Charlex's World

—Pamilacan: Oggy, serpents de mer & Tchèques—

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Après notre séjour sur l’île de Bohol et de Panglao, qui est, relevons-le, très touristique, nous cherchions une chose. De la tranquillité. Simplement un endroit où il fait bon se reposer. C’est là que Sylvain intervient (ou « Trotot » pour les intimes). C’est un ami d’Alex qu’il n’avait pas vu depuis une dizaine d’années. Ça nous rajeunit pas, tout ç’commerce! Ce dernier, accompagné de sa chérie, nous a parlé de cette fameuse île et nous avons donc décidé de les rejoindre dans ce petit bout de paradis.

 

L’arrivée sous la pluie

Rappelons juste que nous nous trouvions sur Panglao. Aucune envie, bien entendu, de prendre un tricycle. Ce sera donc en transport local, soit la jeepney, que nous taillerons la route. Que des locaux et toujours autant de sourires. C’est ainsi donc qu’après 2 jeepneys, nous débarquons à Baclayon, ville d’où partent les bateaux en direction de Pamilacan. Ce jour-là, c’est jour du marché à Baclayon et les habitants de l’île y viennent se réapprovisionner. C’est donc le jour idéal (le mercredi) pour trouver un bateau faisant la traversée à moindre coût. Première proposition: 500 php chacun. Après quelques négociations, le prix sera toujours de 500…Mais pour nous deux! Bien joué ! Notons que les Philippins ne sont pas très insistants lorsqu’ils négocient. Cela nous aura pris moins de 2 minutes.
La traversée sur la bangka aurait pu être agréable sans le bruit assourdissant du moteur. 45 min sur ce bateau et presque autant de temps à retrouver l’ouïe d’antan une fois arrivés sur l’île. Un conseil: mettez des boules quies!

La première impression est plus que bonne. Nous allons sacrément nous plaire ici! Très peu d’hébergements, des gens adorables nous accueillant avec d’énormes sourires et petites attentions, des rires d’enfants, mais surtout très peu de touristes. Exactement ce que nous recherchions. Une seule ombre au tableau: la météo. Comme toujours depuis que nous sommes aux Philippines, elle est devenue en quelque sorte notre premier ennemi. Le temps est en effet extrêmement instable dans ce pays malgré le fait que nous nous trouvions en pleine saison sèche. De la pluie nous accueille donc les bras ouverts. Qu’importe, nous allons tout de même nous plaire ici.

 

Un hébergement coup de cœur

Parlons un peu de l’endroit où nous avons logé. Mary’s cottage. Une formule tout inclus très bon marché avec des repas extrêmement bons (rare aux Philippines) et très copieux. L’électricité fonctionne seulement quelques heures le soir. Les petits bungalows sont sommaires mais propres, avec salle de bain privative avec bucket shower (douche au seau pour les francophones). Précisons juste qu’il n’y a pas d’eau courante sur l’île et que nous avions donc accès à l’eau…De pluie ! Il n’y a pas que des mauvais côtés au mauvais temps finalement…

Nous avons même lié des liens avec un habitant de notre bungalow. Un habitant pour le moins particulier. Nous le nommerons Oggy. Oui, comme dans Oggy le cafard. C’est vrai qu’il y a plus original mais c’est le mieux que nous ayons trouvé. Notre ami venait nous rendre visite quasiment tous les jours dans notre salle de bain. Bref, un retour à l’essentiel qui fait du bien.

La bonne douche.

Alex et ses potes

Du snorkeling de malade

Après avoir pris nos marques, il était temps de nous mettre à l’eau. Toujours sous la pluie bien sûr. Même si avoir du soleil est un plus, heureusement ne pas en avoir ne gâche en rien le spectacle. Et quel spectacle! Des coraux multicolores aux formes étranges sortis tout droit d’un autre monde. Des poissons (aussi multicolores) par bancs entiers. Des petits Nemos (poissons clowns pour les pointilleux) défendant leurs anémones. Des tortues qui viennent faire un coucou le matin et en fin de journée. Des centaines (peut-être plus même) d’étoiles de mer aux formes uniques de couleurs diverses. C’est magique, magnifique, absolument indescriptible avec des mots. C’est simple, même les oursins (encore une fois pleins de couleur) sont splendides. Nous avons même eu l’occasion de croiser un gigantesque serpent de mer à 2 mètres devant nous qui remontait à la surface pour prendre une bouffée d’air frais. Ce dernier, rayé noir et blanc, est extrêmement venimeux mais en aucun cas agressif sans raison. Il faut également préciser que sa bouche étant relativement petite, il est dans l’incapacité de nous mordre, hormis peut-être entre les doigts, là où la peau est extrêmement fine. Autant dire que le risque de morsure est nul.
Ces fonds marins sont réellement exceptionnels et nous avons passé des heures à contempler cette vie sous-marine sans même jamais nous lasser.

Etoileeeeeeuh des mereuuuuuuh….pays merveilleuuuuuuuux!

De Bob Marley à Freddy Mercury

Depuis que nous sommes en Asie du Sud-est, nous avons bien remarqué que les locaux sont très friands de karaokés. Ça peut faire sourire mais c’est un réel passe-temps pour eux. Jusque-là, nous n’avions jamais eu l’occasion (ou l’envie ?) de pousser la chansonnette. Motivés par Sylvain et Katia et accompagné de Mary la patronne de notre hôtel, nous nous sommes laissés tenter et ce qu’on peut dire c’est que nous avons bien ri ! De Bob Marley à Tom Jones avec son Sex Bomb (pas facile!), de Bohemian Rhapsody (pas facile non plus!) aux chansons en tagalog.  De vrais casseroles et une belle tranche de rigolade. Il faut savoir qu’à la fin de chaque musique, le logiciel donne une note. Nous n’avons pas explosé le compteur mais sommes apparemment prêts pour devenir « la meilleure voix ». Jenifer & Florent, tenez-vous bien. The voice, c’est nous ! Enfin…The Voice Pamilacan à la rigueur!

Une envie de meurtre

Les jours s’écoulaient paisiblement sur notre petite île. Un gros programme qui se résumait à manger, nager, remanger, bouquiner, siester et tout recommencer. Tout ça dans le plus grand calme. Mais ça, c’était avant. Avant quoi ? Avant l’arrivée sur l’île de la République tchèque.
Expliquons-nous.

Pour casser un peu notre  »routine insulaire », nous avons décidé de nous faire masser. Un massage complet d’une heure face à la mer avec pour seul bruit le vent (et la pluie bien sûr). Le genre de choses que nous évitons d’habitude, de peur d’exploser le budget. À peine le massage commencé, voilà que débarque dans notre hôtel une énorme famille venu de République tchèque. Jusque-là rien d’extraordinaire, même si voyager à 25 nous paraît quelque peu relever de l’exploit. Le problème? Ces gens ne savaient pas se parler autrement qu’en criant. Bien sûr, aucun respect pour nous autres petits imbéciles à moitié dénudés sur notre table de massage, à quelques mètres de là. Bien qu’Alex leur ait demandé de gentiment baisser le volume (en criant à pleins poumons pour attirer leur attention), ils n’en firent absolument rien et continuèrent leur discussion de sourds. Et 25 tchèques qui crient (ou parlent, appelez ça comme vous voulez)  ça fait un sacré bordel, même sobres. Autant préciser de suite que ce ne fut pas le massage le plus relaxant auquel nous ayons eu droit, bien que très bien réalisé. L’avantage, c’est que ce dernier nous a peut-être assez détendu pour calmer notre envie de leur tordre le cou.

Bagwiz, le traitre sympatisant avec les Tchèques

Finie notre tranquillité. Finies nos siestes dans le hamac. Et surtout fini d’être tranquilles même à la plage. Vous pouvez visualiser une grande plage ? Une grande plage où vous êtes seuls à profiter du soleil (oui, parfois certains rayons se pointaient…). Hé bien ça, c’était avant. Pourquoi s’installer dans un coin tout seul alors qu’on peut poser sa serviette juste à côté du joli petit couple allongé là-bas ? Le joli petit couple c’est nous 🙂 Autant préciser de suite qu’entendre les enfants crier à 1 mètre de nous, ne nous a guère enchantés. Le changement de place et repositionnement de la serviette était donc plus que nécessaire. Pour eux aussi apparemment. Aussitôt que nous bougeons, il font comme nous et se collent de nouveau à nous. Nous pas comprendre raisonnement eux. Vous vouloir embêter nous? Nous casser gueule à toi.
Sérieusement rien de plus énervant que cela.
Nous devinons tout de suite que ça va clocher entre nous et que l’alchimie va être compliquée. C’est donc plein d’espoir que nous demandons à notre maman de substitution, soit Mary (la patronne), quand ces adorables personnes comptent partir. Le verdict tombe et est lourd. Pas avant 3 jours. La décision de quitter l’île le lendemain est donc immédiate et irrévocable. Nous avions prévu de rester encore 4 jours supplémentaires mais dans de telles conditions, ce n’est pas possible. Mary comprend tout à fait et est toute désolée. Elle en a elle même également déjà ras le bol. Le soir, après avoir ingurgité des litres de bières, ces adorables personnages étaient au top de leur forme. Et vas-y qu’on crie, qu’on rigole, qu’on met la musique à minuit alors que la proprio dort derrière le minuscule rideau à 2 mètres de là. Précisons que ces délicates personnes se torchaient la tronche devant leurs enfants en bas âge qui, eux, étaient très calmes. Bel exemple!
Première tentative: Alex leur explique gentiment que nous nous levons très tôt le lendemain et souhaiterions dormir. Au même titre que Mary cachée derrière son rideau. Échec.
Deuxième tentative: Charline, encore enragée que ces derniers aient gâché un des rares massages que nous ayons fait en voyage, sort comme une furie (en culotte pour tout dire) en leur demandant, sur le même ton qu’eux, s’il était possible de dormir ici. Ils répondront NON sans aucune gêne en multipliant les éclats de rire. C’en est trop. La petite est au bord de la crise de nerfs mais réussit finalement à trouver le sommeil après avoir compté 45778 moutons sautant une barrière et en adoptant la position du lotus en se répétant au moins 1245 fois « EQUILIBRE INTERIEUR ». Notons que durant ce dernier épisode, Alex dormait. Il fut d’ailleurs très surpris de sentir Charline lui bondir par dessus pour sortir du lit afin d’aller engueuler les Tchèques.
6h, le réveil sonne. La forme olympique. Vérification que le personnel de l’hôtel est debout. Une envie de musique. De musique à fond. Du métal peut-être ? Parfait. Oh des couverts. Douce mélodie que de taper la cuillère contre la tasse. Petite vengeance qui ne sert à rien mais qui nous aura tout de même fait plaisir. Alex a même eu envie de réveiller tout le monde à coup de ukulele, mais Charline lui fit part de son mal de tête déjà grandissant, ce qui l’arrêta dans sa course (très flatteur, merci…).

Bye bye, Pamilacan !

C’est donc sur cette note humoristique que nous partons en direction de notre prochaine destination. Malgré que notre séjour ait été écourté, nous gardons un superbe souvenir de cette petite île au milieu de rien. Une destination loin du tourisme de masse (en principe) qui nous a permis d’être au plus proche des locaux. Une destination qui nous a permis de voir des fonds marins spectaculaires uniquement avec un masque et un tuba. Une destination coup de cœur malgré ce désagrément.

 

Bonne route les amis. A plus tard en Suisse!

Prochain article: cap sur l’île aux sorcières, où la magie fait partie intégrante de la culture de l’île. Bienvenue à Siquijor !

 

info28 INFOS UTILES

Transports:

  • Jeepney Alona beach- Tagbilaran: 25 Php
  • Jeepney Tagbilaran Baclayon: 8 php
  • Bateau Baclayon-Pamilacan: 500 php négocié à 250 php chacun. Pas d’horaires fixes mais vous trouverez toujours des gens pour vous y emmener. Comptez environ 45 min de traversée.

Hébergement:

  • Mary’s cottage: Nous avions réservé à l’avance en lui envoyant un message sur sa page facebook. C’est une formule tout inclus comprenant les 3 repas + la chambre double avec sdb privée (bucket shower) pour 850 php par personne. Un super bon plan qu’on conseille +++.

Loisirs et excursions:

  • Massage d’une heure chez Mary’s cottage : 350 php
  • Matériel de snorkeling: pour nous, c’était inclus dans le prix de la chambre. Mais ce n’est apparemment pas le cas pour tout le monde. Renseignez-vous sur le prix avant de le prendre, car certains ont apparemment eu de mauvaises expériences (400 pesos la journée…).
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4 reflexions sur “—Pamilacan: Oggy, serpents de mer & Tchèques—

  1. Hélène

    Hello! Nous revenons de trois jours chez Mary, on a adoré Pamilacan! Par contre attention, pour ceux qui s’y rendraient également comme nous suite à la lecture de l’article : on a utilisé palmes et masques, sans que jamais personne ne nous dise quoi que ce soit et à la fin du séjour on a été facturé 400 pesos par personne à la journée pour cela! Autant dire une énorme arnaque… donc attention et demandez avant car on ne vous dira rien!

    1. Charlex

      Houla ben celle-là elle est pas mal alors! Merci de l’info, je vais modifier l’article. Pourtant on avait demandé à Mary en arrivant qui nous avait dit que c’était gratuit. Un autre type a voulu nous faire payer à la fin comme vous, mais après qu’on lui ait expliqué ce que Mary nous avait dit, il ne nous a rien facturé…Hum mieux vaut se renseigner en arrivant pour en être sûr…Mais par contre on nous a jamais sorti 400 pesos la journée…ça me semble un peu excessif comme prix. Effectivement, ça sent l’arnaque…

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