Charlex's World

— L’archipel des San Blas —

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Avant de partir pour les San Blas…

Nous sommes retournés 2 nuits à Panama City chez notre ami Nide , qui a eu la gentillesse de nous accueillir une nouvelle fois. Nous en avons profité pour lui demander de nous emmener dans un restaurant servant des spécialités panaméennes. Nous sommes donc allés mangé avec lui, accompagnés d’un de ses amis. Et miam ! Ce fut un délice !

info28 Info utile:

Pour revenir à Panama City, nous avons pris un bus de Boquete à David, puis un autre bus de David à Panama-City. Le prix du premier (bus local est d’1,75 dollars par personne et le second coûte 15,50 dollars par personne. Le premier trajet dure moins d’1 heure, quant au second, il dure un peu moins de 8 heures en comptant les divers arrêts. Prenez de quoi vous couvrir, car ils poussent un peu la clim pour les longs trajets.

 

Comment y est-on arrivés ?

Nous avons choisi de réserver une croisière dans les  San Blas avec la compagnie San Blas Adventures. Celle-ci propose un tour partant de Panamá City. Une jeep est venue nous chercher devant l’hôtel en face de chez notre couchsurfer. Il nous a ensuite amené dans un centre commercial où nous avons pu faire quelques courses pour les 4 jours, autrement dit de l’eau (10 litres), quelques en-cas et du rhum. Oui, car les boissons ne sont pas comprises dans le prix.

info28 Infos utiles:

La compagnie San Blas Adventures propose des croisières de 2 ou 4 jours.

Celles de 2 jours coûtent 205 dollars/personne. Référez-vous à leur site pour plus de détails. Ces croisières vous ramènent à votre point de départ.

Celles de 4 jours vous font passer du Panama à la Colombie ou de la Colombie au Panama. Elles coûtent 375 dollars/personne, mais il vous faudra encore dépenser 30 dollars chacun pour le taxi, puis 22 dollars de taxe pour l’entrée au Kuna Yala (territoire des Kunas). Cela nous fait donc un total de 427 dollars par personneIl vous faudra ajouter à cela le prix des boissons (y compris l’eau).

A titre d’information, la simple traversée en bateau de Carti (Panama) à Capurgana (Colombie) coûte environ 120 dollars pour 6 heures de trajet. A noter que ces bateaux ne sont pas toujours disponibles et qu’il est possible de devoir attendre plusieurs jours pour le prendre. Autant dire que les tarifs pratiqués par San Blas Adventures ne sont finalement pas si élevés.

Une autre solution est l’avion, qui est un peu plus cher.

Nous nous dirigeons ensuite direction le port (à Carti) depuis lequel nous prenons un bateau. Ou plutôt un « bateau ». On comprend vite pourquoi la compagnie ne met pas de photos de ces coquilles de noix en ligne. D’autant plus qu’elles ont quand même 150 chevaux sous le capot… Autant dire que c’était sportif!

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Donc, pour résumer, le « pack croisière » comprend 3 jours de plaisir total et une journée durant laquelle il s’agit de passer la frontière Panama-Colombie. So, let’s go.

Day 1

Heureusement que la mer était calme car on avait quand même plus ou moins 2 heures de trajet à se faire ballotter dans tous les sens. Mais l’attente en valait la peine. Le premier arrêt se fait sur Pelican Island pour le lunch. Une île minuscule, mais absolument splendide, à couper le souffle! Vous voyez le fond d’écran natif de Windows 98 avec les îles de rêve? Hé bien voilà, nous y étions. Le pied total. Et au menu, poisson frit avec riz, lentilles et diverses sauces, puis des boissons vendues par des locaux arrivés en barque. Pour une première impression, c’est du lourd!

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2 heures plus tard, nous reprenons la mer pour rejoindre une autre île. On ne se souvient plus de son nom; appelons-la donc Second Island. Une heure plus tard, nous atteignons notre but: Second Island est tout aussi splendide que la première. Une famille de Kunas y vit et s’occupe de recevoir les groupes de touristes.

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Les Kunas sont le peuple habitant dans le Kuna Yala, aussi appelé San Blas. Ceux qui souhaiteraient en savoir un peu plus à leur sujet peuvent suivre ce lien.

Nous prenons donc nos quartiers sur cette île, soit un hamac pour passer la nuit. Yeah ça va être fun!

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La guide nous dit qu’on peut nager jusqu’à l’île d’en face, que ça en vaut la peine. Faut pas nous le dire 2 fois! Mais apparemment, nous sommes bien les seuls que ça intéresse…

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Ce qu’on redoutait arriva: l’ambiance est finalement plutôt du style party boat (ou party island dans ce cas-là). Bon on s’en doutait un peu vu la faune qui nous accompagnait, soit une vingtaine d’anglais, puis 3 suisses allemands, une allemande et un couple d’irlandais très sympa dont on a fait la connaissance sur la première île.

Bref, aussitôt arrivés sur l’île, tout ce petit monde courre boire une bière au bar…WHAT THE FUCK , GUYS???  On est sur une île paradisiaque et vous allez juste boire des bières sous une tente? Mais allez plutôt faire du camping à Biarritz ou au club Med dans ce cas… On en revenait pas… Dépenser plus de 400 dollars en 4 jours pour passer sa journée à boire des bières (qui ne sont même pas comprises dans le prix)…

Bon tant mieux pour nous, nous avons tout l’océan pour nous! Alors hop! À l’eau. On arrive sur cette île, et là waouwww… C’est ce qu’on appelle être seul au monde. Nous en avons d’ailleurs profité pour faire un petit remake d’un film que vous reconnaîtrez peut-être.

Masques et tubas enfilés, on peut observer de nombreux poissons, des étoiles de mer à perte de vue (à côté de ça, la Playa Estrella est un vrai gag) et même une raie dans cette eau bleue turquoise à 28°C, magnifique…

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Suite à cela, nous revenons sur notre île et ensuite, rien de spécial.A part un coucher de soleil superbe…

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Nous mangeons tous ensemble de délicieux fruits de mer, ce qui nous permet de faire la connaissance des suisses et de l’allemande qui sont très sympas, puis nous passons la soirée avec eux et les irlandais à boire quelques bières et du rhum au coin du feu sous un ciel étoilé comme on en a rarement vu…

Day 2

Réveil pour le petit déjeuner à 7h, puis départ à 9h pour une île à 2 heures de bateau : Iguana Island. Une île quelque peu moins belle, mais on va pas se plaindre. Et que va-t-on faire sur cette île? Bah rien…

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Ce jour-là, nous nous sommes rendus compte de deux choses.

  1. Les gens qui nous accompagnent sont des alcooliques chroniques pour la plupart. Et c’est Alex (qui aime pourtant bien picoler) qui écrit ça. Dès 10h du mat, hop! Au rhum. Et pourquoi pas un petit verre de vin, suivi d’un bloody Mary, suivi d’une tequila, etc. Wow… Mais les mecs qu’est ce que vous faites là l? Vous n’avez pas trouvé moins cher et plus proche pour vous mettre sur le toit? Quelques bières, je veux bien. Mais là… Jamais vu des trous pareils!
  2. Les organisateurs essaient de tuer le temps. Pratiquement 7h sur la même île à glander et prendre le soleil de plomb, c’est un peu trop… Heureusement que nous avons nos masques et tubas pour aller faire un peu de snorkeling pendant que les autres picolent. Et quelle bonne idée! On en prend plein les yeux!

En fin d’après-midi, on prend la mer pour rejoindre la plus importante communauté de Kunas de toutes les San Blas.

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Il faut savoir que les Kunas y règnent en maîtres absolus. Le gouvernement panaméen leur a effectivement légué les pleins pouvoirs pour gérer ce territoire. Cette communauté ne regroupe pas moins de 1500 habitants. On nous apprend d’ailleurs que les Kunas ont en moyenne 7 enfants par famille. Z’ont pas la télé apparemment. En arrivant, on nous apprend qu’il y a quelques chambres à lit double, quelques-unes à lit simple, puis des hamacs. Jamais Charline n’a été aussi rapide pour s’installer dans une chambre! Une fois installés, nous partons faire un  tour dans le village. Les gosses sont géniaux. Ils rient, ils courent, on joue avec eux, un vrai moment de partage.

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Intitule de vous dire qu’un bon nombre de nos « potes » restent au bar et ne se donnent même pas la peine d’aller jeter un œil…

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L’heure du repas du soir arrive, une fois installés, qu’est ce qu’on nous sert? Des burritos… Avec les  restes de midi à l’intérieur! Oui car à midi on a mangé des sandwiches. Alors là… On ne s’y attendait pas…nous nous trouvons dans un village de pêcheurs quasiment sur pilotis, et on nous sert un burrito avec du riz, du thon et des haricots? Nan mais c’te blague! Et ils ont même osé demander des applaudissements pour le cuistot à ce moment-là…tout droit sorti de l’école hôtelière, celui-là…

Et je vous laisse imaginer la suite. Des mecs qui continuent à picoler jusqu’à désintégration du foie toute la nuit. À ce moment-là, deux groupes se créent: les anglais et les autres. Mais ça n’est pas plus mal!

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Day 3

En route pour une autre île dont nous avons oublié le nom (et pour cause, il y en a 365). Appelons-la donc Third Island. Sur cette île vit la plus petite communauté de Kunas (400 personnes) dans laquelle nous allons passer la nuit. Mais avant cela, allons encore toaster sur plage! Il faut nous comprendre : certaines personnes adorent passer la journée à faire bronzette. Nous, au bout de 2 heures, on se fait chier…. Donc on s’occupe comme on peut. Manger des sandwiches (encore…), sieste, snorkeling, lecture, pendant que les autres abrutis picolent encore et toujours… L’un d’eux a d’ailleurs eu l’idée splendide de prendre 3 ou 4 Valiums en se levant pour faire passer sa gueule de bois (si si, c’est pas des conneries). On se demande parfois si certaines personnes font exprès d’être stupides ou c’est inné chez elles. Donc celui-là était clairement dans le coma du début à la fin…mais qu’il nous donne son fric s’il ne sait pas quoi en faire!
La fin de journée approche, nous nous rendons dans la communauté Kuna. Ce moment est magique. On s’attendait à une attraction du style club Med, pas du tout! C’était du 100% authentique. Une visite du village, une explication sur leurs us et coutumes, la possibilité de parler avec certains d’entre eux, on adore!

La station essence version Kuna...

La station essence version Kuna…

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Les cabines téléphoniques du bout du monde….

S’en suit le repas, qui est déjà un peu plus fruits de mer, mais pas exceptionnel. Du poulpe caoutchouteux avec du riz et des lentilles… Mouais on aurait espéré mieux niveau culinaire.
S’en suit la soirée. Inutile de vous décrire le principe. Cependant, les Kunas nous informent qu’ils vont tous se coucher à 21h, mais que nous sommes autorisés à faire du bruit jusqu’à 23h. Très bien. Après quelques verres avec nos amis, nous allons nous coucher dans nos hamacs disposés dans une cabane de fortune. Et nos potes anglais s’exécutent à leur tour. MAIS NON J’RIGOOOOLE !!!
Soyons clairs: nous ne sommes pas racistes, mais ces anglais sont vraiment des abrutis totalement irrespectueux. Ils hurlèrent et chantèrent comme des pochetrons jusqu’à 4h du matin sans aucun respect pour les Kunas, ceux-ci dormant dans des cabanes à moins de 15 mètres. Quant à notre cabane, hé bien elle se trouvait à moins de 2 mètres.
Une fille en particulier, une pétasse à voix nasillarde, aurait particulièrement mérité la corde. Vous voyez cette petite connasse qui se sent obligée d’hurler pour être sûre qu’on l’entende et qui ne vous sert qu’une diarrhée verbale continue en guise d’argumentaire? Hé bien celle-ci s’est sentie obligée ce soir-là de se faire enseigner l’espagnol par un de ses congénères attardé et de le partager avec tout le village durant plus de 3 heures. Oui, c’était définitivement une nuit pourrie.

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Un dicton Kuna dit : « Si tu vas faire caca… après ne te baignes pas … »

Day 4

On a la haine. Après moins de 2 heures de sommeil, nous n’avons qu’une envie : mettre l’Angleterre à feu et à sang. Après le petit déjeuner, on embarque. Au programme, le passage de la frontière et l’arrivée en Colombie. Imaginez notre jouissance lorsque l’on voit que la mer est agitée et que l’on observe ces attardés encore bourrés à 2 doigts et vomir durant ce long trajet! Dommage… Personne n’a craqué. De plus, la capitaine nous fait le coup de la panne. Un moteur nous lâche en route. Après 30 min de roulis continu, nous repartons sur un moteur jusqu’au village le plus proche afin de réparer. Durant cette demi-heure, c’est Charline qui est à 2 doigts de rendre.

Une fois les réparations faites, c’est reparti. Cap sur la douane pour recevoir le tampon de sortie du Panamá. Arrivés là-bas par la mer, nous débarquons et passons au contrôle des sacs. Et qui doit déballer le sien? C’est Charline (qui se surprend à détester tous les chiens de la planète à ce moment précis)! Nous allons ensuite au bureau pour recevoir notre tampon. Et que chaleur! Environ 40°C! Nous prenons en pitié les réfugiés se trouvant dans le camp que l’on peut apercevoir au loin. Quel clavaire ce doit être pour eux…

Il faut savoir que le Panama est un pays de transit de l’Amérique du Sud et Cuba vers les Etats-Unis. Selon les dires des guides, ils sont plus de 4000 bloqués dans ce campement.

Puis nous repartons direction Sapzurro, le point que les bateaux panaméens ne peuvent pas franchir. À cet endroit, nous changeons notre bateau contre une barque de fortune pour rejoindre la Colombie. Puis nous arrivons enfin à Capurgana en Colombie en fin d’après-midi .

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Pfiou quel voyage!

La photo de Teddy

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Notre conclusion sur ces quelques jours

Les San Blas sont un paradis sur Terre à voir absolument avant qu’il ne devienne trop touristique. Aujourd’hui, seules quelques compagnies organisent ce genre de tours, mais cela se développe à une vitesse fulgurante. Malheureusement, le tourisme ne va donc pas tarder à ronger cette région. Alors dépêchez-vous !

Un point sur la compagnie San Blas Adventures:

Le point positif est le temps passé sur les îles (même si on ne savait pas trop quoi faire pour tuer le temps , c’était absolument splendide). Avec certaines compagnies qui proposent une croisière sur un voilier, nous n’aurions pas eu cette chance, ni celle de se mêler aux Kunas.

En revanche, les quelques points négatifs sont:

  • Les gens participant à la croisière : nous pensons avoir tout dit dans l’article. Si vous ne supportez pas l’ambiance party boat , passez votre chemin , car 80% de ces personnes sont là pour ça uniquement.
  • La nourriture : on nous avait pourtant promis du homard selon les disponibilités , et il ne faut pas nous dire qu’il n’y en avait pas…(il y avait même un restaurant qui en vendait dans le village Kunas). A défaut de cela , au moins un peu plus de poisson et de fruits de mer , svp…mais pas des sandwichs et des burritos avec les restes , surtout pour le prix qu’on paie !

Bref, on ne sait toujours pas si l’on doit recommander cette compagnie aujourd’hui , même si c’est la moins chère. A vous de voir.

On entend sans arrêt parler des Maldives, de la Martinique ou de Tahiti, mais ces archipels font face à un nouveau concurrent de taille encore méconnu aujourd’hui. A ceux qui se surprennent à rêver de se prélasser sur une île déserte, sur une plage de sable blanc, avec devant eux une étendue d’eau bleue turquoise à perte de vue (tout le monde, finalement…) , dépêchez-vous d’y aller, vous ne le regretterez pas. Alors, convaincus ?

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6 reflexions sur “— L’archipel des San Blas —

  1. Mick 308

    Dites-moi si je me trompe, mais cet article semble davantage écrit par Alex que par Charline.
    Un style un peu plus… brut..
    Ou alors courroucé par les « rosbeefs » (oups!) que vous n’avez pu égorger, vous utilisez ce blog comme exutoire verbale.

    Sinon il ne faut PAS recommander aux lecteurs d’aller sur cet archipel si vous ne souhaitez pas que le tourisme s’y développe. Chut! Effacez tout ça! Et puis, on parle de quoi là déja?

    Et vous parlez d’avoir « reçu des tampons » des douaniers? Étrange… Mais c’est plutôt gentil de penser aux globe-trotteuses qu’ils croisent….. Ils fouillent les sacs et se disent:
    « Aïe Caramba! Hey Pablo! Regarde ça! Elle semble être parti avec le strict minimum! Va me chercher la réserve saisie la semaine dernière! On va la donner à la petite »

    … ou alors… aaah non… vous parlez des visas! C’est ça?…. ok… mmh… Nom d’une pipe… …. … ^^

    1. Charlex

      Haha bon ok j’avoue (Alex) je me suis un peu lâché sur ce coup-là. Mais c’était plus fort que moi. La frustration fut intenable. Mais la seule différence avec la conception habituelle des articles fut que Charline a du davantage mesurer mes paroles plutôt que de les compléter. Oui car la version originale était quelque peu moins….polie. ^^
      Sinon on a hésité un petit moment avant de partager ça. Mais bon… Ça serait un peu égoïste de garder ça pour nous…

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