Charlex's World

— Pacitan: un endroit qu’on a failli garder pour nous —

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Alors là, Java nous envoie encore une fois du lourd! Après l’ascension du Lawu, nous n’avions pas forcément envie d’enchaîner avec un autre volcan de suite. Que faire, donc? Aller à la plage, pardi! C’te question, tiens! Mais où? En trifouillant quelque peu les entrailles du net comme à son habitude, Charline tombe sur quelques rares photos de cet endroit: Pacitan. Et là, c’est le déclic. Nous décidons unanimement (en même temps c’est pas très dur, on est que deux…) de nous y rendre de suite. Mais qu’est-ce donc que cet endroit? Ne soyez pas si impatients. Commençons par le début.
 

Notre arrivée à Pacitan

Rappelons que nous sommes revenus à Solo après l’ascension du Lawu. C’est donc depuis là que nous avons pris un bus pour nous rendre à Pacitan. Et là, c’était folklorique. Une fois à la gare de bus, très peu d’indications pour nous aider. Quelques rares panneaux, aucun guichet de vente de billets. Par contre, les Warung (petits restos boui-bouis) se trouvent à la pelle. Et pour en avoir testé un, ce n’est franchement pas très goûtu. Nous parvenons finalement à trouver les plateformes d’embarquement en demandant notre chemin tant bien que mal. Là, un type nous amène dans un bus datant de l’an 40, encore garé dans le hangar, vide. Il y fait au bas mot 35°C. 30 min plus tard, le bus démarre et se rend à la plateforme d’embarquement. Apparemment, nous avons eu le privilège de choisir nos places avant tout le monde. Et ça, c’est bien sympa au vu du nombre de personnes montant dans le bus! Nous voilà donc entassés comme des sardines dans un bus sans climatisation, sans fenêtres (il ne fait donc plus 35, mais plutôt 40°C), et fumeur de surcroît…Il nous semble vous avoir dit que les Indonésiens fument énormément et que certains bus étaient équipés de fumoirs, non? Apparemment, les locaux ne se soucient pas de la présence d’un fumoir en temps normal. Ah non non, il semblerait que les bus publics soient fumeurs dans ce pays. Ajoutez à cela les 37 musiciens montant pour jouer une chanson chacun à leur tour puis laissant leur place, et vous aurez une image assez précise de ce trajet. A noter que certains de ces musiciens n’ont pas vraiment un don inné pour la musique. Mais bon, ça met l’ambiance!
Ce trajet est simplement magnifique, surtout aux abords de Pacitan. Cette route zigzaguant comme une route de montagne au milieu de la jungle a quelque chose de magique. D’autant plus en arrivant au-dessus de Pacitan, lorsque la vue se dégage sur le bord de mer. Splendide!

Pacitan: alors, ça farte?

Pacitan, c’est quoi? Que peut-on y faire? Hé bien c’est avant tout un bon spot de surf, et il y en a pour tous les niveaux. Nous avons donc remis au goût du jour nos exceptionnels talents de surfeurs sur les plus petites vagues de la zone. Ouais parce que sur les autres spots, le courant était trop fort, il y avait un vent de travers, des requins mangeurs d’hommes, et tout, et tout. Enfin, vous comprenez…Résultat: nous aurions besoin de quelques jours de plus pour nous améliorer quelques peu. Alex s’y remettra deux jours de plus tandis que Charline sera victime d’une maladie très dangereuse et touchant de nombreuses personnes: une flegme monstrueuse.

On aura finalement réussi à en faire une! 🙂

Pacitan est un excellent endroit pour surfer à tout niveau, mais la mer y est capricieuse. Les courants sont souvent trop fort pour tater de la vague. Par ailleurs, impossible de se baigner dans quasiment toute la région, sauf tout au bord. Comme nous le disons, les courants sont très violents et, la plupart du temps, le sol marin descend de façon assez abrupte.

A la chasse aux plages

Les environs de la petite ville sont sans pareil. A scooter, nous avons entrepris d’en explorer un partie.
Le deuxième jour, nous partons donc sur la route (si on peut appeler ça une route…) qui longe l’océan à l’Ouest de la ville. Cette route se transforme vite en chemin très rural, parfois goudronné, et parfois non. Quelques passages sont donc assez sportifs. Mais rien de bien insurmontable pour le pilote méconnu du grand public qu’est Alex.

Nous nous attendions à de belles plages, certes. Mais ce que nous découvrons dépasse largement nos attentes. Voyez plutôt.

Pantai Banyu Tibo

La première de la série et aussi la plus éloignée. A vrai dire, c’est celle qui nous a attirés ici. Charline était tombée sur une photo de cette cascade se jetant dans l’océan sur Instagram. Une photo aura suffi à nous convaincre, et nous ne le regrettons pas une fois devant. Les parois rocheuses brunes claires bordant l’eau rendent la scène encore plus impressionnante. Et la mer est déchaînée. Les vagues sont monstrueuses et l’on comprend vite pourquoi il est trop dangereux de se baigner. De plus, cet endroit bondé de monde le week-end est désert aujourd’hui. Ce sera le cas de toutes les plages environnantes pour notre plus grand bonheur.

 

Pantai Buyutan

La route menant à cette plage passe sur le bord de la falaise avant de descendre à pic en direction du bord de mer, ce qui fait que le vue que nous avons en arrivant est à couper le souffle. Cet endroit a cela de particulier que des énormes monolithes rocheux paraissent flotter à quelques dizaines de mètres du bord. A côté de cela, on se sent tout petit!

On ne sait plus ou poser sa serviette tellement il y a du monde…

Pantai Klayar

Encore une autre plage ayant son charme propre et sa nature impressionnante. Les formations rocheuses rendent cet endroit encore plus beau. Il est également possible de monter à un point de vue afin d’avoir un panorama de toute la zone. C’est de toute bôôôôôôôôôtééééééé! Encore une fois, la puissance des déferlantes couperait l’envie de se baigner à n’importe quel nageur, aussi expérimenté soit-il. Le claquement des vagues sur les rochers ferait presque peur. La puissance est telle que l’eau projetée dans certaines cavités rocheuses sort de l’autre côté sous forme de geyser de plusieurs mètres de hauteur.

Et c’est aussi sur cette plage que nous avons droit au premier selfie de la journée. Et quel selfie de compet!

 

Pantai Srau

Le jour suivant, nous partons explorer les deux plages restantes. Celle-ci est de dimension plus réduite, mais pas moins impressionnante. Son point particulier est la présence d’énormes rochers au large sur lesquels des vagues de plus de 3 mètres viennent se fracasser. Le travail des vagues au fil du temps peut d’ailleurs s’observer sur les flancs des rochers. Ce spectacle hypnotisant nous fera rester un long moment. Nous nous y sentons bien et aurons de la peine à décoller.

Le bikini version java. Imaginez le beau bronzage après une semaine…

Pantai Watu Karung

Rien de plus à ajouter. Cette plage est toute aussi belle que les autres, mais nous n’aurons pas le temps d’en profiter. L’orage menaçant nous force à rentrer.

Pantai Teleng Ria

Celle-ci n’est autre que la plage se trouvant à une centaine de mètres de notre hôtel. Encore une fois, impossible de s’y baigner sauf au bord, mais c’est là que l’on surfe! L’extrémité ouest offre la possibilité aux débutants de s’initier à ce sport tandis qu’à l’est, les vagues sont d’un gabarit plus impressionnant. Nous n’avons pas testé ce dernier spot, mais avons entendu dire qu’il est nécessaire d’être relativement bon surfeur pour en profiter car les vagues font environ 2 à 3m de hauteur et les courants sont puissants. Quant au centre de la plage, personne ne s’y aventure à cause des courants trop forts.

 

Et en plus du surf et de la plage, on a aussi pensé à manger…

Harry’s Ocean House

Cet hôtel est idéal pour…ne rien faire. Nous avions prévu d’y rester 3 jours, nous sommes finalement partis au bout d’une semaine. Les propriétaires souhaitent que l’on s’y sente bien, et ils réussissent à atteindre leur objectif la plupart du temps. Pourquoi cette nuance? Nous vous l’expliquerons plus bas.

Cet établissement offre des chambres de qualité supérieure pour des prix dérisoires. Avec ou sans air climatisé, dortoirs, SDB privée ou commune, bungalows en bambou, vous avez le choix. Et le petit plus fort apprécié: une cuisine toute équipée! C’est quand même cool de pouvoir se faire à manger, même si la diversité de plats qu’il est possible de concocter est fortement limitée par celle des produits que l’on peut trouver dans le coin…

Revenons à la nuance. L’endroit est paradisiaque, mais nous avons eu l’extrême chance de séjourner là-bas en même temps que la famille de deux enfants en bas âge (une fille d’environ 9 mois et un garçon d’à peu près 3 ans). Nous n’avons rien contre les enfants, sauf s’ils nous pourrissent l’existence. Et ceux-ci, chers amis, sont de véritables suppôts de Satan! Les deux petits blondinets, qui n’ont l’air de rien à première vue, rendraient fou n’importe qui à force de crier du matin au soir comme ils le font. Et ce sans aucune raison! Toutes les occasions étaient bonnes pour ce petit amas de matière fécale sur pattes pour embêter sa sœur (ce qui la faisait évidemment pleurer et crier) et ensuite renchérir en criant plus fort qu’elle. Un calvaire auditif. Et le pire, c’est que les parents ne disaient absolument rien, même si une dizaine de personnes les entouraient…Certainement encore l’application d’une de ces théories éducatives de hippie consistant à « laisser l’enfant s’exprimer librement ». Nous n’avons rien contre cela tant qu’ils s’expriment librement en silence ou à l’écart! Et bien entendu, cette famille squattait l’espace commun du matin au soir. Très agréable donc de prendre son petit déjeuner, à peine réveillé, avec une sirène d’alarme atomique vous hurlant dans les oreilles. C’est bien vrai ce qu’on dit: il n’y a que de la part de tes enfants que tu peux tout supporter.
Pour tout vous dire, s’ils n’avaient pas été là, nous serions certainement restés plus longtemps. Mais au bout d’une semaine, c’en était trop. A noter que ces deux démons offraient un contraste incroyable avec les deux enfants de la propriétaire (une fille de 5 ans et un garçon de 8 mois) qui étaient sages comme des images et qu’on avait juste envie de croquer! Ce bébé pourrait être oublié dans le four qu’il ne crierait même pas…
Bref, nous recommandons chaudement cet établissement et espérons pour vous que vous aurez plus de chance!

La photo de Teddy

 

Pacitan, ah Pacitan!

Nous ne savions absolument pas à quoi nous attendre en allant dans cet endroit. Et Java n’arrête pas de nous surprendre. Pacitan est un endroit incroyable qui mérite le détour si vous en avez le temps. Même s’il est impossible de s’y baigner comme on le souhaiterait, ce cadre splendide offre tout le bien-être que l’on pourrait venir y chercher. A vrai dire, nous avons hésité à en parler, de peur de trop en faire la publicité. Mais voyons les choses en face: la célébrité de ce blog est certainement très limitée (on est trop des stars mais on reste modestes pour sauver la face). De plus, cet endroit n’est pas accessible à tout le monde. Pour y aller, il faut un certain temps et ça ne vaut pas vraiment la peine de s’y rendre pour 2 jours: vous seriez trop déçus de repartir si vite!

 

Au prochain article, rien ne se passera comme prévu, mais encore une fois aucun regret. Quant à la destination concernée, nous garderons le suspense cette fois…

 

info28 INFOS UTILES

Transports:
  • Bus Solo – Pacitan: 30’000 IDR en bus folklorique pour 4h30 de route.
  • Taxi terminal de Pacitan – Harry’s Ocean House: 20’000 IDR par personne pour 10 min de route.
  • Location d’un scooter chez Harry’s: 50’000 IDR la journée.
Hébergement:
  • Harry’s Ocean House: 130’000 IDR la chambre double climatisée avec SDB privée (eau froide). Et qu’est-ce que c’est propre! Et t’as la clim, mec. LA CLIM!
  • De plus, les propriétaires peuvent vous organiser les transports pour votre prochaine destination moyennant des frais de 15’000 IDR par personne.
Loisirs:
  • Location d’un surf chez Harry’s: 60’000 IDR la journée.
Excursions:
  • Pantai Klayar: entrée à 7’000 IDR par personne et parking du scooter à 2’000 IDR.
  • Pantai Watu Karung: entrée à 3’000 IDR par personne.
  • Ne prévoyez pas de visiter toutes ces plages en une journée, ce serait trop long.

Divers:

  • Gardez à l’esprit que c’est une île musulmane. Il est donc interdit pour les femmes de se mettre en bikini. Bronzette en t-shirt obligé! 
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