Charlex's World

— Pangandaran : on se sort les doigts —

Share on FacebookShare on Google+Tweet about this on TwitterPin on Pinterest

Hé ben! Ca fait plaisir de bouger quelque peu après avoir passé tout ce temps à glander sur les plages des Philippines. Mais avant de donner plus de détails, rappelons le contexte.

Nous voici donc en Indonésie! Pangandaran constitue notre première étape dans le plus grand pays musulman au monde. 

Notre arrivée à Pangandaran

Ce trajet mérite que l’on s’y attarde le temps de quelques lignes. Ce fut le plus long de tout notre voyage. Procédons par étape:

  • Le vol Cebu – Manille : jusque là, rien de très spécial. Un petit vol interne d’une heure et demi qui nous a fait arriver à 22h à Manille.
  • Le vol Manille – Singapour : le petit couac, il est là. Ce vol partant à 5h du matin, nous n’avons pas vraiment eu le temps de sortir de l’aéroport pour prendre une chambre d’hôtel. Remarque, ça n’aurait pas servi à grand chose…Nous avons donc tenté tant bien que mal de dormir sur les banquettes de l’aéroport, entourés de groupes de chinois n’hésitant pas à s’asseoir sur nos jambes sans rien nous demander. Toujours aussi polis, ceux-là! Résultat: la sieste n’a pas duré bien longtemps. A 3h du matin donc, frais comme des gardons, nous allons enregistrer nos bagages avant de nous envoler.
  • L’escale de 24h à Singapour: qui dit vol bon marché dit longues escales! Pas grave, elle se fait dans le meilleur aéroport du monde. Croyez-nous, cet aéroport pourrait presque faire l’objet d’un article à lui tout seul! Multiples restaurants, chambres d’hôtels (pas vraiment dans nos moyens), piscine, jardins botaniques, serres à papillons, cinémas gratuits, couchettes à sieste (la moquette s’est avérée finalement plus confortable), spas, salons de massage, etc. On y trouve de tout pour rendre son escale la plus agréable possible. Et le must dont nous avons pu profiter: l’aéroport organise des tours gratuits dans la ville durant entre 2 et 4h pour les gens ayant une longue escale comme nous. Si nous revenons en Asie du Sud-Est et que nous devons refaire escale quelque part, nous savons où nous arrêter.

  • Le vol Singapour – Jakarta: ici encore, rien de bien spécial. Un vol d’une 1heure et demie. Si on peut relever une chose, c’est que les avions de Tiger Air ont été conçus pour les nains. Nous pensions qu’Air Asia et Easyjet étaient les pires, c’est faux! Le CEO de cette compagnie doit avoisiner les 1m30 ou être cul-de-jatte.
  • Les 12h de bus entre Jakarta et Pangandaran: ça, c’était le plus long. Non seulement car nous avons enchaîné ce trajet directement après le vol précédent, lui-même précédé d’une nuit pas franchement agréable ainsi que du reste, mais aussi car le bus avait une particularité: un compartiment fumeur juste derrière nous. Les Indonésiens sont les plus gros fumeurs que nous ayons rencontrés. Au point que la porte du fumoir était ouverte la moitié du trajet pour les laisser entrer et sortir. Pas besoin de vous faire un dessin illustrant l’atmosphère du bus. L’absence de toilettes ET de pause-pipi durant 5h n’a pas aidé non plus à agrémenter le trajet. Ajoutez à cela un changement de bus imprévu en pleine nuit sans savoir où nous nous trouvons, et vous avez un aperçu du tableau. D’ailleurs, personne ne parlait anglais dans le bus. C’était donc très marrant lorsque le contrôleur tentait de nous expliquer qu’il fallait qu’on change de bus et pourquoi. Inutile de dire qu’on s’est fait un peu avoir sur le prix. Nous avons été mal habitués avec les Philippines, mais ça va changer!

Singa, Singa, Singapour!

Et pour couronner le tout, nous sommes arrivés de nuit sous une pluie diluvienne à destination. Sortir du bus pour plonger dans une flaque de 10 cm de profondeur n’est pas ce que nous aurions pu espérer de mieux. Nous sommes donc arrivés trempés et épuisés à notre hôtel et n’avons pas tardé à sombrer dans un coma profond jusqu’à 10h le lendemain, chose qui ne nous était pas arrivée depuis bien longtemps.

Pangandaran: village de surfeur

Pangandaran est un village tranquille au bord de de l’océan indien ou la vie s’écoule au rythme de l’écume sur le sable. C’est un endroit très connu des Indonésiens, mais peu de touristes étrangers s’y rendent. De plus en basse saison, c’est carrément désert! Précisons que l’affluence varie en fonction du jour de la semaine. Le week-end, c’est bondé de monde car tous les Indonésiens de la région s’y rendent. Mieux vaut donc y être en semaine.

A Pangandaran, il n’y a pas grand chose à faire. De la plage, du surf, ou encore une autre activité que nous décrirons un peu plus loin. Nous voulions y tester le surf, mais les circonstances ont en voulu autrement. Sûr que nous aurions cartonné avec le niveau international que nous avons. C’est bien connu! C’est sur le Lac Léman qu’on trouve les plus belles vagues du monde! Malheureusement, nous ne l’avons pas fait le premier jour ni le deuxième jour (durant lequel nous avons fait l’activité décrite plus bas). Et le dernier jour, les courants étaient tellement forts que la baignade était interdite. De plus, l’orage menaçait. Vous l’aurez compris, nous avons toujours des bonnes excuses.

Petit joueur…

Il est également possible de visiter le parc national se trouvant sur la petite péninsule. Mais au vu des commentaires, nous ne l’avons pas fait (ne vaut pas trop la peine, mal entretenu, des déchets partout, etc.). Par contre, si vous ne savez pas trop quoi faire, marchez jusqu’au bout de la plage au bord du parc. Avec un peu de chance, vous pourrez y voir des cerfs, des biches ou même des singes. Relevons que le cerf que nous avons vu avait l’air d’être passé sous un bus…

Din-Din Tour: à l’aventure!

Voilà! En marge du surf, l’activité-phare de Pangandaran, c’est ça! Nous étions quelque peu hésitants sur cette activité. Mais Din-Din, le guide, a réussi à nous convaincre. Le tour consiste à visiter la Green Valley et le Green Canyon. Mais pas de n’importe quelle façon. En canyoning! Enfin, quelque chose qui y ressemble du moins. Nous sommes donc partis à 9h du matin sur un scooter mis à notre disposition avec 3 autres personnes et Din-Din.

Avec avoir traversé des villages au milieu des rizières, cadre déjà exceptionnel, nous arrivons à notre première étape: la confection de petits paniers pour cuire le riz à la vapeur. Une vieille dame nous montre simplement comment elle les fait à l’aide de feuilles de cocotiers. Elle a une dextérité a en étonner plus d’un.

Nous nous arrêtons ensuite dans une exploitation de cocotiers. Là, on nous montre comment les locaux vont les cueillir, puis comment on les ouvre.S’en suit une petite dégustation fort appréciée.

Au même endroit, nous allons rendre visite à un fabriquant de marionnettes. Si, si, de marionnettes! les spectacles de marionnettes sont très convoités à Java. Les Indonésiens adorent ça. On peut voir parfois des spectacles publics, mais la plupart du temps, les marionnettistes sont engagés en privés par des riches familles. Riches, car le prix d’une performance peut monter jusqu’à un million de roupies (env. 70 euros), ce qui est cher pour un local. Vous comprendrez donc pourquoi nous sommes aux anges quand le fabriquant, qui fait aussi des spectacles, nous en fait un très court, mais très drôle (ouais on comprend trop bien le bahasa, déjà) en direct.

Suite à ces visites culturelles, nous attaquons l’aventure. Nous nous rendons à la Green Valley. Après avoir déposé les scooters, nous marchons quelques minutes dans la jungle, puis enfilons les maillots de bain au bord de la rivière. Pendant qu’un porteur redescend avec nos affaires, nous nous immergeons dans l’eau et nous laissons porter par la rivière. Nous avons droit par moment à quelques rapides, quelques rochers à sauter, et même des petits toboggans naturels. A mi-chemin, la rivière s’enfile dans une grotte. Ce passage étant trop dangereux, nous sortons pour arriver de l’autre côté à pied. De l’autre côté, nous nageons quelques dizaines de mètres à l’intérieur de la grotte. Ça fait flipper de nager dans le noir là-dedans! Tu sais pas trop ce qui nage là en-dessous! Le guide nous propose même d’escalader des lianes pour ensuite sauter d’une hauteur de 5m. Inutile de préciser qui de nous deux retombe en enfance à ce moment-là.

S’en suit encore une autre attraction: la corde au-dessus de l’eau. Encore une fois, retour en enfance. Cette partie de la journée se terminera par un peu de natation, puis le retour à notre point de départ pour déguster un délicieux repas.

« Tu grimpes les lianes et tu sautes. Mais vise bien, car il y a des rochers là, là, là, là, là, et là. Et aussi là. Et peut-être là aussi. »

L’après-midi sera tout aussi forte en sensations, voire même plus. Nous nous rendons à quelques dizaines de km de là en scooter. Nous embarquons ensuite dans un bateau qui nous fait remonter la rivière pendant 15 min. Nous grimpons ensuite sur un rocher au milieu de la rivière, et là notre guide nous explique que nous allons la remonter en nageant à contre-courant. Rien que ça! Heureusement, des cordes fixes sont à disposition par endroit pour nous aider. Mais pas partout! On peut vous dire que ça fait les bras, ce truc! On morfle mais on adore. Ça fait tout drôle de refaire tout ce sport après avoir glandé aussi longtemps sur le sable. Encore une fois, certains rochers offrent la possibilité de sauter. Et rebelote, retour en enfance…Nous remontons donc la rivière sur ce qui nous parait être des km, mais qui doit en réalité être 500 m (et encore, on est large…), avant de nous laisser porter par le courant pour redescendre. A noter que le courant est particulièrement violent! La descente est donc bien plus agréable que la montée.

Avec tout cela, nous n’avons même pas mentionné le plus important: le cadre naturel! Cette rivière s’écoule au fond d’une gorge d’une dizaine de mètre de large et d’une trentaine de mètres de profondeur. Le cadre est absolument splendide, et ce même sans soleil. C’est tout simplement incroyable!

Après une journée pareil, nous rentrons à notre hôtel heureux et fatigués, comme après une journée qui fait simplement plaisir et le plus grand bien.

A tous ceux qui passent par Pangandaran, n’hésitez pas à tenter l’expérience, vous ne serez pas déçus!

P.S. Désolé de ne pas mettre plus de photos de cette expédition, mais la qualité photo de la GoPro dans l’eau et sans soleil ne donne absolument rien. En revanche, les vidéos, c’est autre chose. Mais pour cela, il faudra attendre le montage qui viendra dans 2 mois. Patience!

Qu’avons-nous pensé de Pangandaran?

Comme première impression de l’Indonésie, nous ne pouvions pas rêver mieux. Nous avons adoré! Que ce soit pour glander à la plage, surfer ou partir à l’aventure, cet endroit est idéal pour passer quelques jours. De plus, les Indonésiens sont d’une amabilité sans égal. S’ils sont comme cela partout dans le pays, nous allons nous faire un bon paquet de potes!

La photo de Teddy

Pendant ce temps là…


Au prochain article, suivez-nous dans une ville qui semble plaire à beaucoup de monde, et que nous allons arpenter avec le plus grand plaisir: Yogyakarta.

 

info28 INFOS UTILES

Transports:

  • A Jakarta, les bus pour Pangandaran partent depuis le terminal Kp. Rambutan.
  • Bus aéroport – Kp. Rambutan (Jakarta): 40’000 IDR pour 1h30 de trajet.
  • Bus Kp. Rambutan – Pangandaran: 80’000 IDR pour 10h de trajet. Attention, il n’y a que deux bus par jour. Un le matin (nous n’avons pas compris à quelle heure) et un à 17h.
  • Etant donné que nous sommes arrivés à 12h30, nous ne voulions pas attendre 17h. On nous a donc mis dans un bus pour Banjar où nous aurions dû en prendre un autre. Mais on nous a finalement fait changer de bus à Tasikmalaya.
  • Bus Pangandaran – Banjar : 95’000 IDR. Si vous descendez avant comme nous, tentez de demander un remboursement. Chose que nous n’avons pas eu le temps de faire…
  • Bus Tasikmalaya – Pangandaran: le prix est un grand mystère! On nous a d’abord demandé 72’000 IDR chacun, soit bien trop cher, mais après environ 2 secondes de négociations, nous avons payé 50’000 IDR chacun. C’est sûr qu’on aurait pu négocier plus! Le trajet a duré environ 3h30.

Hébergement:

  • Panorama A La Plage: 120’000 IDR la chambre double à ventilateur, SDB commune avec eau froide. C’est mignon, propre, on y dort bien même s’il y fait un peu chaud et le petit déjeuner est compris dans le prix de la chambre. Et ça c’est cool, car les pancakes sont énormes!

Loisirs:

  • Location d’un surf: 75’000 IDR la journée
  • Din-Din tour:
    • 300’000 IDR la journée (scooter inclu)
    • Repas de midi au Din-Din tour: 25’000 IDR
    • Important: si vous n’êtes pas à l’aise dans l’eau, n’ayez pas honte de porter un gilet de sauvetage. Le courant est fort et peut être dangereux. Din-Din nous a fait part de plusieurs accidents mortels. Des personnes ont été emportées par des courants où il ne faut pas s’aventurer et se sont noyées. D’où notre deuxième recommandation: faites cela avec Din-Din. Son collègue et lui connaissent parfaitement ces endroits et ont des certificats de sauvetage haut-niveau que peu possèdent (c’est ce qu’ils nous ont dit, on est pas allés vérifier non plus…).
    • Vu le prix d’entrée de la Green Valley et du Green Canyon, ça ne vaut même pas la peine d’essayer d’y aller seul. De plus, certains endroits sont inaccessibles sans guide car trop dangereux. Et rien qu’y trouver sa route seul, c’est une sacrée aventure.
Share on FacebookShare on Google+Tweet about this on TwitterPin on Pinterest

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Menu