Charlex's World

— La région de Margaret River —

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Resituons le contexte. La dernière fois, nous descendions toute la Turquoise coast en passant par Perth. Or, les grandes villes, c’est pas vraiment notre fort. Van Damme a donc poursuivi son chemin directement en direction de Margaret River. Enfin, la région de Margaret River (la ville nous dit bof bof), connue pour ses jolies plages, ses forêts spectaculaires et ses bons vins. Ready ?

Notre itinéraire de l’étape

Le cape naturaliste (habillé)

En voiture Simone !  On taille la route en direction du Cape Naturaliste ! Nous ne vous parlerons pas de la sublime douche chaude gratuite prise dans une bibliothèque (WTF?) à Busselton ni de l’horrible météo dans ce coin qui nous a fait déguerpir de là et vite !
Non, nous allons vous parler d’un parc national appelé Naturaliste-Leeuwin national park. C’est un parc national qui longe la côte sud-ouest depuis ses deux extrémités. Soit du Cape Naturaliste au Cape Leeuwin. Ha mais c’est pour ça que ça s’appelle ainsi… Original. 
La route qui longe la côte est vraiment superbe. Quoiqu’en été avec un peu plus de soleil (et surtout moins de vent et de vagues), cela doit quand même être plus intéressant. Mais ne nous plaignons pas ! Non, c’est pas le style de la maison (dixit la française).

Au lieu d’écrire pour écrire, laissons les photos parler (flemmingite aiguë bonjour!).

Castle rock

Sugarleaf rock

Canal rocks

Après ces jolis points de vue, nous continuons en direction d’un autre endroit bien sympa. Une passerelle passe au dessus de l’océan avant de s’arrêter devant des rochers où il est possible de continuer la petite marche. La vue est vraiment belle et par chance le ciel se dégage, ce qui permet aux roches et à l’océan de nous partager leurs plus belles couleurs. C’te poète! Appelez-moi Prévert.

Encore une fois, pas de description ennuyeuse. Place aux photos !

 

Le fiasco de Wyadup rocks

Cette partie de la journée est quelque peu rigolote. Il faut savoir que quand Charline a une idée en tête, elle l’a pas au… Ouais enfin elle l’a en tête quoi. Pour résumer, Madame (le coup de vieux à chaque fois que je vois écris Madame) a vu dans un des nombreux magazines qu’elle a pris aux diverses offices de tourisme une photo qui a retenu son attention. De grands rochers formant un bassin d’eau turquoise où il est possible de se baigner. Bon, la baignade à cette époque de l’année, c’est pas vraiment l’idéal. Mais la vue a tout de même l’air dingue. Le hic ? Pas de légende concernant le lieu exact ! Elle s’est donc lancée dans une recherche acharnée pour découvrir ce lieu caché. Bien sûr, après quelques jours sans dormir et des heures passées sur Google (exagération ? A peine), le verdict tombe: Wyadup rocks ! 
Charline arrive donc là-bas complètement excitée. L’excitation de courte durée est stoppée net quand nous nous apercevons qu’en effet il s’agit bien du lieu recherché, mais que les vagues sont si hautes que le bassin en question ne ressemble en rien à ce qu’il devrait en été. En gros, l’eau est tellement haute qu’il n’y a presque pas de bassin. Bref, le gros Fail. Grosse déception.

Le feu de l’enfer (ou pas..)

C’est sur cette note un peu nullissime que nous terminerons cette journée dans un joli camping. Chaque emplacement est vraiment grand et dispose d’un emplacement pour faire du feu et avec le bois fourni svp !
L’enthousiasme ne tarde pas à gagner Alex face à tout ce bois. Tout ce qu’on va pouvoir cramer ce soir! FEUUUUUUUUUUUUU! Pyromane vous dites ? 
Même si le bois est un peu (beaucoup en fait) mouillé (carrément imbibé!), il tente le coup. C’est pas un bête feu qui va lui résister! 1h30! Il a essayé en vain pendant 1h30! Tout y est passé. Du petit bois en veux-tu en voilà, du papier, un paquet d’allumettes, même certaines plantes sèches; rien à faire! Monsieur pensera même à siphonner le réservoir histoire de montrer qui est le patron a ce satané bois ! Il s’est quand même arrêté avant…En se promettant de brûler une forêt le jour suivant!
C’est donc tout déçu et penaud que le petit Alex se couchera.
Sa première phrase le lendemain matin les yeux encore collés? « Ça m’dégoûte, j’ai pas pu allumer ce feu ! »

Bois mouillé, on aura ta peau!

Une photo qui n’a rien à voir, mais on s’en fout, c’est joli!

Direction Pemberton

On ne va pas se laisser abattre quand même ! Direction la ville de Pemberton. Elle n’a rien d’extraordinaire mais les environs regorgent de belles forêts pas comme les autres…Les arbres sont immenses et font partie des plus hauts du monde.
En attendant, la route qui nous mène là-bas n’a plus rien à voir avec l’Australie que nous connaissons. Fini la terre rouge et les étendues désertiques. Place aux champs remplis de vaches (Fribouuuuuuurg bonjour !), aux vignes et surtout à la pluie !
Cette région est très humide. En gros, il y pleut tout le temps en hiver ! Et ça tombe bien, nous sommes en plein dedans…

Bicentennial Dave Evans tree

Quel nom bien long n’est-ce pas ? 
Il s’agit d’un arbre de 68 mètres de haut qui a la particularité de pouvoir être escaladé. Dit comme ça, ça paraît cool. Et ça l’est! Le seul hic ? Aucune, zéro, nada, welou, zebi protection ! Que dalle! Et ce ne sont pas des marches d’escalier mais des échelons en métal entre lesquels on voit le vide!. Bonjour l’adrénaline ! 
Chez nous, un truc comme ça passerait jamais. Jamais! A l’entrée du parc, le garde nous demande « Vous allez grimper à l’arbre? ». A notre réponse affirmative, il nous rétorque « Prenez de quoi vous couvrir, ça souffle là-haut! ». Pas un avertissement, rien! Ah si, devant l’arbre, un panneau sur lequel est écrit « Déconseillé de monter par temps pluvieux ou venteux ». Et quel temps fait-il aujourd’hui? Un max de pluie et un max de vent! Avec le recul, l’échange avec le garde pourrait être traduit comme ça:
  • Vous comptez vous suicider aujourd’hui?
  • Oui oui, on a hâte d’y être!
  • Ok, bon plaisir!
Finalement on se lance. On est très très courageux. Ou très très stupides. C’est au choix.
Charline passe la première. Elle qui est habituée au vide grâce aux nombreuses via ferratas effectuées en Suisse ou aux séances d’escalade se sent vite très mal à l’aise. Vraiment mal à l’aise même. Ses jambes commencent à trembler toutes seules et son cœur s’accélère à chaque échelon gravi. Pour la première fois de sa vie, elle découvre ce qu’est avoir le vertige. A petite dose, car cela ne l’a pas empêchée de grimper.

Alex, quant à lui, est assez serein, ou en tout cas il s’en donne l’air!

Monter à un arbre c’est une chose. Mais monter à CET arbre un jour de pluie et de vent violent, c’en est une autre. Les échelons sont mouillés et l’arbre se balance de gauche à droite sans arrêt. Nous ne sommes pas vraiment en confiance (surtout Alex cette fois-ci qui est moins serein une fois qu’on s’arrête) et, une fois arrivés au deuxième étage de la nacelle, nous décidons de redescendre à même pas 10 mètres du sommet (il nous manquait 3 étages). Il faut savoir que par vent violent, le sommet de l’arbre peut se balancer sur une distance latérale allant jusqu’à 1 m 50…Rassurant hein?

 

On faisait pas trop les malins, là…et on était qu’à 35 m!

Bizarrement, la descente se fit sans aucune difficulté.
Franchement nous avons du mal à comprendre comment une activité aussi dangereuse peut être autorisée dans un pays comme l’Australie. 

Gloucester tree

Un peu secoués par cette folle ascension mais surtout un peu déçus, nous décidons d’enchaîner avec l’ascension du Gloucester tree. Que voulez-vous, comme nous étions un peu sur notre fin avec l’arbre précédent, nous remettons le couvert avec celui-ci…

Mais au fait, dans quel but sont faites ces plates-formes en haut des arbres ? 

Avant d’être une attraction (ou une source de frayeur pour d’autres), ces plate-forme ont été construites dans un but pratique. En effet, les gardes-forestiers s’en servaient (et s’en servent toujours)  comme observatoire pour prévenir les incendies. Du haut de leur perchoir, dominant toute la forêt, ils peuvent voir si un feu est en cours à des kilomètres au loin. Il est ainsi facile pour eux, à l’aide de deux arbres, de trianguler sa position et d’avertir les pompiers en leur indiquant l’endroit exact.

C’est donc du sommet de ce deuxième arbre de 58 mètres de hauteur que nous dominons la forêt cette fois. La vue est très belle bien que la pluie s’invite à la fiesta!

La journée se terminera dans un camping près d’un magnifique lac en bord de forêt. Et comme d’habitude, il pleut, il mouille c’est la fête à la gre…C’est la fête au froid, ouais ! On peut affirmer que nous nous sommes littéralement pelé les meules ce soir-là ! Hé oui, Van Damme a des petits soucis d’isolation. Sans compter qu’il semble qu’il ait quelques infiltrations d’eau dans la toiture. Rien de bien méchant si ce n’est que la plafond est humide par endroits.

Big Brook Dam.

D’entrecasteaux national park

Changement d’ambiance et direction un tout autre parc national: D’entrecasteaux ! Ça sonne très français tout ça. C’est normal, on vous explique. D’entrecasteaux était un marin français qui est arrivé sur cette côte afin de l’explorer au 18ème siècle. Il dirigeait deux navires du nom de Recherche et Espérance, d’où le nom de la ville Esperance. Nous sommes extrêmement déçus de ne pas avoir entendu un australien prononcer le nom de ce parc. D’entrecasteaux avec l’accent du bush, ça doit péter !

De nombreuses marches sont possibles le long de la côte mais nous passerons notre tour. Fainéants ? Jamais ! Mais sûr qu’à notre place vous auriez fait pareil. La pluie, le vent, le froid auront eu raison de nous (on se répète hein?). Et c’est à bord de Van Damme que nous décidons de nous rendre au différents points de vue.

 

Salmon beach viewpoint. Là il pleut pas, ok. Mais y avait un vent à t’arracher les habits sur place!

Tookulup viewpoint

Nature’s window

Tookulup viewpoint

Cathedral rock

Bien que le panorama en jette, cela ne nous dépayse pas comme le reste du pays. En fait, nous avons l’impression d’être en Irlande ou en Ecosse. Soleil, pluie, arc-en-ciel en continu, vent violent….mmmmh c’est ça, nous sommes par là-bas !
La journée se poursuivra sur la route. Cette météo de M…(désagréable) nous poussera à avancer jusqu’à un caravan park tout près de notre prochaine destination: Walpole.
L’endroit en jette vraiment mais encore une fois: L’été ça doit quand même être bien plus cool avec le soleil !

Mais apparemment, le froid et la pluie semblent ne gêner que nous. Des pélicans, que nous surnommerons « les goitreux », ont partagé notre camping. De même que certains kangourous ne sortant que la nuit.

Le jardin pour la nuit.

Les goitreux

Walpole

Une bonne nuit de sommeil, un passage au centre d’information touristique pour dévaliser les magazines gratuits (ces rats!) et en route pour l’activité phare de cette région. 

Tree top walk

C’est une passerelle au-dessus des arbres offrant donc une belle vue sur la forêt. Mouais. Après les escalades qu’on s’est faites 2 jours avant, la tentation ne nous saisit pas vraiment. Surtout que la hauteur est bien plus basse et qu’il en coûte tout de même 15 dollars/personne pour rester 5 minutes là-haut. Puis il faut dire qu’en arrivant là devant, nous avons l’impression d’être à Disneyland. En revanche, le truc cool, c’est qu’il est possible de faire une micro marche appelée « l’ancien empire » où se trouvent des arbres âgés de plus de 400 ans!  Et sans passer par la case dollar. Notre avis ? Après les belles forêts de Pemberton, nous ne sommes pas vraiment convaincus. Le chemin est goudronné et slalome entre différents arbres. Nous ne sommes pas vraiment fans et trouvons que cela dénature quand même le lieu. Le point positif en revanche, c’est qu’il permet aux personnes handicapées d’y accéder. Et ça c’est chouette !

En passant, qui dit Disneyland dit Chinois. Aaaaaaah ces Chinois, Ils nous feront toujours rire avec les capotes qui leur servent d’imperméables!

Vous voyez le visage?

Giant tingle tree

Le prochain arrêt est encore… Un arbre. Sans blague ? Hé oui, dans cette région, c’est le truc à voir ! Et on ne va pas s’en plaindre, car celui-ci est impressionnant!
La forme de cet arbre est improbable et il est si grand qu’un minivan (genre un mini van Damme)  peut entrer à l’intérieur. Son âge ? Plus de 400 ans.
Il est d’autant plus impressionnant quand on sait qu’il a survécu à plusieurs incendies grâce à sa partie vivante se trouvant juste sous l’écorce et non en son centre.

Un petit sentier d’à peine 30 minutes à travers la forêt passe devant ce géant mais également devant d’autres arbres majestueux. Le soleil se pointe parfois, ce qui nous donne instantanément la pêche !

Conspicuous cliffs

Le prochain arrêt ? Un joli point de vue sur des falaises: les Conspicuous cliffs. 

Il est très fréquent de voir des baleines depuis là, mais pas aujourd’hui ! C’est tout penauds que nous partons en direction d’un parc national célèbre pour ses éléphants.

Le William Bay national park

Des éléphants ? En Australie ? Franchement ce pays nous étonne quand même beaucoup au niveau faune, mais là quand même faut pas pousser mémé dans la peau de l’ours avant d’avoir tué les orties ! En fait, il s’agit simplement d’une plage où certains rochers ont la forme d’un éléphant. Et c’est vrai ! Nous resterons un moment à observer les vagues au loin et en se disant à quel point notre vie est belle…Un vrai moment de détente.

Vous trouvez l’éléphant?

Ce parc national est très populaire l’été car ses plages y sont spectaculaires et très célèbres pour la clarté de l’eau. Bien sûr, en hiver le vent est trop important et les vagues également (et on s’y pèle accessoirement). Cela change donc le paysage du tout au tout mais ça n’empêche que ce lieu vaut le coup d’oeil !

La photo de Teddy

La région de Margaret River vaut le détour pour ses magnifiques plages, ses incroyables forêts à la hauteur démentielle, ses falaises à pics et son vin qui a réussi à nous tourner la tête. 

C’est une très belle région qui n’a rien à voir avec le reste du pays que nous conseillons néanmoins de visiter en été (ou en tout cas pas en hiver) pour en profiter… au sec !

 

A suivre: Van Damme poursuit sa route sur la côte sud d’Albany à Esperance. Au programme: des baleines et….du vomi !

 

info28 INFOS UTILES

Campings:
  • Conto campground: 10 AUD/personne. Emplacement pour faire un feu avec bois fourni sur chaque place de camping. WC chimique.
  • Big brook campground: 10AUD /personne. WC chimique. Pas de douche, ni d’électricité.
  • Rest point caravan park: 25 AUD/nuit pendant les mois d’hiver. Un gros coup de coeur ! Trampoline à dispo. Douche, laundry, WC. Se situe au bord d’un magnifique lac.
 
Loisirs:
Pour visiter les différents parcs nationaux dans le western Australia optez pour un pass de 30 jours à 44 AUD. Sinon voici les prix:
  • Dave Evans Bicentennial tree: 12 AUD / véhicule.
  • Gloucester tree: 12 AUD /véhicule.
  • Tree top walk: 15 AUD /personne pour la passerelle en haut des arbres. La marche en bas est gratuite (passez par l’entrée principale)
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