est prévue pour 19h danses deux cas.
    • Prévoyez des chaussures fermées et des pantalons longs. Si vous n’avez pas cela, vous pouvez être refoulés.
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