Charlex's World

— La Turquoise Coast: Otaries, pinnacles & kangourous —

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Notre route se poursuit sur une côte bien célèbre, à deux pas de Perth. Oui, ici, 400 km c’est à côté  ! Bienvenue sur la Turquoise Coast. Promis elle porte bien son nom !

Itinéraire de l’étape

Camping les pieds dans l’eau !

Rappelons juste que notre dernier camping n’avait rien de fancy. Une aire de repos en bord d’autoroute, on aura vu mieux que cela ! Hé bien les campings passent mais ne se ressemblent pas. En effet, notre route nous mènera dans un camping gratuit en bord de mer avec les pieds dans le sable, le Cliff head south. L’endroit est superbe. Nous y passerons une journée  »off » et profiterons de ce joli cadre. Lecture, bronzette et feu de camp sous la voie lactée seront au programme. En effet, y’a pire comme vie. On vous a déjà dit qu’on adorait notre vie australienne ?
Par contre, un drame horrible s’est produit: Alex a chopé un rhume! Si si! Le premier depuis environ 2 ans. C’est ça de faire le malin à rester les pieds nus dans le sable glacé à côté du vent tout la soirée, et d’avoir la flegme d’aller mettre des chaussettes! Selon lui, « la flegme était telle qu’une ancre maintenaient mes fesses sur ma chaise, quoique j’ordonne à mon corps. Ça lui servira de leçon! ».

Petite anecdote que Charline semble oublier, mais certainement pas Alex: En sortant du van, Alex entend des cris d’animaux vraiment très très bizarres. Au bout d’un moment, il dit « mais elle a finit de gueuler comme ça, cette chèvre?! ». Et là, Charline lui répond en se marrant « Mais c’est pas des chèvres, c’est des mouettes. Ça se voit que t’es pas de l’océan, toi! » Heuuuuuuu mais qu’est-ce qu’on a ri quand on a découvert que c’était des corbeaux (oui, les corbeaux crient très bizarrement dans ce pays)! Quelqu’un de l’océan, hein! Ma femme, ce marin d’exception…

Gros kiff à Jurien Bay

Ce n’est pas tout de glandouiller, mais pour la première fois que nous sommes en Australie, nous avons une obligation. Un rendez-vous prévu déjà depuis quelques jours. Hé oui, les obligations, tout ça…on se prépare gentiment au retour comme ça. Bon, avouons que c’est quand même bien plus fun qu’un rdv chez le contrôleur des impôts. 
En fait, nous avons RDV avec un animal tout mignon: des otaries !
C’est donc parti pour la ville de Jurien Bay. Par chance, la météo est au beau fixe. Cependant le vent est relativement glacial. Ah mais! Car on a certainement omis de vous dire qu’ici, l’hiver est bel et bien arrivé. Pendant que vous sortez les maillots de bain et les tongs (ouais enfin, en France mais pas trop en Suisse d’après ce qu’on a vu), nous on remet les pulls et le bonnet ! Soyons honnêtes, l’hiver ici n’a rien à voir avec l’hiver dans nos montagnes suisses, mais a pas mal de points communs avec l’été par contre…Tu sais, 15 ou 20 degrés la journée…

Arrivés au port de Jurien Bay (pile à l’heure tels des Suisses),  nous faisons rapidement la rencontre de Kane (le capitaine du bateau), d’un couple et d’une  »toute seule ». C’est donc en tout petit groupe que nous allons vivre une expérience de dingue. Mais d’abord, nous nous arrêtons en route afin d’observer Kane pêchant la pieuvre. Il se sert d’une sorte de tuyaux rempli au préalable de poissons. La pieuvre est alors attiré par la nourriture et fini par s’y coincer. Bah c’est ça d’être trop gourmande ma vieille!

 

Hypothermie & otaries

Notre navigation continue vers l’île des otaries. C’est pas vraiment son nom mais comme on ignore le nom officiel, nous allons l’appeler ainsi. Et franchement, ça lui va à merveille !
Le cadre est splendide. Une eau translucide et turquoise, un ciel bleu sans l’ombre d’un nuage, un soleil radieux et….des otaries partout ! Mais surtout,  notre bateau est le seul, ce qui rend bien entendu ce moment magique.

A peine le bateau s’approche de l’île, les petites viennent déjà dire bonjour.

C’est alors que les choses sérieuses commencent. Il faut se mettre à l’eau. Ce n’est pas tous les jours qu’on a la chance de pouvoir nager avec un animal si beau, alors à l’eau ! Le vent est glacial mais nous trouvons tout de même le courage d’ôter nos grosses vestes avant d’enfiler une superbe combinaison. Nous savions que tout était prévu. Mais quand Kane nous a sorti des combinaisons à MANCHES ET JAMBES COURTES, on vous laisse imaginer nos têtes. Et dans notre cerveau? C’était un truc du style « Bon….hé ben…quand faut y aller….faut y aller…snif… ». La combinaison complète ça aurait été bien moins marrant ! Pelons-nous un peu plus… 

L’eau, qui est à 16 degrés, nous saisit immédiatement. Et hop! En une nanoseconde, une partie du corps qui diminue de moitié (on vous laisse deviner laquelle et pour qui). Cependant, nous oublions vite ce petit désagrément (un peu plus désagréable pour l’un que pou l’autre) dès la rencontre avec les otaries. Ces dernières sont très joueuses et n’hésitent pas à venir presque se coller à nous. Et à nous chatouiller les pieds ! Elles nous font un véritable show. Et vas-y que je tourne sur moi-même, que je saute hors de l’eau, que je te frôle… Un vrai bonheur. Durant ce tour du monde, nous avons multiplié les activités  »cools » mais celle-ci récupérera la palme d’or ! Et de loin !

 

Nous n’avons pas de mots pour décrire cela. C’est quand même bien plus fun que de nager avec des poissons (aussi beaux soit-il) ou au milieu des coraux.

Petite précision: les otaries ne sont absolument pas nourries par le capitaine. C’est dans la nature de cet animal d’être joueur et d’aimer interagir avec les humains. Ce sont des animaux sauvages et il ne faut donc pas les toucher au risque de se faire mordre. 
Nous resterons un bon moment dans l’eau au milieu de ces animaux absolument trop chous avant de retrouver le bateau. Ok, nous avons eu très froid. Vraiment très très froid. Spécialement lorsque la fermeture éclair de la combinaison de Charline a décidé de s’ouvrir dans cette eau à 16 degrés. Mais le jeu en valait la chandelle et de loin !

A la pêche… Au homard !

C’est donc les lèvres bleues et le corps  »presque en hypothermie  » que nous remettons les moteurs pour découvrir une autre particularité de la région: la pêche au homard. La région est célèbre pour les homards qu’elle abrite. Kane, le capitaine du bateau (pour ceux qui ne suivent pas assidûment), installe chaque jour ses cages à homards. Le principe ? C’est le même que pour le poulpe. Une cage avec de la chair de poisson afin d’attirer le homard, puis ce dernier finit par être coincé et ne peut plus sortir. 

La seule différence avec les pièges à pieuvre, c’est que les cages sont vraiment très lourdes. Alex a bien failli y laisser sa santé en remontant quatre. OK, légère exagération car mon mari est le plus fort (et accessoirement le plus beau) des maris (Alex: elle a oublié « grand », « intelligent », « riche » et « modeste »). Si je n’écris pas cela, je vais devoir dormir dehors (Alex: elle est très sérieuse…).

La pêche n’est finalement pas mauvaise car deux homards bien gros se trouvent dans la cage. Franchement, on aurait bien aimé les garder pour nous ! Mais non…Et en nous renseignant sur le prix, nos envies d’en goûter au restaurant se sont volatilisées ! 95 dollars le kilo…On attendra le Mexique pour cela. 

Brecouille !

Comme nous n’allons pas gardé les homards, nous allons tout de même essayer de pêcher quelque chose à la ligne. Alex est motivé, plein d’entrain, prêt à tuer du poisson. Il envoie sa ligne au loin et attend. Attend encore. D’un coup, une prise. Le sourire, l’excitation et…non, c’était une algue. Voilà, voilà. Le couple avec nous aura eu la chance d’attraper un gros calamar. De notre côté, nous sommes rentrés bredouille, ou  »brecouille » comme on dit dans le Bouchonnois (pour ceux qui ne connaîtraient pas cette référence culte des Inconnus, honte à vous!).

Dans l’attente d’un poisson qui ne viendra jamais.

C’est donc les poches un peu plus légères mais le sourire aux lèvres que se termine en beauté cette excursion.
Non, pas tout de suite en fait. L’œil de lynx à frappé. Charline repère un aileron dans l’eau. Pas loupé, il s’agit bel et bien d’un dauphin à quelques mètres du port. Le capitaine s’approchera doucement pour que nous puissions l’observer.

Mais comme nous on en veut plus, nous reviendrons à pied au bout de la jetée et resterons plus de 30 minutes à mater flipper. Franchement, c’était magique. Mr a fait le show à seulement quelques mètres de nous. Magique on vous dit !

 »Flipper arrête de flipper!  »

Fou rire aux Pinnacles !

Après une si belle matinée, nous décidons de poursuivre en direction d’un lieu un peu particulier: les Pinnacles.
Il s’agit d’un désert de formations géologiques de calcaire (le reste est chiant à expliquer).  Cet endroit ne se trouvant qu’à quelques heures de voiture de Perth, il est donc extrêmement touristique. Cela nous fait d’ailleurs tout bizarre de retrouver des cars de chinois !

L’avantage, c’est que ces derniers (comme la plupart des gens) restent juste à l’entrée du parc pour leurs séances photos. En nous éloignant quelque peu, nous n’avons aucune difficulté à nous trouver un coin juste à nous. Et les Pinnacles, c’est quand même beau !


Cela nous a d’ailleurs inspiré pour les séances photos. Place au shooting! Alex ne s’est pas fait prier pour enlever le t-shirt afin de dévoiler sa pilosité de rêve.

Mais c’est l’éclate, ces Pinnacles !

 

Nous vendons les photos dédicacées à prix raisonnable.

Lanceeeeeeeelin !

C’est le lendemain par un temps bien nuageux et avec quelques gouttes de pluie que nous arrivons à Lancelin. Cette ville n’a rien de particulier mais ce lieu est célèbre pour ses dunes de sable blanc. L’activité principale est le sandboarding. En gros, c’est comme faire du snowboard mais sur du sable. En ayant déjà fait au Pérou quelques années auparavant et n’ayant pas trouvé ça foufou, nous ne sommes pas tentés plus que ça.
Sinon, pour les portes-monnaie trop lourds, il y a le quad ! Ça, ça a l’air quand même bien fun ! Le seul truc, c’est qu’à cause des quads, le paysage est totalement dénaturé. Les traces de pneus sur le sable ont remplacé les marques du vent.
Finalement,  nous ne ferons qu’une courte balade dans les dunes.

C’est donc sans grande conviction que nous quittons cet endroit. Et avec les mains gelées accessoirement.

 

Non, je n’ai pas froid. Jamais.

Yanchep, le paradis des kangourous

Les kilomètres passent et par chance, le soleil a la gentillesse de se repointer pour nous accompagner dans un nouveau parc national: Yanchep.

 

Parc national est sincèrement un terme un peu exagéré pour décrire cet endroit. Parc tout court serait plus approprié. A part des barbecues mis à disposition et des aires de pique-nique, il n’y a pas grand chose. Pas vraiment de sentiers de randonnées ici. Ce n’est donc pas là que nous allons muscler nos petits fessiers !

 

Le paradis des kangourous

Le truc cool à Yanchep à part pouvoir griller tes saucisses au barbec’, c’est de pouvoir griller tes saucisses au barbec’ au milieu d’un troupeau de kangourous. Oui, littéralement un troupeau. Y’en a de partout ! Des grands, des très très grands, des moyens et même des tout petits ! C’est trop trop chou. Et ils sont complètement libres. Un vrai plaisir de s’asseoir près d’eux et de les observer  »brouter ». Il faut savoir que ces petites bêtes ne font que ça. Manger, manger, manger. Un peu comme Charline en fait.

 

Oh des koalas….enfermés !

Ce qui attire le plus les gens dans ce parc, ce sont les koalas. Trop mignon me direz-vous.  Certes. Nous étions quelque peu impatient de nous retrouver nez-à-nez avec ce joli minois poilu. Quelle ne fut pas notre déception quand nous avons découvert la mascarade. Il s’agit d’un grand enclos où se trouve 10 koalas en haut d’eucalyptus. Un zoo dans un parc national ? 
Apparemment. Car cela n’est en rien différent d’un zoo. Une passerelle fait le tour de l’enclos avec des panneaux explicatifs sur la vie d’un koala. Les petites bêtes ont l’air assez heureuses et le sont certainement n’importe où tant qu’il y a à manger et une branche pour dormir. Un koala dort tout de même 20 heures / jour. Rien que ça !
Nous ne nous attendions pas à quelque chose comme ça. Nous avions lu que ce n’était pas forcément très naturel. Alors non, ce n’est pas naturel du tout.

Nous croisons les doigts pour en voir à l’état sauvage dans le Sud du pays qui en regorge !

 

Le squattage du terrain

L’idée de dormir dans le camping du parc national s’est imposée tout naturellement à nous lorsque nous avons vu ce joli terrain. Le camping était fermé depuis plusieurs jours en raison du risque d’incendie. Or, ce jour-là, il venait de rouvrir et par chance personne n’était au courant ! Gros coup de bol pour nous qui nous sommes retrouvés seuls. Enfin presque seuls. Si on oublie de compter la quarantaine de kangourous qui se sont invités pour l’apéro face à Van Damme. Magnifique, encore une fois. Nous ne nous lassons pas d’observer ces jolis bêtes…

C’est avec un beau feu de camp au milieu de ces amours de kangourous et sous la voie lactée que se termine notre passage dans cette région.

Maman et bébé kangourou.

Femelle humaine.

Maman kangourou?

Ps: Ce camping restera le numéro 1 des campings de l’Australie à nos yeux !

La photo de Teddy

La Turquoise Coast, c’est comme son nom l’indique des plages de rêve à l’eau bleu turquoise, des désert improbables, des îles remplies d’otaries, du homard comme spécialité locale et des kangourous sauvages à la pelle… Bref. Un incontournable de la côte ouest.

 

A suivre: Ayant décidé d’éviter au maximum les villes, nous décidons de ne pas nous arrêter à Perth et de continuer en direction du Sud-ouest dans la région de Margaret River.

 

info28 INFOS UTILES

Campings:
  • A Yanchep: 10 dollars/personne pour un emplacement. Douche chaude. Possibilité de faire un feu de camp et le bois est à disposition. Le gérant est adorable. On recommande +++! Par contre, pensez à réserver en ligne en haute saison car peu de place !

 

Loisirs:
  • Demi-journée avec les otaries comprenant la combinaison, masque et tubas, snack et canne à pêche: 90 dollars/personne. Ça les vaut largement !
  • Parc national des Pinnacles: 12 dollars par véhicule.
  • Parc national de Yanchep: 12 dollars par véhicule.
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