Charlex's World

— De Umbrawarra au Western Australia —

Share on FacebookShare on Google+Tweet about this on TwitterPin on Pinterest

On taille la route à nouveau! C’est reparti de plus belle au volant de Van Diesel. Après une bonne nuit de sommeil, nous démarrons de bonne heure. Van Diesel fait toujours ce léger cliquetis à l’arrière, mais les grincements de la veille semblent avoir disparu. Tout va bien donc, jusqu’au prochain problème en tout cas!

Itinéraire de l’étape

 

Umbrawarra Gorge

Le premier lieu que nous souhaitons visiter est Umbrawarra Gorge. Le problème, c’est que la route qui y mène est une piste de 22km. Et le hic, c’est que le van n’est pas assuré pour la piste. On hésite donc, et on finit par tenter le coup quitte à revenir en arrière si la piste est trop pourrie. Après environ 5km, nous rebroussons chemin. Une rivière traverse la route. On pourrait peut-être passer, mais on a pas trop envie de tenter le coup… On ose pas imaginer ce que ça pourrait être en saison des pluies!

Cette tentative est donc ratée et nous poursuivons notre route.

Les kangourous faisant bronzette

Ça fait 3 jours que nous sommes sur la route et nous n’avons pas encore vu un seul kangourou. Charline commence à se dire qu’en fait ces animaux n’ont jamais existé et que c’est juste un coup de pub pour faire venir les gens en Australie. Quand soudain, le premier fait son apparition au bord de la route! Mort. Eclaté par un camion certainement. Les boyaux à l’air. Fauché d’un coup pas un road train. Il en sera ainsi pour les 4 suivants. Sympa comme entrée en matière. Charline est au fond du gouffre. Sa vie n’a plus de sens.
Le jour suivant, nous en verrons un vivant. Il traversera juste devant nos roues, le malade! Puis pareil pour le deuxième, mais encore de plus près! Alex a réussi à l’éviter de justesse! Pas encore de trophée pour Van Diesel, donc. Bienvenue au pays des kangourous suicidaires.

Nitmiluk National Park

Dans ce parc national, nous nous arrêtons aux Edith Falls. C’est une suite de bassins où il est apparemment possible de se baigner.
Mais avant, tout, nous avons une mission : remplir le réservoir d’eau. En effet, nous nous sommes rendus compte que la pompe à eau de Van Diesel fuyait. Ce qui fait qu’elle perd de l’eau à chaque fois qu’elle est enclenchée. Pas grave en soit, mais quand même un peu gênant. Alex fait donc 3 allers-retours avec un bidon de 15 litres pour remplir le réservoir depuis les toilettes du parking.

Petite parenthèse : on commence quand même à se dire qu’il est pourri, ce van!

Après cela, une petite randonnée de 45 min en plein cagnard nous mène au bassin supérieur. Encore une fois, l’Australie nous aura envoyé du lourd. Le paysage se dressant devant nous est d’une beauté sans pareille. On se croirait dans l’ouest américain. Ce bassin et cette cascade entourés de cette roche rouge ont un aspect irréaliste et nous appellent à la baignade! Par contre, cette eau noire inspire peu confiance. On s’attend à tout moment à voir un croco surgir des profondeurs du bassin et nous déchiqueter le torse avant de s’en aller en arrachant une de nos jambes au passage, laissant flotter nos restes, là, dans ce bassin ensanglanté. Horreur!

Désolé pour l’aspect gore, mais j’écris comme ça me vient à l’esprit! 

Nous aurons tout de même bien du mal à partir de là…Mais l’heure nous y oblige: il faut rejoindre notre campement avant la tombée de la nuit.

Camping: Alexis site

Après avoir fait trempette, nous repartons. Notre prochain arrêt sera notre gîte pour la nuit. Un peu plus loin, nous nous arrêtons au Alexis Site, soit une place de camping ressemblant à une carrière désaffectée sans aucune commodité et déserte. D’ailleurs, les gens qui étaient là avant nous sont des gros porcs. Des cadavres de bouteilles partout, une vraie décharge dans un coin, des restes de tentes et de sacs de couchage ailleurs, bref, c’est dégueulasse. Mais en descendant plus bas, nous trouvons un emplacement au milieu de rien, et nous sommes heureux. Nous y passons la nuit au calme.

P. S. Toujours pas de kangourou à l’horizon ailleurs que sur la route. Morts. Eclatés par…ok, j’arrête!

Katherine hot springs

Le lendemain, nous partons en direction de Katherine. Le but: y prendre une douche! Nous avons repéré des douches pas loin des sources chaudes en bordure de ville. Une fois sur place, nous profitons des sources chaudes de bon matin. Le pied! De plus, l’endroit est magnifique. Cette eau cristalline s’écoulant au milieu de la forêt en fait le spot parfait pour commencer sa journée. On le répète : le pied! Par contre, pas de douche en vue… Ça sera pour une autre fois! Et puis comme dit Alex: « C’est bon, j’me suis rincé aujourd’hui! »

Joe Creek

Cet endroit se trouve dans le Gregory National Park. C’est simplement une aire sur laquelle nous nous arrêtons pour le repas de midi. Dit comme ça, ça n’a l’air de rien. Mais attendez de voir! L’aire est entourée de parois rocheuses rouges vif à pic. L’ouest américain on vous dit! L’endroit permet d’ailleurs de faire une petite marche d’une heure et demi dans ce cirque rocheux. Rien de mieux pour digérer! Au pied de ces parois rocheuses, on découvre une petite forêt de palmiers. Cocasse à cet endroit! De plus, la paroi est ornée de peintures aborigènes. Et nous sommes seuls, ce qui nous permet de profiter encore plus de ce si bel endroit!

Big horse creek campground

Vient le moment de trouver un endroit pour passer la nuit. Le campement de Big horse creek, à une centaine de km, semble pouvoir faire l’affaire. On a pas le choix, de toute façon c’est le seul dans la région qui n’est pas trop cher. En arrivant là bas, nous ne nous sentons pas dans notre élément. Il n’y a premièrement quasiment plus de place. On parvient à trouver un emplacement coincé derrière une caravane gigantesque. Deuxièmement, il faudrait voir les engins qui se trimbalent par-là! Les caravanes sont toutes plus grosses les unes que les autres. Certaines ont même la parabole. D’autres ont carrément le gazon synthétique installé devant. On dirait le concours de celui qui aura le plus beau joujou. Nous on pèse pas lourd avec Van Diesel!
En allant voir un baobab géant de l’autre côté de la route, on se rend compte que la clairière se trouvant derrière fait également partie du camping. Et c’est désert! On hésite pas une seconde! Nous courrons chercher le van pour y prendre place. Et là, même si nous n’avons pas de toilettes, nous sommes seuls au calme et heureux! Encore une fois : nous? Aimer la solitude? On voit pas de quoi vous parlez…

Un petit épisode agité de la soirée: l’apparition d’un serpent. Sisi, un vrai. Nous passions notre soirée devant notre van, quand Charline s’écrie: « Y a un serpent. Y A UN SERPENT J’DECONNE PAS!!! » Effectivement, il se trouvait là, à 3 mètres de nos pieds en tongs, attiré par la lumière. Nous ne savons toujours pas s’il était venimeux. Sûrement, vu que tout est mortel ici. Un beau petit serpent de la taille d’une vipère, de couleur grise et tacheté de noir. Peut-être que quelqu’un saura le reconnaître et nous le dire…Clément, si tu passes par là!

De jour?

ou de nuit?

Van Diesel ne tient plus la route

Van Diesel est comme son homologue acteur Vin Diesel au bout du 8ème Fast and Furious : il s’essouffle.
Le lendemain matin, une surprise nous attend. Vous vous souvenez du petit bruit à l’arrière? Voilà la suite.
Après avoir englouti le petit dej, nous rebroussons chemin jusqu’à Timber Creek, une ville quelques km avant notre camping, pour nous doucher et faire le plein. En effet, la veille, dimanche, les douches publiques étaient fermées. Sur la route, le bruit à l’arrière se fait de plus en plus présent. En manœuvrant sur le parking de la station, la roue arrière se bloque! Plus moyen de rouler. Là, nous sommes obligés d’appeler l’assistance!
Un peu moins d’une heure plus tard, le dépanneur arrive. Il contrôle deux trois choses et monte Van Diesel sur le pont du camion. Direction son garage! Une fois arrivés, le mécano démonte les roues arrières. Et là, lorsqu’un morceau de ferraille tombe à terre, il lâche un petit « Wow ». Il s’avère qu’une pièce du frein à main au niveau de la roue arrière gauche est en morceau, ce qui bloque complètement la roue.

Bye Bye Van diesel…

Heureusement que ça nous est arrivé sur un parking, car on aurait pu avoir un sacré accident en roulant! Il nous dit qu’il y a également un problème avec quelque chose en rapport avec la boîte à vitesse, chose très dangereuse apparemment. Il termine en nous disant que nous ne pouvons plus rouler avec Van Diesel…ça aura été court! Ajoutez ça au problème de la pompe à eau, ça fait un peu beaucoup…
Une fois contactée, l’agence de location (Travellers Autobarn) nous fait patienter une heure avant de nous dire qu’un van de remplacement sera acheminé depuis Darwin et arrivera pendant la nuit. Ça, c’est du service réactif! Ils nous ont filé un van pourri, mais ils savent assumer leurs erreurs.
Bref, c’en est fini de Van Diesel!

Le soir même à 20h, notre nouveau van arrive sur le pont d’un camion. Nous pensions qu’il allait rouler jusqu’ici, mais même pas! Et rapide, le chauffeur! Il a fait toute la route en 8h! Impressionnant. Surtout en sachant qu’une fois la nuit tombée, la route est dangereuse à cause des animaux. À ce sujet, quand Charline lui demande « C’était une longue route? », il lui répond, d’un air dépité et d’une voie grave, « Yeah, I drove fast. I KILLED A LOT OF KANGAROOS! » (Traduction: Oui, j’ai conduit vite. J’AI TUE BEAUCOUP DE KANGOUROUS!). Voilà voilà… Quelques morts de plus sur les routes…
Le plus hallucinant, c’est qu’une fois l’échange de vans fait, le type est reparti direct jusqu’à Darwin! Il estimait arriver à 6h du mat. Une vraie bête, ce type! Pauvres kangourous…Nombre d’entre eux sont devenus veufs et orphelins, ce soir-là.
Bref, Van Diesel étant en convalescence, laissez-nous vous présenter notre nouveau compagnie route : Van Damme !

La différence, c’est qu’il a une pompe manuelle pour l’évier et surtout un jack pour brancher le téléphone sur la stéréo! Et ça, c’est pas rien! Yahouuuuu!!!!

Ptit big up à toute l’équipe des garagistes qui ont été adorables avec nous et qui nous ont même proposé d’utiliser leur douche ou leur cuisine pour le soir. Incroyables ces gens! Tu les vois les garagistes chez nous?

  • Bon monsieur, désolé mais le moteur est mort.
  • Ben mince… Comment je fais moi pour rentrer?
  • J’ai une voiture de remplacement demain matin. D’ici là, si vous voulez, vous pouvez utiliser ma douche, ma cuisine et partager mon lit. Ça fera 1’500 balles de plus.

La douane inter-état

Au petit matin, il est temps de faire rugir Van Damme. On met les gaz et on décolle. But de cette étape : traverser la douane connectant les Territoires du Nord avec le Western Australia et arriver dans la région de Kununurra. Heureusement, nos potes Will et Rox, qui se trouvent à Perth, et qui ont donc passé cette douane il y a peu, nous avaient prévenus de quelques subtilités : interdit de passer fruits et légumes à cette douane. De même pour les féculents (ouais les mecs, nous, contrairement à vous, ils nous ont pris nos patates, les sans-coeur!). Il ne nous restait donc que des pommes de terre. Le douanier, incroyablement aimable pour un douanier d’ailleurs, nous propose de retourner à la dernière aire de repos pour les cuisiner (seule façon de les faire passer). Mouais, on est pas à ça près non plus….on lui les laisse.

Par contre les mouches sont autorisées!

Nous tenons tout de même à dire que nous n’avons toujours pas compris la raison de cette interdiction. Même le garagiste avec qui Alex a discuté lui a avoué n’y rien comprendre. Il lui a dit « C’est n’importe quoi! A chaque fois que je passe cette douane, j’ai un flingue avec moi et on me dit jamais rien. Même la marijuana ça passe sans problème! Par contre, les fruits et légumes, attention! Danger! »

Bon, en fait, si, on a compris. Une histoire de plantes ou de certains insectes destructeurs entre les territoires. Mais bon…c’est quand même un peu bizarre!

C’est donc le frigo vide que nous entrons dans ce nouvel état et que nous arrivons à la ville de Kununurra, où nous refaisons le plein de tout. Mais horreur! Impossible d’acheter de la bière dans cette ville! Il faudra donc attendre d’être à Broome pour déguster la première bière australienne. Déprime….( uniquement pour Alex, hein!)

La photo de Teddy

Si, si il est dessus!

Bilan de cette étape

Malgré les péripéties de Van Diesel, nous avons tout de même vu de magnifiques paysages au long de cette étape. Cette roche rouge au milieu du bush fait beaucoup penser à l’ouest américain. Que ce pays est beau! Nous avons hâte de voir la suite.
Petite note finale: les mecs dans ce coin, on ne pige rien quand ils causent! Même Alex doit leur faire répéter les choses deux fois. Ici, si tu parles pas anglais, t’es mort. Si tu parles anglais, t’es juste à moitié mort mais t’as des chances de t’en sortir.

 

Au prochain article, nous découvrirons ce nouvel état qu’est le Western Australia…

 

info28 INFOS UTILES

Logement:

  • Camping Alexis Site: gratuit, sans commodités. C’est un terrain vague, quoi.
  • Big Horse Creek Campground: 3,30 AUD par adulte. De l’autre côté de la route également. La taxe se paie à l’entrée du camping.

Excursions:

  • Nitmiluk National park: entrée gratuite, possible de nager aux Edith Falls de 7h à 19h.
  • Katherine Hot springs: entrée gratuite.

Divers:

  • Douane inter-état: interdit de faire passer les fruits. légumes et féculents, à moins qu’ils ne soient cuisinés.
Share on FacebookShare on Google+Tweet about this on TwitterPin on Pinterest

4 reflexions sur “— De Umbrawarra au Western Australia —

  1. sandy...kilos

    énorme!! après plus d’1 an, je me régale toujours autant de vos péripéties!! Je voyage grâce à vous ne changez rien!!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Menu