Charlex's World

— Siquijor : farniente et sorcellerie —

Share on FacebookShare on Google+Tweet about this on TwitterPin on Pinterest

Siquijor est une île très particulière des Philippines. Elle est connue pour être l’île aux sorcières. Nombre de sorcières et de guérisseurs s’y trouvent, ce qui lui procure cette connotation mystique. D’ailleurs, les Philippins craignent de s’y aventurer. Toutes ces histoires ont bien entendu éveillé notre curiosité et nous sommes allés voir cela de plus près avec nos – maintenant bien connus – potes de voyage : les Willox.

 

Notre arrivée à Siquijor

Soyons sincères, nous avons quelque peu regretté de devoir partir si tôt de Pamilacan à cause de l’invasion tchèque. Mary, la patronne de l’hôtel, nous aura d’ailleurs fait bien rire en nous disant « Merci pour tout, revenez quand vous le souhaitez. Par contre, j’espère qu’eux ne reviendront jamais! » Mais savoir que nous allions encore découvrir de nouvelles choses nous remontait le moral.
Pour atteindre Siquijor depuis Pamilacan, il nous a fallu repasser par Baclayon où nous avons pris un jeepney jusqu’à Tagbilaran, puis un ferry jusqu’à Siquijor. C’est par ailleurs au ferry que nous avons rejoint les Willox qui étaient restés à Panglao jusque-là. Une dernière personne nous accompagne : Lorraine (Ouiche Lorraine pour les intimes) que nous avons rencontrée à Pamilacan).

Faites attention aux ferrys le dimanche. Il n’y en a qu’un, et il est cher!

 

La vie en rose.

Lorna’s end of the world : l’antre du diable

Rox nous avait réservé des chambres dans cet hôtel avant d’arriver. Nous nous y sommes donc rendus directement. Vu les commentaires le concernant, nous ne nous faisions pas trop de soucis. Ça, c’était avant d’arriver. D’abord, personne. L’hôtel est désert. Nous essayons d’appeler, pas de réponse. Après avoir attendu, nous partons manger quelque chose en laissant nos sacs dans l’hôtel d’à côté. Celui-ci est plein, sinon nous n’aurions pas hésité à nous y installer. Après avoir mangé, nous sondons quelques hôtels des environs, juste au cas où. Nous retournons ensuite à l’hôtel la patronne est enfin là. Elle nous montre nos chambres et là, c’est instantané. Alex et Charline se regardent et se disent « hors de question qu’on reste là ». Nous ne savons pas comment on peut oser proposer des chambres dans un tel état à des clients. C’est sale, sombre (aucune fenêtre), minuscule, délabré (on aurait vraiment dit un studio en rénovation), ça pue, Alex ne peut même pas entrer dans la salle de bain mesurant 50X50cm sur 1,70 m de hauteur, qui est constituée de toilettes minuscules avec un pommeau de douche qui pend, bref, ce n’est pas possible. Et pourtant, si vous avez suivi nos récits, vous savez que vous ne sommes pas difficiles… Alors que les Willox décident de tout de même y rester pour une nuit (les guerriers), nous partons chercher un autre hôtel. La proprio fait la tronche, mais inutile de préciser que nous n’en avons rien à carrer.

Nous trouverons finalement refuge au Coco Homestay un peu plus loin. Les Willox et Ouiche Lorraine seront, quand à eux, à la Casa Miranda juste en face dès le lendemain.

Une petite photo qui change du bleu.

Le Marco Polo et le Baha Bar: Miam!

Avant de vous parler du reste, laissez-nous vous introduire nos QG culinaires. Comme vous l’aurez certainement compris, la nourriture occupe une place prépondérante dans notre voyage. Bien manger, c’est la santé. Nous avons donc élu domicile culinaire au Marco polo, un resto italien faisant excellentes pâtes et pizzas, et au bien connu Baha Bar, faisant de tout et le faisant bien! Allez y faire un tour, vous ne serez certainement pas déçus!

Lugnason et Cambugahay Falls

Si vous n’êtes pas encore blasés des chutes d’eau, ou même si vous l’êtes, allez faire un tour à celles-ci. Nous y sommes allés et cela valait vraiment la peine, surtout pour Lugnason. Après avoir loué des scooters pour la durée de notre séjour, nous sommes partis en quête de ces endroits.

Lugnason falls

Ces petites chutes se trouvent au cœur de la jungle, dans un cadre méritant le coup d’œil. Les locaux s’y trouvant y sont d’ailleurs adorables. N’ayez pas peur de refuser leur service de guide ; ça n’en vaut vraiment pas le coup pour le chemin qu’il y a à parcourir.

Le bassin d’eau turquoise sous cette chute dans ce cadre d’un vert pétant ravit nos yeux. Et il est encore plus agréable de s’y baigner. D’ailleurs, les gosses que sont Will et Alex se sont régalés à sauter dans le bassin d’une pseudo plate-forme se trouvant à quelques 3m de hauteur. Mais ils n’ont pas osé se balancer entre les arbres, de peur de s’en prendre un, à l’aide de la corde se trouvant encore plus haut avant de se laisser tomber dans l’eau. Pour cette attraction là, ce sont les locaux qui font le show.

La fine équipe de vainqueurs

Cambugahay falls

Nous sommes allés visiter ces chutes un autre jour. Malheureusement, nous avons trop traîné et y sommes arrivés à 10h30, autrement dit trop tard. L’endroit est très beau, mais trop peuplé à cette heure. Les deux bassins d’eau turquoise ne nous ont pas assez tentés pour que l’on reste s’y baigner. Nous avons préféré fuir la foule pour rejoindre un endroit que nous connaissions déjà bien et où nous étions sûrs d’être seuls.

Kagusan Beach : le spot ultime

Ça, c’est du lourd. Durant notre voyage, il nous a été donné de voir des belles plages. Celle-ci fait sans doute partie des plus belles que nous avons vues! Kagusan Beach, c’est la plage où l’on s’attend à voir des dizaines de personnes. Sauf que ce n’est pas le cas. Nous étions les premiers étonnés lors de notre première visite. Bien évidemment, l’endroit le plus utilisé est celui se trouvant au bas de l’escalier. Mais plus on s’éloigne, moins il y a de monde. Nous avons trouvé une partie de la plage totalement déserte se trouvant tout au bout de celle-ci, atteignable en 10 min. Quel privilège de pouvoir profiter de ce cadre seuls! Une eau bleue turquoise accompagné du blanc caractérisant le mélange de sable et de corail tapissant la plage…nous ne pouvons pas demander mieux. Un seul bémol, si nous pouvons appeler cela ainsi, les petites bêtes sortant du sol et vous sautant dessus. Mais n’ayez crainte, ce ne sont pas des puces de sable et elles ne piquent pas.

Cet endroit, nous le squatterons presque tous les jours. À noter que le garde du parking, Siso, est adorable (au même titre que la plupart des Philippins, d’ailleurs). Si certains d’entre vous passent par là, saluez-le bien de la part d’Alex.

En route vers notre plage du bout du monde

Salagdoong Beach: pour s’envoyer en l’air

Nous avons également fait un tour à cette plage ayant cependant beaucoup moins de charme. La quasi totalité de l’endroit est bétonné ; seul un petit banc de sable est resté intact. Même si la couleur de l’eau y est hallucinante également, cette plage a beaucoup moins de charme. En revanche, elle est intéressante pour les amateurs de hauteur et de sensations fortes. On peut y sauter d’une hauteur d’environ 8 et 10m. Un incontournable pour Alex, qui retrouvera une âme de gosse à se faire remonter l’estomac en se jetant dans le vide sous les yeux encore une fois admiratifs de sa belle. Il avait presque l’impression de l’entendre dire « Oh mais qu’est ce qu’il est fort ; et qu’est ce qu’il est beau! En plus d’être musclé, intelligent et modeste! Quelle chance j’ai… Hé tout le monde! Vous avez vu? C’est mon mari! » Hum…bref…et tout ça sans un seul plateau! Oui, c’est bon, vous pouvez applaudir. Pour les intéressés, des autographes sont en vente pour le modeste prix d’un café.

Opa gagnam style…hop, hop hop!

La sorcellerie à Siquijor

Comme dit dans l’introduction, la sorcellerie est une particularité caractérisant cette île, au point que les Philippins n’y mettent pas les pieds.
Précisons que la dernière vraie guérisseuse connue dans tout le pays est décédée l’année passée. La manière de procéder de celle-ci relevait réellement du surnaturel. Elle passait un verre d’eau au-dessus des parties du corps posant problème et en extrayait le mal de cette façon. Les récits disent que l’eau changeait de couleur une fois le mal absorbé. Aujourd’hui, des sorcières et des guérisseurs se trouvent toujours au centre de l’île, mais personne ne sait qui l’est réellement et qui est charlatan.
En passant par le centre de l’île, dans le coin de San Antonio, vous pouvez traverser ces villages. Nous ne croyons qu’à moitié à ces pratiques, mais nous pouvons affirmer que cet endroit transpire quelque chose de particulier. Peut-être est-ce parce que le cadre naturel, une jungle profonde, colle tout à fait à ce qu’on pourrait espérer d’un tel endroit… En tout cas, nous n’avons fait que passer sans nous y arrêter. Oui, nous n’y croyons peut-être qu’à moitié, mais nous y croyons tout de même un peu.

D’ailleurs, ce jour-là, nous nous sommes faits sacrément rincer, ce qui nous a poussés à avorter notre première tentative. Peut-être était-ce un avertissement? « N’y allez surtout pas malheureux! » Ou simplement un bête orage, sinon. Oui, optons pour le bête orage, aussi costaud qu’il fut.

Guiwanon spring park

C’est tout petit, mais c’est joli! Cette petite réserve naturelle abrite une zone de mangrove qu’il est possible de visiter. Ça ne prend pas beaucoup de temps, mais ça vaut le coup d’œil. Ces passerelles de bois surplombant la mangrove ont un charme captivant. En plus de cela, le prix de l’entrée est vraiment donné!

Le banc de sable de la casa miranda

Si vous souhaitez voir un coucher de soleil, c’est au Sud qu’il faut aller; il est splendide! D’autre part, aux alentours de 9h du matin, quand la marée monte, un petit banc de sable rétrécissant se forme devant la Casa Miranda, isolé à quelques dizaines de mètres du bord. Nous avons adoré y faire un tour le temps de quelques photos. Un petit goût d’endroit perdu au bout du monde!

Siquijor, notre avis?

Est-il nécessaire de préciser que nous avons adoré?  Nous sommes restés une semaine sur cette île, et ce n’est pas pour rien. En dehors de son aspect mystique, cette île n’a rien à envier à ses sœurs. Elle est magnifique et il y fait bon vivre. Désormais, cet endroit rime avec farniente à nos yeux.

La photo de Teddy

Au prochain article, nous vous ferons découvrir une petite île particulière pour d’autres raisons: Apo Island.

 

info28 INFOS UTILES

Transports:
  • Bateau Pamilacan – Baclyon: 300 pesos (50 de plus que l’aller) pour 45 min de trajet.
  • Jeepney Baclyon – Tagbilaran: 8 pesos pour 30 min de trajet.
  • Ferry Tagbilaran – Siquijor: 700 pesos (prix du dimanche) avec Oceanjet (seule compagnie opérant ce jour-là) pour 1h30 de trajet. Ajoutez à cela 20 pesos de taxe portuaire + 50 pesos par bagage. Oui, car il faut bien que quelqu’un les porte sur 50m, et ce quelqu’un ne peut pas être vous…quel gag quand même…
  • Location de scooter: 300 pesos la journée à peu près partout sur l’île. Nous avons loué à la Casa Miranda et avons obtenu un rabais pour l’avoir loué plus de 4 jours d’affilée: 250 pesos la journée.

Hébergement:

  • Lorna’s end of the world: fuyez, pauvres fous!
  • Coco Homestay: 500 pesos la chambre double avec SDB commune (eau froide). La chambre est grande et propre. Si vous avez une chambre bordant la route, ça risque d’être bruyant, alors mettez vos boules quies.
  • Casa Miranda: 350 pesos la petite chambre double. C’est basique, mais ça fait l’affaire.

Loisirs:

  • Lugnason Falls: le parking est gratuit mais vous pouvez faire une petite donation.
  • Cambugahay Falls: 10 pesos le parking du scooter. L’entrée des chutes est gratuite.
  • Guiwanon Park: 10 pesos l’entrée.
  • L’entrée de Salagdoong Beach coûte 30 pesos + 10 pour le parking.
Share on FacebookShare on Google+Tweet about this on TwitterPin on Pinterest

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Menu