Charlex's World

—Mexico city: Bienvenue au Mexique !—

Share on FacebookShare on Google+Tweet about this on TwitterPin on Pinterest
Ce n’est plus un scoop, nous avons écourté notre voyage à Hawaï pour nous rendre directement au Mexique ! Retour donc où notre tour du monde a commencé 17 mois plus tôt: l’Amérique latine ! 
C’est donc après 13 heures d’avion depuis Maui et une escale à Dallas (un univers impitoyaaaaaaable !) que nous mettons les pieds dans la capitale du Mexique: Mexico City ou DF (districto federal) pour locaux, comme notre pote Rémy. 😀

Pour le coup, nous sommes bien dépaysés ! Du monde partout, des cireurs de chaussures dans les rues, de la musique dans tous les coins, des odeurs de viande alléchante, des stands de street food, des pharmacies passant du son à fond la caisse et des rabatteurs en tout genre (pour les pharmacies, c’est véridique! On dirait qu’ils se font des battles pour attirer les clients! Ça te dit d’aller acheter des capotes avec du hard rock dans les oreilles?)... Pas de doute, nous y sommes, bienvenue au paradis du tacos!

Mexico city, une ville dangereuse ?

La ville de Mexico City a une sacré mauvaise réputation. Elle a longtemps été considérée comme étant une des villes les plus dangereuses au monde. Crimes, violence, corruption a gogo….

Mais depuis, de l’eau a coulé sous les ponts et grâce à la rénovation de certains quartiers, la ville a redoré son image et devient touristique.

Bon, qu’on se le dise, on sent vite quand même que nous n’avons pas débarqué au pays des bisounours. Le nombre de policiers dans les rues est hallucinant (jamais vu ça !) et la une des journaux a de quoi mettre bien la pétoche! Photos de victimes de meurtre sanglant, sans aucune censure avec les visages des victimes en gros plan… Bref, le truc bien sympa quoi !

Nous ne nous sommes pas sentis une seule fois en insécurité, mais bien sûr il ne faut pas s’évader dans certains quartiers. Le centre historique est resté notre base pendant 3 jours.

Le centre historique

La plaza de Zocalo

Le cœur de la ville se trouve bel et bien ici.  Cette place fait partie des plus grandes places du monde et à juste titre ! Elle est littéralement immense et c’est certainement une des plus grandes qu’on ait vu (la place hein !). Et pour une fois, il ne s’agit pas d’une place nommée Simon bolivar ou plaza de armas comme partout en Amérique latine. A notre passage, les Mexicains préparaient un événement des plus importants dans le pays: la fête nationale.

Le drapeau faisant a taille d’un terrain de foot (c’est ce qu’on croit en tout cas…) et qui ne flotte jamais complètement.

Les bâtiments ont donc été décorés en fonction et un chapiteau a même été dressé quelques jours plus tard. Nous avons en tout cas vite remarqué que pour les Mexicains, célébrer ce jour relève de la plus haute importance. De nombreux stands vendant toutes sortes de drapeaux ou de babioles aux couleurs du pays se trouvent dans les rues. Mention spéciale pour les fausses moustaches  et pour la peluche en forme de piment.  Aie caramba !

VIVA MEXICO!

La Catedral metropolitana

Sur la place zocalo, le premier bâtiment qui nous frappe est l’immense cathédrale. C’est pas qu’on soit de fervents catholiques mais nous n’avons pas hésité à jeter un œil à l’intérieur. L’ambiance est des plus spirituelles. Sans blague ? C’est un peu le but dans une église… En tout cas, cet édifice est spectaculaire autant par sa grandeur que par ses ornements.

Le Fail du palais des beaux arts

Notre visite de la ville se poursuit en direction d’un incontournable: le palais des beaux arts. En règle générale, nous ne sommes ni l’un ni l’autre des fervents d’art. En fait, même carrément pas du tout ! Mais en ayant entendu du bien, nous décidons quand même de nous y rendre. Puis faut dire qu’on est dimanche et que le dimanche, le musée est gratuit ! Du coup, ça nous motive un peu plus. On est opportunistes et des rats, où on ne l’est pas ! Enfin, ça c’était avant de voir l’interminable queue pour y rentrer. Mais une de ces queues ! Enooooorme! Tellement longue qu’elle s’étendait jusque dans la rue adjacente (là, je te le confirme: si tu ris, c’est TOI qui a l’esprit mal tourné!)… Qu’avons-nous alors fait ? Nous sommes gentiment partis sans demander notre reste ! Picasso a beau être exposé en ce moment, pour nous complètement ignares en matière d’art, cela n’a pas suffit à nous résoudre à faire 2 heures de queue. Les formes géométriques c’est pas trop notre truc…Bref, on est venus et on a rien vu !

Ah si. On a quand même vu le palais de l’extérieur et c’était quand-même déjà pas mal !

Le musée de la tequila

Comme le musée d’art n’était pas possible, nous avons décidé de continuer vers un musée d’un tout autre genre: le musée de la tequila et du mezcal. Bien plus intéressant que des peintures à nos yeux. Quand on pense au Mexique, plusieurs clichés ressortent. Mais c’est vrai que la tequila fait partie intégrante de la culture mexicaine. Le musée est très instructif (c’est pas le but d’un musée ?) et nous apprendrons les étapes nécessaires à la fabrication de cet alcool. Hé bien c’est quand même un sacré boulot !

RECOLTE: La tequila provient à l’origine d’une plante appelée  »l’agave ». Il est nécessaire de la déterrer entièrement, la retourner et découper le cœur. C’est ce dernier qui est à la base de la tequila. Il ressemble en fait à un ananas géant de 30 à 60 kilos tout de même! La récolte est essentiellement manuelle et il faut savoir qu’une fois l’agave déterré, il ne peut plus resservir. Mais pendant son mûrissement (qui prend quand même 8 à 12 ans), l’agave reproduit des sortes de bulbes que l’on replante pour recréer un nouveau cycle de vie.

CUISSON : Là chaque producteur applique sa propre méthode. Après avoir été coupées en deux ou quatre morceaux, les piñas sont chargées dans un grand four en brique ou en béton . Ces derniers sont souvent maintenant remplacés par des autoclaves géants. Ensuite après avoir bien refermé à la façon d’une cocotte minute, on remplit de vapeur d’eau pour faire monter la pression à une température d’environ 55 °C et ce pendant 24 à 35 heures (selon le type de four), puis on laisse refroidir pendant 24 heures. C’est pendant cette cuisson sous vapeur que les amidons de la plante se changent en sucres, qui deviendront en se fermentant de l’alcool. Les résidus provenant du broyage sont déchiquetés avant d’être étendus dans les champs.
FERMENTATION : Alors commence l’étape de la pression,  car une fois les piñas cuites on les passe dans un pressoir dans lequel on extrait avec de l’eau le sucre des fibres. Vient alors la fermentation qui se fait dans de grandes citernes de 5 000 à 50 000 litres (chez les grands producteurs) et qui transforment les sucres en alcool, grâce à l’action de  la levure et de catalyseurs qui accélèrent la fermentation en 40 à 80 heures
DISTILLATION : Ultime étape, la distillation est toujours selon la loi mexicaine effectuée en deux fois. Le jus fermenté appelé aussi « mosto « pour la première distillation se fait dans un alambic en cuve inox ou en cuivre , qui est chauffé jusqu’à évaporation de l’alcool, la vapeur monte dans un condenseur de refroidissement.
Quand la vapeur est condensée et refroidie elle donne un produit nommé « ordinario » : son degré est alors de 20° à 30°C. Puis vient la seconde distillation qui fera monter l’alcool en degrés pouvant atteindre jusqu’à 55°C et donc devient de la tequila 100°% agave pur.
Celle- ci sera 100% jus d’agave ou mélangée « mixtos » (diluées avec de l’eau ) et se verra attribuer une classification qualitative. Lors de votre achat l’étiquette précise aussi le type d’alcool.
Si la tequila que vous avez choisie est 100% pure agave cela sera automatiquement signalé sur l’étiquette de même que sa catégorie : reposado, blanco añejo, s’il n’y a rien sur l’étiquette il s’agira probablement de tequila joven abocado ou gold.

Attention depuis quelques années de la fausse tequila est aussi produite clandestinement dans les Etats autorisés à la fabriquer. Les autorités font la chasse aux fraudeurs mais la lutte s’annonce difficile.

Infos prises ici.

 

Mais la partie la plus intéressante de la visite est certainement LA DEGUSTATION ! On pourrait imaginer un petit bar cosy où passerait une musique latine en bruit de fond. Que nenni ! Comment décrire cet endroit ? Imaginez un bar où passerai du LMFAO remixe par le pire DJ que cette terre ait porté, un danseur de tectonique gesticulant au milieu de la piste de danse (ça existe encore ça ?), et un volume carrément indécent. Nos oreilles, qui sont à limite de saigner, nous supplient de décamper vite fait bien fait. Oui mais pas avant la fameuse dégustation.  On est quand même venus là pour ça ( bonjour, je m’appelle Alex et je suis alcoolique…bonjour Alex !) (Alex: elle dit ça mais c’était la première à se jeter sur son shot comme une toxico en manque! Tout le monde sait à quel point Charline ne crache pas sur la bouteille…). C’est pas la folie au niveau du goût.  Charline a d’ailleurs bien failli vomir, mais c’était assez sympa comme visite ! Vous remarquerez aussi que nous avons été forcés d’alimenter les clichés en portant de magnifiques sombreros trouvé à côté du bar.

C’était plus fort que nous…On sait qu’on a l’air con mais on le fait quand même. Ça s’explique pas. Ça se vit.

La plaza Garibaldi

Le musée de la tequila et du mezcal se trouvant directement sur cette place, il ne nous a pas fallu beaucoup marcher pour atteindre le lieu de notre prochaine visite: la place Garibaldi. Ici, on se sent bien au Mexique. Les bâtiments sont très colorés, la musique est omniprésente, des danseuses en habits traditionnelles se déhanchent et les mariachis sont en attente de leur prochain client.

Mariachi ? Kesako ?

Mais oui, c’est sûr que vous connaissez. Vous avez certainement déjà vu à la télé ces groupes de mexicains habillé généralement de façon assez classe avec parfois un chapeau ou un sombrero chantant et jouant de la musique à l’aide de leur guitare entre autre ? 

On trouve de nombreux mariachis dans Mexico (principalement dans ce quartier) et ils ne sont pas ici (que) pour les touristes. De toute façon,  y’a presque pas de touristes à Mexico city. Non, ils sont pour les mexicains un divertissement comme un autre. Ce n’est donc pas rare que les gens viennent en famille et paient des mariachis pour un petit concert privé. C’est typique et nous on adore !

Mission commando: carte sim

Un des premiers trucs quand on arrive dans un pays c’est de nous acheter une carte sim locale poir pouvoir bénéficier d’une connexion internet partout. Tu peux pas test, mec! T’es geek ou tu l’es pas! Le Wi-Fi c’est bien beau mais on connaît l’histoire après 17 mois de voyage. La plupart du temps, c’est aussi lent et aussi chaotique que le passage de la frontière cambodgienne sans payer. Du coup, afin de pouvoir donner des nouvelles à nos fans adorés (la grosse tête ? Attend on doit quand même avoir 20 likes par publication! 20, MEC!!!! C’est la célébrité même!) et pouvoir faire nos articles tranquillement, cet achat s’avère obligatoire. Surtout quand tu as prévu de passer 3 mois dans ce pays ! Généralement, cette recherche ne nous prend pas plus de 5 minutes. Ici, ce fut toute une histoire !
Première étape: achat d’une carte sim dans un petit boui boui.
Jusque là rien de bien compliqué à part que le monsieur a du en essayer plusieurs avant que cette dernière ne daigne fonctionner.
Deuxième étape: recharger la carte afin d’avoir du crédit internet. C’est là que ça se complique. Le vendeur tente de nous expliquer pourquoi nous ne pouvons pas recharger cette carte mais notre espagnol aussi rouillé qu’un moteur de rickshaw indien (tuk-tuk) ne nous aide pas beaucoup…Faut dire aussi que le type articulait autant qu’un type ayant subit une opération avec anesthésie locale chez le dentiste. C’est donc dans un magasin officiel de la compagnie que nous nous rendons (on a mis deux jours à le trouver) et après 30 minutes d’essai de la conseillère, nous pouvons enfin avoir accès à notre crédit ! Youhouuuu ! Bref, ça nous aura pris 2 jours et on a toujours pas compris le pourquoi du comment !

Le fail du lundi

Comme le titre l’indique, nous sommes lundi et le lundi, les visites s’avèrent compromises. Nous avions en tête plusieurs visites tels que le musée de frida kahlo, le musée d’anthropologie, le Palacio nacional…. Ouais mais non. Il faut savoir que le lundi, presque tous les musées de cette ville sont fermés. On se demande pourquoi ils ne font pas un tournus à ce moment-là…. Pas contents les Charlex ! Quelques tacos et une glace suffiront à nous faire oublier ce petit désagrément. Vous avez remarqué, on a pas encore parlé de bouffe !

Le marché aux sorcières de Sonora

Vous voulez du dépaysement, de l’authenticité et du frisson ? Pour ça, il suffit de venir au marché de Sonora (On exagère peut-être un poil, quand même…). C’est en métro que nous nous y rendons et précisons d’ailleurs que le réseau public de cette ville est extrêmement bien développé. Mexico City a un des réseaux de métro les plus étendus du monde. Mais revenons à nos moutons. Les mexicains sont de fervents croyants et la médecine traditionnelle fait complètement partie de leur vie. Un mal d’amour ? Une colique ? Des maux de têtes ? Des fins de mois difficiles ? Des soupçons sur la fidélité de votre femme/mari? Les sorcières du marché de Sonora ont la solution ! Des centaines de stands proposant toutes sortes d’herbes, de plantes, de potion magique, de crânes, d’effigies de l’ange de la mort, des encens éloignant le mauvais œil sont alignés et proposent les mêmes choses. Chez certaines il est possible de réaliser une purification spirituelle. Franchement, on était très tentés mais on a passé notre tour pour cette fois-ci…
D’autres stands proposent un peu de tout et surtout de rien. Des stands de jouets, de piñatas, de vaisselle, de perles…. Et d’animaux.

Ça, c’est la partie vraiment hardcore. Des marchés d’animaux ne respectant pas les bêtes à poil, nous en avons déjà vu bon nombre en Asie du Sud-est. Mais celui ci détient la palme d’or. Des centaines de chiots et de chatons sont entassés dans des mini cages, des animaux exotiques sont présents, le brouhaha est incessant mais surtout l’atmosphère est irrespirable. L’odeur de pisse nous fait bien comprendre que ces cages ne sont JAMAIS nettoyées! Le spectacle est d’une tristesse qu’il nous est difficile de décrire. Nous ne nous attardons donc pas dans ces allées.

On se croirait presque dans un coffee-shop…

Les fameuses pinatas. On a hésité à acheter celle de Batman mais elle entrait pas dans le sac.

A suivre: Direction un état relativement oublié des circuits touristiques classiques du Mexique: la basse Californie ! Au programme: un petit road trip.

Mexico city: Partie 2

Après notre passage en Basse Californie, nous voilà de retour à Mexico City. Et cette fois-ci, nous ne voulions surtout pas rater la visite de  »la maison bleue », soit la maison de Frida kahlo.

Le musée de Frida Kahlo

Si vous ne connaissez pas Frida Kahlo, nous vous invitons à télécharger le film d’urgence appelé: Frida. Bien sûr, sur un site de téléchargement légal hein (hum…).
Ce film est un petit chef d’oeuvre, qui retrace la vie de l’artiste Frida Kahlo et il faut dire que Salma Hayek joue le rôle à merveille. Disons simplement que nous conseillons à quiconque veut visiter ce musée de regarder le film avant.

Mais bref, nous ne sommes pas là pour vous faire une critique détaillée de film mais bien pour vous parler de cette femme hors du commun et au monosourcil (Emmanuel Chain, tiens-toi bien !)

Un peu de culture….
Frida kahlo est née le 6 juillet 1907 à Coyoacan, dans la banlieue de Mexico. Dans la maison bleue précisément.

Tout au long de sa vie, elle garde une santé fragile: poliomyélite étant enfant, un grave accident de bus qui nécessitera des dizaines d’opérations chirurgicales, une amputation…

Après son accident, Frida dut rester alitée de nombreux mois. Pour pallier l’ennui, elle se mit à la peinture. Ses parents firent installer à sa demande, un miroir au dessus de son lit à baldaquin, pour qu’elle peigne son autoportrait…
Elle rencontre Diego Rivera, qui est à l’époque un grand peintre mexicain à la renommée internationale, et se marie avec cet homme de 20 ans son aîné. Leur relation restera très compliqué jusqu’à la fin. Tromperie, mensonges… Frida divorcera d’ailleurs une fois (puis se remaria avec lui) suite à la relation extraconjugale de son mari avec….sa soeur !
Paraît il que Diego Rivera était un  »homme à femme ». Vu le physique du bonhomme, on a pas bien compris. Mais s’ils le disent…

Frida kahlo a elle aussi eu de nombreuses relations autant avec des femmes que des hommes. Ce qui était assez courageux à une époque où le mot bisexualité ne devait même pas exister..

L’artiste était une fervente communiste et avait d’ailleurs des portraits comme Mao au dessus de son lit. Elle et son mari ont d’ailleurs hébergé Trotsky dans la maison bleue, suite à son exil. Frida aura une relation avec ce dernier.
Ses tableaux, mondialement connus, sont remarquables même si certains sont dérangeants, voire un peu glauques.

Elle trouva la mort à 47 ans à la suite d’une embolie pulmonaire, mais certains pensent qu’elle se serait suicidée.

Les corsets que Frida a du porter suite à son accident.

Le soit disant  »homme à femmes.. » Diego Rivera

Voilà pour le bref, très bref résumé de sa vie. 
Le musée est passionnant et c’est des anti-musees qui le disent !
La maison est superbe et il est très facile et émouvant d’imaginer cette grande artiste se balader dans cet endroit. 
S’il y a un lieu à ne pas rater à Mexico City, ce serait bien celui la ! 

En revanche, sachez que l’endroit est extrêmement populaire (et le mot est faible) ! La file d’attente peut aller jusqu’à 1h30 – 2 heures. Le meilleur moyen pour éviter cela reste la réservation en ligne (voir Infos utiles en fin d’article)

Prêts à faire la queue? C’est ce qui vous attend si vous ne réservez pas à l’avance.

C’est le jeu ma pov’ lucette !

Suite à la visite du musée de Frida, c’est en métro que nous nous dirigeons vers notre prochain arrêt: el Palacio nacional. En effet, on veut absolument s’y rendre car à l’intérieur de celui-ci, on peut y voir d’immenses fresques peintes par Diego Rivera, le mari de Frida kahlo.
Le seul hic, c’est qu’étant donné que nous sommes le 15 septembre, soit le jour delà fête nationale, le palais est bien entendu fermé au public.
Gros Fail quoi. Mais s’il n’y avait eu que ça…
A Mexico city, nous ne nous déplaçons presque exclusivement qu’en métro. Jusqu’à ce jour, aucun incident n’était à déplorer. Mais ça c’était avant ce 15 septembre. Le métro est bondé. Il dégueule littéralement de monde. Il nous a fallu jouer des coudes pour monter dedans. Les Mexicains nous poussent dedans comme on ne nous a jamais poussés. Charline se retrouve coincée, presque écrasée au milieu des mexicains, à renifler diverses odeurs d’aisselles. Le bonheur. Alex n’est pas moins coincé. Une fois que la foule est descendue, Alex, paniqué, regarde Charline et lui dit :
 »Je me suis fait voler le portefeuille….  »
Voilà voilà. Il fallait bien que ça nous arrive. Après 17 mois de voyage, aucun nuage à l’horizon jusqu’à ce jour.
Bilan de la perte ? Environ 200 euros, un portefeuille personnalisé en Thaïlande, permis de conduire et 3 cartes bancaires…Comme par hasard un des seuls jours où Alex a plusieurs cartes (y compris une visa) au même endroit.
Que du matériel. Par chance, il nous reste encore 3 cartes (de dieu les banquiers !), nos passeports…
Bien sûr, ça ne nous a pas enchanté mais on mentirait si on disait qu’on est pas coupable. Le portefeuille se trouvait dans la poche d’Alex, autant dire dans un endroit pas du tout sécurisé. C’était une grosse erreur de débutant mais malheureusement on ne peut pas être sur le qui vive H24 et 7/7 jours. Après 1 an et demi sans aucun incident, nous avons baissé notre garde.
En ce qui concerne nos voleurs, on laisse le karma se charger d’eux…
Bref, c’est toujours embêtant de perdre de l’argent comme ça mais il n’y a pas eu d’agression physique et nos passeports sont toujours en notre possession, ce qui est à notre sens l’essentiel. 

C’est la fête et viva Mexico !

On n’allait quand même pas se laisser abattre pour si peu. Nous décidons de nous rendre à l’événement de l’année dans le pays: la fête de l’indépendance du Mexique. Tous les ans, le pays sort ses drapeaux et les agite lors du  »grieto ». Mexico City, c’est un peu « the place to be » pour cette fête. En effet, du haut du balcon du palais national, après un discours, le président  crie un grand « Viva Mexico » sous les cris des Mexicains et des drapeaux qui s’agitent. C’est ça, le « grieto ».

Cela fait déjà des semaines que l’installation des infrastructures a commencé. Lors de notre premier passage dans cette ville, elle débutait déjà. En arrivant aux abords de la place en début d’après-midi, on se rend compte de l’immensité de l’installation. Tous les accès à la place sont barricadés et contrôlés par la police et l’armée. Pour y entrer, nous avons droit à 3 contrôles successifs incluant fouilles corporelle et du sac. Un contrôle plus strict qu’à l’aéroport. Heureusement. à cette heure-ci, il n’y a presque personne encore. Une fois sur la place, nous découvrons des immenses estrades entourant une énorme scène où son sensés se dérouler des concerts le soir-même.

Quand on dit personne, on parle des civils. Les membres de force de police déjà présents se comptent par centaines et sont partout. Sur tous les toits entourant la place se trouvent des militaires ayant pour rôle de surveiller le site à travers la lunette de leur fusil le soir venu. Et ça, c’est seulement sur la place. Nous ne parlons pas de toutes les forces déployées à travers le reste de la ville. Nous n’avons jamais vu autant de forces armées déployées au même endroit…

En fin d’après-midi, nous souhaitons manger dans un petit restaurant se trouvant en bordure de la place. Nous mettons déjà un bon moment pour le retrouver. Le problème, c’est justement sa localisation. La foule s’amasse déjà à toutes les entrées pour accéder à la place. Notre restaurant ne se trouve pas dans le périmètre de sécurité, mais en bordure d’un des couloirs d’accès. En gros, imaginez-vous que la route et le trottoir son séparés par des barrières. La route fait office de couloir d’accès (avec la fouille et tout le reste) et le trottoir est accessible à tout le monde. Sauf qu’à ce moment-là, on nous bloque même l’accès au trottoir. Les flics nous disent qu’ils ne laissent que les gens sortir, mais plus entrer. Après avoir insisté en expliquant que nous allons juste au resto à 50 m, on nous laisse y aller moyennant une fouille.

Une fois notre repas fini, nous sortons dans la rue. Nous comprenons pourquoi on ne voulait pas nous laisser passer. Maintenant, la foule n’est entassée à 50 m, mais un bloc plus loin, et la police laisse passer les gens au compte-goutte pour accéder à la fouille avant d’entrer. Le périmètre de sécurité s’est élargi, et nous sommes à l’intérieur! Il ne nous resterait que la fouille pour entrer. Les flics sont encore plus nombreux qu’avant, et les gens se comptent par milliers! On les entend crier pour qu’on les laisse entrer une centaine de mètres plus loin!

A ce moment-là, on se regarde et on se dit « Jamais vu autant de monde…C’est un truc de fou! Une place ne peut pas contenir toute la ville de Mexico CIty…Tu penses à ce que je pense? » 10 secondes plus tard, nous voilà en route pour la sortie. Nous qui n’aimons pas être serrés comme des sardines, voir cette immense foule (à un seul des accès alors qu’il y en a une dizaine!) nous a poussés sans hésitation à quitter ce lieu, alors même que nous aurions pu y accéder sans trop attendre. De plus, le discours du président ne commençait que 2h plus tard… Laissons notre place à deux Mexicains qui ont vraiment envie d’y être.

Nous verrons finalement le feu d’artifice depuis notre hôtel, au calme, ce qui nous convient parfaitement. Cette fête est effectivement à ne pas manquer, mais si vous voulez être aux premières loges, attendez vous à être serré comme vous ne l’avez jamais été!

Escapade à Teotihuacan

Qui n’a jamais entendu parler des pyramides au Mexique ? Ces dernières font en effet partie intégrante de la culture et de l’histoire du pays. Nous nous sommes rendus à Teotihuacan, à une heure de bus de Mexico City.
Teotihuacan est le plus grand site archéologique de toute la Meso-amerique et un des plus visités de la région. D’ailleurs, pour éviter la cohue, venez tôt !

L’endroit est extrêmement bien préservé et malgré les rabatteurs très (trop) nombreux, nous apprécions pleinement cet instant.

La pyramide du soleil, 3ème plus grande pyramide au monde.

La pyramide de la lune vue depuis la pyramide du soleil.

Pour ceux que ça intéresse, voici l’histoire de Teotihuacan…

Le site archéologique de Teotihuacán est l’un des plus beaux du Mexique. Les Aztèques croyaient que c’est depuis cette ville que les dieux avaient créé l’univers. En réalité, elle connut son apogée, comme épicentre de la culture et du commerce, lors de la période Classique de la Mésoamérique. Située à une cinquantaine de kilomètres au nord de Mexico, elle constitue une destination idéale où passer la journée pour les passionnés d’histoire et d’anthropologie. Ce lieu a été habité à partir de l’an 200 av. J-C., jusqu’à sa chute, environ mille ans plus tard. On pense qu’à son apogée, Teotihuacán comptait près de 200 000 habitants.

Cette ville très ancienne est entourée de mystères qui participent à son charme et à son attrait. Les experts ne savent pas à quel groupe ethnique appartenaient ses habitants, ni quelle langue ils parlaient. C’est pour cette raison qu’on les appelle les teotihuacanos, « ceux de Teotihuacán ». Le nom du site, qui signifie « endroit habité des dieux », lui a été donné par les Aztèques qui considéraient cette cité comme un lieu sacré, même si elle avait déjà été abandonnée depuis plusieurs siècles quand leur civilisation commença à se développer.

La route principale qui traverse le centre de Teotihuacan, appelée la Chaussée des Morts (Calzada de los Muertos), fait presque 2,5 kilomètres de long et environ quarante mètres de large. Le long de la Chaussée des Morts, on peut voir de nombreuses structures. Le bâtiment le plus impressionnant de Teotihuacan, la Pyramide du Soleil, culmine à plus de 60 mètres de haut et son ascension, bien que difficile, vous offre un panorama inégalable. Vous pourrez également y voir la Pyramide de la Lune, le Temple de Quetzalcóatl et le Palais de Quetzalpápalotl.

[Source] 


C’est vraiment un endroit à ne pas manquer lors d’un passage à Mexico City
. Alors sachez que oui, il y a du monde mais le site est si grand que chacun trouvera facilement son coin « à soi »‘ afin d’en profiter pleinement.  Bref, nous avons adoré cet endroit et le conseillons +++ ! 

La photo de Teddy

Teddy face à la pyramide de la lune.

Nous avons beaucoup apprécié notre passage dans la capitale. Les rues piétonnes, la découverte de la cuisine mexicaine, la musique à chaque coin de rue et la gentillesse des habitants nous ont ravi. La vieille ville est belle et très agréable à visiter. Nous avons même eu la chance de pouvoir assister au jour de l’indépendance nationale. Pour une grande ville, Mexico City nous a étonnamment beaucoup plu.

info28 INFOS UTILES

Logement:

  • Hostal ciudad de Mexico: 335 pesos / nuit. Chambre privative avec salle de bain partagée. Eau chaude mais une pression ridicule. Propre ++, cuisine à disposition. Bruyant donc prévoyez les boules quies. Gros avantage: se trouve à deux pas de la station de métro Isabelle de la catolica et à 10 min à pied de la place zocalo. Bon rapport qualité-prix.
Transport:
  • Depuis l’aéroport, la solution la plus efficace, la plus rapide et la plus confortable est le métrobus. Il est nécessaire d’acheter une carte aux différentes bornes et de mettre du crédit dessus. A la porte numéro 7 vous en trouverez et pourrez prendre le bus directement ici jusqu’au centre historique. Le prix est de 30 pesos / personne.
  • Le réseau de métro est extrêmement bien développé dans la ville et il serait dommage de ne pas l’utiliser. Un trajet de n’importe quel type coûte 10 pesos même si vous changez de ligne.
  • Pour aller à Teotihuacan: Bus depuis le terminal Norte de Mexico (accessible en métro). Comptez 1 heure de route environ pour ..pesos.
 
Activités :
  • Musée de la tequila et du mezcal: 60 pesos /personne comprenant une dégustation de ces deux alcools.
  • Musée de Frida Kahlo: Réservez votre visite sur internet absolument! Cela vous évitera de faire la queue pendant 1h30 à 2 heures! —> Le lien. Comptez 200 pesos/personne. Un peu cher mais ça les vaut!
  • Teotihuacan: L’entrée du site s’élève à ….pesos/personne.
 
Autres:
  • Achat d’une carte sim telcel: 60 pesos et rechargement de 300 pesos pour 2,5 giga de données internet.
Share on FacebookShare on Google+Tweet about this on TwitterPin on Pinterest

2 reflexions sur “—Mexico city: Bienvenue au Mexique !—

  1. Michele et Claude

    Super ça nous rappelle des souvenirs de notre dernier passage à Mexico, lors de votre prochain séjour allez voir les fresques de Diego Rivera, le mari de Frida Kahlo et la maison bleue, même sans être des passionnés d’art, les fresques sont impressionnantes, il y n a dans plusieurs institutions dont le palais gouvernemental, sinon nous avions doRmi dans une AJ à 2 pas du Zocalo. On attend vos impressions sur la Baja California que nous ne connaissons pas.
    Nous sommes pour 5 semaines aux Acores, pour l’instant 6e jour sans pluie, avec ses températures très douces et petites balades bien sympatiques. Bisous à vous deux

    1. Charlex Auteur de l'article

      Salut vous deux!
      On pensait aller voir la maison bleue déjà à ce moment-là mais c’était lundi, donc fermé….Mais on compte bien aller voir ça dans quelques jours, de même que les fresques. On va pondre un article sur la Baja california sous peu.

      Profitez bien des Açores, on se réjouit de vous revoir (bientôt on espère) ! La bise!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Menu