Charlex's World

— Du golfe du Mexique aux Caraïbes —

 

Après avoir moisi bien trop longtemps dans la belle et attirante ville de Merida (pour ceux qui en douteraient: oui, c’est bien du sarcasme), nous avons continué notre route en direction de la Riviera Maya. Mais nous nous sommes tout de même arrêtés en route.

Le bus sans fin

Pour partir de Merida, nous avons pris le bus au terminal Noreste, en direction de Tulum. La grande question à ce moment fut: nous arrêtons-nous à Chichen Itza?

On voit déjà la réaction de certains:

« Nan mais attendez les mecs…
Vous allez au Mexique SANS ALLER À CHICHEN ITZA???
OMG…Nan mais z’avez rien capté, j’veux dire! »

On se calme, svp. Pour ce petit paragraphe, on va se refaire le petit dialogue avec notre conscience. Il faut imaginer cette dernière personnifiée par une espèce de bobo hipster pseudo artiste et archéologue amateur à ses heures perdues, qui ne jure que par LE truc à visiter selon le Lonely Planet. On commence par nous.

  • Les ruines, on en a soupé. En même temps, au Mexique, y en a à la pelle….
  • QUOI??? Mais comment vous pouvez dire ça?! C’est CHICHEN ITZA, les mecs! LE site archéologique mexicain de référence! C’est comme dire « j’suis allé à Paris, mais j’ai pas vu la Eiffel Tower, quoi! ».
  • Ben justement. Sûr que ça ne va pas être 10 fois plus beau qu’Uxmal, mais qu’il y aura 1’000 fois plus de touristes. En plus, le prix va crever le plafond, on le sent!
  • Ouais mais maaaaan! C’est CI, quoi (abréviation hipster pour « Chichen Itza », à prononcer à l’américaine)…T’es O-BLI-GÉ d’aller voir ça! Même si ça coûte 100 balles. C’est une fois dans ta vie que tu vas pouvoir le faire!
  • Ben tu sais, si on loupe l’unique occasion d’aller voir des bâtiments en cailloux à moitié pétés et de payer le prix fort pour ça, on pense qu’on va pouvoir s’en remettre.
  • Ouais mais…en soirée, quand quelqu’un en parlera, tu pourras pas faire genre « Ouais moi j’y suis allé. C’était swaaaaaaaag! So huge! » . T’imagines? Trop la frustration….
  • Argument invalide. Tu sors ou j’te claque!

Et finalement, qu’est-ce qu’on a fait? Ben ouais… On y est allés. Pourquoi? On s’est simplement dit qu’on avait beaucoup de temps et qu’on avait peur de le regretter. Bref, on a suivi le mouv’…

Ce trajet en bus était looooooong! Ça nous étonnait aussi que les billets soient si bon marché. Pour une fois, nous avons opté pour la compagnie de bus Oriente. Le prix du billet était deux fois moins cher que d’habitude avec ADO. Ah ben ça! On aurait du se douter que ce bus-là s’arrêterait tous les 20 mètres pour poser ou prendre des gens. C’était looooooooong!

Arrivés devant le site archéologique, on se dit qu’on est contents de visiter ça tôt le lendemain. Ça grouille de partout devant l’entrée!!! Des dizaines de bus vomissent des milliers de passagers. Sans compter que pour arriver sur le parking, c’est un embouteillage monstre! Heureusement, notre arrêt est un peu plus loin.

La plupart des visiteurs de Chichen Itza se rendent sur le site à la journée en partant d’une des villes environnantes, et même de Cancun. Nous, nous avons décidé de dormir juste à côté du site pour y être le plus tôt possible. Nous avons séjourné au Dolores Alba. Rien de bien fancy, et le resto n’est franchement pas incroyable. Mais c’est tout près du site et ils mettent une navette à disposition (pour l’aller uniquement).

Chichen Itza

La question existentielle le matin même était: laisse-t-on nos sacs ici que nous récupérerons après la visite, juste avant de nous rendre à Valladolid, ou les prend-t-on avec, quitte à les laisser dans une consigne? Finalement nous décidons de les prendre avec. Le truc qui nous fait peur: le prix de la consigne…

Arrivés sur place à 8h30, nous nous mettons en quête de la consigne. On avait bien raison de se méfier du prix…100 pesos par sac! Blam! La moitié du prix du billet en plus! On aurait donc bien mieux fait de les laisser à l’hôtel, quitte à payer un taxi pour le retour…

Bref. après nous être acquittés de cette taxe à moitié prévue, nous nous rendons sur le site. On constate avec soulagement que le site n’est effectivement pas trop bondé à cette heure-ci. Cependant, si autant de gens sont déjà là dès l’ouverture, on ose pas imaginer l’après-midi…l’enfer!


Ce coup-ci, vous nous excuserez, mais on passera sur le passage historique. Simplement parce qu’on, ou plutôt je, moi Alex, n’ai absolument pas envie de le faire. Pour ceux que ça intéresse, rendez-vous ici.

Une petite précision qui n’est pas dans tous les guides: Lorsque vous serez devant la pyramide principale, tapez des mains! C’est pas des blagues! Au-delà d’avoir l’air d’un(e) abruti(e) qui applaudit une pyramide, elle est construite telle que la résonance du claquement fait le bruit du Quetzal, un oiseau à connotation symbolique pour les Mayas.

Sinon, Chichen Itza, c’est aussi le bonheur de se faire alpaguer tous les 3 mètres par les marchands de bibelots en tout genre. Tôt le matin, on était tranquilles car ils étaient en train d’installer leurs étalages. Mais dès 11h, ça commence à être l’enfer. Raison de plus pour venir tôt.

Puis nous avons constaté une particularité historique encore apparemment méconnue des archéologues aujourd’hui: les Toltèques jouaient au Quidditch!

Notre avis sur ce site: beau, mais trop touristique. S’il fallait choisir entre ça et Uxmal, nous n’hésiterions pas. Uxmal est tout aussi beau et bien moins visité. De plus, il se trouve au cœur de la jungle. Chichen Itza est trop dénaturé.

A la sortie du site, nous attendons le bus qui nous mènera à Valladolid. Pendant très longtemps. Ça nous a donné l’occasion d’observer les nombreux iguanes traînant dans le coin. Ces trucs bougent tellement peu que tu sais jamais s’ils vont te sauter à la figure…

Bref, apparemment, la plupart des bus vont à Merida. Nous qui pensions que c’était un bus sur deux…Il nous a fallu attendre 1h30 avant de voir arriver notre précieux carrosse. Renseignez-vous sur les horaires en arrivant…enfin…s’il y en a…

Valladolid

Cette petite ville sympa de style colonial (hé oui, encore une!) est très agréable à vivre. Nous avons arpenté ses rues avec beaucoup de plaisir. Et devinez pourquoi on arpentait ces rues principalement? Pour la bouffe bien sûr!!! On a trouvé quelques restos assez sympa, par ici. Toutes nos bonnes adresses se trouvent dans les infos utiles.

Vu notre retour prochain vers nos contrées, il est temps de s’y préparer un peu. Cela implique notamment la recherche de travail. Il vaut mieux s’y prendre un peu à l’avance et faire les démarches à distance! C’est ce qu’on fait. A ce moment-là, Alex a un entretien Skype prévu quelques jours plus tard. Petit détail: Alex n’a pas vraiment prévu la chemise pour l’occasion. Nous avons donc profité de notre arrêt dans cette ville pour en chercher une.

Mission accomplie à un détail prêt: les mexicains sont souvent très petits et très…costauds (si on veut rester polis. Sinon on dira simplement obèses.). Vous voyez le truc? Alex avec ses 1m87 et ses grands bras a eu quelques difficultés…Il avait deux choix:

  • La chemise aux bras assez longs, mais faisant effet « parachute » ou « robe de mariée trop courte » au niveau de la poitrine;

  • L’autre, ajustée au torse mais 15 cm trop courte sur chaque bras.

Vous voyez le dilemme? Le choix s’est finalement porté sur la deuxième. L’option « manches retroussées » est tout à fait justifiable vue la chaleur ambiante mexicaine. En même temps, quand on paie sa chemise 5 euros, on a pas trop de regrets à envisager de ne la mettre qu’une seule fois…

Mais à part manger et acheter des chemises, qu’a-t-on fait à Valladolid?

Les cenotes

On est allés observer quelques magnifiques cenotes. Nous avons déniché un taxi qui nous y a emmenés pour un bon prix. On avait entendu dire que des minibus s’y rendaient, mais pas moyen de les trouver. On a l’impression que plus on avance, plus les bus sont difficiles à trouver pendant ce voyage. Ou peut-être qu’on se donne de moins en moins de peine aussi! 🙂

Une fois arrivés et nous être acquittés de la taxe d’entrée. On se rend compte que c’est un peu Disneyland, mais sans les afflux de touristes. Effectivement, nous sommes pratiquement seuls (on a sûrement de la chance…)! Par contre, on nous tend quand même un perroquet histoire de prendre LA photo de NOTRE VIE. Non merci, très peu pour nous.

Une fois ce check-point pour pigeons passé, nous nous dirigeons sur la droite, vers les premiers cenotes. Sur le chemin, les stands de bidules en tout genre pour touristes bordent les deux côtés. Pas de bol, nous ne sommes pas des bons clients…Une fois arrivés, nous devons descendre un escalier menant à une grotte où se trouve le cenote Samula. Nous n’avons pas de mots…Les images valent certainement mieux!

Suite à cette petite baignade fort agréable, nous partons dans l’autre direction pour voir le deuxième cenote, X-quequen. Encore une fois, on essaie de nous refourguer des bidules. Un type a même failli avoir Charline avec sa noix de coco. Il avait l’air tellement désespéré qu’elle a presque craqué.

Ce cenote aussi impressionnant, mais beaucoup plus sombre vu qu’il n’y a pas de puits de lumière. L’eau est tellement noire qu’on se demande ce qui se trouve là en-dessous. Par ailleurs, les stalactites tombant dans l’eau sont incroyables. Voyez plutôt!

Suite à ce séjour dans la petite ville de Valladolid, nous partons en direction d’une région bien connue de nombreux touristes: la côte caraïbe appelée aussi Riviera Maya, dans l’Etat du Quintana Ro. Premier arrêt: Tulum!

Tulum

Bon, alors soyez honnêtes dès le début. On est restés un bon moment à Tulum, mais on sait pas vraiment pourquoi. On pense que les trois raisons principales sont:

  • On avait plus d’énergie pour bouger ailleurs tout de suite;
  • On était pas tout seuls! On a revu nos amis les Gros Sacs, avec qui on a passé un bon séjour là-bas. Plus on est, mieux c’est!
  • Alex avait un entretien d’embauche et on voulait être sûrs d’avoir une connexion internet permettant un skype, ce qui n’est pas gagné dans beaucoup d’endroits…

A noter aussi que plus on approchait de Tulum, plus les prix grimpaient. A tel point que notre budget ne nous permettait que de manger et dormir. Une activité et paf! Les coûts faisaient exploser le plafond! Pas très rassurant tout ça, et quelque peu démotivant. De plus, la masse de touristes, principalement américains, se trouvant à cet endroit est hallucinante! On aura donc passé la plupart de notre temps sur la terrasse de notre bungalow ou au bord de la piscine des Gros Sacs à boire une petite bière. Y a pire quand même, comme vie!

Les belles plages de Tulum

Ah ben si! On est quand même allés voir la plage! Nos potes avaient une voiture, ce qui est bien pratique dans cette région! Sinon, c’est un poil galère.

On s’est donc rendu sur le front de mer. Nous pensions naïvement voir de belles plages depuis la route. Erreur de débutant! On aurait du le sentir, pourtant.

Des énormes hôtels de luxe partout! Tellement serrés les uns aux autres qu’on ne voit même plus la plage depuis la route, alors qu’elle est à une cinquantaine de mètres…D’ailleurs, il faut le chercher, l’accès à la plage!

Apès avoir payé 150 pesos pour garer la voiture (!!!), nous allons sur la plage. Oui, certainement, elle est belle. Mais oui, certainement aussi, elle est entièrement privatisée par les hôtels sur le front de mer. Nous avons donc hésité un bon moment avant de poser nos serviettes sans rien consommer…Heureusement, personne ne nous a rien dit.

Ce passage à la plage ne nous aura donc pas laissé un souvenir très convaincant…En revanche, les Gros sacs sont allés en voir une autre le lendemain un peu plus loin, mais sans nous car Alex devait préparer son entretien d’embauche du lendemain.

L’entretien de sa vie

Alors ça, c’était plutôt comique. Vous vous rappelez qu’on disait qu’on souhaitait rester à Tulum pour avoir une bonne connexion? Hé ben c’était loupé…Mais nous y reviendrons plus tard.

En prévision du retour, Alex avait donc un entretien d’embauche avec les membres d’un grand bureau d’ingénieurs en Suisse. A ce moment-là, on se trouvait dans une espèce d’auberge de jeunesse relativement moisie (tout est cher, on le rappelle…). C’est dans cette chambre glauque que ça s’est donc passé. La seule table qu’Alex avait, c’était un espèce de petite table accrochée au mur. Vous savez, une de celles qu’on utilise en général pour poser une trousse de toilette? Voilà, vous l’avez…Aussitôt l’ordi posé, il se tourne et s’exclame intérieurement « Alors ça c’est la meilleure! Y a même pas de chaise dans cette chambre! Je fais quoi? J’vais quand même pas m’asseoir sur le lit?! ». Et là, il voit le frigo. Un petit mètre de haut, juste la bonne taille. C’est ainsi que l’entretien s’est fait assis sur le frigo, habillé de sa magnifique chemise trop courte et de shorts, et pieds nus. Pourquoi des shorts? Ça ou des pantalons de rando, ça doit pas faire une grande différence pour l’employeur….Autant être à l’aise!

Nous avons parlé de la connexion un peu plus haut, vous vous souvenez? On pensait que le wifi était assez bon. C’est donc avec celui-ci qu’Alex a tenté de commencer l’entretien. Sans succès…Heureusement, on avait prévu le coup et acheté du crédit 3g! Alex entame donc ensuite l’entretien skype en visio avec ses 3 interlocuteurs (excusez-moi du peu…). Ça fonctionne 5 minutes, puis ça coupe. La connexion n’est pas assez puissante pour la visio…Vous imaginez le coup de stress???

C’était presque ça!

Fort heureusement, Alex a pu reprendre l’entretien, mais uniquement audio…pour les 90 minutes restantes. Verdict: ça s’est bien passé, YIPIIIIIIIII! Attendons la suite!

 

UPDATE: He did it! Depuis le 8 janvier 2018, Alex travaille pour le bureau d’ingénieurs en question. Comme quoi, les entretiens skype, ça fonctionne tout aussi bien qu’en live!

 

SInon, un autre truc dont nous avons profité, c’est la langouste. Car pouvoir manger 1,1 kg de langouste pour un peu plus de 20 euros, c’est pas chez nous que c’est possible! Alors si vous passez par-là, profitez-en! C’est délicieux!

Valladolid nous a paru très agréable. Nous avons vraiment apprécié notre séjour dans cette petite ville. En ce qui concerne le reste, si c’était à refaire, on éviterait. Mettez ça sur le compte de notre fatigue ou d’autre chose, mais ça ne nous a pas convaincu…

 

info28 INFOS UTILES

ATTENTION: EN PLEINE HAUTE SAISON, LES PRIX CI-DESSOUS PEUVENT FORTEMENT AUGMENTER!

Hébergement:

  • Chichen Itza: Dolores Alba. 630 pesos la chambre double, sdb privée avec eau chaude et petit déjeuner inclus.
  • Valladolid: Gayser Apartments, 450 pesos l’appartement, sdb privé avec eau chaude. Très confortable mais un peu sombre et aucun coin où se poser dehors.
  • Tulum:
    • Rancho Tranquillo: 560 pesos la nuit, salle de bain commune (trèèèèèèès loin du bungalow), petit backpacker sympa.
    • Loto Tulum: 900 pesos la nuit, appartement de luxe ultra confortable avec terrasse privative, mais à éviter sans voiture. Très éloigné du centre!
    • Emotion Tulum Hostal: environ 550 pesos la chambre double, sdb privé avec eau chaude. Un peu crade et délabré, mais que voulez-vous? A tulum, faut pas demander grand chose pour ce prix-là, surtout en début de haute saison!

Nourriture:

  • Valladolid:
    • Pitagoras Cafe del Profesor: petit restaurant bon marché végétarien. Le service est un peu lent, mais tout est fait maison et est très bon!
    • Yerbabuena del Sisal Restaurante: relativement bon marché, un peu à l’extérieur du centre, excellent resto végétarien à prix aborable. On s’est éclaté le bide!
  • Tulum:
    • Manglar: resto italien faisant des pâtes et des pizzas excellentes.
    • El Camelio: les langoustes sont à tomber!

Excursions:

  • Chichen Itza: entrée à 242 pesos/ personne. La consigne pour les sacs est de 100 pesos par sacs. Les petits casiers sont moins cher (dans les 50 pesos).

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