Charlex's World

— Otavalo et environs —

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« Si tu visites une lagune sous le vent, n’oublie pas le dicton bien connu suivant : qui pisse dans le vent se rince les dents. »

Et nous voilà en Équateur!!! Notre première escale dans ce pays est la ville d’Otavalo.

De la frontière à Otavalo

Rappelons-le , notre dernière escale en Colombie fut Ipiales. Depuis là , nous avons pris un taxi pour nous rendre à la frontière. Une fois arrivés, nous nous sommes acquittés du tampon de sortie de la Colombie et de celui d’entrée en Équateur. Cette étape est très facile et ne prend pas plus de 15 min.

29 Suite à cela, nous avons pris un collectivo juste à côté de la douane qui nous a amené jusqu’à Tulcan, à environ 30 min. Puis finalement, nous prenons un bus de Tulcan à Otavalo.

info28 Infos utiles :

  • Le taxi d’Ipiales à la frontière coûte 1700 pesos /personne et le trajet dure 10 min.
  • Le tampon d’entrée en Équateur est gratuit.
  • La monnaie en Équateur est le dollar américain. Vous trouverez de nombreuses personnes auprès de qui échanger vos pesos à la frontière. Le taux que nous avons eu est de 3000 pesos/dollar.
  • Le collectivo de la frontière à Tulcan coûte 0,75 dollars /personne.
  • Le bus de Tulcan à Otavalo coûte 3.75 dollars /personne. Le trajet devrait durer 3h, mais a duré 4h30 en réalité.

Si nous pouvons relever une chose, c’est que cette frontière, qui fut une des plus dangereuses du monde il y a peu encore,  est aujourd’hui tout à fait sécurisée et une des plus faciles qu’il nous a été donné de traverser!
Quant au trajet en bus de Tulcan à Otavalo, que dire… Hormis les nombreux contrôles de police sur le trajet (hé bien oui, nous venons de Colombie), ce qui a le plus ralenti le trajet était les vendeurs au bord de la route. Jamais nous n’avons vu autant de vendeurs d’articles improbables. Le bus s’arrête littéralement toutes les 10 min pour laisser monter des vendeurs de n’importe quoi. Et cela peut aller de la barre chocolatée à la paire de chaussette de bébé. Et pourquoi n’achèterions nous pas un livre traitant de l’efficacité des plantes contre le cancer ou le sida? Ha vraiment? On était pas au courant des progrès de la médecine…
Arrivés à Otavalo, l’aide chauffeur nous informe que le bus ne s’arrête pas au terminal. Ha… Hé bien déposez-nous le plus près possible. 10 min plus tard, on nous fait sortir du bus au bord de l’autoroute à l’extérieur de la ville en nous montrant une direction aléatoire de la main, ceci sous-entendant une consigne bien spécifique: démerdez-vous. Hem… Ok très bien. À ce moment-là, la base d’espagnol que nous possédons s’avère très utile pour trouver notre hôtel relativement rapidement.
Oui rapidement car nous avons rendez-vous. Notre pote Alain arrive peu de temps plus tard au terminal de bus sans aucune idée d’où il doit se rendre. Heureusement, nous arrivons à temps pour l’accueillir. Il est dans la place! Alain est un vieux pote d’Alex (et un des meilleurs d’ailleurs) nous rejoignant depuis la Suisse. Il a pris le risque de venir voyager 3 semaines avec nous en Equateur, histoire de vivre son baptême de backpacker. Espérons que ça lui plaise!

Après avoir pris nos quartiers, nous passons une soirée tranquille à manger la nourriture vendue dans des stands sur la place principale accompagnée d’une bière. Et au lit tôt, car le lendemain, départ tôt pour le Lago San Pablo.

Un petit mot sur l’hôtel:

Nous sommes restés à l’American Inter , juste à côté de la Plaza de Ponchos. Cet hôtel est en quelque sorte un leurre. On vous dit qu’il y a du wi-fi , de l’eau chaude et des bons lits , mais c’est pas tout à fait ça. Il existe pas moins de 4 réseaux wi-fi dans l’hôtel. Mais aucun ne fonctionne correctement. En plus de la connexion pourrissime , tous les réseaux sautent de temps en temps histoire de bousiller tout le travail fait en ligne jusqu’alors. En ce qui concerne l’eau chaude , la douche nous a également fait des feintes. Elle passe du chaud (ouais en fin « chaud »…on se comprend) au froid sans prévenir , et vice-versa. Quand au lits à première vue très confortables , on a plutôt l’impression de dormir dans des baignoires tellement les matelas sont creusés par l’usure. Nous avons rebaptisé cet établissement « l’hôtel de la feinte« . De plus , notons que nous faisons notre lessive au fur et à mesure à la main. Ainsi , avec la corde à linge « maison » pendue par nos soins à travers notre chambre , celle-ci ressemblait davantage à un squat de roms plutôt qu’à une chambre d’hôtel.

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Cependant , le personnel de cet hôtel est vraiment sympathique , l’établissement est vraiment bien situé , tranquille et la cuisine est bien équipée. Mais le plus grand avantage de cet hôtel est son roof-top duquel on peut siroter sa bière devant une vue plongeante de l’ensemble du marché et de la Plaza de Ponchos.

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Manger pour 1 ou 2 dollars? C’est dans la rue que ça se passe!!

La cascade Peguche et le Lago San Pablo

Le lendemain, nous partons en randonnée. Nous marchons depuis le centre d’Otavalo en direction du Lago San Pablo. Pour nous y rendre, nous passons par la cascade Peguche. Et quel spectacle! Bien que nous ayons vu bon nombre de cascades déjà, celle-ci possède un certain charme qui ne nous laisse pas de marbre.

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Nous continuons ensuite notre marche jusqu’au Lago San Pablo où nous nous arrêtons pour pique-niquer.

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Ce lac est joli, mais ne casse pas la baraque. Il nous offre cependant un paysage fort agréable pour nous restaurer. De plus, ce pique-nique nous restera en mémoire car notre pote nous a ramené saucisson, gruyère et chocolat suisse! Le pied!!!

89Suite à cela, notre paresse nous pousse à rentrer en bus, surtout quand on voit le prix!

info28 Infos utiles:

Pour vous rendre de la place principale d’Otavalo jusqu’au lac, rejoignez la voie de chemin de fer et suivez-la sur la gauche une bonne demi-heure jusqu’aux panneaux indicateurs citant la cascade de Peguche. Suivez ensuite les indications. Une fois arrivés à la cascade, un chemin monte en direction du lac. Aller à la cascade prend 45 min à une heure. Pour aller au lac, comptez 1h30 à 2h de plus. Vous pouvez également vous rendre au lac en bus, mais vous raterez la cascade.

La laguna cuicocha

Le lendemain, nous décidons d’aller faire le tour de cette lagune. Petit moyen mnémotechnique pour se souvenir du nom : la laguna « couic au chat » (pauvre minou). Selon ce que nous avons lu, le tour de cette lagune prend 5 à 6 heures. Nous réservons donc notre journée à cela.

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info28 Infos utiles :

Pour s’y rendre , prenez un bus direction Quiroga depuis le terminal de bus. Cela vous coûtera 0.30 dollar/personne et le trajet dure environ 30 min. A Quiroga , prenez un taxi jusqu’au pied de la lagune. Le prix de base est de 5 dollar pour un trajet , mais nous avons pu le négocier à 4.

Le paysage que nous offre cette lagune est époustouflant. Les deux îlots se trouvant au centre du cratère et flottant sur cette eau d’un bleu pur nous laissent muets d’admiration. Nous en prenons plein les yeux.

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Entamons donc ce tour! Le moins qu’on puisse dire, c’est que nous sentons déjà la différence d’altitude (+ de 3000 m). Notre souffle devient plus court. Sans compter que cette marche nous coupe les jambes. Des montées raides suivies de descentes tout autant abruptes, et quelque fois le cauchemar du marcheur :  des escaliers dont les marches font le quart de la taille de Charline. Le chauffeur du taxi nous disait que cela prenait 4 heures, cela nous a demandé 4h45 en comptant la pause de midi de 45 min. Nous vous avouons qu’après une marche pareille, nous étions bien contents de nous asseoir dans le taxi pour rentrer. Nous nous sommes d’ailleurs essayé au stop sur la fin de la marche qui longe la route…essayé pas pu…Cela fut un bon entraînement pour les prochains treks qui devraient être encore plus physiques.

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La ville d’Otavalo

Le marché d’Otavalo

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Il existe un marché prenant place tous les jours sur la place principale d’Otavalo. Nous avons cependant lu qu’il valait vraiment la peine de rester un samedi pour voir ce marché. On se disait « mais comment ils vont faire pour faire plus grand? Sur deux étages? »  La réponse est simple. Au lieu d’occuper uniquement la place, le marché occupe une bonne partie des rues de la ville. Son étendue est impressionnante. On comprend pourquoi il s’agit d’un des plus grands marchés d’Amérique du Sud.

363439 Ainsi donc, vous pourrez y trouver de tout. La zone de la place centrale concerne tout ce qui est destiné aux touristes : artisanat soi-disant local et autres babioles (ils doivent donc tous se fournir chez le même artisan….).

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Un peu plus au Sud se trouvent les stands vendant de tout et n’importe quoi un peu moins artisanal. En continuant vers l’ouest, vous tomberez sur le marché de nourriture où vous pourrez déguster de nombreux plats. Puis finalement, en continuant vers l’extrême ouest de la ville, vous atteindrez le marché des animaux où vaches, porcs, poules, poussins ou encore cochons d’inde se vendent à la criée. Si vous voulez de l’authentique, vous serez servis!

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Quand on vous dit qu’ils vendent vraiment n’importe quoi…

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La maison des colibris

Cette maison emblématique de la ville est en fait un centre culturel. Cet endroit offre une belle vue panoramique sur la ville ainsi que sur l’ensemble de la vallée.

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On peut admirer la vue couchés sur la pelouse en sirotant sa petite bière (ou autre chose si vous préférez. Aller y voir le coucher de soleil en vaut la peine. Vous la repérerez assez rapidement de par son apparence. Elle est ornée d’une énorme tête de colibri et se trouve à l’extrême Est de la ville. En revanche, nous ne pouvons pas voir parler de ce qu’elle abrite car nous n’y sommes pas rentrés.

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La photo de Teddy

 

Comme nous avons un invité d’honneur, Teddy a tenu à être photographié avec ce dernier.

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Notre impression sur cet endroit

Nous tenons à exprimer notre ressenti en arrivant en Équateur. Hé bien ça nous a fait un choc, et dans le bon sens du terme. La culture nous semble beaucoup plus différente de la nôtre que la culture colombienne. Les locaux ressemblent davantage à des indiens. Leur teint foncé, leur tresses et leurs chapeaux typiques nous rappellent notre premier séjour au Pérou et en Bolivie De plus, ils s’habillent de façon beaucoup plus colorée. Cela ajouté à leur gentillesse nous plaît énormément. À nos yeux l’attractivité d’Otavalo, qui grâce à son marché est déjà un incontournable du pays selon nous, s’en trouve grandement augmentée. Si vous passez dans le coin, prenez la peine d’aller visiter cette petite ville où il fait bon vivre.

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En route pour de nouvelles aventures !!!

A venir dans le prochain article : notre première grande ville d’Equateur , Quito. Ca passe ou ça casse…

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